Ce que m’a dit Chadli "Je n’ai jamais eu de sympathie particulière pour le FIS…" (I)

De son vivant, l’ancien président Chadli Bendjedid a peu parlé. Il a emporté dans la tombe des secrets de gouvernance qui nous auraient édifiés sur les mécanismes de l’abaissement national qui est le nôtre aujourd’hui.

Par Mohamed Benchicou

C’est sous son règne, en effet, que se sont produits des faits majeurs qui ont déterminé les vingt dernières années : les manifestations d’octobre 1988, l’ouverture démocratique, l’émergence du FIS… Aujourd’hui, au centre de controverses, d’attaques basses et de persiflages, il reste un personnage décisif de notre histoire récente, mais inconnu, réduit à des caricatures.

Entre l’automne 2000 et le printemps 2001, j’ai rencontré l’ancien président Chadli Bendjedid, une dizaine de fois, dans sa demeure algéroise du quartier Poirson où il vivait retiré avec ses proches. Celui qui fut un très controversé chef d’État voulait me confier la rédaction de ses mémoires auxquelles il pensait déjà, neuf ans après avoir quitté le pouvoir. « J’ai besoin d’un ‘’nègre’’, je l’avoue, et on t’a recommandé particulièrement », avait-il murmuré, à notre première rencontre, avec ce sourire à la fois espiègle et confus qui caractérise les hommes timides.

J’avais réservé ma réponse. Ce qui m’importait en premier était d’arracher, pour le compte de mon journal Le Matin, la première interview de cet ancien chef d’État qui s’était muré dans le silence depuis son départ du palais d’El-Mouradia. Je caressais, en outre, le projet d’en obtenir des informations de première main pour le livre « Bouteflika une imposture algérienne » dont j’avais commencé la rédaction.

Il m’accueillait en famille. C’était toujours en compagnie de son épouse Halima, de ses fils ou, parfois, d’Abdelhamid Mehri, parent par alliance, que débutaient nos rencontres avant que, très délicatement, il les transforme en de longs tête-à-tête qui duraient, parfois, jusqu’à une demi-journée.

L’homme était intarissable, s’exprimant avec une insoupçonnable franchise, mélangeant l’amertume à l’ironie et au mépris, s’exprimant parfois avec colère mais jamais avec haine. Il gardait toutefois la lucidité propre aux hommes politiques et conditionnait la poursuite de ces entretiens très spéciaux à la promesse de ne pas les publier sans son consentement. « N’écris rien sans mon feu vert ! » Chadli tenait à ne pas rompre le silence qu’il s’imposait depuis neuf ans.

Je dois dire qu’il me fut bien difficile de respecter l’engagement en question. Les révélations que me faisait l’ancien président constituaient, pour le journaliste que je suis, une de ces aubaines dont on dit qu’elles ne se produisent jamais deux fois au cours d’une carrière. J’ai dû déployer des trésors de diplomatie pour lui extorquer la permission de publier un premier condensé de ses déclarations dans Le Matin du 13 janvier 2001.

Ce fut alors la première sortie médiatique du président Chadli Bendjedid depuis son retrait de la vie politique. J’ai utilisé une autre partie de ces confidences dans le livre « Bouteflika une imposture algérienne ». Le plus gros des divulgations que Chadli m’a faites et qu’il entendait réserver pour ses mémoires n’ont, cependant, jamais été portées à la connaissance du public. À ce que j’en ai appris, lesdites mémoires qui ont paru ont été expurgées des confidences les plus fracassantes pour des raisons que j’ignore.

Ce sont donc des confessions inédites sur une époque marquante de mutation politique de l’Algérie, que je me propose de rapporter ici, par devoir envers le public mais aussi par souci de vérité envers un homme si souvent brocardé sans être vraiment connu.

Le plus souvent amer et dépité par tout ce qui se racontait sur lui, Chadli Bendjedid s’abandonnait volontiers à des confidences sur les arcanes de la politique algérienne dont il fut un acteur et un témoin privilégié, n’hésitant pas, sans en avoir l’air, à lever un timide voile sur le personnel politique algérien. Je découvrais alors un homme à l’opposé du portrait que dressaient de lui ses adversaires. Le Chadli que j’ai eu à rencontrer n’avait rien du roi fainéant ni du sot monarque qu’on aimait à dépeindre pour la grande joie de l’homme de la rue.

Il était plutôt à l’aise avec les choses de la politique, insistant sur le rôle de l’État en démocratie, n’hésitant pas à faire le lien avec l’histoire et avec le mouvement national, affichant de cette perspicacité rentrée que portent en eux les Algériens du pays profond, c’est-à-dire une discrète clairvoyance qu’on répugne généralement à étaler. Il semblait avoir pleine conscience de la démarche stratégique à imprimer à l’avenir du pays.

« J’aspirais à l’État de droit. Par profonde conviction politique. Une vieille, une ancienne conviction, transmise par mon père, qui était lieutenant de Ferhat Abbas pour la région d’Annaba. Je l’ai fait par attachement aux idées libérales héritées de mon père, et à la mémoire de Ferhat Abbas, une figure qui a marqué ma jeunesse, un homme qui était en avance sur son temps, qui a eu le courage de ne pas succomber aux populismes et qui avait une idée gigantesque de la démocratie, de la société civile et de l’État. Oui, j’ai toujours été UDMA et pas PPA, et j’ai agi en conséquence. Les réformes, ça ne m’est pas venu comme ça, par hasard… Ni les réformes, ni la libération de Ben Bella, ni tout le reste… »

Cela dit, Chadli redoutait de rester dans l’histoire comme celui qui aura créé le Front islamique du salut, accusation qui l’accable plus que toute autre. « Je n’ai jamais créé le FIS ni aidé à le créer. J’étais en conférence dans un pays d’Afrique, quand des collaborateurs parmi les plus proches m’avaient joint pour m’informer de l’idée de laisser se constituer les islamistes au sein d’une grande formation politique. J’étais sceptique. Ils m’ont alors rassuré, avançant qu’ils savaient ce qu’ils faisaient. La suite vous la connaissez. Je n’ai jamais eu de sympathie particulière pour le FIS dont j’ai de tout temps considéré les dirigeants comme des hypocrites politiques qui instrumentalisent la religion pour arriver au pouvoir. Contrairement à ce qui est avancé de façon pernicieuse, je n’ai jamais rencontré de responsables du FIS en dehors des rencontres publiques avec les formations politiques, qui ont eu pour théâtre le siège de la Présidence de la République et auxquelles était convié le FIS au même titre que tous les autres partis. J’ai d’ailleurs toujours évité de voir qui que ce soit à l’extérieur de la Présidence, par respect infaillible à ma mission de premier magistrat. J’étais chargé de mettre l’État au-dessus de toutes les considérations politiciennes. »

A-t-il été surpris, alors, que le FIS ait réussi à s’imposer largement aux législatives ? « Oui, car nous avons été trompés par les sondages officiels et officieux qui parvenaient régulièrement à la Présidence, qui faisaient fausse route totale et qui attribuaient au parti de Abassi Madani moins du quart des suffrages. Mais de là à suspendre le processus électoral… »

Qui a commandé ces sondages ? Qui nourrissait l’illusion d’une défaite des islamistes ? Quelle stratégie suicidaire avait conduit à l’horreur tout un peuple ? Ce que l’on appelle « polémique stérile », ces échanges entre le général Nezzar, Betchine, Ali Haroun, Mme Bendjedid et d’autres, à propos de l’épisode Aït Ahmed et de la démission de Chadli Bendjedid, ne sont pas aussi inutiles que le dit l’ami Grim. Ils sont les débris épars d’une vérité à reconstituer.

L’histoire s’écrit aussi à l’aide de controverses à l’apparence dérisoire. En cette année 2016, nous ignorons encore tout d’une période clé de notre passé récent, des intrigues et des sacrifices qui l’ont marqué. D’autres témoignages, même formulés sous le sceau de l’intrigue, viendront compléter l’obscure ignorance de notre histoire récente.

Nous devons nous en remettre à la mémoire parce que, comme le dit Pierre Nora, « La mémoire est la vie, toujours portée par des groupes vivants, et à ce titre, elle est en évolution permanente, ouverte à la dialectique du souvenir et de l’amnésie, inconsciente de ses déformations successives, vulnérable à toutes les utilisations et manipulations, susceptibles de longues latences et de soudaines revitalisations. L’histoire est la reconstruction toujours problématique et incomplète de ce qui n’est plus. La mémoire est un phénomène toujours actuel, un lien vécu au présent éternel ; l’histoire une représentation du passé. (…) L’histoire ne s’attache qu’aux continuités temporelles, aux évolutions (…) La mémoire est un absolu et l’histoire ne connaît que le relatif. » (Lire la suite : Ce que m’a dit Chadli : « Je ne concevais pas d’État de droit avec un prisonnier politique dans nos geôles »(II))

M. B.

18 commentaires

  1. Chadli avait de l'estime pour l'autre F , pas celui du FIS, mais de la france avec grand F chez lui et sa famille, et puis quoi un ancien officier de l'armée francaise c'est naturel chez Chadli, et dire que ca n'a été divulgué publiquement qu'à sa mort.
    Sa guerre de libération en tunisie ou l'ex capitaine Bendjedid des frontières tunisiennes colore profondemment l'homme au niveau du clan armé d'OUJDA qui le rejette, et au niveau d'Oum al Asel localité de ses origines dans dans la wilaya del Tarf, Chadli Bendjedid n'avait aucune appartenance à l'EST ou à l'Ouest, devenu président par la grace de Kasdi Merbah (qui s'est fait avoir par la suite et mis en disgrace par Chadli) ex patron de l'ex SM et si Larbi Belkheir qui a été son adjoint à la 2ème RM, ce fils de Frenda (Tiaret ) féodal type colon était à l'époque commandant à l'ENITA de Bordj el Bahri d'ou l'appellation du pré-congrés de l'ENITA qui a désigné le colonel le plus agé et le plus ancien dans le grade pour etre président, aussi imposteur que l'actuel Bouteflika.Toufik d'abord ramené de lybie ou il exercait à l'ambassade a été mis directeur régional de la SM à Oran ou la 2ème RM de Chadli et Larbi Belkheir, ensuite plus tard il deviendra directeur du DRS crée de toutes pièces, après la DGDS de Lakehal Ayat (à signaler marié avec une Tlemcenienne de la famille Korso non de famille) et DGPS des trafics maffieux de Betchine.Et c'est comme cela qu' a été destructuré le renseignement algérien par la fameuse cellule de l'Elysée de sa mère patrie la France dirigée à l'époque par jacques Atali et point barre jusqu'à la catastrophe économique de 1986 et les crimes d'octobre 1988 et la mise officiellement de l'islamisme intégriste en parti officiel FIS , merci Chadli la France te sera éternellement reconnaissante , puisqu'à ce jour ton successeur (ex navette de Boumedienne à la prison de Fresnes en france pour recruter Ben Bella coopté par le clan d'oujda en premier président imposteur de l'algérie décolonisée en 1962, mais pas du tout indépendante.
    Tout cela remonte à leur précurseur des impostures et trahisons, le faux et mythique Emir Abdelkader le Mascaréen (lisez les archives et lisez winston CHURCHILL) un vrai faux émir que le système d'oujda a préfabriquée une auréole pour en faire son seul repère historique.
    En somme, Emir abdelkader, Ben bella , Chadli Bendjedid et Abdelaziz Bouteflika, un carré d'As imposteurs que la france a abattu depuis Deux siècles.Le dernier va certainement mourir en éxil comme son émir Abdelkader, d'ailleurs Bouteflika le disait je ressemble à l'emir abdelkader, il est de ma taille et a les yeux bleu….. Par contre Chadli ressemble à Jeff Chandler l'acteur des westerns américains par ses cheveux blancs, ou comme le disait une radio Marocaine à l'époque "Ras Echouflor" Tete de choufleur.
    Enfin il n'a pas de quoi écrire un édito je crois , avec mes respects Monsieur Benchicou.

  2. Mes proches collaborateurs…., Larbi Belkheir, Abdelhamid Mehri et Toufik et point final, des apprentis sorciers et point barre.Que Halima apporte la contradiction à cela, chiche Mazouna sera fière de Toi.

  3. Chadli Bendjedid était trés bien informé de l'amendement de l'article 40 de la constitution qui bloquait la création de partis politiques sur des bases religieuses ou raciales, alors ou se trouve l'innocence post mortem du premier président catastrophe de l'algérie indépendante.

  4. Benchicou parle pour ne rien dire! Il ne ramene aucune preuve et les"collaborateurs les plus proches" dont Chadli parle demeurent sans nom. Consequemment on est dans le noir le plus total. Mais soyons serieux, j'etais a Alger pendant cette periode des soit disantes elections libres de 90 et 92. Le FIS et ses tonton macoutes a utilise de toutes les combines connues en fraude electorale pour au debut prendre la plupart des mairies dans les regions arabophones, puis par la suite continuer sur le meme chemin et avec les meme magouilles, recolter les resultats de 92. Comment peut on continuer a parler de victoire du FIS en 92 quand les urnes etaient bourrees, les gens pouvaient voter plus d'une fois, une personne peut voter pour toute sa famille, quand les cerberes du FIS terrorisaient les gens qui arrivent au bureux de votes en les harcelant de voter pour Dieu et donc le FIS. Bien sur ces meme fachos ont aussi fait fuir des bureux de vote les representants des autres partis, jeter aux poubelles toutes les autres listes et ne laisser que celles du FIS et FLN,… dois je continuer ? Mister Boujedra n'as t il pas lui meme ecrit "FIS de la Haine" et raconter certaines de ces maguouilles utilises par les cerberes du FIS pour amplifier leurs resultas ? Le FIS a battu le FLN a ses propres maguouilles, ca c'est la verite.

  5. "Oui, car nous avons été trompés par les sondages officiels et officieux qui parvenaient régulièrement à la Présidence, qui faisaient fausse route totale et qui attribuaient au parti de Abassi Madani moins du quart des suffrages. Mais de là à suspendre le processus électoral" Pour le visionnaire politique que vous nous décrivez, c'est un peu fort de café Mister MB. Interrogez-donc les étudiants de l'époque pour vous décrire la triste réalité qui pointait son nez dans les cités d'alger et de Navarre! Interrogez-donc les victimes de ces barbares (AMZAL Kamel fauché à la fleur de l'âge par ces sanguinaires sans foi ni loi ni culture, ni patriotisme!). Il y a beaucoup à dire sur ce personnage, mr MB! et pas que du bien…

  6. J'espère que mon présent commentaire (interrogation) ne posera pas de soucis particuliers, et que vous voudrez bien le publier.
    Je répondais récemment à un lecteur du nom de "Moh Arwal" qui m'avait interpelé, un peu de manière lapidaire car je donnais un avis légèrement différent de ce que nous avons l'habitude de lire ici.
    Il s'agissait en l'occurrence d'un étonnement de ne voir aucun papier, sous quelque forme que ce soit (édito, débat …), signé de M.Benchicou et consacré à feu Da L'Ho au moment où même l'indescriptible SG du FLN a versé une larme (peut-être de crocodile, mais tout de même)…
    Donc, persistant dans le même étonnement, je me demande à quoi bon "ramener sa fraise" aujourd'hui, à ce moment précis, avec un témoignage consacré à feu Chadli alors-même que nous n'avons pas encore fini les condoléances à la famille, aux proches de Da L'Ho. A croire que l'ADN algérien a ceci de particulier: la rancune tenace! Mais alors, d'où viendrait celle de monsieur Benchicou envers monsieur Aït Ahmed? Pour l'homme de plume ou le journaliste, que représente franchement (en terme "d'intérêt historique") un personnage comme celui de Chadli face à "un sujet" comme celui de Hocine Aït Ahmed? C'est comme si l'Algérie venait d'être attaquée et envahie par les forces royales marocaines, et que moi, éditorialiste algérien, je consacrais la UNE de mon journal aux dangers de l'inflation sur la reprise économique en Algérie. Ma comparaison est certes un peu tirée par les cheveux, mais franchement, parfois, il y a de quoi être déboussolé.
    Je me rappelle encore de "la fausse fraternité" entre journalistes et médias dits d'opposition dans les années 90 et début 2000. Que l'on partage ou non les idées de quelqu'un comme M.Sifaoui, il était quand-même admis par tous que sa tête était mise à prix par les GIA de HAttab. Il a suffit que le même Sifaoui soit "accueilli" (ou récupéré) par la France (et peut-être la DST) pour que les mêmes confrères lui tombent dessus comme un crime de Lèse majesté venait d'être commis. Le Soir d'Algérie a pourtant continué le combat à sa manière.
    Bref; que Da L'Ho ne fasse pas l'unanimité comme l'on dit, pourquoi pas, mais alors que l'on arrête de tenter de "nous vendre de la daube". Pour les initiés, il existe un proverbe bien de chez nous disant " …Ourhémlagh égma, ourhémlagh wathyéwthéne…"; à bon entendeur ….

  7. Ils ont tous raté le privilege d'etre un "General DEGAULLE et la 5e Rupublique francaise" en Algerie. Au lieu de sauter sur l'occasion, ils ont PREFERE jouer le jeu des marionnettes…Qu'ils ailent tous au diable!

  8. Tout compte fait Chadli a été décrié injustement, il semble avoir était le plus sage ! Que pouvait il faire ? C'était Belkheir et cie qui dirigeaient le pays et, qui ont suivis les conseils du pire des ennemis de la Révolution, notamment celui qui a confirmer les condamnations de Zabana et autres militants algériens.
    A son actif, Chadli n'aurait certainement jamais accepté que des énergumènes, lie de la société deviennent des notables. Il a du subir des pressions et devoir faire des concessions. Son seul tort est de ne pas avoir donne un coup dans la foumillière lui qui dirigeait la région militaire la plus puissante.

  9. Et le FLN n'a pas utiliser la révolution non seulement pour prendre le pouvoir mais de pérenniser et d'assécher le pays. Chaque responsable protègent son procèdent et l'autre se tait.

  10. Ce que Chadli m’a dit ou : Ihesrah les temps où j’étais dans les secrets des dieux !
    Mwa , ma nostalgie elle ne radine qu’avec des cauchemars ! Jami elle ne me rappelle ces temps kikount 3la didani , et où je snobais la populace, de haut. Pouffiasse !

    Merci pour cette occasion de me fâcher avec tout le monde.

    Iben mwa , je trouve que certains silences de Benchicou, sont salvateurs !
    Sauf que certains silences qui ne disent pas autant, ne sont pas remarquables ! Excepté pour les spécialistes des anguilles sous roche.
    Ah, c’est vrai ! Faire diversion ainsi pour nous trouver un sujet qui fâche, alors que tous les kabichous on failli quasiment presque se réconcilier sur la tombe de Zilhou, malgré tous les sujets de discorde qui mijotaient, c’est ……

    Pinèze, j e ne trouve pas le mot !

    C e proverbe kabichou qui dit : « je n’aime pas mon frère mais je n’aime pas celui qui le tape » . A traduiser par : « laissez-le moi, j’en fais mon affaire ». ou par qui aime bien châtie bien.

    Non seulement ce que vous dites là est d’une irrévérence condamnable mais aussi d’une ingratitude désarçonnante envers ceux qui vous ont fait échène de vous donner asile.

    Parce que c’est à ça que finalement la philosophie de l’être et de l’où ne pas être se réduit. Quand on a accepté d’abjurer son irrédentisme et de gouter à l’hostie, il ne faut pas faire semblant de ne pas être converti.

    Depuis que j’interviens ici, j’ai eu une révélation. Le pôvre mécréant que j’étais qui n’a toujours rien compris, a finalement décidé d’accepter son sort.
    Tous les défroqués n’ont qu’un fantasme : deviendre des gurus !

    De là à reprocher à Benchicou de ne pas encenser Ait-Ahmed uniquement parceque tous les morts seraient des braves types, et qu’il n’y aurait que lui qui manquât au cortège, j’al-hucine !

    Ipitite, que c’est la décence qui l’a paralysé, et qu’il avait sorti son encensoir, mais bridé par les scrupules , il s’est dit , je vais faire diversion, en rappelant à nos mémoires ce grand visionnaires que fut Chadli.

  11. Je me souviens effectivement de t 'avoir apostrophé a propos d' un de tes post critiquant un écrit de M:B.
    Tu n'as pas réagit a chaud à ce moment la parce que, sans doute ,tu n'avais aucun argument à m 'opposer .tu remets ça , avec tes critiques inspirées uniquement par ta jalousie professionnelle.Je ne suis pas sur le site pour entrer en polemique sur des arguments de ce genre . Si tu avais des choses a dire il fallait me répondre en direct de suite . moi je ne tiens pas des registres de règlements de comptes, je dis ce que je pense et je tourne la page .Je ne suis ni journaliste ni historien comme toi ,règle donc tes problèmes professionels sans me méler à tes disputes ,OK?

  12. j'avais ecrit ceci:

    @ Quelqun Encore Quelqun:

    Au moment ou nous faisons tous des efforts pour contribuer à rassembler nos forces afin de faire face a une enieme attaque du pouvoir asssassin qui insulte encore une fois notre culture et identité, toi ,Mr le sage, tu ne trouves rien d'autre à écrire qu' un minable article ou tu t 'en prends à un des meilleurs journalistes de la cause Amazigh . Honte a toi , depuis le 23 decembre tu n'as ecris aucunearticle pour donner ta contribution au combat Amazigh ,alors ,soussem kan ikhir ak !!

    Les kabyles comme toi ,dhi thmourth nagh,on les appelle les KDS. f3amt !! avais dis celà :
    ——————————————————————————————————————————–
    j ai relu mon écrit et je te confirme qu' effectivement MB ne prend pas du tout position pour la cause Amazigh contrairement a ce que jai ecrit ci dessus.
    Je te prie de comprendre que dans mon esprit je voulais dire :l'un des meilleurs journaux qui defendent la cause amazigh et te demande de m'excuser pour cette grosse gaffe tu n'es pas KDS loin s'en faut !!
    Azul ayakvaili nagh
    N:B j'espere que le matin voudra bien publier cette demande d' excuses, par amour de verité ,merçi

  13. Dans mon esprit tu attaquais le quotidien on line LEMATIN. Moi j aime ce journal, il m'eclaire trös bien et honnetement sur ce qui se passe en algerie .C'est le seul qui nous donne voix au chapitre et qui nous laisse défouler notre colère comme tu l'as si bien dit en kabyle dans la reponse que tu m as destinée.
    Alors que tu t'adressais ,avec raison,à MB qui je repete n' a pas la kabylie dans son coeur-

  14. Comme toi je ne vois pas l 'utilité de tout ce recit LOUANT LES VERTUES de Chady qui est aussi de la même ideologie que BOUMEDIENNE PUISQU IL S' EST APPUYÉ SUR LES GENERAUX TELS QUE BELKHEIR ,NEZZAR ET CONSORTS.
    Pour Chadly, les berbères sont des Yemenites (no comment) qui s'assemble se ressemble)

  15. Comme toi ,je ne vois pas non plus , l'utilité de tout ce recit qui LOUE post mortem ,LES VERTUES de Chadly qui est aussi de la même ideologie que BOUMEDIENNE ,PUISQU IL S' EST APPUYÉ comme lui SUR DES GENERAUX TELS QUE BELKHEIR ,NEZZAR ET CONSORTS. (armée des frontières pour obtenir et garder le pouvoir pendant 13 ans En plus Il voulait rester encore , parcequ il avait déclaré je m'en souviens encore ,qu' il était prêt a cohabiter avec le F I S dés l' annonce des résultats electoraux.Il avait un harki de service a ses cotés comme conseiller le representant a l'UE à bruxelles puis comme ministre des AE puis des finances et plusierus autres portefeuilles.Il s'etait entourés de l'homme au papiloln et de l homme au parapluie c' etait la photocopie de Boumedienne en plus silencieux
    Sans oublier que pour Chadly, les berbères sont des Yemenites (no comment) ,
    Le dicton dit:
    Qui s'assemble se ressemble.

  16. Très interessantes révélations a verser dans les livres de notre histoire. thanemirth

  17. Il avait aussi le harki du système Sid ahmed Ghozali comme collaborateur ainsi que l' homme au parapluide de Boumédienne et comme ancien bras droit :Aldelhamid Brahimi surnommé le dernier ministre.

  18. "…Tous les défroqués n’ont qu’un fantasme : deviendre des gurus !" rien que cela!
    ouréligh "défroqué", ourvghigh adhoughalagh "dhaggurus", mais là n'est pas le problème. Question terre-à-terre mawlach aghilif: th'zémrém aghthédjém adénrrédh tranquille sans vous devoir des excuses nagh des courbettes à lékvayél? C'est quoi cette pu… de manie de vouloir à tout prix interpeller "l'interpelant"? Thévghidh asthézdhédh des lauriers i M.Benchicou, grand bien te fasse, ounchallah awar tafédh guéddounithik …wa haq dine Rabbi arthghélvém ajradh ! Wa ya vavaaaa!
    Mon autre contradicteur m'a pris pour un journaliste nagh historien en mal de notoriété. Khati à miss t'mourth, je ne suis qu'un simple fonctionnaire travaillant en préfecture, ma3na snagh mliiih les loustics algériens, notamment celles et ceux se réclamant de la crème, pour ne pas dire l'élite oukhozz…
    Tu écris quelque part "…alors que tous les kabichous on failli quasiment presque se réconcilier sur la tombe de Zilhou, malgré tous les sujets de discorde qui mijotaient, c’est ……". i kétch alors, pourquoi tombes-tu dans le même travers que tu me reproches justement? Celui de reprocher à M.Benchicou de ne pas encenser Aït Ahmed. D'ailleurs, pourquoi n'aurais-je pas le droit à thamourth? Ma3na, ma3lich, après d'âpres efforts, le con que j'ai souvent tendance à être a fini par piger qu'il y avait là du 2e, 3e et même 4e degré: Desproges ne s'adressait pas à des kabytchous, lui. C'est ton malheur à trop vouloir jongler avec le calembour, le fran-byle, yawk dh'théktchoukani sémantico-lexicale dont tu dois avoir le secret.

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