Le racisme n’a pas disparu, il s’est métamorphosé. Certes, il n’est plus biologique, mais culturel. On hait l’Autre parce qu’on abhorre sa culture, son identité, ses coutumes, ses valeurs. Le racisme n’est pas inhérent à l’Occident, il existe partout sous des formes différentes. En Algérie, il est de nature linguistique. Il est même inscrit, et clairement articulé, dans l’avant-projet de la nouvelle constitution.
En effet, Abdelaziz Bouteflika vient de dévoiler, via son chef de cabinet, l’officialisation de la langue amazighe sous forme d’un baroud d’honneur fallacieux. Qui croira ce Machiavel en chaise roulante qui n’a pas hésité à violer la constitution algérienne pour se présenter à un quatrième mandat ? Qui lui fera crédit, surtout au sujet de la langue amazighe, lui qui a déclaré en 1999, avec véhémence et dédain, que « si elle devait devenir langue nationale, elle ne serait jamais officielle. Si elle devait devenir langue nationale, ce serait par voie référendaire ».
Ne nous méprenons pas : cette officialisation est un leurre, de la poussière aux yeux.
Ceux qui versent dans un triomphalisme de mauvais aloi n’ont probablement pas bien lu les articles de l’avant-projet. Force est de constater que la langue de la reine Kahina y est privée de moyens et de volonté politique, rejetée comme une épave loin derrière le véritable gouvernail de l’État, la langue arabe.
Après le Printemps berbère de 1980, la grève du cartable de 1994-1995, l’assassinat du chanteur Lounès Matoub en 1998 et les événements du Printemps noir de 2001 à 2003, après moult déceptions et colères, après les centaines de morts et les milliers de blessés, quel Berbère ne serait pas d’emblée offensé par le préambule de la constitution où est écrit que « L’Algérie, terre d’Islam, partie intégrante du Grand Maghreb, pays arabe, méditerranéen et africain, s’honore du rayonnement de sa Révolution du 1er Novembre et du respect que le pays a su acquérir et conserver… » ?
Que découvre-t-on encore dans le projet constitutionnel de Bouteflika ?
Article 3 : La langue nationale et officielle est l’arabe.
L’arabe demeure la langue officielle de l’État.
Article 3 bis : Tamazight est également langue nationale et officielle.
Article 178 (4) : Toute révision constitutionnelle ne peut porter atteinte à l’arabe, comme langue nationale et officielle.
Au-delà des contradictions de logique que soulèvent l’article « la » et l’adverbe « également », le statut de l’Amazigh en Algérie n’a pas évolué ; il apparaît, encore et toujours, comme l’administré de l’Arabe.
À croire qu’un nouvel ordre colonial règne dans l’Algérie post-coloniale. Le Code de l’indigénat se cacherait-il dans les institutions algériennes ? D’un côté, une catégorie de population est élevée au rang de citoyens et d’un autre, les Berbères sont considérés comme des citoyens de seconde zone. Les apparatchiks d’Alger ignorent que la langue amazighe n’a pas besoin de leur administration pour s’épanouir. Aimée, défendue et nourrie par le peuple, elle rayonne dans les arts et la culture : en musique, au cinéma, en littérature, au théâtre, à la télévision, sur les réseaux sociaux…
Les basses manœuvres du régime n’y feront rien. Certes, on peut soudoyer les hommes, les manipuler, leur rafistoler des lois, leur imposer des idéologies, pervertir leurs mentalités, les décourager, les menacer et les tuer, mais on ne pourra jamais voler sa langue au peuple.
Tant d’empires et de langues ont disparu, mais la langue amazighe est toujours là. Fière et mystérieuse, comme les montagnes où elle fait retentir ses échos, elle survivra à toutes les injustices.
Karim Akouche, écrivain




« Jamais, vous n’aurez la langue de ma mère ! »
Si ça c’est pas du foutage de gueule kiskici ?
C’est l’hôpital qui se fout de la charité, ya boureb !
Dialogue de sourds. Eux il n’en veulemt pas de tamazight, lwi il leur dit : jami vous ne l’aurez !
Que de blasphèmes ! Que de blasphèmes ! Que de blasphèmes !
Alors là, je nswi pas d’accord, avec ce comparage !
Iiiiiiiih, on vous voit arriver de loin, sur vos grands chevaux. Si l’islam n’était pas religion d’Etat, on pourrait vernaculariser la langue arabe, et lui enlever sa sacralité, comme ça on pourrait la rabaisser au niveau de tamazight qui elle est une langue laïque , dans le sens qu’elle n’est pas la langue de la théologie.
Imravdhène, eux parlaient en arabe quand il s’agit de la religion, non ?
Mi ça sipapossible ! Kom il dit l’addage : « tela3li Moussa hebetli Mansour ! » Ou en Kabichou : « sers a3li refdiyi nek ! ».
On est des musulmans kamim !
Ipi, l’islam ce n’est pas que la religion de l’Etat exclusivement. L’islam c’est la religion du peuple. Et l’Etat c’est qui ? C’est le peuple, pardi !
Sa3di , à qui nul ne saurait dénier sa kabylicité, à dit : « je ne saurais permettre à personne de dire qu’il est plus musulman que mwa ».
D’ayor , comme disait Ve3id 3avdeslam, qui lui n’est pas un ingrat, lui : « nous sommes des kabyles parce que nous sommes des arabes et nous sommes des arabes parce que nous sommes des kabyles, et réciproquement.
Vous semblez oublier l’essentiel : La langue arabe est la langue de Dieu !
Ce n’est kamim pas en Tamoul que Boureb a parlé au prophète, ow !
Si Dieu a choisi la langue arabe pour parler au prophète, ce n’est pas sans raison.
L'un dans l’autre ! Non, pas l’un dans l’autre !
Et même si nous sommes des imazighène par atavisme, ou par con-génitalité , nous avons été arabisés par l’islam et islamisé par l’arabe.
Alors, si vous n’aviez que de l’ingratitude à témoigner à nos bienfaiteurs arabes, faites-le en votre propre nom personnel à vous-mêmes exclusivement.
Woullah, je crois que je vais arrêter d’être kabyle !
une fois il y a longtemps j étais dans thajenaith du village j'avais peut etre 10 ans.Un vieux ancien combatant de fafa raccontait a d'autres vieux une de ses expriences sur le front au temps de la guerre contre les allemands .Ce vieux disait: une fois ,durant la guerre mondiale j'étais dans un abri avec des soldats français .A ce moment prcéis les avions allemands etaient en train de nous canarder serieusement,un déluge de bombes et je sentais venir la fin. Alors je me suis levé pour prier. pendant que je priais j'entendais derrière moi les soldats français,qui avaient peur eux aussi,repeter tous en même temps que moicen coeur en tremblant:
" ce qu il a dit Mohamed on l a dit "
"ce qui'il a dit Mohamed on l a dit"
Morale de l histoire:
Bourab le nain qu 'allah a cloué sur une chaise roulante veut que nous les kabichoux sionistes qu on chose que ces bidasses kafirinefassent arabiser par l'islam
suite du de mon précédent commentaire
Vous avez transformé les mosquées en berceaux et réseaux d'Islam politique à votre service .Cela ne vous fait pas honneur.Vous avez triché avec Dieu. Toi et tes frères de complotage durant plus d'un demi siècle vous avez construit votre front du refus ,votre ligue arabe, et votre republique arabe unie, tout ceci etait un chateau de cartes qui s est écroulé depuis longtemps même si vous
vous obstinez encore à refuser de l'admettre.
Votre civilisation est obsolete. votre foi en Dieu est désavouée partout dans l'univers, sur terre sur mer et dans le ciel et sur la lune même car on ne trouve nulle part une moindre trace arabo musulmane de votre passage dans l'ere de la conniassance du savoir ,de la technologie.Vous n 'avez rien donné .en conséquence vous ne pouvez pas recevoir l'estime des peuples .Vous avez perdu et les filles et fils de Fadhma N' soumer ont compris depuis longtemps que vous n'avez rien à leur enseigner ni en religion ni en quoi que ce soit vous êtes "un peuple aghioul"
correctif_: Boutef veut qu on fasse comme ces bidasses .Reciter la mème priere que lui pour nous arabiser par la terreur l 'islam djihadiste
On pourrait le dire autrement et calmement : Tout kabyle soucieux (même ataviquement!) du devenir de sa langue doit dégager de sa sphère le dieu arabo-islamique et toutes ses dérivées. C'est camam mieux que d'arrêter d'être kabyle, car, ataviquement, si papossibe.
La langue de ma mère, mon grand pére et mes aieux c'est l'Arabe. Je ne vois pas d'autres langues que celle soumise par le colonisateur, le Français, que nous sommes arrivés à la marginaliser pour une ou deux générations ensuite elle va diisparaitre définitivement au sein de l'administration.