Affaire «le général Toufik, le consul et le passeport de Hichem Aboud» : le lecteur informé répond aux lecteurs du Matin

Chers lecteurs/lectrices Je suis « le lecteur informé ». Pour répondre aux questions de certains lecteurs voila ce que j’ai à dire.

Tout d’abord je m’appelle Réda Hassaine. Je suis journaliste professionnel et je travaille pour la presse anglaise.

J’ai connu Hichem Aboud en 2004. Il m’avait proposé à l’époque de lui envoyer des articles à partir de Londres, où je réside. Chose faite. Le connaissant par réputation, je lui ai dit que j’ai un livre à publier concernant le DRS. IL s’est proposé de le faire. J’ai passé 15 jours dans ses bureaux à Roubaix pour écrire ce brulot. A l’époque, je n’étais que résidant en Grande Bretagne. J’avais alors signé un contrat avec la maison d’Aboud.

Durant mes discussions avec lui il m’avait proposé d’envoyer une copie du manuscrit au Général major Tewfik. J’étais très étonné mais je l’ai laissé faire pour voir où ça va mener…

Durant 4 ans, je n’ai eu aucune nouvelle du manuscrit.

En Mars 2008, après avoir obtenu la nationalité anglaise, je suis descendu a Bruxelles et j’ai rencontré Aboud à la Gare centrale.

Là, il m’annonce que c’est le neveu du général Ghezeiel qui est en poste à l’ambassade d’Algérie. Il voulait que je porte plainte contre lui pour crime contre l’humanité. Il voulait me manipuler pour que je sois discrédité.

Voici ci dessous l’email que je lui ai adressé :

Cher Hichem ABOUD,

J’ai perdu quatre ans en suivant une mauvaise piste après les « renseignements » que tu m’avais fournis concernant la personne qui m’avait accueillie à Alger et qui devait régler mon problème, en l’occurrence le fameux « Moulay…l’homme élégant au polo noir….Le neveu du général Gheziel ne m’a rien fait et je n’ai rien contre lui, comme je n’ai rien contre le colonel Fewzi ou d’autres hommes intègres du DRS qui défendent notre pays l’Algérie. Ce que moi je comprends maintenant (il vaut mieux tard que jamais): c’est que tu cherches à nuire à « m’utiliser » pour régler un différend avec un homme que je ne connais même pas et qui est le cousin et non pas le neveu comme tu le dis toi-même du Général Gheziel, que tu as déjà attaqué dans ton magazine je ne sais pour quelles obscures raisons. Je suis très déçu et je me demande si ce n’est pas la même chose que tu as fait pour les autres… Le fait que c’est un colonel du DRS qui intervient pour toi (le Colonel Fewzi c’est toi qui me l’avait dit) pour avoir un passeport algérien pour toi d’abord et ton fils ensuite au niveau d’une institution algérienne m’a beaucoup donné à réfléchir surtout pour un réfugié politique. Cela m’intrigue d’autant plus que tu attaques tout le monde et qu’en fin de compte c’est le service que tu attaques le plus qui intervient auprès des autorités consulaires pour te « pistonner ». Alors là moi aussi permets moi de te reprendre:  » Je ne t’arrive pas à te suivre, l’ami. Veux-tu être plus explicite ? » Alors, oublions tout ça cher ami. Je réglerai mes problèmes me concernant moi même comme toujours. En conséquence je te demande de ne rien publier me concernant car je sais ce que je dois faire et dire. Et Dieu merci, je n’ai pas et j’espère n’avoir jamais d’innocents sur ma conscience. Et je crois que Monsieur le cousin du General ne m’a jamais rien fait. Sans rancunes et bonne chance pour toi. A llah issahel aa-alik.

Date: Mon, 9 Jun 2008 17:04:46 +0200 Subject: RE: lettre

Fou de rage de l’avoir démasqué, Aboud a écrit dans la semaine qui a suivi un article contre moi dans son site avec plein d’insultes. Très indigne de la part d’un homme qui crie sur tous les toits qu’il est irréprochable. Mon œil, dirait l’autre…

A présent, après avoir ficelé mon dossier de plainte contre Aboud, il devra répondre, dans un avenir proche, de tout ça devant un tribunal parisien. En fait, je suis actuellement à Paris rien que pour ça. Réda HASSAINE a toujours défendu les intérêts suprêmes de l’Algérie

A bon entendeur salut.

Reda Hassaine (journaliste d’invetigation au journal Britannique THE TIMES)

PS : Encore, une petite précision… Un grand merci a Monsieur Benchicou pour avoir publié l’email que m’a envoyé Hichem Aboud et j’espère aussi qu’il publiera ma réponse aux questions des lecteurs du Matin concernant le cas Aboud. Autre chose, je n’ai peur que de Dieu. Fraternellement – Reda Hassaine

27 commentaires

  1. c’est quoi toutes ces histoires de barbouses.qui surveille qui.a ma connaissance les ambassades et autres services sont au service de notre chere algerie.c’est triste tout ca.

  2. COMME ON DIT CHEZ NOUS"KI HAMOU KI TRAMOU" UN CLANDESTIN EN GRANDE BRETAGNE QUI REPOND A UN DESERTEUR DE L’ARMEE NATIONALE POPULAIRE ALGERIENNE. AYEZ AU MOINS LA DESCENCE DE VOUS TAIRE.

  3. pour un prétendu journaliste d’investigation dans l’un des plus célèbresjournaux au monde, je suis surpris par la misérable qualité de l’écrit.quant à ces querelles dignes d’un polard de série B, elles ne concernent que leurs auteurs.ni le lecteur que je suis, ni les Algeriens que nous sommes ne trouvons de l’interet dans ce combat de coqs

  4. Tous agents de Toufik!

    Lisez le Figaro :

    http://www.lefigaro.fr/international/20060601.FIG000000244_la_france_aurait_voulu_enlever_un_imam_a_londres.html

    voici le texte :

    LES SERVICES SECRETS français ont-ils envisagé, en 1998, de kidnapper Abou Hamza al-Masri, alors prédicateur à la mosquée londonienne de Finsbury Park et boutefeu patenté de l’islamisme radical ? Deux journalistes du quotidien The Times l’assurent dans un livre (1) dont leur journal publiait, hier, des bonnes feuilles. Leur affirmation repose sur le témoignage de Reda Hassaine, un journaliste algérien réfugié au Royaume-Uni en 1994, collaborateur, d’abord, des services de sécurité de son pays, puis de la DGSE – les services secrets français – et, par dépit, du MI5 et de la «Special Branch» de Scotland Yard, le contre-espionnage et l’antiterrorisme britanniques.
    Selon Hassaine, c’est lors d’un déjeuner avec son officier traitant français – «Jérôme», diplomate à l’ambassade de France – que l’idée d’enlever Abou Hamza aurait été formulée. D’origine égyptienne, cet ancien videur de boîte de nuit à Soho, devenu britannique par mariage, apportait alors un soutien militant au GIA – Groupement islamique armé – très actif en Algérie et impliqué dans les attentats de 1995 contre le métro parisien.

    Non seulement Paris s’agaçait que le prédicateur de haine eut pignon sur rue dans ce caravansérail de propagandistes religieux et de terroristes «dormants» qu’était le «Londonistan», mais, à la veille de la Coupe du monde de football, les autorités françaises se préoccupaient de possibles attentats sur leur territoire. D’où l’exigence, assure Hassaine, de neutraliser Abou Hamza. Affublé du sobriquet de «Capitaine Crochet» – il a perdu l’usage de ses deux bras en combattant, dit-il, les Soviétiques en Afghanistan –, le cheikh était identifié par les services français comme l’inspirateur de jeunes possédés d’Allah prêts à tout. Plusieurs affiliés à la nébuleuse al-Qaida – dont Zacharias Moussaoui – ou à des cellules islamistes commanditées par Oussama Ben Laden – Jérôme Courtellier et Djamel Beghal, impliqués dans la préparation d’attentats en France, par exemple – constituaient, à Finsbury Park, sa cour de fidèles aussi zélés que dangereux. La DGSE avait de bonnes raisons, donc, de s’intéresser à lui.

    «Capitaine Crochet»

    «Jérôme» aurait alors expliqué à son agent que l’idéal consisterait pour «une équipe armée» d’agents français à «surprendre» le prédicateur à la sortie de sa maison à Sheperd’s Bush, dans l’ouest londonien, et à le conduire jusqu’à Douvres. Là, il serait embarqué à bord d’un ferry français.

    Quel crédit accorder à Hassaine et à son récit ? En 2001, l’intéressé avait raconté avec force détails les risques pris pour fournir des informations aux services français et britanniques. Et leur ingratitude en retour. «Jérôme» lui avait promis la nationalité française. Promesse reniée, disait-il. Le MI5 lui avait aussi promis son assistance pour obtenir un passeport britannique. Une assurance oubliée aussitôt que formulée. Grillé en Algérie et dans la communauté musulmane de Londres, abandonné par la France, lâché par Londres, rejeté par sa femme, éloigné de ses enfants, Hassaine est aujourd’hui plein de rancoeur.

    Mais le scénario de l’enlèvement d’Abou Hamza qu’il dépeint aujourd’hui ne correspond guère au récit qu’il faisait en octobre 2001. «Les Français m’ont dit que si je pouvais amener Hamza jusqu’à Douvres et qu’il mettait un seul pied dans l’eau, alors, ils l’arrêteraient», expliquait-il alors. Pas vraiment conforme au projet d’enlèvement à Londres, avec course éperdue jusqu’au premier ferry. Puis à Douvres dans une fourgonnette aux vitres teintées avec risque de «séisme diplomatique».

    Abou Hamza, lui, dont la justice américaine réclame l’extradition, a été condamné, en février dernier, à sept ans de détention pour «appel au meurtre et incitation à la haine raciale».

    n 1) The Suicide Factory : Abu Hamza and the Finsbury Park Mosque, par Sean O’Neill et Daniel McCrory. Publié le 19 juin chez Harper Collins

  5. Reda Hassaine nous apprend qu’il porte plainte contre Aboud ce qui est son droit mais il termine son article par une déclaration plus que bizarre ;"Reda hassaine a toujours défendu les interets suprêmes de l’Algérie".
    C’est quoi les intérêts suprêmes de l’Algérie Mr Hassaine ?
    Mr Hassaine est il un autre agent qui se cache derrière sa plume de journaliste ?

  6. je dirais a ce journaliste "professionnel"qu’il n’ya pas d’escalier entre londre et bruxelles, en descend pas à bruxelles en se rend a bruxelles .En plus sa sent la barbouzerie, la traiterie, la harkerie et ils sont tous content d’etre "débrifé" selon leurs propos par la dgse "samraoui, tigha, aboud, etc…il sont tous fier d’etre "débrifé"pour ne pas dire de "la haute trahison", et le malheur c’est qu’ils n’ont aucun scrupule d’afficher leurs trahisons, leurs changement de nationalité, ils le disent d’une maniere déconcertante c’est INCROYABLE, je dirais ils sont à la limite fier de leurs lacheté.pauvre algerie ou est tu abane?, ou est tu ben m’hidi, , ou est tu didouche?

  7. C’est pas vrai!Il n’y a personne pour sauver l’autre.C’est la procession des bateleurs agrées!Ca vous invente la nationalité anglaise!Ca vous baragouine une langue improbable!"Ca ne l’arrive pas à le suivre" et Ca regles "ses" problemes le "concernant" tout seul".Et ca ecrit dans un grand journal londonien!!!Le soleil s’est il definitivement couché sur l’Empire de sa gracieuse majesté?Reda, Aboud,
    ou tartempion quelque soit le nom qu’on se donne rien que des pieds nickelés…

  8. Tout d’abord je voudrais remercier Mohamed BENCHICOU ainsi que l’ensemble de la rédaction du MATIN pour m’avoir permis de m’exprimer.
    Je vais abuser un peu de cette gentillesse pour répondre encore a certains messages postés par certains « lecteurs » du Matin. SUIVEZ MON REGARD…

    1: Figaro a écrit un article sur moi avec pleins de mensonges pour faire plaisir à la DGSE que j’ai infiltrée durant ma longue enquête
    Concernant les bases arrières du GIA en Grande Bretagne. Je leur ai adressé une mise au point mais elle n’a pas ete publieé.
    Une plainte pour diffamation contre le FIGARO sera déposée dans les jours a venir.
    2: Concernant le lecteur »surpris par la misérable qualité de l’écrit » pour un journaliste qui travaille pour un prestigieux journal britannique, je tiens a dire a ce « lecteur » que les journaux anglais utilisent la langue anglaise et non pas francaise…
    3: Lorsque j, ai dit que j, ai défendu les intérêts suprême de mon pays, je voulais dire que durant toutes mes interventions télévisées dans les chaines de télévision anglaises, américaines, françaises, australiennes et autres, je n’ai jamais critiqué l’Algérie. Bien au contraire, j’ai toujours combattu le terrorisme et les terroristes qui tuaient mes amis, mes copains et mon peuple ainsi que les « qui tue quitiste », de par
    la voix, l’écrit ou autres.
    4: J’informe l’opinion publique surtout nationale que REDA HASSAINE a bien infiltrer, la DDSE (pour ne pas dire le DRS), la DGSE, SCOTLAND YARD ET LE MI5 ainsi que les groupes terroristes a Londres.
    Sur ce sujet, un livre a ete deja publier en Grande Bretagne, THE SUICIDE FACTORY, par mes amis Sean O, Neil et Daniel McCRORY a qui j, ai raconté toute l, histoire du Londonistan.
    Quant à mon infiltration des services algériens, un livre special, REDA HASSAINE, UN AGENT SECRET QUADRUPLE TRES SPECIAL, est entrain d’etre finaliser.
    Merci au Matin de m’avoir ouvert « ses collones ».
    [email protected]

  9. c’est un biaa comme les autres. ils cherchent que les privileges non pas pour aider l’algerie et son peuple a s’en sortir.mais Dieu est avec les malheureux, la terre appartient seulement a lui, c’est une question de temps, ca viendra

  10. Je suis un fervent defenseur de la bonne cause et surtout de celle de mon pays, donc je suis de tres prés les evenements en lisant differents canal que ce soit celui de Aboud ou de votre journal, je vous dis mes chers que nul n est parfait dans ce monde de nains (politique) car la fin justifie toujour les moyens utilises, donc comme vous etes journaliste et defenseur de cette nouvelle algerie arretez de vous chamayer par depeche interposes, et pensant autrement; lesreglements de comptes ne se font pas de cette maniere ni meme autrement dit, le peuple algerien du moins les lecteurs avertis ne seront pas content de tout ce que vous venez de presenter sans mettre votre inteligence ni le boulot que vous faite Monsieur reda, a cet effet je prone la bonne parole meme si elle est blessante, l algerie a toujour etait le cercle des rendements de comptes et cela depuis l avenement de lalgerie moderne

  11. Ce blog devient le canal d’expression de barbouzes, de traitres actuels et à venir, de séparatistes, de haineux, d’anti algériens et j’en passe. Tous ont un objectif commun: casser notre armée, le DRS, les institutions algériennes et répandre cyniquement l’dée que ‘l’Algérie était bien meilleure sous les bottes de la France’. Les intervenants ne débattent pas, cela ne les intéresse pas. Ils préfèrent contribuer à briser un peu plus les fondations de ce pays sous prétexte de liberté d’expression. Dans tous les pays du monde (développé) les services secrets (CIA, DGSE, Mossad, MI16, …) ont une image et une réputation de prestige combien même ils sont à l’origine des pires crimes (à l’encontre des leurs: chasse aux intellectuels et les journalistes qui ne suivent pas la ligne officielle et l’idéologie de l’Etat(voir le rôle de la CIA du MacCarthysme jusqu’à la guerre du Golfe), assassinats (les frères JFK aux USA, le ministre de l’intérieur Boulin et Premier ministre Bereguevoy en France, etc), coups d’états (partout où des gouvernements ne sont pas d’accord avec eux, invasions sous des rétextes falacieux et mensongers mais libellés au nom de la .. démocratie, etc.
    Chez nous, une 5è, 6è, ou 7è colonne (comme on veut) après nous avoir intoxiqué pour détruire toutes l’infrastrucure économique construite dans les années 1970, appellée à développer le pays et à en faire une puissance économique, s’acharne maintenant à détruire l’institution la plus solide du pays : l’armée et les services.
    Je ne suis ni militaire, ni agent secret mais une citoyenne de base, étudiante préparant un Doctorat en Histoire sur – justement – le rôle des services occultes dans la destabilisation de l’URSS. Et là je trouve qu’il y a un extraordinaire parallèle avec ce qui a été fait à l’URSS via le pape, le syndicat ‘solidarité’, l’intox ‘amical’ de Gorbatchev par Bush père, celui des Ukrainiens par leurs propres intellectuels manipulés par les américains, les européens et les israéliens pour réclamer leur indépendance de l’URSS, etc
    Je suis tout simplement atterée que M. Benchicou que je considère comme une des meilleure plumes algériennes fasse de son journal une poubelle voire une ‘boite postale’ pour ces experts de la destabilisation et de la trahison. J’espère que mon avis sera publié.

  12. Jespere que Monsieur Benchicou aura la gentillesse de laisser ses "collones" bien ouvertes apres le (re)passage de notre agent tres spécial.Car entre nous, c’est quand même un cas d’espece.Ceci dit qu’il occisse dans des ruelles chargées de vapeur d’alcool de Soho quelques barbus en croisades inversées dans le kingdom of heaven qu’est le royaume uni le rend sympathique presque beau..On se mettrait presque à chanter Brel :Beau, Beau et …Et puis il n’y a que dans les films qu’on peut avoir la tronche de Pierce Brosnan(Baté) et pondre un essai philosophique..Enfin contentez vous d’occire du pileux pour, appuyer sur une gachette fatigue moins les neurones…

  13. Etant soit disant journaliste dans un pays démocratique, vous devez savoir que critiquer son pays d’origine n’est ni de la traitrise ni anti démocratique .
    Si vraiment vous etes journaliste qui ne dépend de personne, c’est votre rôle de critiquer le pouvoir algérien qui fait tout et n’importe quoi .
    Mais si vous avez signé une clause
    quelque part avec certains cercles,
    ça vous regarde et c’est votre droit, dans ce cas, arretez de nous parler de journalisme, de démocratie et de l’information
    objéctive .

  14. Avouez que c’est incroyable, ces enquete, un imama abouhamza elmisri impliqué avec le GIA dans l’attentat du RER St Michel, ce prédicateur enflamé prechant la soit disant bonne conduite du mususlman, n’est qu’un videur de boîte de nuit à SOHO, l’assassin de Mecili, est un proxenete, le pouvoir venu d’Oujda est fils de tenancière. Avouez que l’on est entouré que de beau monde. La classe, y a pas à dire!!! Ceux qui veuelent édifier le plus grand totem ou phalus en grandeur de l’Islam ne sont rien d’autre que des fils de tenancière pour ne pas dire autre chose et leur copains des videur de boite de nuit, des proxenete notoires etc. Ces gens là nous donnent des leçons de morale et de patriotisme. En me mémorant beaucoup de choses passé en Algérie, comme des passes droits, des sabotage de personne honnetes etc, je comprend mieux aujourd’hui tout ces agissement. Nous avons été manipulé et gouverné depuis 1962 par des fils de p…

  15. bonjour
    dre deux phrases
    algerie est nee 1956 est morte 1957. apres la mort de ben m hidi et abane.

  16. Chère AMAL,
    Nous avons le droit de critiquer l’Armée et les services de notre pays.
    En tant qu’universitaire, tu dois être la premiere à dénoncer ce qui ne marche pas dans notre pays et non à user du même langage de certaines officines.
    Les "Anti-Algériens" sont ceux qui détruisent notre pays et non ceux qui dénoncent leurs méfaits.
    Bref, un exemple flagrant de ce que produit notre université.

  17. Bonsoir tout le monde. Peut-on permettre à un malade mélomane d’intervenir sur ce journal ? Je ne sais pas si ce post sera publié, car j’ai déja réagi la semaine passé à l’écrit du " lecteur informé " et j’ai été censuré. Je voudrai dire au sieur Reda Hassaine, pardon à James Bond du THE TIMES, comment se fait-il, avec un tel palmarès, que tu ne sois pas encore recruté par la NSA, la CIA, le FSB ou le … DRS ? Pour ce qui est de ta prose, je rejoins l’avis de nombre de lecteurs : nul. Je suis vraiment déçu de la qualité des recruteurs de THE TIMES de Londres. Pour terminer, question à deux sous à tous les lecteurs et à la rédaction du LE MATIN : avez-vous pensé à varifier, si notre ami figure parmi les effectifs du journal pour lequel il fait des " investigations " ? Faites-le. A bientot, si on ne me censure pas.

  18. Attention "Le Matin", Attention !

    Le directeur de ce journal est un intellectuel, un opposant politique. Il faut rompre ! Ne permettre à ces barbouzes de polluer cet espace de liberté !

    Il faut rompre !

    cet espace devient celui des pourris, des barbouzes!

    Jamais un barbouze ne sera un Politique ou un intellectuel : auteur, journaliste, universitaire.
    Un pourri est un pourri!

    Les pions comme Reda, Hiham, Samraoui and co ne nuisement qu’à leur personne. L’Algérie survivra à tous les traïtres.

    Avant, c’était "tous pourris, tous assassins". Ajourd’hui, c’est tous DRS, tous CIA ! Pauvres Barbouzes!

    1- pour REDA HASSAINE, "un agent spécial, très pourri" : l’article du Figaro a été publié en juin 2007. Quand les algériens vous rappellent votre vérité de pourri, vous dites "une plainte sera déposé"! J’ai écouté vos trucs sur BBC, vous ne parlez aucune langue : ni le berbere, l’arabe, ni le français, ni l’anglais! Vous parlez de "Qui tue qui" Dites nous plutôt où vous avez étudié l’anglais, à quelle école, à quelle université pour "hif taich", pour écrire au Time! Vous êtes "collecteur d’info" au poste "Info fax" n’est-ce pas! Vous êtes pourri! un petit Harki !

    2- Pour les grands Harkis ! C’est pire ! Pour votre ami Hicham également ! Jamais un pion, un espion ne sera opposant politique. Parce que le barbouze est toujours pourri. Il agit pour son donneur d’ordre. Même, s’il est "sincère"! Kawaed!

    Pour le Colonel Samraoui, c’est le chef de commandement de ces Harkis ! Allez voir le site http://www.rachad.org. Vous imagez que signifier un colonel de DRS? Plus important qu’un général. Colonel jusqu’à 1996! C’est un monstre pourri!.

    un pourri est un pourri.

    Vive l’Algérie!

  19. je pense que ca ne mene a rien toutes ces reponses a des reponses sur les sites des uns et des autres, celui qui est l’agent de toufik ne va pas le dire ca c’est sure, et celui de la DGSE pareil, comme disait BERNARD shaw "celui qui est al’interieur ne peut rien dire, et celui qui est a l’exterieur ne peut rien dire puisqu’il ne sait rien".
    mais j’ai remarqué une chose chez ce monsieur ABOUD qui est differente des autres evadés des hordes qui ecument les monts avec des vrais barbus, ce ne sont surement pas des enfants de choeur tous, mais lui il denonce tout le temps l’orchestre de francois geze et lhouari addi qui est d’une honnete intellectuelle loin de la sienne, et il n’a jamais été defendu par des vrais opposants comme AIT AHMED contrairement a samraoui et souadia.
    je ne suis pas introduit mais je pense qu’il est lié a groupe d’influence a l’interieur du systeme et vous n’avez qu"a lire ses crits sur son site ou il parle du chikh ali belhadj et de ses interventions, aprés avoir eté le collaborateur du tortionnaire betchine ca donne a reflechir…

  20. Cher MEDECIN,

    Merci pour ton analyse. Ca permet de mieux comprendre les méandres de nos services.

  21. wallah k je ne comprends plus rien, nous sommes pourris jusqu’aux os, alors monsieur hassaine vous savez ki a tué boudiaf – crachez le morceau et qu’on en finisse avec ces traitres – ah!! nos pauvres chouhada s’ils avaient su.
    il y a une chose k je ne comprends pas nos politiciens ne réagissent pas à tout ce que nous écrivons, pkoi? ils doivent nous dire ghaitou nous on fait ce qu’on veut.

  22. Le 14 juin 2001 etait l’ultime occasion pour voir une Algerie libre et independante. Des centaine de millier de Kabyles dans la capitale. Aucun soutien des autres. Les Algeriens et surtout les Algerois, onl laisser passer le train de la Liberté.

  23. A titre exceptionnel et exclusif pour les lecteurs du Matin, voici un chapitre de mon histoire a paraitre. fraternellement.
    Rèda HASSAINE

    Agent de la DGSE

    Sans tourner autour du pot, Jérôme me propose directement de me recruter. Au fond de moi, je jubilais. Je venais de toucher au but. Je ne pensais pas que c’était si facile de se faire recruter par les services de renseignements français, comme agent secret. Certes, je ne connais encore personne de ce cercle, hormis Jérôme. Mais, je peux dire que je venais de franchir le rubicon. D’ailleurs, Jérôme n’est pas n’importe qui. C’est le boss des boss de la Direction Générale de la Sécurité Extérieure à Londres. Ne dit-on pas qu’il vaut mieux connaître Dieu plutôt que ses saints ? Je n’ai pas de temps à perdre avec les sous fifres. Je suis en contact direct avec le chef d’antenne.

    Après une période difficile et un séjour de deux mois dans un hôpital londonien, je prends la décision d’approcher les services secrets français.

    Mai 1997, dès que j’ai repris mes forces, je suis allé rendre une petite visite de courtoisie à l’attaché de presse de l’ambassade de France, Charles Fries. Comme il me fallait un prétexte, je lui ai fait part de mon désir de réintégrer la nationalité française. Etant natif avant le 5 juillet 1962, date de l’indépendance de l’Algérie, sur un territoire qui était considéré français, je suis, donc, français par les liens …du sol. Bien que mon argument ne manquait pas de consistance, j’ajoute une petite touche du genre « je vous aime, donc je vous fait des confidences ». Je lui glisse une grosse puce à l’oreille en lui faisant comprendre que j’avais des informations de toute première importance sur les attentats de Paris de juin 1995 et que j’avais des tuyaux sur les auteurs de ces attentats.

    Cela ne manqua pas de le surprendre. Il est perplexe. Très vite, il mord à l’hameçon. Il me prie de lui laisser mon numéro de téléphone. Le lendemain, il m’appelle pour m’inviter de me présenter au consulat de France où je serais reçu par Patrick Audaire, chargé de l’état civil. Je comprends tout de suite que ce M.Audaire était plutôt vice-consul spécialisé dans l’état civil des islamistes. Il me reçoit avec beaucoup de courtoisie. De suite, il entame la conversation sur les islamistes basés à Londres. Il oublie complètement l’objet de ma prétendue visite, à savoir ma demande de réintégration à la nationalité française.

    M.Audaire ne s’embarrasse pas de faux alibis, les sous-entendus et les clins d’œil valent mille papiers officiels. Pour ma réintégration, il est clair « cette loi est dépassée, mais on peut faire autre chose pour vous »me glisse-t-il avant d’ajouter « il va falloir rencontrer quelqu’un de l’ambassade qui prendra contact avec vous par téléphone. » Il me fait comprendre que je pourrais acquérir la nationalité française si j’acceptais de jouer le jeu. Autrement dit, je serais français pour services rendus.

    M.Audaire m’a promis qu’on me rappelle dans quarante-huit heures. Promesse tenue. Deux jours plus tard, mon téléphone sonne. Au bout du fil un nouveau correspondant. C’est Jérôme. Il me demande de passer à l’ambassade de France pour affaire me concernant.

    Le lendemain, par une journée printanière digne d’un mois de mai, à dix heures sonnantes je me présente devant la porte de l’ambassade de France à Knightbridge dans le quartier chic où se trouve le célèbre magasin Harrods de Mohamed El Fayed, cet égyptien qui a failli être le beau père de la princesse Diana. Mon arrivée coïncidait avec celle de son excellence l’ambassadeur Daniel Bernard. Je devais m’effacer le temps de le laisser pénétrer l’imposante bâtisse qui abrite la représentation diplomatique française auprès de sa majesté la reine d’Angleterre.

    En franchissant le seuil de la bâtisse, je salue le gendarme qui est en faction dans sa loge de réception et l’informe que je suis attendu par M. Jérôme. Un nom qui ne semblait pas dire grand chose au gendarme. C’est normal. Ce n’est qu’un pseudonyme d’agent secret. Il jette un coup d’œil sur un registre et me fit signe d’entrer.

    Un homme de type méditerranéen, une moustache barrant un visage bien rasé, élégant dans un costume de couleur anthracite vint à ma rencontre et me serra la main. Il m’invita à le suivre jusqu’à la dernière porte située au bout d’un large couloir. Il m’invita à entrer dans une immense salle de réunion où trônait une très grande table autour de laquelle étaient rangées une vingtaine de chaises. Tout en traversant le couloir qui m’amenait vers la salle de réunion, je ne cessai de penser au boulot qui m’attendait. Et quel boulot ! Je dois, tout d’abord, connaître le véritable nom de cet homme qui me reçoit en agissant sous le sceau de l’anonymat. Ensuite, il va falloir découvrir le fonctionnement de ces services d’espionnage français et tout ce qui va avec.

    D’une corpulence ordinaire, Jérôme n’a rien du James Bond au corps d’athlète qu’on voit dans les films d’espionnage. Les lunettes qu’il portait lui donnait plutôt l’air d’un intellectuel. Il est loin d’être cet homme d’action qui dégaine à la première alerte ou qui peut vous envoyer en l’air d’une prise de judo ou vous assommer d’un coup de poing dont vous vous souviendrez longtemps. Finalement, cet espion français n’a rien d’extraordinaire. Il est comme le commun des mortels. Il était loin de m’impressionner. Bien au contraire, je me suis senti avoir des ailes devant lui du moment que dans ma tête c’était moi qui tenait le gouvernail. Je venais pour une mission précise. Infiltrer les services de renseignements français.

    La conversation est vite entamée. Le courant passe bien entre nous deux, malgré le fait que j’étais agacé de ne pas pouvoir fumer. Jérôme enclenche sur le sujet de l’acquisition de la nationalité française. Il ignorait qu’au fond de moi, je n’en avais nullement besoin. Et si c’était une question de papier, j’ai déjà une vraie-fausse carte d’identité française qui m’ouvrait toutes les portes.

    « Vous savez, Monsieur Hassaine, pour la nationalité française, il suffit que je mette une lettre de recommandation dans votre dossier pour que celui-ci passe en priorité. S’il est en bas, il sera d’un coup là » en tapant avec force sa main sur la table, comme pour me convaincre.

    « Et que dois-je faire pour que vous me fassiez cette lettre de recommandation ? » ai-je demandé sur un ton naïf. « La France est sous la menace d’attentats terroristes, vous connaissez le milieu, , leurs habitudes, leur façon de réfléchir, leur façon de communiquer, vous parlez leur langue. Vous êtes tout désigné pour pouvoir accomplir cette mission qui est celle d’infiltrer le hard core du GIA en Grande Bretagne et plus précisément à Londres » me répond-il avec un sourire en coin.

    Et sans tergiverser, il me lance : « Connaissez-vous les milieux islamistes à Londres ? » Je réponds « bien sûr. » Et je commencé à lui citer quelques noms parmi les plus connus. J’en profite pour faire un peu mon cinéma. Histoire de l’impressionner. A la fin, je conclus : « Vous savez que ce sont les Services algériens qui sont derrière les attentats de Paris ? » Ce qui m’a permis d’avancer cette allégation c’est qu’à la veille des attentats de la station de métro St-Michel en France, une réunion très importante s’était tenue à l’ambassade d’Algérie à Paris. J’étais au courant de la tenue de cette réunion pour avoir su que le colonel Derdouri chef du bureau de sécurité de l’ambassade d’Algérie à Londres s’y était rendu. Mais, l’ordre du jour était autre que les attentats de Paris que les Algériens étaient loin d’imaginer. Le principal point à l’ordre du jour de ce conclave portait sur la préparation des élections présidentielles qui allaient se dérouler en Algérie en 1995 avec une fraude à grande échelle pour assurer une majorité confortable au candidat le plus analphabète et le plus apolitique que l’Algérie n’ait jamais eu. Le général Liamine Zeroual, la marionnette des détenteurs du pouvoir occulte. Cette réunion était présidée par le chef d’antenne des Services algériens à Paris. Alors, pure coïncidence ? Pour Jérôme, oui. Il me rétorque : « Oh que non, vous avez tout faux. Ce sont bel et bien les purs et durs du GIA qui les ont commis. »

    Il enchaîne pour me demander si je pouvais le rencontrer dans les jours à venir « dans un autre lieu que je vous indiquerai plus tard. »
    -Pas de problème, Monsieur Jérôme. Je suis à votre disposition. J’attends votre coup de fil.

    Je prends congé du chef des espions français au Royaume Uni tout en réfléchissant à notre prochaine rencontre. Le match sera chaud. Qui de nous deux piègera l’autre ?

    Trois jours plus tard, nous nous retrouvons « Chez Victor », un restaurant français dans le quartier de Knightbridge. Nous nous attablons dans la salle du sous-sol loin des regards indiscrets. La discussion a du mal à démarrer. Ce n’est qu’après un deuxième verre de vin rouge que mon interlocuteur semble se décoincer. Nous évoquons longuement ces chères relations algéro-françaises et notre éternelle passion où s’alternent amours et désamours. A l’occasion, l’homme a tenu à dénier aux généraux algériens toute accointance avec les cercles de décision parisiens. A l’appui de sa réflexion, Jérôme fait remarquer que ce sont précisément ceux qui ont le mieux connu la France parmi ses anciennes colonies qui sont devenus ses pires ennemis, que ce soit en Algérie, au Cambodge, au Vietnam ou ailleurs. « Ce sont justement ceux qui connaissent bien la France qui la détestent le plus. » professe-t-il avec conviction. Tout au long de la conversation, j’avais l’impression que je me livrais à une véritable partie de jeux d’échec avec Jérôme. Je me gardais de lui donner une quelconque information autre que ce que je voulais. Je retrouve ma nature de journaliste en jouant à l’intervieweur. Je le bombarde d’une série de questions sur l’Algérie et les relation franco-algériennes. Ses réponses sont directes et reflètent sa parfaite maîtrise de la situation en Algérie. Les quelques verres de vin rouge ingurgités au cours d’un copieux repas ont donné de la verve à Jérôme. Est-il si vulnérable à la boisson ou est-ce une volonté de sa part de vouloir m’impressionner en faisant étalage de ses connaissances sur les différents sujets abordés ? c’est ce que je chercherais à savoir lors de nos prochaines rencontres.

    Nous en sommes restés à ces premiers contacts. L’été et les vacances nous ont imposé une rupture momentanée. Le soleil étant une denrée rare, il fallait en profiter. Comme quoi, même les Services secrets ont le droit de partir en vacances.

    Vers la fin du mois de septembre 1997, Jérôme est revenu à la charge. On avait rendez-vous devant l’hôtel Sheraton, juste en face de l’ambassade de France. Nous nous rendons à pied à la Pizzeria « On the green » pas loin de Hyde Park. Lors de cette rencontre, celui qui se présentait comme simple diplomate finit par m’avouer son appartenance aux services de renseignements français. Il me demande solennellement de travailler pour la D.G.S.E après m’avoir appris que Paris a donné son feu vert pour mon recrutement. Feignant d’être ravi de cette aubaine, je joue à l’exigeant. Chez nous, il y a un proverbe dit : « On n’achète pas le poisson tant qu’il est à la mer. »

    Je commence par poser une première condition en lui disant: « vous me demandez d’intégrer la DGSE, je suis d’accord à la condition que vous acceptiez ma réintégration à la nationalité française. »
    – « Ce n’est pas si facile que ça pour obtenir la nationalité française. Une fois que vous auriez fait vos preuves avec des résultats probants, je serais en mesure de faire cette lettre de recommandation et de taper sur la table » me répond Jérôme.
    – Et pour la rémunération. Comment et combien vous allez me payer ? »
    – c’est à la pièce
    – Comment ça, à la pièce ?
    – Pour le comment ça sera par cash. Par enveloppe. Et pour le combien c’est en fonction de l’information et de ce qu’on vous demande de faire. Lors de chaque rencontre, vous me remettez un rapport d’information et je vous remets une enveloppe.
    – Là, c’est autre chose que vous me demandez. Ecrire, ça va coûter cher. Moi, je pense que je dois me limiter à vous livrer mes informations verbalement. Et c’est à vous de les écrire.
    – D’accord. Vous aurez une rémunération qui varie entre 200 et 300 Livres Sterling par enveloppe. Vous aurez à signer une décharge.
    – Marché conclu. Vous voulez, alors, quoi ? Vous cherchez qui et quoi ? Quelles sont vos intentions ?

    Son objectif était clair : infiltrer le GIA. Donc, il voulait infiltrer la mosquée de Abou Koutada et il voulait infiltrer celle de Abou Hamza les deux plus virulents prêcheurs d’un islamisme radical et chefs spirituels des organisations terroristes. Il commence par me citer des noms, des dizaines de noms. Ils ne me revenaient pas. Je lui ai demandé leurs photos. Là, j’ai fait le malin. Je faisais semblant de reconnaître quelques têtes sur les photos en commentant : « Celui-là, je l’ai déjà vu quelque part… Il s’appelle comment déjà ?… Ah oui, ça me revient, parce qu’avant, il avait une barbe plus large, un look différent ». Et j’enregistrais ainsi une foule d’informations que Jérôme me fournissait, élargissant par là-même ma banque de données.

    Les français étaient obnubilés par la nébuleuse islamiste à la veille de l’organisation de la coupe du monde de football. Jean-Pierre Chevènement, alors ministre de l’intérieur, ne fermait pas l’œil de la nuit, me disait Jérôme. Dans son sommeil, le spectre des attentats n’avait de cesse de le tarauder.

    Oui, les Français avaient une peur…bleue des islamistes. Ils étaient littéralement sidérés par cet attrait pour la mort qui est le propre des kamikazes d’Allah. « Ces gens-là ne reculent devant rien », disent-ils. « Ils n’ont pas peur de la mort. Au contraire, ils sont heureux de mourir. » La crainte des Français ira empirant en ayant la confirmation qu’une vague d’attentats menaçait sérieusement de leur gâcher la fête durant cet été 98. Ils se sont alors décidés à mettre les islamistes sous surveillance au cheveu près.

    Cette peur se justifiait par le fait que les Français avaient une autre expérience des islamistes. Jusque-là, les organisations terroristes se réclamant de l’islam n’avaient commis aucun attentat en Angleterre. Elles y avaient tout intérêt. Les Anglais avaient fondé toute leur stratégie sécuritaire sur un deal. Un deal tacite qui disait : « faites ce que vous voulez. Ecrivez ce que voulez. Insultez qui vous voulez. Mais, pas d’attentat sur notre territoire. » Pour eux, ce qui se passait ailleurs était l’affaire intérieure des pays concernés. Leur affaire à eux c’était de juguler ce fléau à leur manière. On avait beau dénoncer le cynisme anglais en la matière, force est de reconnaître que leur stratégie a plutôt été payante. Les britanniques ont compris que les islamistes avaient bien besoin d’une zone de repos. Une zone de vie. Ils se sont arrangés pour ramasser tous les opposants islamistes chez eux. A la condition que cela ne fasse pas désordre. C’était évidemment, avant le 11 septembre et le coup de force US qui a remis de l’ordre dans la maison Europe par-dessus la tête de chacune de ses nations et leurs politiques de sécurité respectives.

    En France, le topo est sensiblement différent. Il faut d’abord noter qu’avec deux millions d’Algériens dans l’Hexagone, sans compter les autres composantes de la diaspora arabo-musulmane, les islamistes avaient des relais communautaires très solides en France. La communauté maghrébine est une véritable caisse de résonance de tout ce qui se passe en Algérie et dans le Maghreb. On ne serait, dès lors, pas étonnés que le GIA ait une «filiale » naturelle outre-Méditerranée. Nous en avons eu la preuve par neuf à travers les attentats de Paris de 1995.

    Outre cet événement, les intérêts français en Algérie ont été, d’entrée, des cibles de choix des groupes terroristes. On peut citer, en l’occurrence, tout une série noire entamée par l’assassinat de plusieurs membres du personnel diplomatique français en 1993. On se souvient particulièrement de l’émoi provoqué par le massacre des sept moines trappistes du monastère de Tibhirine en 1996. Mais l’acte culminant aura sans doute été cette spectaculaire prise d’otage de passagers d’Air France le 24 décembre 1994 quand un commando du GIA avait pris d’assaut un Airbus de ladite compagnie à même le tarmac de l’aéroport Houari Boumediene d’Alger.

    Autant d’événements qui permettent aujourd’hui de dire que les Français avaient tout intérêt à prendre ces menaces au premier degré et à considérer le terrorisme comme l’ennemi numéro un de leur sécurité.

    A l’issue de cette entrevue, Jérôme me demande de vérifier une information dans la mosquée de Brixton. Je dis « OK, mais il me faut £200 pour les frais de déplacement. » Dans cette mosquée prêchait un imam algérien qui s’appelait Cheikh Mokrane. Les Français l’appelaient « l’imam queue de cheval », allusion à la manière dont il s’attachait les cheveux. En fait, ce n’était pas une mosquée. C’était une salle de sport que louaient les fidèle, le vendredi jour de prière collective. Dans le hall de cette dite mosquée on trouve des jeunes qui vendent des baskets, des Lévi’s, des objets volés qu’ils essayent de fourguer et tout le toutim. En un mot, c’est le souk hebdomadaire des trafiquants de tous genres qui n’ont rien à voir avec l’Islam.

    Les £200 me sont promises pour la prochaine rencontre. Il n’avait pas sur lui la décharge que je devais lui signer. Il faut dire qu’en France mêmes les services secrets sont régis par la bureaucratie. Et elle leur joue, souvent, de très mauvais tours. C’est leur point faible dans la course au renseignement dès qu’ils sont en concurrence avec d’autres rivaux. On se quitte, donc, sur une commande que venait de me faire le boss de la DGSE au Royaume Uni.

    Jérôme était content. Il croyait avoir réussi à recruter un agent qui lui servira d’infiltrer les milieux islamistes en Angleterre. De mon côté, je ne pouvais que me féliciter d’avoir réussi à infiltrer les services de renseignements d’une des plus grandes puissances de la planète.

  24. Mr Benchicou je suis très décu qu’un barbouze puisse utiliser cet espace de liberté pour venir faire sa publicité, ces gens là n ont rien à voir avec tous ceux qui esperent une algerie moderne et democratique….

  25. We first came to live in London in 1979. My Algerian husband and I were so happy to know there were very few algerian studying in there or working in offices. Mr Brahimi who was then the Ambassador did invite us once and there was 3 Algerians only. We left London in 1983 after my husband PHD in Oxford…Today when we visit London sometimes we are very saddened by the crowd that came to live in there…Why the UK? How did they get there? Something is for sure that most of people in here give a very bad image of Algeria and will never get used to the culture, the climate it is just not the place to be for most of you!

  26. LONDRES

    La réputation des Algériens

    De Notre Correspondant A Londres: Réda Hassaïne

    Mosquée de Finsbury Park. 14h03. La prière du vendredi est finie. Le prêche du jour se rapporte au vol. «Il est haram à quiconque de voler. Ne croyez pas que c’est halal de voler les chrétiens ou les infidèles. C’est un crime qui est puni par la loi de Dieu ainsi que par la loi civile. Ceux qui vous ont dit qu’il est légal (halal) de voler, frauder, vendre de la drogue ou tuer les infidèles vous ont trompés. Ressaisissez-vous. Soyez de bons musulmans». L’imam qui a remplacé Abu Hamza Al-Masri au minbar de la mosquée du «Londonistan» a été très explicite sur ce sujet. Il contredit carrément tout ce que prêchait «Captain Hook», aujourd’hui en prison.

    14h48. L’imam sort de la mosquée et va prendre un café à Blackstock Road, quartier algérien dans le nord de Londres. Il est très chaleureusement accueilli par les clients qui échangent des blagues avec lui. L’imam est très souriant. Le café qu’il déguste est très bon. C’est du Lavazza. Mais en quittant le coffee shop, l’imam se rend compte que son téléphone portable ainsi que son portefeuille ont disparu de sa veste. «Vous croyez que vous êtes des musulmans ? Vous êtes pires que les infidèles. Vous allez tous en enfer…».

    Nacer est propriétaire d’un fonds de commerce dans ce quartier. Il est en train de le vendre car il en a marre. «Chaque jour, il y a des bagarres ici. Chaque jour la police intervient. Il nous font honte ces gens-là. Ce sont des drogués qui sont accros à «al-hadjra», le crack. Ils ne font que voler pour subvenir à leurs besoins. Au lieu d’aller chercher du boulot pour construire leur avenir et aider leurs familles au bled, ils sont tombés dans le piège de l’accoutumance. J’espère vivement que le projet d’extradition en cours de négociation entre les autorités algériennes et anglaises prendra en considération ces indésirables qui ne font que nuire à la réputation des Algériens». En effet, Finsbury Park est devenu un lieu de délinquance pour nombre de jeunes Algériens.

    Cela dit, l’arrestation des imams radicaux comme Abu Hamza ainsi que la prochaine déportation de Abu Qutada vers la Jordanie et l’interdiction de retour en Grande-Bretagne de Omar Bakri, qui est parti rendre visite à sa mère malade au Liban, signifie bel et bien la fin du Londonistan. Dans les jours à venir, la police va opérer une vaste opération d’arrestation de tous ceux qui ont un lien avec les terroristes et ceux qui prêchent la haine. Cela sous-entend les imams radicaux et les réseaux de soutien des terroristes. Les suspects seront emprisonnés jusqu’à ce qu’une décision d’expulsion soit prise.

    Dans certains cas, même les familles des extrémistes seront expulsées. La liste de l’ensemble des radicaux a été mise à jour par les services de renseignements britanniques au lendemain des attentats de Londres, qui ont fait 56 morts. Selon une source proche du ministère de l’Intérieur, les officiels sont en train de travailler jour et nuit pour voir qui pourra être déporté et revoir le statuts de résidence de tout un chacun. «Les officiers d’immigration et de police se rendront au domicile de tous les suspects pour les arrêter et les mettre en détention jusqu’à ce qu’ils soient expulsés».

    Les règles du jeu ont changé. Londres, qui était la base arrière des terroristes, a cessé de l’être. «Ceux qui fomentent, justifient et glorifient les actes terroristes sur le sol britannique et ailleurs seront poursuivis et expulsés», martèle Charles Clarke, le ministre de l’Intérieur.

    Mais un grand problème pourrait venir des lois sur les droits de l’homme. Yasser Al-Sirri, condamné à mort en Egypte pour l’assassinat d’une fillette de 6 ans, morte lors de l’explosion d’une bombe, a déclaré à la presse anglaise qu’il ne sera jamais extradé en Egypte car ses avocats britanniques savent comment jouer avec la loi. Un traité d’extradition entre l’Egypte et la Grande-Bretagne sera bientôt signé, mais Al-Sirri reste confiant. «Je n’ai pas à m’en faire. Je ne serai pas extradé. Mes avocats pensent que c’est impossible. Je ne pense pas qu’un juge britannique puisse accepter un accord entre le Royaume-Uni et un pays du Moyen-Orient, et plus particulièrement l’Egypte. N’importe quel juge mettra ces accords dans la poubelle. J’ai confiance en les droits de l’homme». Wait and see.

    Enfin, les experts en immigration ont divulgué que durant les deux dernières années, les services consulaires britanniques en Algérie ont délivré 21.635 visas de visiteurs de six mois à des ressortissants algériens, sur une demande de 27.642. Seulement 6.007 demandes ont été refusées.

    Plaque tournante de l’islamisme radical international, le Londonistan est en voie de dématérialisation. Cette base arrière de la nébuleuse islamiste depuis plusieurs années focalise l’attention des autorités britanniques depuis les attentats de Londres. Les deux principaux courants du Londonistan, la mouvance jihadiste internationaliste et l’opposition en exil aux régimes arabes ou musulmans, ont dû s’adapter au renforcement de l’arsenal législatif antiterroriste et de la répression depuis les attentats du 11 septembre 2001.

    Selon un rapport du prestigieux Royal Institute of International Affairs (Chatham House), rendu public il y a quelques jours, les services britanniques savaient parfaitement, dès les années 90, que Londres servait de plus en plus de base à des individus engagés dans la promotion, le financement et la préparation du terrorisme au Moyen-Orient et ailleurs. Néanmoins, cite le même rapport, ces individus n’étaient pas considérés comme une menace pour la sécurité intérieure du Royaume-Uni et on les laissait donc poursuivre leurs activités avec une relative impunité.

    «Les activistes ont été très habiles à rester juste en deçà de la ligne de l’incitation à la violence», souligne le directeur du Centre d’études sur le terrorisme de l’Université écossaise de St Andrews, Magnus Ranstorp. «Depuis que le Royaume-Uni s’en est pris à la mosquée de Finsbury Park, ils ont été repoussés vers des zones informelles, des groupes d’étude, des centres de jeunes», précise M. Ranstorp, en référence à une mosquée utilisée comme tribune par les salafistes jihadistes jusqu’en 2005.

    L’ex-imam de Finsbury Park, Abou Hamza Al-Masri, d’origine égyptienne, croupit dans la prison de haute sécurité de Belmarsh en attendant son procès, prévu en janvier 2006, pour incitation à la haine raciale et au meurtre notamment. Une autre personnalité de cette mouvance, le Palestinien Abou Qutada, considéré comme le «chef spirituel» d’Al-Qaïda en Europe, est assignée à résidence, après deux ans et demi de détention à Belmarsh. Le Londonistan, né dans les années 1990 de la concentration dans la capitale britannique d’une place financière, de médias arabes et d’une législation très généreuse en terme de droits d’asile, «est plutôt en voie de disparition», explique un expert français. «On aura peut-être un Londonistan plus clandestin», poursuit-il. La semaine dernière, le gouvernement britannique a précisé les nouvelles «règles du jeu» contre le terrorisme promises par Tony Blair, dressant la liste des «comportements inacceptables» qui pourront conduire à l’expulsion des imams extrémistes et autres figures de proue du Londonistan. Et ces règles du jeu pourraient être appliquées très vite, a insisté le ministre de l’Intérieur, Charles Clarke. La liste publiée par le secrétaire au Home office n’est pas une surprise. Après deux semaines de débat, notamment avec les principales associations représentatives de la communauté musulmane, le secrétaire au Home Office n’a de fait opéré que des changements «cosmétiques» à son texte initial. D’où la colère de la Commission islamique des droits de l’Homme, selon qui tout ce processus de consultation n’a été qu’une «véritable farce»: ce texte revient à «criminaliser le fait de penser, d’avoir une opinion, des croyances», a plaidé son président, Massoud Shadjareh. Opposables à tous les ressortissants étrangers, en Grande-Bretagne ou à l’étranger, ces «comportements inacceptables» pourront être mis en avant par le Home Office pour soit les expulser du territoire britannique, soit leur interdire l’entrée sur le territoire du Royaume-Uni.

    Dix personnes paraissent déjà directement concernées: les dix étrangers arrêtés le 11 août pour «menace à la sécurité nationale». Parmi eux, Abou Qutada, considéré comme le chef spirituel d’Al-Qaïda en Europe. Figure de proue du Londonistan, ce Palestinien est à Londres depuis 1993, mais le Home Office n’a qu’un désir: le renvoyer vers son pays d’origine, la Jordanie. Reste à convaincre les juges que cette expulsion ne mettrait pas sa vie en danger.

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