Le régime algérien et ses nombreux clivages

Au sommet, les clivages ne sont pas politiques pour qu’ils suscitent intérêt ou crédit. Ils sont maffieux et par conséquent, ils s’écartent de tout débat serein. Coire qu’un général ou un dignitaire du régime est malmené par les siens, n’est que de la poudre aux yeux. Une illusion qui maquille l’odeur d’une succession faussement houleuse pour la populace mais sereinement calme pour le cercle de l’ombre.

Comme d’habitude, la rumeur dope les naïfs et trempe les vigilants. Mais au grand dam de ces divisions faites d’annonces, le régime est toujours sauf et intact maintenant son staff dans ces deux composantes, civile et militaire. Hassan, Said, Salah, Aziz, Toufik, Ahmed et consorts constituent le prolongement de la théorie chère au régime : Moussa Elhadj Elhadj Moussa. Pour le partage du gâteau, ils sont unis même dans la division. Les disputes ou les querelles qu’ils étalent opportunément par moment au public, ne sont qu’un cirque qui se moque du devenir de tout un pays. Car, partant de leurs agissements étroitement en relation avec l’intérêt clanique, ils s’accrochent, en rang serré ou dispersé, à lier le sort de la contrée au leur. Ils le signifient à chaque fois : après nous c’est le déluge.

La pression psychologique est ainsi maintenue pour neutraliser la société déjà disloquée. Subterfuge par-là, querelle par-ci et magouille tout le temps, la tromperie est toujours de mise. Jadis, ils décrétèrent le socialisme spécifique pour s’emparer des grandes richesses, via des entreprises étatiques, sauvagement rentières et aucunement rentables. Puis à présent, ils optent pour le bazar et l’import -import pour achever ce qui reste de la rente, via leurs valets, prêtes-noms, qualifiés faussement d’hommes d’affaires. Car, ceux là mêmes tirés du néant ne créent pas la richesse. Pis, ils s’enrichissent sur le dos d’autrui et de la collectivité. Dans ce domaine, les disputes portent sur le partage des créneaux d’activité les plus rentiers. Chacun s’est réservé sa portion : un secteur d’activité entier à lui seul. Et c’est la où réside le grand intérêt clanique. Un Eldorado tout trouvé que la main de fer du régime ne cédera jamais.

Et pour préserver cet Eldorado, il faut amuser la galerie hagarde et perdue. Ils disent qu’ils combattent la corruption mais par de simulacres procès judiciaires qui enfoncent les boucs émissaires et qui n’inquiètent guère les grands bonnets du trafic d’influence. Entre eux, en dépit des malentendus, ils se protégent. Ils affirment aussi vouloir tout réformer, mais uniquement par la parole creuse et la promesse non tenue. L’acte ne suit jamais et pour preuve ce grabataire, malade et usé, qui occupe indûment une fonction suprême. Également, ils soutiennent vouloir restructurer les services de renseignement, mais par la guéguerre et le règlement de compte. Là, ça sent l’odeur de la succession qui fait en douceur, consensus.

Le régime garde ainsi son visage hideux et répugnant en manœuvrant sournoisement dans tous les sens. Sa survie prime sur toute autre considération. Pour ce faire, il monte tous les scénarios possibles et impossibles. De l’épisode risible de candidat par procuration au dernier montage musclé de mise aux arrêts d’un général, le cinéma est ouvert sur tous les genres. Il y aura encore de la comédie, de la tragicomédie aussi et même de l’action. Le spectacle parait gratuit mais à tout moment, il pourrait se retourner contre le monde. Et les spectateurs payeraient très cher leur passivité..

Zoubir Zerarga

5 commentaires

  1. Là ou le bat blesse, c'est de constater, qu'au Portugal, la Moldavie, Israël, des 1ers ministres, présidents, sont, soit en prison, ou en détention, avant d’ être jugés, alors que dans notre pays, les corrompus, les voleurs ne sont pas inquiétés, qu'ils peuvent tout se permettre, s'achetant des appartements en Europe, disposant d'importants comptes devises et se sont ceux chargés des enquêtes, sur les détournements, des fraudes et du blanchissement d'argent, qui sont poursuivis, par une justice aux ordres. Jamais au grand jamais, l'Algérie n'est descendue aussi bas.C'est pourquoi, la peur gagne de plus en plus, non pas ces truands qui dilapident les biens publics, mais les citoyens honnêtes.

  2. D'aulnoy à zeralda en passant par le "val de grâce" !
    Notre défaitisme,nos lâchetés,nos renoncements à la dignité de préserver l'algerie algerienne libérée dans nos maquis par nos parents,nos complaisance devant l'esbroufe ,le mensonge et le vol nous ont imposés plus de 50annees d humiliation et de sous développement tout azimuth!
    Bouteflika,le natif de oujda "la marocaine" ne rêvait que d une seule chose,ressembler à son ALTER EGO hassassin2,en jetant son dévolu sur son futur royaume ,l'algerie!.
    Faut il faire appel à freud pour nous l'expliquer?!certainement pas!tellement les choses depuis aulnoy jusqu'à zeralda sont claires et limpides!
    Dommage ,pour son égo,que du temps de hassan 2,le futur moulay abdelaziz 1avait des lignes rouges à ne pas dépasser.Depuis que "les lignes rouges "ont sauté",le monarque alaouite s 'en est allé!son alter ego aurait apprécié qu il constatât que le 3/4 président est devenu 4/4 MOULAY comme lui!!
    SEULEMENT un royaume a besoin d héritiers.Hassan2 en avait 2,n'est ce pas "monsieur sidi khouya ahbibi"?
    Un ancien syndicaliste,sans foi ni loi ,pire que son aîné, comme héritier d'un ersatz de royauté !pas facile à réaliser lorsque tout n'est qu esbroufe,corruption et dilapidation de l'argent dune rente!
    Faut un minimum de "sang bleu algeroalgerien" pardi!

  3. Quelle honte de voir cette famille avec roi,prince et larbins de pacotille mettre main basse sur notre terre l'algérie pour la déposseder de ses richesses en oppressant ses pauvres peuples!

    -Quelle honte sur nous peuples d'algerie que de permettre à une famille de pieds nickeles de nous dominer,de nous humilier et de nous rabaisser chaque jour un peu plus!

    -Quelle honte de nous montrer aussi lâches,défaitistes et sans dignité pour accepter que bouteflika abdelaziz,said et leur clan maffieux s'emparent ainsi de notre pays !

    -Quelle honte tout ce silence et cette lâche résignation depuis plus de 50ans!

  4. "Mouloud Hamrouche : « Il n’y a pas de conflit au sommet de l’État » "Source TSA.
    Mais Monsieur Hamrouche, pourquoi essayez-vous de cacher le soleil avec un tamis ? l'obligation de réserve, ne peut vous dispenser d'aborder les questions nationales avec beaucoup d'honnêteté et de sincérité. Il est vrai que vous vous prétendez "enfant du système". Mais jusqu'à quelles limites votre silence sera rompu ? Le chaos, l'explosion sociale, l'anarchie ? Il est vrai que quelquefois il est bon de cacher au peuple ce qui pourrait l'inquiéter.

  5. Complètement à coté de la plaque , votre article est un spécimen de stipidités alors svp gardez vos espoirs de rejoindre l'escarcelle des nommés de votre article.
    Foutre un général ou assassiner un ancien DGSN c'est l'amusement de la galerie , vous croyez en cela gros naif aulieu de traiter tout le reste de naif…
    La guerre est là, insidieuse et sourde pour le moment entre les deux clans que vous limitez aux "Civils" et au "Militaires", quelle idiotie d'analyse mécaniste, finalement prenez un peu de recul au lieu de s'avancer sur un terrain parfaitement inconnu, non, alors .

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