Nous appelons à nos aimables lecteurs pour répondre à ces quelques questions sur la commémoration du 1er Novembre et son esprit.
L’internaute doit préciser l’âge, le sexe pour différencier entre la génération qui a vécu, même très jeune la guerre, celle de l’indépendance et celle d’aujourd’hui qui n’a plus aucun « contact direct » avec les faits. Et la région si possible (est-ce que par exemple dans la région des Aurès on entretient davantage le souvenir qu’ailleurs ?).
- Vous a-t-on transmis des souvenirs de la guerre de libération ? Qui ?
- Votre établissement scolaire, votre entreprise célébraient-ils le 1er novembre ? En quelle (s) année(s) ? Comment ?
- A quand remonte la dernière commémoration publique ou populaire du 1er novembre 54 dont vous vous rappelez ?
Que signifie pour vous le 1er Novembre ?
Le Matindz





1. OUI , en plus de mes quelques souvenirs , par ma mére , mes cousins , mes oncles mes tantes, les gens de mon village natal Tahelkets , Ait amrous Tichy ( W. de Béjaia ). Un village entiérement rasé par l'armée coloniale en 1956. Ma tante aujourdhui décédée de Ait melloul se vantait d'avoir hébergé et préparé la galette et le couscous au colonel Amirouche et ses troupes de passage par taourirt pendant la guerre de libération.
2.Fin des années 60 debut des années 70 : Centre d'enfants de chouhadas de Cap-Aokas et Sétif "La Shopper" pour les anciens et anciennes élèves de ces centres. On nous faisait marcher dans la rue en rangs par deux entonnant les chansons patriotiques : Ikhouani la tensaou Chouhadas …, Qassamen … et nous grisaient de belles paroles du genre : Entoum ridjal el moustaquebal ! 40 ans aprés on retrouve les mêmes personnes qui vous disent tab-jnanna mais qui rempilent pour d'autre mandats sans faire de place au moustaquebal dont ils nous gavaient.
3. il y a bien longtemps , au milieu des années 90 , lorsqu'on s'est donné rendez-vous au carré des chouhadas au centre de Tichy, en guirlandé et pavoisé à cette occasion pour un recueillement à la mémoire de nos chouhadas. Comme quoi Tichy cette station balnéaire , aussi le dernier village d'Algérie à se doter d'une petite mosquée , ce n'est pas seulement les bars , les discothèques , les restaurants et hotels de luxe , Tichy a aussi un grand passé révolutionnaire que les valeureux(ses) Moudjahidines et moudjahidates pourraient bien vous raconter par les glorieuses batailles menées contre l'armée coloniale par les montagnes de Djoua , EL hit , Ait Amrous etc…
4.Le 1ier Novembre est un repére , une date historique dans le déclenchement de notre glorieuse révolution contre l'oppression coloniale et sa main mise sur les richesses du pays. Le 1ier Novembre marque le début de la lutte armée contre le système colonial pour le recouvrement de l'indépendance du pays et de la souveraineté nationale. La guerre de libération de l'Algérie n'était pas une guerre sainte contre l'occupation coloniale , elle était avant tout une guerre contre l'oppression coloniale , ses exactions , ses tortures et ses atrocités , c'était une guerre pour le recouvrement de sa dignité humaine , son émancipation et de sa liberté de vivre. Beaucoup y ont contribué les musulmans et les non-musulmans , des juifs , des chrétiens , des athées , des communistes pour concrétiser ce qui est communément appelé le rêve Algérien.
La guerre d'Algérie, je l'ai vécu, dans ma chaire et dans mon sang.
Interroger les jeunes à qui en refusent tout, les libertés, alors que nous parents, ils ont pris les armes pour ces libertés et pour un meilleur répartition des richesses du pays.
À votre avis, les jeunes mêmes les survivants des anciens combattants de la vraie A.L.N., pour subsisté, ils sont partis en France, et la majorité d'entre eux ont sollicité conformément à la loi à récupéré leur nationalité Française.
Alors les jeunes qui n'ont pas vécu la guerre d'Algérie, je ne vous en parle pas, ils doivent maudirent ceux qui ont combattus la France.
Si je dois mettre un peu de mon luxe quelque part,
c'est pour ma plume, l’arme de mon âme.
L’Algérie de demain.
L’Algérie de Abane et Amirouche, la clef de notre réussite.
Par devoir de mémoire, ce qui doit être dit, de part et d’autre. Et je suis persuadé qu’il est temps de faire la lumière sur le vécu enduré par nos parents et grands-parents durant la guerre de libération, même si le dialogue n’est pas une posture à laquelle nous tenons beaucoup. Et, en tout cas, il est de notre devoir d’acheminer le message de la Révolution vers les jeunes générations. Et qu’ils considèrent, ces générations vouées à un oubli dicté par la contingence, chaque témoignage – sensible et émotionnel – comme un patrimoine commun qui leur serait communiqué, pour prendre conscience de la situation, des répercussions ravageuses que le colonialisme a fait subir au peuple Algérien, à travers son histoire.
Hier, Camus, témoin oculaire de la cruauté vécue par nos ancêtres sous l’égide colonial, écrivit sur un ton où l’historique le disputait à l’esthétique : « des enfants en loques disputer à des chiens kabyles le contenu d’une poubelle… » Aujourd’hui, c’est grâce aux sacrifices de nos valeureux martyrs, ont grandi nos enfants, disputer à des puissances mondiales le savoir qui fait évoluer l’avenir incontestable de l’Algérie.
En effet, pour réussir sa récolte dans l’invocation, il faut savoir apprécier le labeur entamé par les enfants du 1er novembre 1954 et être en mesure d’apprendre, avec rigueur et rectitude, de leur sérieux et leur persévérance prônés par le congrès de la Soummam mis en œuvre par Abane Remdane, l’architecte de la révolution Algérienne. L’idéal a été tenu vivace par le père de la révolution algérienne Krim Belkacem lorsqu’il déclara lors de l’ouverture de la conférence d’Évian le 20 mai 1961 ce qui suit : « comme nous avons eu l'occasion de le déclarer, l'Algérie veut accéder à la vie internationale, sans complexe, avec le désir sincère de coopérer avec tous les peuples et d'apporter sa modeste contribution au progrès humain. »
Amirouche instruisit le chef d’un village (de la région Beni Ourtilene) de construire une école que ce village même partagerait avec un village voisin. Le chef du village répondit qu’il y avait des conflits entre les deux villages. La repense n’ayant pas été adéquate à la situation, qui exigeait le rassemblement de toutes les forces pour battre le colonialisme ; Amirouche répondit que lui-même venait de loin et que la logique suivie par ce chef devait exclure toute intervention d’un étranger que fut, dans ce cas, Amirouche lui-même. Amirouche dit au chef du village : « D’où je viens moi pour qu’on s’entende, vous et moi ». La réponse a été assortie d’une amende lourde (à payer avant la levée du jour), qui contraignit paradoxalement ce chef de village à demander de l’aide auprès du village avec lequel il dit entretenir des liens conflictuels pour s’acquitter de la peine qu’on lui infligée.
La discipline conçue par le colonel Amirouche n’a pas cessé d'émerger dans les esprits de ceux qui ont défié et fait abdiquer la machine coloniale, pour nous rendre la joie de la liberté dont on fûmes spoliés depuis des siècles. Amirouche, joignant la technique militaire à la passion de la libération nationale, illustre de cette disposition à servir la patrie non pour s’attribuer un quelconque éloge, mais pour honorer le serment donné aux frères tombés au champ d’honneur. Pour mémoire, il faut combattre l'oubli, car en le combattant le passé prend un sens vers l'avenir.
Honneur et gloire à nos martyrs
Par. Mezheri Mostapha
« Voilà un cours qui me semble très approprié pour démarrer l'année scolaire dans tous ses paliers. Humilité, clairvoyance, don de soi, solidarité et amour de la patrie devront être les maîtres mots de nos enfants qui constituent la génération de l'Algérie de demain. » Karim Younes (Ancien ministre de la formation professionnelle et Président de l'Assemblée Populaire Nationale. Écrivain et historien.)
http://karim-younes.com/lalgerie-de-demain/