Le problème de la Santé est beaucoup plus complexe qu’on le croit, il est le résultat de l’absence d’une vision stratégique qui puisse mettre radicalement de l’ordre dans ce secteur en plein déliquescence; bien que des investissements énormes aient été consentis depuis l’indépendance, ses performances restent encore insuffisantes.
Le nerf moteur qui annihile toute forme de régulation ou de vraies réformes se situe au cœur des intérêts occultes ou apparents de la filière du médicament et des équipements hospitaliers. Des sommes colossales sont en jeu et les lobbies des laboratoires pharmaceutiques internationaux avec leurs ramifications internes ne vont pas lâcher prise, tant qu’il n’y aura pas une vraie industrie pharmaceutique nationale qui puisse atténuer cette hémorragie financière. Les gestionnaires des hôpitaux publics, sont le premier rempart et le bouclier protecteur pour défendre l’économie nationale contre la voracité et la spoliation des richesses du pays, mais combien le font-ils ? Ont-ils la volonté de le faire ? Peuvent-ils le faire ? Ont-ils les coudées franches ?… Malheureusement, certains ne sont là, que par la volonté de ceux qui les ont placés là où ils sont pour les servir. D’autres ne sont pas à l’écart de la société et de ce qu’elle secrète, la tentation de l’enrichissement personnel et l’abus des biens sociaux. Personne n’est à l’abri, ceux qui résistent sont rares et ne se font pas d’illusion.
Comme il y a une Économie informelle, des cambistes informels, une École informelle, une Administration informelle il existe aussi une Santé informelle qui ne peut sortir du cadre sociétal régi par des pratiques souterraines, clientéliste et népotiste, et c’est dans la logique des choses. Le ministre de la Santé a pris son bâton de pèlerin, et fait des visites inopinées en « simple » citoyen anonyme dans les établissements hospitaliers publics, pour voir de plus près la situation de son secteur. Certains crient au populisme, d’autres apprécient, les syndicats des personnels médicaux et paramédicaux s’offusquent, rejettent les stigmatisations de leur corps. En effet, personne ne réfute que les conditions d’exercice de l’acte médical, sont en deçà des normes internationales, la carte hospitalière (nombre de médecin par habitant et nombre de lit proposés) reste encore insuffisante pour satisfaire la demande de couverture sanitaire qui ne cesse de croitre avec le peu d’hôpitaux construits, quoique des les moyens mis à la disposition du secteur sont gigantesques. Dans de telles conditions, peut-on parler d’acte médical quand un chirurgien enchaine les interventions dans des conditions intenables qui durent parfois plus de dix heures par jour ; souvent, il ramène avec lui son sandwich et sa bouteille d’eau minérale pour pouvoir tenir physiquement.
Le personnel paramédical est aussi dans les mêmes conditions de pénibilité et de précarité, les infirmiers et les techniciens de la Santé, sont soumis au stress, à l’incivisme des citoyens, aux maladies infectieuses, à la pollution de l’environnement dans lequel ils évoluent (Agents pathogènes, agents chimiques, rayonnement, bruit, manque d’hygiène…). Ils sont généralement dévoués et très professionnels, ils l’ont prouvé durant la décennie noire et pendant les catastrophes naturelles, les tremblements de terre, les épidémies… Leur devoir est de prodiguer le réconfort et les soins aux malades, cependant leurs droits ne sont pas à la hauteur de ce qu’ils donnent physiquement et psychologiquement.
Un chirurgien qui a fait plus de 11 ans d’étude après le baccalauréat perçoit un salaire ridicule qui fait rire un agent de sécurité à Sonatrach, ne parlons pas d’un paramédical qui, en fin de carrière touche au plus un salaire 45000DA, et sort en retraite dans l’anonymat le plus total sans aucune prime de départ. Injuste, pour ceux qui s’occupent de la santé des autres. Ajouter à cela la pression et l’abus de pouvoir de certains directeurs zélés, qui au lieu de créer les conditions favorables à la stabilité des jeunes médecins spécialistes, font tout pour les faire fuir dans le but de conventionner d’autres médecins qui exercent dans le privés. Ils oublient au passage qu’un bon responsable est celui qui force le respect et inspire l’admiration de ses subordonnées et non pas celui qui les tyrannisent et celui qui les démoralisent, au dépens de l’intérêt du patient et du service. Comme il y a des directeurs d’hôpitaux qui passent tout leur temps à refaire les travaux et recevoir les entrepreneurs plutôt que de constater l’état des lieux de leurs services. Faire endosser les dérives du secteur de la Santé aux seuls praticiens et aux paramédicaux, est un non-sens et une vision étriquée de la réalité. Comme dit le Chinois, le poisson pourri par la tête. Il est temps de situer les responsabilités de chacun et à tous les niveaux des intervenants ; car que demande un malade admis à l’hôpital ? En premier lieu des soins, des conditions médicales et de l’accompagnement psychologique. Peut-on parler de conditions médicales si l’hygiène y est absente ? Plutôt de mouroir ! Mais aussi, à quoi bon mettre un malade dans des conditions d’hôtel classé 5 étoiles, si l’acte médical n’est pas à la hauteur de ce qu’il devrait être. Est-il venu en villégiature ? Surement pas. Injecter des milliards de dinars dans ces hôpitaux est insuffisant avec un mode de gestion qui a montré ses limites. Avoir les plus belles structures hospitalières, propres, fonctionnelles avec un corps médical compétent et professionnel, tout cela demande des moyens de fonctionnement et de gestion que le trésor public ne peut pas supporter indéfiniment.
Cuba qui est un pays sous embargo depuis 52 ans est arrivé avec peu de moyens à universaliser l’accès aux soins à toutes les catégories de la population et à obtenir des résultats similaires à ceux des nations les plus développées. Son système de santé repose sur la médecine préventive et ses résultats sont exceptionnels. L’Organisation mondiale de la santé (OMS) fait l’éloge du système de santé cubain et appelle le monde à suivre son exemple dans ce domaine et remplacer le modèle curatif, inefficace et plus couteux, par un système basé sur la prévention et souhaite que tous les habitants de la planète puissent avoir accès à des services médicaux de qualité, comme à Cuba. C’est la voie à suivre, dit-on, car la santé humaine ne peut s’améliorer que grâce à l’innovation. Les médecins cubains sont très appréciés partout en Amérique latine et en Afrique.
Cet exemple nous rappelle encore une fois que les systèmes qui ignorent le capital humain, l’intelligence, la créativité, l’innovation et le savoir et qui font le choix du règne de la médiocrité vorace, sont voués inéluctablement à l’échec. Sans une industrie pharmaceutique nationale et sans mettre le gros de l’effort dans une médecine préventive et sur la recherche et le développement, l’Algérie restera consommatrice de ce que les créatifs inventent et lui vendent…jusqu’à quand ?
Ahmed Farrah




Arrétons de trouver des excuses à tout !!! personne n'a forcé ces individus à suivre des études longues, ils l'ont fait par choix (et encore des études payées par de l'argent publique) !!! celui qui veut devenir milliardaire n'a qu'à ouvrir une boutique ou faire de l'import … non pas jouer avec la vie des gens !!!
il n'est pas demandé à ces personnes de construire des fusées et des engains spatiaux pour conquérir les planètes !!! il leur est juste demandé d'appliquer les gestes techniques qui leur ont été inculqué et pour lesquels ils touchent un salaire !!! comme c'est le cas dans le monde entier !!!
D'abord, il faut savoir de quoi nous parlons, pour qu'il y est un système de santé, il faut qu'il soit organiser, or, quelque soit la volonté du Ministre actuel qui semble vouloir prendre son travail à coeur, il lui au moins dix à quinze ans pour qu'il y parvient à construire quelques qui peur fonctionner à peu prés normalement, puis il lui faut qu'il réintègre dans le circuit les Médecins Algériens qui croupissent dans les hôpitaux étrangers comme en France, en leur facilitant la réintégration et en leur donnant les moyens matériaux moderne adéquates pour qu'ils puissent vraiment exercer leur métier, enfin imposer à nos mafieux des sanctions sévères pour leurs dépenses de santé en dehors du pays, comme le faut président par exemple.
Ce que vous dites, c'est possible, il en est existe certainement, mais est-ce suffisant pour les laisser dans les pays étrangers, alors que nous déplorons le manque de spécialistes et des vrais professionnels de la santé.
Je préférerai les voir réintégrer le pays, leurs donner un bon salaire, et travailler dans le pays que les avoirs former puis payer leurs études pour qu'ils restent dans les pays étrangers.
Si, nous voulons relever le pays, il faut savoir taire nous jalousies, payer les salaires décents à ceux qui le méritent que de laisser des millions d'Euros investi par les mafieux comme responsable du parti F.L.N., et d'autres qui sortent l'argent du pays pour l'amené en France acheté des appartements et autres.
je voudrais d'abord remercier ce journaliste Ahmed Farrah pour cette analyse objective et constructive par contre je suis écœuré par le commentaire de klouzazna qui accuse les médecins à tord,j'aimerais bien le voir pour lui expliquer que les études payées par l'argent publique est un investissement que ce soit en médecine,architecture,droit ou formation professionnelle ou autre!je l'appelle aussi à revoir le terme de respect de l’échelle des valeurs,la notoriété !je lui rappelle qu'on écrit engins et non "engains "quand aux salaires sachez que les médecins Algériens sont les plus mal payés au monde je ne voudrais pas m'étaler d'avantage sur ce sujet car ce klouzazna ne peut être qu'un nul avec qui il ne faut pas perdre sa salive!!!
Les lits de val de grâce pour les uns et les lits des "oueds" pour les autres!
NON ASSISTANCE A personne en danger!
Un homme ,un pauvre algérien,un misérable algérien,jeté et abandonné sur la rive d un cours d eau,à BLIDA
Pendant qu un homme se meurt "bouffé" par des vers et des fourmis ,abandonné sur le lit d un cours d eau désséché
,durant 3 jours,au su et au vu de tout le monde!
Les pompiers et les gendarmes l ont laissé ,abandonné à son misérable sort,selon les gens qui les ont alértés ,les pieds gangrénés ,infestés de vers et sur lesquels s acharnent ,tel sur un cadavre ,alors que cette personne est vivante ,une armée de fourmis !
Et durant ces trois jours durant lesquels un homme vivant est ainsi abandonné ,laissé malade à son misérable sort,nulle doute ,qu'aux alentours, les mosquées étaient pleines de "ces braves gens" qui vont prier leur dieu ,alors que tout prêt un homme vivant se meurt rongé par les vers et les fourmis!!
Des gendarmes et des pompiers sont venus le voir et auraient déclaré aux gens qu ils ne peuvent rien pour lui!!
Les lits de val de grâce pour les uns et les lits des "oueds" pour les autres!
https://www.youtube.com/watch?v=YpesrTC4lDI
Les dignes travailleurs de la santé (qui exercent l'un des métiers les plus nobles qui puissent exister … sauver des vies !!! quoi de plus noble que ça) ne devraient pas reproduire l'erreur des anciens travailleurs qui entretripises publiques qui ont laissé faire et parfois soutenu les quelques voyoux qui administraient ces entreprises et qui les avaient mené à la fermeture !!!
un fruit pourri ça s'élimine sinon il finira tot ou tard par pourrir ses voisins !!!