Troisième et dernière partie de la réflexion que nous a fait parvenir l’universitaire algérien Lahouari Addi. Elle a été précédée par
– Première partie : Les limites idéologiques du mouvement de libération nationale
– Seconde partie : La compétition entre francophones et arabophones
L’élite arabophone s’est considérablement élargie à la faveur de l’arabisation de l’enseignement et de sa démocratisation. Composée en majorité d’enseignants, cette élite s’est rapprochée de la population dans les années quatre-vingts par l’animation de causeries religieuses dans les mosquées de quartiers. En dehors de ses heures de cours, renseignant fréquente la mosquée, dirige la prière du soir et souvent commente le Coran après cette prière, en faisant des références à l’actualité, interpellant là conscience des croyants et la responsabilité des dirigeants.
Ces enseignants, imams volontaires, présentaient la particularité d’êtres jeunes (âgés entre 25 et 40 ans), n’avaient pas suivi la filière traditonnelle d’apprentissage du Coran, ne vivaient pas de la générosité des habitants du quartier ([1]), et étaient virulents dans leurs prêches dans une perspective subversive, Leur impact et leur autorité sur le milieu de leur quartier de résidence provenaient de la forme religieuse de leur discours et de son contenu agressif vis-à-vis du pouvoir et « de ses alliés occidentaux qui cherchaient, selon eux, à ébranler l’éthique islamiste à travers la libéralisation des moeurs, et notamment à travers l’émancipation de la femme ».
Ce qui était donc nouveau, c’est que ces critiques morales étaient exprimées par de jeunes gens, alors que par le passé, elles l’étaient par des personnes âgées, soucieuses du respect de la tradition. Ce même discours moralisateur des anciens oulémas est désormais proféré sur un ton menaçant, vigoureux et agressif, avec une finalité politique, et est porté par de jeunes hommes dont la profession est enseignant, médecin, ingénieur, technicien… : Ali Belhadj est professeur d’enseignement moyen, Abdelkader Hachani est technicien supérieur en hydrocarbures, d’autres encore qui n’avaient pas connu la célébrité au niveau national, mais qui étaient toutefois populaires dans leurs quartiers. En dehors de leurs activités professionnelles, ils dirigeaient la prière du soir dans des mosquées de quartiers et animaient des causeries sur des thèmes sociaux (la femme, la justice, l’honnêteté du fonctionnaire…) dans un langage qui avait attiré à eux des foules nombreuses. Ils avaient bâti leur célébrité sur un discours agressif envers le pouvoir et basé sur la norme religieuse. Ils ont ensuite transcendé leur statut de clerc pour devenir des hommes politiques qui, à l’aide des foules qui les suivaient, cherchaient à conquérir le pouvoir d’Etat, afin, précisaient-ils, de le faire obéir à la morale.
L’imam occasionnel qui captait l’intérêt des croyants venus l’écouter le soir à la mosquée du quartier était un fonctionnaire, soit ousted (professeur) dans un lycée ou une université, soit hakim (médecin) dans un l’hôpital, soit encore mouhandess (technicien, ingénieur) dans uneentreprise d’Etat. Il n’appartenait donc pas à une catégorie déclassée, ne tirait pas son revenu du secteur informel et ne vivait pas de la solidarité du quartier. Cet imam appartenait aux couches sociales privilégiées, possédait un logement, une voiture, disposait d’un traitement de fonctionnaire qui le mettait à l’abri du besoin. L’autorité que lui conférait la fonction d’imam était renforcée par le statut social qui l’identifiait aux cadres francophones dont la prétention, aux yeux des fidèles de la mosquée, est de monopoliser la modernité sociale. A la fin des années 1970 et au début des années 1980, ces imams-enseignants étaient devenus des phénomènes de société. Invités aux funérailles et aux cérémonies religieuses des mariages, Us prêchaient la bonne parole, enregistrée sur des cassettes, réécoutée et commentée en famille.
Quand cette élite née de l’Indépendance s’est intéressée à la vie publique, au lien social, à l’Etat, elle est devenue un acteur politique que le pouvoir a sous-estime au départ parce qu’il espérait la récupérer le moment venu. Entrés en dissidence vers la fin des années 1980, les imams-enseignants se présentent comme des intellectuels contestataires, prêchant la parole divine, appelant à la solidarité et à la justice sociale, condamnant la corruption et la libéralisation des moeurs, dénonçant les atteintes à la religion. Si l’on définit l’intellectuel comme un individu dont la parole portant sur des valeurs sociales a un écho auprès d’un public, ces imams – enseignants sont des intellectuels. Mais ils le sont dans une société où l’autonomie du politique ne s’est pas affirmée, où la religion ne s’est pas sécularisée, où l’individu ne s’est pas libéré de l’imaginaire communautaire qui l’emprisonne et qui lui refuse la liberté politique. Les imams intellectuels ont un public dans une société où l’opinion publique n’existe pas, si l’on entend par opinion publique cet acteur politique qui change les majorités parlementaires et les gouvernements régulièrement.
Les imams intellectuels sont contestataires mais ne sont pas critiques, car la conscience critique des pratiques sociales est refoulée par l’idéologie religieuse dont ils sont porteurs. C’est pourquoi Us ne critiquent pas les fondements du pouvoir à travers l’unicité du parti et la suprématie de l’armée dans les institutions. Ils contestent uniquement les hommes qui ont en charge ces institutions et se proposent de les remplacer. Ils ne critiquent pas non plus la société dans une perspective de modifier le lien social ; ils lui reprochent uniquement de s’être écartée de Dieu, et ils se proposent de l’en rapprocher. L’imam-enseignant est un intellectuel contestataire qui cherche à être un intellectuel organique du pouvoir pour lequel il milite.
Où en est l’Algérie aujourd’hui ? Les imams-enseignants ont-ils toujours le même impact après huit années de violence meurtrière ? Il semblerait que la dynamique sanglante a diminué l’impact du discours religieux dans la population et a renforcé dans des pans entiers de la population un désir de séparation de la religion de la politique. Mais l’héritage est lourd à assumer de part et d’autre. La méfiance, parfois la haine, marque le comportement des Algériens qui ont perdu, entre autres, les illusions unanimistes. Paradoxalement, l’Algérie est aujourd’hui plus mûre pour la construction d’un Etat qu’il y a trente ans, car l’Etat procède de la nécessité de réguler les divergences reconnues publiquement. Et c’est aujourd’hui plus que jamais qu’elle a besoin d’intellectuels. Si cette fois-ci ils manquent le rendez-vous, Ils n’auront pas la circonstance atténuante des limites idéologiques du mouvement national.
Lahouari Addi
Cet article a aussi été publié dans Implications et engagements en hommage à Philippe Lucas, Presses Universitaires de Lyon, Lyon, France. ISBN 2-7297-0667-4. Reproduced by Hoggar Institute, 2008.
[1] En milieu urbain sous la colonisation, l’imam de la mosquée vivait de la charité du voisinage.




Le rendez-vous, l’Algérie certainement va le manquer par la simple qu’ils n’y a plus d’intellectuels ou presque. Le peu d’intellectuels qui existaient ont trouvé des cieux plus cléments et accueillants. Notre système éducatif forme des imams-enseignants pour ne pas dire des illetrés.
LES MOSQUEES SONT PLEINNES, MAIS SON EXTERIEUR EST BOURRES DE SALETE ET D ORDURES, TOUS SIMPLEMENT OU EST LA SAGESSE ?
Si je puis me permettre, la dernière partie de l’analyse de Mr Lahouari Addi est beaucoup plus percutante pour ne pas dire très proche de l’analyse parfaite de la situation.
Je vais relever quelques points que je conteste. Je cite Mr Lahouari Addi :
« L’élite arabophone s’est considérablement élargie à la faveur de l’arabisation de l’enseignement et de sa démocratisation. »
Effectivement l’enseignement s’est largement démocratisé. Il s’est malheureusement démocratisé au détriment de sa qualité. Je ne veux pas que mon assertion soit comprise comme étant une volonté de favoriser l’élitisme. Il n’en est rien ! J’estime que l’enseignement et le droit d’accéder au savoir doivent être des droits incontestables. Etant de la génération née juste avant l’indépendance, j’ai pu côtoyer dans mon village des analphabètes, des francisants et des arabisants. Je puis vous assurer que je suis arrivé à la conclusion que j’étais plus à l’aise avec un vrai analphabète qu’avec un arabisant. L’arabisation idéologique, dictée à nos dirigeants de pacotille par la Ligue Arabe, a détruit l’avenir de plusieurs générations et a fait des ravages chez nous.
Vers la fin de l’analyse, ce passage a bien tiré mon attention. Je cite ;
« Où en est l’Algérie aujourd’hui ? Les imams-enseignants ont-ils toujours le même impact après huit années de violence meurtrière ? Il semblerait que la dynamique sanglante a diminué l’impact du discours religieux dans la population et a renforcé dans des pans entiers de la population un désir de séparation de la religion de la politique. »
Bonne observation ! Cependant, je demanderais à Mr Lahouari de faire un tour en Kabylie. C’est là qu’il trouvera le discours religieux des Les imams-enseignants. Le discours a juste été délocalisé pour des raisons de conjoncture et surtout par la forte volonté de miner cette région.
Sinon, je tire chapeau à Mr Lahouari. Il vient de nous donner la preuve de ce que j’ai toujours martelé : Une langue est un moyen de communication, mais aussi un excellent véhicule. On communique aisément en Arabe, mais pour ce qu’elle véhicule, alors ? L’Islam est incontestablement la seule et unique réponse. L’Arabe ne véhicule rien d’autre.
Cessons de diaboliser la langue arabe et l’islam. Ils ont été simplement utilisés par nos différents dirigeants pressés d’asseoir leurs dictatures.
@ Khalfi Yacine
Aucun besoin de diaboliser quoi que ce soi. Les résultats parlent d’eux-mêmes.
La bonne question à se poser serait pourquoi nos dirigeants n’ont pas utiliser une autre langue et une autre religion pour « asseoir leurs dictatures » ?
A Kabyliste vous dite "On communique aisément en Arabe, mais pour ce qu’elle véhicule, alors ? L’Islam est incontestablement la seule et unique réponse. L’Arabe ne véhicule rien d’autre. "
quelle langue choisirez-vous, mon frere ( algerien) auccune langue n’est parfaite, faisant avec les moyens qu’on a, chaque rédgion choisit sa langue, a mon avis c’est l’ideal pour tous, personnelement je n’accepte pas le francais comme langue de science, et pour des multitudes de raisons autres, je ne pense pas que l’arabe est pour quelques chose dans la décadence de l’ecole algerienne, c’est nous qu’on se mettes des contraintes inutiles.
Il faut sortir du cercle vicieux de la religion qu’on veut nous imposer malgré nous, et puis comme on dit : à chacun sa religion et les vaches seront bien gardées, n’est-ce pas? pourquoi vouloir en imposer bessif à d’autres. Parlons plutot du développement de notre pays, de l’amélioration de notre environnement et de la qualité de notre vie .Les illusions unanimistes, l’intinct grégaire et le fatalisme communautaire et conformiste ne nous ont pas fait grand bien, il est temps de se remettre en question et amener nos jeunes devenir libres d’esprit, intellectuellemnt autonomes et critiques vis à vis des mouvements d’ensemble mystiques ou sectaires qui peuvent les induire en erreur ou les empecher de lutter en permanence pour améliorer leurs conditions et d’aimer la vie dans ce monde.
Aujourd’hui avec un copin qui me dit que la Hollande est le premier pays au monde en production laitiere, sachant qu’il n’est pas plus grand que la wilaya de Djelfa, un autre copin replique oui mais la bas les intellectuels gouvernent et les vaches font du lait, ici les vaches gouvernent et les intellectuels sont mis a l’ecart. je suis tout a fait d’accord avec cette idée.
@ ca21dz (II)
J’ai omis de vous dire la raison primordiale du devoir de nous départir de l’Arabe en tant que langue officielle et surtout de l’enseignement.
Savez-vous mon cher compatriote que seulement 0.1 % des publications scientifiques dans le monde sont produites par les musulmans ? Et comme il y’a beaucoup plus de musulmans que d’arabes dans le monde, je vous laisse deviner le pourcentage que ça donnerait pour les publications scientifiques purement arabes. Ma source ne peut être taxée d’arabophobie ou d’islamophobie. Je vous la cite : http://science-islam.net/breve.php3?id_breve=546
Ce site (http://www.heeact.edu.tw/ranking/EngTop100.htm et http://www.heeact.edu.tw/ranking/EngIndicator.htm) classifie les universités par différents critères : Articles scientifiques publiés, citations des articles dans d’autres publications, etc. Lisez bien la liste des 100 premières universités au monde (je vous affirme qu’aucune n’est française). Votre challenge est de me trouver une université arabe parmi les 500.
A présent, je vous laisse déduire quelle est la langue de mon choix pour une l’école algérienne de demain. Une école qui produira des cerveaux et non des terroristes.
Je suis entierement d’accord avec toi compatriote, ce que je veux vous dire, c’est que l’ecole algerienne doit etre algerienen avant tous, lal langue de pensé ce n’est pas la meme ecrite, tous le monde publie en anglais et c’est normale qu’on trouve pas des publication en arabe et meme en italien ou espagnoles, ou chinoi, le probleme de l’ecole algerienne c’est que on a pas de langue du tout, si demai j’apprenderai en arabe ou taùazigh je suis sur que je pouvait publier en anglais et ca sera comptabilisé comme publication anglosaxone, ce que je veux vous dire surtout soyant algerien déja et valorisant notre patrimoine liguistique pour notre bien.
la langue mes amis est un moyen de comunication en plus c’est la memoire collective de ceux qui utilise cette langue, accuser la langue d’etre la source de malheur ce n’est pas seulement injuste mais aussi absurde .la source de nos malheur c’est nous meme on n’est une nation depourvus d’une elite intelectuelle prete a se sacrifier pour son ideal, on est tous HCHICHA TALBA MIICHA notre conception de la vie est fausse notre philosophie est instinctive, nos mere n’on pas accoucher d’un JAURES, MARTIN LUTHER KING, ROBERT KINNEDY, GANDI, en revanche ils ont accoucher d’un ayada, zitouni, nezar, hatab etc…
@ ca21dz
Merci pour votre commentaire.
Beaucoup auraient vu un arabophobe en moi. Chose qui n’est pas vraie. Ce qui est en revanche vrai, c’est mon aversion pour les choses imposées et l’Arabe nous est imposé pour des raisons purement idéologiques.
Je vais vous donner une explication rationnelle à mes assertions concernant la langue arabe et l’Islam.
Statistiquement, il doit y avoir à peu prés 1 milliards 200 millions de musulmans sur la planète et 22 pays arabes ou dits arabes (je refuse l’épithète de pays arabe pour mon propre pays, l’Algérie.)
Si je vous dis que tous les pays arabes et tous les pays musulmans sont sous-développés vous me prendrez pour une mauvaise langue. Et bien, je suis désolé, ils le sont. Hormis les arabes et les musulmans qui visent dans les pays occidentaux, tout le reste vit dans des pays sous-développés. Est-ce une fatalité ou est-ce dû à des facteurs inhérents à ces sociétés qui les empêchent d’embrasser la modernité et le développement ? Je vous revoie la balle pour une explication rationnelle.
NB 1: Ne venez surtout pas me dire que Dubaï, les Emirats ou l’Arabie Saoudite sont des pays développés, parce que là, vous aurez confondu richesses naturelles avec développement.
NB 2 : Je tiens à remercier Ghanima pour sa lucidité et son courage. Des femmes comme elles, nous en avons cruellement besoin.
Pas de censure Le Matin!
Pardon Addi!
Drôle de "paradigme"! Un paradigme qui explique tous! Imam-enseigant? Enseignant-Imam? Revoir votre copie! La sociologie qui traîte de l’Algérie depuis Ibn Khaldoun jusqu’au aujourd’hui Bordieu prestigieux spécialiste de la Kabylie et des Aures, la sociologie tout court ne s’appuie que sur l’enquête et l’observation. Je dis bien l’enquête et l’observation, le reste est du domaine de l’apologie. Revoir votre copie au moins sur le plan de la vadité des informations (les vôtres sont fausses ): Hachani est ingénieur Gaz-Plastique de l’IAP de Boumèders. Il n’a jamais été enseignant, ni imam. Votre paradigme n’est pas fondé! votre thèse n’explique rien! Ne pas confondre politique et sociologie politique. Pardon Addi! Ne prennez pas vos lecteurs pour Johala au sens Ibn Khaldoun. L’Algérie a tout de même formé des citoyens qui réflichissent comme vous. Un peu plus ou un peu moins. N’inventez pas des paradigmes qui n’existent que dans l’imaginaire occidental. Hachani ou Belhadj et leurs bandes sont des politiques. Lisez Max Weber! Lisez Al Farbi ou Avereos sur le rôle du politique et de Alam (Savant). Pardon!
grace à Monsieur Benchicou beaucoup de sujets ont été abordés dans son site notamment ces histoires d’oulemas, imams et autres charlatans. en guise de conclusion je ne ferai que repeter et confirmer ce qu’on a toujours dit : Mohammed prends ta valise !
A Kabyliste vous dite "On communique aisément en Arabe, mais pour ce qu’elle véhicule, alors ? L’Islam est incontestablement la seule et unique réponse. L’Arabe ne véhicule rien d’autre. "
quelle langue choisirez-vous, mon frere ( algerien) auccune langue n’est parfaite, faisant avec les moyens qu’on a, chaque rédgion choisit sa langue, a mon avis c’est l’ideal pour tous, personnelement je n’accepte pas le francais comme langue de science, et pour des multitudes de raisons autres, je ne pense pas que l’arabe est pour quelques chose dans la décadence de l’ecole algerienne, c’est nous qu’on se mettes des contraintes inutiles.
Je voudrai juste revenir sur la conclusion de cette analyse qui dis que "Il s’emblerait que la dynamique sanglante a diminué l’impact du discours religieux dans la poulation et a renforcé dans des pans entiers de la population un désir de separation de la religion de la politique"
Je suis repartie en Algérie l’été dernier après 5 année d’absence (après cinq année de de concorde civile). Le constat pour moi est sans appel le ralliement des gens à des discours religieux qu’on appelerai en langage commun "extrémiste" est flagrant. le nombre de personnes en tenues ultra islamiques (burka, tchador, hidjab-plus, kamis etc ..) est impréssionnant (je parles surtout d’Alger et de Tizi-Ouzou puisque c’est dans ces deux ville que j’ai été). Ca fait froid dans le dos.
La religion est partout..
Il m’est arrivé un truc de dingue à Tizi même : je voulais essayer une tenue dans en cabine d’un magasin, le vendeur (un monsieur en barbe et en kamis) m’a expliqué que c’était "haram" qu’il fallait l’acheter et essayer chez moi..
Oui à Tizi qui l’auraît cru?! On a pas vu ça même pendant les 10 années de terrorisme….
@ca21dz. Exact. Les Américains utilisent bien l’anglais pour essayer de dominer le Monde. Nous n’allons pas pour cela critiquer la littérature anglophone. Le problème n’est donc pas un problème de langue ou de religion. Il faut examiner l’affaire sous un autre angle, sans préjugé et sans jeter l’anathème sur qui que soit. Et sans confondre les causes et les effets. A mon humble avis, la langue arabe et l’islam n’ont rien à avoir avec la chute de Grenade. Beaucoup d’autres facteurs entrent en ligne de compte pour tenter d’expliquer la situation actuelle du monde arabe et musulman.
Pour être plus clair, la langue arabe n’a pas véhiculé uniquement l’islam. Elle a permis de transmettre à l’Europe, l’humanisme et la science des Grecs anciens, en les traduisant. Et de bien d’autres choses encore, à l’époque où Charlemagne ne savait même pas ce qu’était une horloge. Nous n’avons qu’à lire l’Histoire avec un grand H, écrite par les Européens érudits eux-mêmes.
Skhilos n’a pas pris son café. Laisse les mères algériennes tranquilles meme celle qui ont accouché de Zitouni, Layada, Zerhouni, Hatab, … Ils sont le produit du Système, de l’école Aussaresses, Massu…
Les Algériennes ont enfanté des Fadhma N’Soumer, Hassiba, Ben Mhidi, Didouche, Zabana, Abane, boudiaf, Bouslimani, Mokbel, …
Sans rancune et bon débat.
A force d’évoquer tout en même temps, on se perd .deux reflexions ont attiré mon attention, Skhilos qui se plaint que nos meres n’ont pas enfanté des jaures, des marthin luther, des gandy..mais simplement des terroristes.C’est plutot simpliste comme vision;ceux que vous citez notamment les jaures ou les marthin luther ne sont pas des héros qui ont changé l’etat d’une société qui va à contre sens, mais bien des penseurs qui sont nés dans un environnement qui demandait déja le changement ;cet environnement les a créé;…ne croyez pas que des genies penseurs n’ont pas existé ou n’existent pas en ce moment dans le pays, ils sont là;ils sont partout, marginalisés par les uns, sous estimés par les autres..le systeme y est pour quelque chose certes, mais le peuple a suivi …le detenteur de l’idée ne l’interesse pas, c’est le detenteur du pouvoir qui l’interesse…on y est toujours.Qui est responsable le pouvoir ou le peuple, certainement les deux, l’un a tous cadenacé, l’autre a suivi betement, il ne s’agit pas de revolte, mais de garder sa liberté d’appreciation sur ce qui nous entoure…enfin passons…quand à Mr Kabyliste;il ne s’agit pas du fait d’etre arabe ou musulman, il s’agit d’un sous developpemnt historique hérité certainement depuis des siecles de decadence, et là, aussi bien l’afrique noir, beaucoup de pays d’asie, et bien sur les pays arabes..oui nous sommes tous des pays sous developpés…les raisons meritent bien tout un article;mais soyons d’accord sur une chose:ce n’est pas le fait d’etre arabe ou musulman, mais c’est le fait que pendant toute cette periode post independance de ces pays, on a pas creé le citoyen, on a instrumentalisé le tribalisme, le clanisme, ..et biensur la religion, on a tellment parlé au nom de cette religion (sans pour autant appliquer ces valeurs sociales )que nos amis berberistes lui imputent toutes les raisons de notre echec..et ca continue..Mr le kabyliste, une derniere chose:c’est vrai que les pays arabes sont tous sous developpés, mais reconnaissez au moins à quelques uns d’avoir entamé des initiatives sur le plan économiques, des initiatives qui ont au moins permis de faire face à des problemes comme le chomage, le tourisme pour la tunisie, le maroc et l’egypte, un pole financier pour les emirats, ..etc;avouez qu’on est les derniers sur ce plan, …je dirais enfin quelque chose:on peut discuter paisiblement des maux du pays sans pour autant insulter l’arabe, sa langue et sa religion comme vous le faites si bien Mr le kabyliste contrairement à beaucoup d’internautes sur ce site qui pour n’importe quel sujet :ecole, économie, agriculture, politique…se sentent obligés d’évoquer a chaque fois leurs fameuse chansons sur islamo-baathistes, ..moi je ne cesse de dire:que c’est en raison de la mediocrité, la malhonneteté, l’incompetence, le populisme, la demagogie d’un grand nombre de ceux qui ont eu le pouvoir entre leur mains..maintenant il est clair que quand il s’agit de demagogie et de populisme, on fera appel a ce qui touche la majorité:islam et langue arabe, c’etaient des instruments de la demagogie ;alors ne leurs en voulez pas, en voulez à ceux qui les en instrumentalisé, j’espere avoir été clair cette fois, parfois je m’emporte devant quelques interventions de berberistes à la limite du racisme, ..mais enfin la vie continuera sans les extremes.sans rancunes!
@ Bibel
Vous êtes bien plus pondérant et c’est bien apprécié.
Cela étant dit, je vais quand même devoir vous contredire.
L’islam est bel et bien la raison de notre sous-développement.
L’islam est un excellent inhibiteur de la libre pensée et de l’esprit critique. La preuve en est que les musulmans soient incapables de faire une étude critique des textes fondateurs de la religion musulmane, à savoir, le Coran, la Sirate et les Hadiths.
J’ai lu le Coran (l’excellente traduction d’Albin de Kazimirski Biberstein. Elle date de 1840).
Je vous assure que toute personne dotée d’un minimum de bon sens vous dira que si c’est ça la parole de Dieu, je refuse de croire en lui ! J’ai lu une tonne de hadiths aussi. Je parle de l’islam en connaissance de cause. Certaines sourates sont de vrais appels au meurtre de tous ceux qui refusent de croire en Allah et son messager. D’autres sont de la pure arnaque.
Permettez-moi de vous présentez quelques unes :
«Sourate des femmes, Verset 3
Et si vous craignez de n’être pas justes envers les orphelins, Il est permis d’épouser deux, trois ou quatre, parmi les femmes qui vous plaisent, mais, si vous craignez de n’être pas justes avec celles-ci, alors une seule, ou des esclaves que vous possédez. Cela afin de ne pas faire d’injustice. »
« Sourate 33
LES CONFEDERES
Donnée à Médine. – 71 versets.
47. 0 Prophète ! il t’est permis d’épouser les femmes que tu auras dotées, les captives que Dieu a fait tomber entre tes mains, les filles de tes oncles et de tes tantes maternels et paternels qui ont pris la fuite avec toi, et toute femme fidèle qui livrera son cœur au Prophète, si le Prophète veut l’épouser. C’est un privilège que nous t’accordons sur les autres croyants.
48. Nous connaissons les lois de mariage que nous avons établies pour les croyants. Ne crains point de te rendre coupable en usant de tes droits. Dieu est indulgent et miséricordieux.
49. Tu peux accorder ou refuser tes embrassements à tes femmes. Il t’est permis de recevoir dans ta couche celle que tu avais rejetée, afin de ramener la joie dans un cœur affligé. Tu ne seras coupable d’aucun péché en agissant ainsi ; mais il serait plus convenable qu’elles fussent toutes satisfaites, qu’aucune d’elles n’eût à se plaindre, que chacune reçût de toi ce qui peut la contenter. Dieu connaît ce qui est dans vos cœurs ; il est savant et humain.
50. Il ne t’est pas permis de prendre d’autres femmes que celles que tu as, ni de les échanger contre d’autres, quand même leur beauté te charmerait, à l’exception des esclaves que peut acquérir ta droite. Dieu voit tout. »
Des esclaves ? Le Dieu juste et miséricordieux n’est pas supposer abolir l’esclavage au lieu de l’encourager ? Captives ? Enfin de compte, le verset 47 donne un nombre illimité d’épouses à Mohammed. Dieu qui est supposé avoir créé l’Univers tout entier n’a rien trouvé de mieux à faire que de s’occuper de la vie sexuelle de Mohammed ? Il parle en ces termes Dieu ? « Dieu connaît ce qui est dans vos cœurs ; il est savant et humain » ? Il est humain Dieu ?
« Sourate 9
LE REPENTIR*
*C’est la seule sourate qui ne porte pas la formule "Au nom de Dieu clément et miséricordieux", omission que les commentateurs arabes expliquent différemment.
Donnée à Médine. – 130 versets.
5. Les mois sacrés expirés* tuez les idolâtres partout où vous les trouverez, faites-les prisonniers, assiégez-les et guettez-les dans toute embuscade ; mais s’ils se convertissent, s’ils observent la prière, s’ils font l’aumône, alors laissez-les tranquilles, car Dieu est indulgent et miséricordieux.
*Les quatre mois Chawal, Dhu-l-qa’da, Dhu-l-hijja et Muharram. »
Pas de contraintes en islam ? Tuez les idolâtres ?
Quelques hadiths pour la fin :
Musulman 682
Le Prophète a dit : "Ne lapidez pas l’adultère qui est enceinte jusqu’à ce qu’elle ait accouché de son enfant." …
Après la naissance, elle a été poussée dans un fossé, enterrée jusqu’à la hauteur de sa poitrine, et le prophète a commandé qu’ils la lapident. Khalid est venu avec un caillou qu’il a jeté à sa tête, et le sang a jailli, puis il l’a maudite. Le prophète doux a prié sur elle et elle a été enterrée.
(…) "Les cailloux ne doivent pas être trop petits ou la mort ne peut pas s’en suivre. Ni les cailloux ne doivent être trop grands ou la mort peut venir trop rapidement"
Hadith 114 dans le Sahîh de Muslim
« L’Envoyé d’Allah a dit: "O femmes! Faites l’aumône et sollicitez plus fréquemment le pardon d’Allah, car je vous ai vu former la majorité des réprouvés de l’Enfer". Une femme – parmi celles ayant l’esprit judicieux – s’exclama: "Et pourquoi cela, ô Envoyé d’Allah?". – "C’est, répondit-il, que vous multipliez vos malédictions et vous êtes ingrates envers vos époux. Je n’ai vu parmi les êtres faibles en intelligence et en religion personne qui, mieux que l’une de vous, fasse perdre l’esprit à un homme sensé". – "En quoi, reprit-elle, ô Envoyé d’Allah, consiste le défaut de notre intelligence et de notre religion?". – "Le témoignage de deux femmes équivaut à celui d’un homme… Voilà pour le défaut de l’intelligence, répliqua le Prophète, et quand elles ont leurs menstrues, les femmes ne cessent-elles pas de prier et de jeûner des nuits durant?… Eh bien! Voilà pour celui de la religion. »
Hadith 114 dans le Sahîh de Muslim
« Aïcha a dit : "J’avais six ans lorsque le Prophète m’épousa, neuf ans lorsqu’il eut effectivement des relations conjugales avec moi". Puis elle relatait: "Nous nous rendîmes à Médine. J’avais eu la fièvre pendant un mois, et avais perdu mes cheveux; mais ils repoussèrent abondamment et m’arrivèrent jusqu’aux épaules. Ma mère, ‘Umm Rûmân, vint me trouver tandis que j’étais sur une balançoire, entourée de mes compagnes. Elle m’appela et je me rendis à son appel sans savoir ce qu’elle voulait de moi. Elle me prit par la main, me fit rester sur la porte de la maison, jusqu’à ce que ma respiration haletante se fût calmée. Elle me fit ensuite entrer dans la maison où se trouvaient des femmes des ‘Ansâr qui me dirent: "A toi le bonheur, la bénédiction et la meilleure fortune!" Ma mère m’ayant livrée à ces femmes, celles-ci me lavèrent le visage et la tête; et se mirent à me parer. J’avais à peine fini, que l’Envoyé d’Allah entra, lorsqu’il était encore le matin. Alors on me remit entre ses mains. »
http://www.portail-religion.com/FR/dossier/islam/livres_de_culte/coran/texte/traduit_par_kasimirski/index.php
S’IL N’Y AVAIT PAS D’ENSEIGNANTS IMAMS, IL N’Y AURAIT PAS TRENTE MILLE ( 30000 )TERRORISTES ISLAMISTES (RECENSES)IL Y AVAIT BEAUCOUP PLUS (SOUTIEN, RENS…ETC)DANS LES MAQUIS.HEUREUSEMENT ET GRACE AUX FORCES DE L’ANP EN PARTICULIER, LA PLUS PART ONT ETE ELIMINES DE CETTE TERRE GENEREUSE; MAIS LES RACINES DU MAL SONT TOUJOURS INTACTES DIXIT" GENERAL MAJOR LAMARI"
Mr le Kabyliste:je ne vous demande pas de croire à l’islam, je vous demande tout simplement de respecter la religion de la majorité des citoyens de ce pays…maintenant pour la foi (quelque soit la religion), il est clair que ce n’est pas un énoncé de mathematique à analyser avec les outils cartesiens, mais bien une relation que l’ame entreprends avec une entité métaphysique…une foi est une foi est c’est tout, elle est à respecter, ce n’est pas une équation à résoudre…libre à vous de ne pas y adherer..
@bilal. Mon frère algérien, vous avez tout mon soutien pour votre jugement fraternel et plein de pertinence. J’admire votre attachement à l’islam. Libre aux autres de croire ou de ne pas croire en Dieu. Il faut simplement respecter toutes les religions et toutes les sensibilités, sans croire être le seul à détenir la vérité.
VOUS ETES SUPPOSE DES INTELEC. IL NE FAUT PAS MELANGER LA RELIGION MUSULMANE ET DIEU. ON PEUT NE PAS ETRE MUSULMAN ET CROIRE MIEUX QUE N’IMPORTE QUEL MUSULMAN EN DIEU.
@ bibel,
Là, vous me demandez un peu trop mon cher compatriote.
Je respecte tout ce qui est respectable.
Je suis bien éduqué (fais de mon mieux) et j’ai une énorme soif du Savoir (grand S). C’est d’ailleurs ce qui m’a conduit à lire le Coran, la Sirate, les Hadiths, etc. Beaucoup de vos coreligionnaires me reprochaient d’être sévère envers l’islam et que si j’avais lu le Coran, etc. je n’aurais pas eu ce regard négatif à l’encontre de votre religion.
Je l’ai fait et je suis devenu encore plus anti-islam.
Je me rappelle de cette periode d’imams-enseignants comme si c’etait aujourd’hui. C’etait en 1962 et 1963, juste apres les depart des français. Il y avait penurie d’enseignants surtout dans les ecoles primaires, donc dans les villages où ils craignaient pour leur securité, et le peu d’enseignants algeriens ne pouvait combler ce manque. La promotion des algeriens titulaires du bepc allait etre prete, 3 ans ou 4 ans apres, pour relever le defi et assurer une releve de qualité.
Il y avait aussi l’alternative de recruter des enseignants belges ou suisses qui etaient des amis de l’algerie. Mais c’était compter sans ce pouvoir qui avait hate d’arabiser.
C’est alors qu’on avait recruté des imams, qui pour certains ont troqué leur gandoura contre le costume occidental avec neanmoins le port de la chechia rouge et parfois mème le cheche.
Ces mêmes imams donnaient des cours du soir à des tolbas (étudiants coraniques) formés dans des satellites de zaouias.
Ces professeurs du cru (du pays) d’un genre nouveau, ont accueilli dans la symbiose les enseignants arabes qui venaient d’egypte notamment, et de syrie et d’irak.
Ces enseignants, moi j’ai eu affaire à des egyptiens, passaient le temps devolu au cours, à nous raconter des histoires sur les prophetes tels que rapportés par le coran et les hadiths. Alors dans notre innocence nous etions gavés d’histoires, de moussa, aissa, youssef etc…et on redemandaient tellement les enfants aiment qu’on leur raconte des histoires. On attendait les deux cours d’arabe qu’on avait par semaine, avec impatience. C’etait au college, et heureusement qu’à cette epoque il y avaient les autres cours en francais (maths, sciences, histoire, geo, etc…) et les langues vivantes etaient dispensées au choix, en anglais, allemand et espagnol. Il y avait aussi la mixité et des prof francais en nombre, qui avaient decidé de rester.
Mais ce n’etait que partie remise, car les profs arabisants et sans aucune qualifications allaient gagner du terrain, pour devenir dans les années 80 et 90, les seuls maitres à bord. Leur nombre s’est multiplié à une vitesse vertigineuse, parceque tel etait la volonté du pouvoir au depart, puis ensuite eux-même sont devenus partie integrante et influente du pouvoir. Parceque tous ces imams, tolbas, et leur disciples apres eux, ont investi et infesté le parti fln, le parti du pouvoir, le parti au pouvoir. Les autres, c’est à dire les disciples des enseignants arabes venus en grande partie d’egypte sont devenus dans leur majorité, nos islamistes d’aujourd’hui. Eux, ils ont occupé des postes à l’université et ils se trouve même parmi eux des chercheurs et des maitres de conference de renom. J’ai en tete des noms de mon bled, qui enseignent à bab ezzouar, à boumerdes, et ailleurs et qui pour la plupart ont fait leur post graduation aux usa, la france, l’allemagne et l’angleterre. Techniquement ils sont tres bons. Mais leur champs d’action ne se limite pas à la science et à la technique. Pardessus tout, c’est la politique teintée de religion qui les interesse.
C’est ainsi et de cette facon, que notre elite francophone a eté laminée. Nos universitaires arabisants dans leur majorité, ne peuvent pretendre s’appeler des intellecuels, parceque ils ne savent pas poser les vraies questions et ne peuvent par consequents apporter les bonnes reponses. ILs ont tout juste des diplomes et sont vecteurs d’une culture politique, de valeurs et d’une ecole de pensée obscurantiste. Il se trouve, qu’ils impressionnent, mais si on les ecoute avec attention on realise qu’ils résonnent au lieu de raisonner. Ils craignent le debat contradictoires et n’aiment pas qu’on leur pose de vraies questions, des questions qui sortent du conformisme ambiant, qui fachent ou qui sont tabous. Ils sont plus à plaindre qu’à blamer parceque ils sont la resultante parfois ineluctable d’une politique.
Ils ont appris à transmettre magistralement leurs connaissances, et sont doués pour les discours. Ils se reconnaissent à leur agressivité, parceque manquant d’arguments et d’intelligence bienveillante. Ils veulent faire autorité et s’y plaisent au milieu d’une clientele qui applaudit et qui flatte. Ils lui sont reconnaissants et ainsi s’installe la demagogie qui est le debut de la corruption (morale et materielle) et par effet d’entrainement et effet de boule de neige, vont faire baigner la societé entiere dans une effrayante mediocrité. Les ilots d’intelligence, de sagesse, de bon sens, d’idées novatrices, d’humilité, de creativité, de vecteurs de valeurs universelles, de porteurs de bons fruits, sont circonscrits, et voués soit à la marginalisation et à l’exil, soit à etre au service de cette plebe qui a bien besoin d’eux pour discuter avec l’etranger.
Et c’est à mon avis, ce qui est en train de se passer même si la tendance n’est pas aussi visible, et apparente comme je suis en train de le decrire.
Tout ce gachis a malheureusement pu être possible, parceque deja, avant l’independance, des bagarreurs, sans bagages intellectuels ont ecarté violemment les elites. Lorsque on prefere des hommes de rixe issus du ppa, à des hommes d’esprit comme farhat abbas, voila ce que ça donne. Au sein même du ppa, des intellectuels ont eté marginalisés et même persecutés.
Les yeux d’un pays et sa lumiere sont son elite. Lorsque un aveugle conduit un autre aveugle, ils tombent tous les deux dans le gouffre. Même s’ils sont temeraires et de corpulence robuste, cela ne leur servira de rien. Ils sont condamnés à trebucher plusieurs fois, et finalement tomber dans un gouffre.
Est-ce que les des sont jetés pour notre pays? Est-ce que nous sommes condamnés à la regression? Ou alors condamnés à un developpement et une maitrise de technologie et un mode de vie pareil à celui du pakistan? Si cela est le cas, et cela semble etre le cas, adieu notre culture, adieu notre identité, et adieu les valeurs et la proximité que nous partageons avec l’occident.
bonjour
d’abord merci au kabyliste qui m’épargne l’effort de citer tout ce qu’il a magistralement deveoppe dans son post
J´ai apprécié l´article. Mais je pense qu´il a le défaut de ne pas approfondir l´essentiel. Je suis étranger, mais pas Francophone, donc je suis un peu écarter de toutes les "guerres" d´influence sur l´Algérie. Ce que je peux confirmer, c´est que 95% de la pensée algérienne est d´origine réligieuse. Quand on questionne un algérien sur certaines lois du Coran, il n´a pas l´habitude de les discuter. L´Auteur dit: "Les Imams intellectuels sont constestataires, mais ne sont pas critiques, car la conscience critique des pratiques sociales est refoulée par l´idéologie religieuse dont ils sont porteurs." Moi je dirais que cela s´applique à 99% des algériens. Laissons l´Islam et l´Algérie et prennons l´Europe comme exemple, son évolution réligieuse et son développement depuis l´an 1000. L´Empire Roman en chutte, les Catholiques se regroupent contre les "infidèles" arabes/musulmans. Ils font même de grandes aventures avec les croisés, pour libérer la Terre Sainte de la main des musulmans. Après avoir perdu cette guerre, les catholiques se concentre en Europe sur la consolidation du pouvoir DIVIN à côté du Pouvoir Politique. Parfois on ne sait même pas, si c´est l´église qui commande si c´est la Noblesse et le Roi. L´application de la Réligion à l´époque était épouvantable! Ils brulaient même des gens, ils applicaient des lois Réligieuses affreuses, tout cela au Nom de Dieu. La Révolution Française à mis un point final, au pouvoir réligieu. Il sépare les pouvoirs. Le pouvoir Politique ( la volonté du peuple) c´est une chose, et le pouvoir réligieu ( la volonté de Dieu) c´est une autre. A partir de ce moment, tous ces idées, on été répandue en toute l´Europe, c´est la chutte du pouvoir réligieu. La réligion catholique en chutte, qu´est-ce qu´elle fait? Elle s´adapte ! tout simplement ! pourquoi? parce que les gens, ne croient plus à une réligion épouvantable, qui a des lois inhumaines, donc à la limite comme dit Mr. Kabyliste, c´est ça la Loi de Dieu? je n´en veux plus ! Or… les catholiques ont été "obligés" de se modifier, de modifier leur comportements, leurs lois Divines etc. etc. Conclusion: Le pouvoir doit répondre à ses citoyens, pas au réligieux. Voilà ce qui a déclenché l´évolution, avec tous les problèmes des nouvelles sociétés. Donc pour répondre aussi à Bilel, l´Europe à été sous developpée tant qu´elle était dans les mains de la réligion catholique. Cela nous amène à la vraie question, séparer la réligion de l´Etat. Après chacun à la foie ou la réligion qu´il veut, mais l´Etat doit être neutre et se concentrer sur les problèmes de ses citoyens. Cela amènera sans doute au développement !