Seconde partie de la réflexion que nous a fait parvenir l’universitaire algérien Lahouari Addi.
Elle a été précédée par une explication de l’auteur et par la première partie : Les limites idéologiques du mouvement de libération nationale
Elle sera suivie par : 3. Les imams-enseignants
La situation de l’intellectuel en Algérie présente des particularités liées à l’histoire du pays et aux conditions à travers lesquelles la société a été insérée dans le processus de modernisation et a été confrontée à la modernité politique.
Profondément déstructurée par une colonisation de peuplement qui a duré plus d’un siècle, l’Algérie a eu à affronter au lendemain de son indépendance des problèmes culturels relatifs à l’identité nationale et des problèmes sociaux et économiques dont la solution réside dans le développement. Cette accumulation de problèmes de différents ordres s’est traduite dans la structure de son élite, dont une fraction est francophone et plus sensible au développement économique pour résoudre la question sociale (chômage, analphabétisme, croissance démographique, malnutrition, etc.), et l’autre fraction, arabophone, préoccupée par l’affermissement de l’identité culturelle arabo-islamique [1].
Ces deux fractions de l’élite, traversant le mouvement national sous la colonisation et présentes dans l’État à l’Indépendance, ont toujours coexisté, liées par des compromis où les arrières-pensées chez les uns et les autres n’étaient pas absentes. Mais, paradoxalement, alors que l’Indépendance était censée les rapprocher et les fondre dans une nouvelle élite, elles les a encore plus éloignées et même dressées l’une contre l’autre [2]. D’un côté, les arabophones, culturellement plus proches du peuple, poursuivant l’utopie de faire revivre l’héritage culturel pré-colonial, et de l’autre côté, les francophones, plus attirés par les valeurs universelles, cherchant à opérer la greffe de la modernité par le biais de l’État, Divisée culturellement et idéologiquement, l’élite l’est aussi politiquement en raison des luttes pour le contrôle des postes dans l’appareil d’État, luttes dans lesquelles les intérêts matériels ne sont pas étrangers. L’État utilisait les francophones pour leurs compétences techniques, leur confiant des tâches de direction économique et de gestion administrative, et utilisaient les arabophones à des tâches d’orientation culturelle et idéologique : dans l’enseignement, le parti unique, les médias…
Les constantes
Le clivage linguistique traverse tous les appareils d’État, y compris l’armée, mais tend à s’effacer au sommet, probablement en raison de la solidarité de corps entre les responsables. Un pouvoir illégitime dépend de sa cohésion au sommet de l’État. Mais l’élite arabophone, à l’inverse des francophones, ne se limite pas à sa fraction servantdans les appareils centraux de l’État. Elle est aussi fortement présente dans la société où elle se pare du discours religieux dans lequel se reconnaît le petit peuple. Intervenant très souvent à la télévision, les intellectuels arabophones y défendent les valeurs sociales à partir de la morale religieuse et y défendent ce que le discours politique appelle en Algérie les constantes nationales (ettawabii d watania) qui sont principalement au nombre de deux : la langue arabe et l’islam. Ce discours trouve son prolongement à la mosquée où, au fil des ans, il glissera, d’une part, vers une revendication identitaire et, d’autre part, vers une contestation du pouvoir du point de vue moral.
Avec l’effondrement de l’économie administrée, supposée à l’origine fournir une légitimité au pouvoir, l’élite francophone s’est trouvée doublement disqualifiée du fait qu’elle s’était longtempsidentifiée au discours économique de l’État, lui apportant la caution scientifique. En effet, les économistes universitaires, dans leur majorité francophones, organisaient des colloques et écrivaient des articles et des thèses qui montraient le fondement scientifique de la « voie non capitaliste de développement, du socialisme, du système de prix administrés et des industries industrialisantes ».
À l’inverse, l’élite arabophone, qui s’est désintéressée des problèmes sociaux du développement, ne se sent pas concernée par l’échec économique et recueille les fruits de son discours culturel. Cette position lui permet de glisser dans l’opposition et de se poser comme émanation idéologique de la société contre le pouvoir, accusé d’être détenu par des francophones appelés hizb frança (parti de la France).
En schématisant, le francophone serait un intellectuel organique s’identifiant à l’État dont il voudrait qu’il soit l’instrument de la modernisation et des transformations sociales, et î’arabophone, s’appuyant sur le discours religieux, un dissident quiestime que cet État ne correspond ni dans la forme ni dans le fond au patrimoine culturel de la société dont il prétend être l’émanation politique. Dans les années soixante et soixante-dix, l’intellectuel algérien croyait avec naïveté faire oeuvre utile en s’engageant dans la mission de transformation de la société à partir de l’État, conçu comme lieu d’élaboration de la planification et de la maîtrise du marché dont il fallait modifier les logiques pour qu’elles obéissent à la finalité du développement économique. Ce faisant, il ne se posait pas de questions sur l’Etat, son contenu idéologico-politique, ses représentants et leurs visions, le fondement de son autorité, ou encore les mécanismes de légitimation, etc. Il était supposé servir la collectivité, et en premier lieu les plus démunis.
La naïveté
La naïveté de l’intellectuel à cette époque est qu’il croyait qu’il suffisait qu’un slogan soit formulé par le dirigeant pour que la réalité suive, ne se rendant pas compte que la production du slogan participait d’une duplicité où le verbe seul devait être révolutionnaire. Les profondes aspirations de la population au changement, à la modernité, à la participation au champ de l’État… étaient neutralisées par le discours du chef charismatique dont la présence rendait inutile l’institutionnalisation du pouvoir.
La nation devait s’incarner dans le leader qui refusait que la société soit traversée par des conflits politiques, ce qui aurait supposé qu’il soit soutenu au mieux – par une majorité et non par l’unanimité. Le chef charismatique ne veut pas dépendre de sa majorité ; il cherche à parler au nom de tous, au nom de la collectivité unanime qui affirme son unité dans le Tout qu’il représente. Aussi, le conflit n’a pas sa place dans cet ordonnancement du système politique. Le conflit, en Algérie, ne pouvait opposer que des Algériens patriotes à des étrangers cherchant à détruire le pays ou à des traîtres qui en seraient les laquais et les relais internes. De là, toute velléité à émettre des doutes sur la politique gouvernementale, toute aspiration à contrôler les dirigeants, voire à les choisir, tout débat public où se seraient exprimées des divergences d’appréciations, d’idées… étaient considérés comme des tentatives de déstabilisation du projet de développement menées à partir de l’étranger. Certes, il y a eu quelques intellectuels qui, de l’extérieur, tentaient d’attirer l’attention sur le danger d’une telle perspective ; d’autres encore, mesurant le risque de contrarier le discours dominant, préféraient garder le silence, supportant l’amertume de l’exil intérieur pour échapper à l’anathème.
Mais la majorité des intellectuels – principalement les universitaires francophones – ont cru à la magie du verbe qui fait que la réalité ne lui résiste pas, dès lors qu’il a été prononcé par le chef, ou couché sur les ordonnances sur lesquelles est apposée sa signature, les armoiries de l’État faisant foi.
L’intellectuel algérien, principalement l’universitaire, s’est intéressé plus à l’État, plutôt à ses discours et à ses projets, qu’à la société. Les travaux dans les années soixante et soixante-dix, les thèses notamment, portaient sur la volonté des dirigeants plutôt que sur la société et les pratiques sociales. Il s’agissait non pas d’analyser la société existante mais de la remplacer par une nouvelle maîtrisant la modernité et dans laquelle le conflit laisserait place à l’harmonie entre les classes différenciées uniquement par une division fonctionnelle du travail, consolidant aussi la symbiose entre le peuple et son État. Entre-temps, la croissance démographique s’amplifiait, la logique rentière prenait le pas sur celle du surproduit, la productivité du travail s’affaissait, le logement se raréfiait, la corruption se généralisait, l’irresponsabilité dans les entreprises d’État et dans l’administration s’installait, bref le lien social se délitait.
Le virage des années 80
À la mort de Boumédiène qui, par ses discours de chef charismatique,maintenait l’illusion de l’État démiurge, les intellectuels commençaient à avoir un autre regard sur la société, sur l’État et sur eux-mêmes, ayant le sentiment d’avoir été réveillés par une réalité qu’ils ne soupçonnaient pas, comme s’ils avaient été hypnotisés deux décennies durant. Les années quatre-vingt, c’était la critique du tiers-mondisme, du tout-État, de la planification et le retour des notions de vérité des prix, de société civile, de droits de l’homme, etc. C’était aussi les premiers maquis islamistes (en 1986-87) et les émeutes (1980 : Tizi-Ouzou ; 1982 ; Oran ; 1986 : Sétif ;1988 : à l’échelle nationale). Cette fracture entre l’État et entre différents groupes sociaux à l’intérieur même de cette population, qui s’annonçait déjà dans les années quatre-vingt, les intellectuels ne l’ont pas vue, jusqu’à ce que la haine et le meurtre se répandent dans la Cité.
Ceci est une une auto-critique collective et certains la jugeront sévère, mais le fait est là : l’universitaire était à ce point coupé de sa société qu’il ne percevait pas les tendances lourdes qui la « travaillaient », notamment l’islamisme, que nous qualifiions d’épiphénomène appartenant à la superstucture, et donc condammé à dépérir avec les représentations culturelles qui lui servaient de support. Il suffisait d’inaugurer des usines clefs-en-mains, payées par la rente pétrolière, pour que la nouvelle superstructure suive. Mais non seulement la superstucture nouvelle n’avait passuivi, mais l’usine clefs-en-mains devenait bientôt un fardeau pour le budget de l’État, et allait contribuer, par l’inflation, à aggraver la conflictualité dans les rapports marchands. Tout comme le sociologue croyait en la magie du verbe, l’économiste croyait en celle du signe monétaire, confondant contenant et contenu. Pour satisfaire les besoins sociaux de la population, il suffisait d’émettre de la monnaie, non en fonction de la production mais en fonction de la demande. Ailleurs, la richesse est créée ; en Algérie, elle est imprimée. Quelques années après, les lois de l’économie se sont vengées : marché noir, chômage, bidonvilles… Elles se sont vengées sur les plus démunis comme il fallait s’y attendre, mais elles ont aussi récompensé les nantis en augmentant leurs fortunes colossales, bâties sur la spéculation et la corruption.
Cette rupture avec l’environnement social allait fragiliser encore plus l’universitaire dont la production n’avait pas de public, et qui, par conséquent, allait dépendre encore plus du pouvoird’État qui a fait de lui son allié, plutôt son thuriféraire. La dimension critique du travail universitaire se défoulait sur des mécanismes impersonnels – l’impérialisme, les rapports sociaux de production… – et autres notions désincarnées qui relèvent plus du nominalisme verbal que de l’analyse de faits sociaux rapportés à des situations concrètes où seraient impliqués des individus en chair et en os. Le système social apparaissait dans la production universitaire comme surdéterminé par des forces extérieures que seule la volonté collective pouvait contrarier, diluant la responsabilité des agents sociaux, présentés comme ayant une potentialité de rupture – ou de conservatisme – à partir de motivations politico-psychologiques : le patriote versus le traître, l’altruiste versus l’égoïste… C’est ce hiatus entre l’objet imaginaire de l’universitaire et l’objet réel de recherche (la société et les pratiques sociales par lesquelles elle se reproduit) qui explique l’isolement de l’intellectuel dans la Cité, isolement aggravé par le fait qu’il n’existait pas dans le système du parti unique de sanction électorale ni de débat public qui l’auraient incité à s’autonomiser par rapport aux appareils d’Etat.
Dans ces conditions, est- il étonnant que la contestation soit venue des mosquées, portée par des imams-enseignants, dont le discours critique à l’endroit des dirigeants condamnait la corruption ? Le petit peuple y a tout de suite adhéré parce qu’il se sentait concerné. La dégradation des conditions de vie était perçue comme la conséquence de la corruption. Chez l’homme de la rue, la richesse est créée par la nature ou par Dieu qui en fixe généreusement la quantité afin que chacun puisse vivre dans la décence. Or la corruption contrarie ce plan bienfaiteur et entraîne des désordres dans la répartition qui font que les uns s’enrichissent au détriment des autres.
Lahouari Addi
[1] Ceci est une tendance générale,Il y a évidemment des intellectuels arabophones qui
donnent plus d’importance à la question sociale qu’à la question identitaire
[2] Le bilinguisme aurait pu dépasser ce clivage mais il a été écarté dès l’Indépendance au
niveau des options officielles
A suivre : 3. L’imam enseignant
Lire ce qui a précédé :
Préambule : une explication de l’auteur
Première partie : Les limites idéologiques du mouvement de libération nationale




L’ « universitaire », terme pompeux et qui ne veux strictement rien dire, peut très bien être « universitaire » et dénué de toute faculté intellectuelle digne de ce nom, de bon sens, d’esprit critique et surtout d’honnêteté intellectuelle (le cas de « l’universitaire » algérien est édifiant dans ce sens.
Je ne partage qu’à quelques degrés l’analyse de Mr Lahouari Addi. Une analyse plus exhaustive et plus rigoureuse exigerait de son auteur un certain sacrifice, pour ne pas dire un reniement, mais surtout une grande distance de soi et de la société qui l’a nourri.
Lisez un peu ce passage : « C’était aussi les premiers maquis islamistes (en 1986-87) et les émeutes (1980 : Tizi-Ouzou ; 1982 ; Oran ; 1986 : Sétif ;1988 : à l’échelle nationale). »
Il répond a quelles critères l’ordre de citation de ces événement ? Quand on cite des événements, il est d’usage de faire recours à l’ordre chronologique et dans ce cas il n’est pas respecté. Il répond à quels critères alors cet ordre de citation ?
Mr Lahouari Addi a fait une analyse digne de celle d’un intellectuel, oups ! Pardon ! « Universitaire » algérien. On ne peut pas demander mieux.
Addi Lahouari est un grand, parmi les grands intellectuels algériens que l’école de Benbouzid et consœurs serait incapable d’en produire. Au contraire, leur école a produit des intégristes, égorgeurs d’intelligence qui ont fait fuir notre intelligence son pays. Malheureusement, ce n’est pas l’Algérie des incultes qui va s’en attrister ni pouvoir tirer profit de leur pertinente analyse.
les arabophones ne sont vraiment fort que les uns contre les autre .je veux dire entre eux .
Le probleme reste posé et est tres simple: mazighophones enfants d’Afrique du nord, et arabophones enfants d’Arabie. Point c’est tout! Et point la peine de chercher a tourner au rond; nos encetres l’ont deja fait et ce depuis 14 siecles.
Mr.Lahouari il m’est difficile de critiquer votre tentative d’expliquer
les causes historiques de la dépravation avancée de notre société et l’indigence intellectuelle à laquelle est parvenue notre élite, votre travail mérite beaucoup de considérations
et d’attention.
Néanmoins dans cette évolution dichotomique entre arabophones et
francophones vous avez omis de prendre en considération le rôle et la nature du pouvoir de l’époque.
D’abord je vous fais remarquer que
le nationalisme algérien est d’inspiration francophone républicaine, le P.P.A est né dans
une banlieue parisienne ouvrière et
pour abréger c’est au lendemain du 19 Juin que le mouvement d’idées
modernes que continuait de véhiculer malgré tout des militants au sein du FLN et des organisations de masse que cela avait pris fin (examiner cette partie del’histoire).En effet le premier souci de feu Boumédiène est de mettre fin à la vie politique de la
société algérienne toutes les structures politiques et associatives deviennet des appareils placés sous haute surveillance des services de la présidence.C’est alors qu’est venue
l’idée à Boumédiène de contrecarrer
ce mouvement en encourageant les
Oulémistes qui n’attendaient qu’un signe pour se venger sur l’histoire.Le reste vous le connaissez nos universitaires se confinèrent dans des rôles économiques et administratifs où d’ailleurs ils étaient bien payés, le pouvoir économique sous Abdeslam Belaid était puissant, enfin il y a trop de chose à dire et c’est beaucoup plus complexe que ne le laisse supposer votre approche, continuer, bon courage!
Je rejoints mustafa pour affirmer que le déclin du mouvement nationaliste algérien est survenu quand Messali El Hadj s’est laissé berner par le pro nazi Chakib Arslan.
Messali a littéralement troqué le combat de milliers d’ouvriers en France pour la liberté de leur pays contre une pathétique étiquette de mouvement d’inspiration arabo-islamique.
Alors que, d’après Charles André Julien, « … la domination kabyle était telle, qu’on aurait pu l’appeler l’étoile kabyle. »
Mais si nous sommes capables de faire de l’Emir Abdelkader un héro, pourquoi pas de Messali El Hadj ? Demain nous érigerons une belle statue en bronze pour notre héroïque fakhamate araiss. Un avantage tout de même. Vue la stature de notre grand président, elle ne coûtera pas trop chère.
mes chers kabyliste, mustafa, belajou..etc le seul tord des messali, emir abdelkader..c’est qu’ils ne sont pas kabyles, quand à vous mr addi, déja avec votre prenom (lahouari)qui sonne l’ouest Algerien, vous ne risquez pas de plaire à nos berberistes ..dommage pour vous, si vous vous appelez par exemple mohand ait ouali, et vous etes natif de tadmaid, ces gens là oublieront bien votre "regression féconde", vous auriez même pu proceder à des ponctions sur salaires, instaurer la nouvelle taxe sur les vehicules neufs, et même participer à saint egidio ( respectivement ouyahia et ait ahmed)…dommage je n’aime pas vraiment aller sur ce terrain de l’exclusion n mais parfois les interventions de nos berberistes me rendent malade..comme celle de Mr Belajou:Ah bein vas y, rejopins le maquis pour chasser les arabes de votre terre, ca serai une bonne idée, mais avant de passer à l’action, il faudrait commencer a convaincre les kabyles par ce combat, car déja mehenni pour une simple autonomie, ne trouve pas preneurs parmis les kabyles…mon cher:kabyles et arabes ont décidé y’a longtemps de vivre ensemble loin de la démagogie populiste de gouvernants, et loins des discours racistes des deux extremes…
Mr bilal, vous vous trompez complètement de sujet. ce ne sont pas les kabyles qui ont trahi mais les messalistes en liquidant tous les berberistes et ça continue aujourd’hui .les kabyles ont été de tous les combats et sincères, mais ils ont toujours été trahis.Pour votre insinuation à ouyahia (je ne suis pas là pour le defendre), sachez qu’il n’a été que chef de gouvernement appliquant les programmes de vos presidents zeroual et bouteflika que vous ne dénigrez jamais à l’image de louisa hanouna qui dénigre tout le monde sauf son president(c’est comme le disait matoub, un kabyle n’a pas le droit de presider même s’il est instruit), d’ailleurs vous ne voterez jamais pour un kabyle. Heureusement que les kabyles ont pris conscience, si vous voulez la democratie dans ce pays arabe et islamique auquel vous vous identifiez et auquel nous kabyles on ne s’identifie pas, arrachez-la vous-même, mais n’attendez rien des kabyles .Pour les mohand, ait et …., on en est fiers car c’est ce qui nous distingue et c’est très important pour nous.
Bilel! kabyles et arabes? comme si le terme Kabyle existait d’il ya 10000 ans… a toi de comprendre ce qui se cache derriere tout cheval de Troi.
Le drame c’est que que les intellectuels arabophones regardent ves l’Orient et les francophones vers l’Occident en négligeant la culture authentiquement algérienne, seul Malek Haddad avait une culture algérienne authentique, c’est pour cela qu’il est presque bycotté en France à cause de " La langue française est mon exil".
Le commentaire destiné à bilal en date du 07 aout 2008, lui disant qu’il se trompe complètement de sujet, est de mohamed et non mohand tel que mentionné.
A Mohand!Effectivement, je ne voterai pas pour le kabyle Ouyahia, mais je voterai volontier pour le kabyle Ait Ahmed, Mokrane Ait larbi, j’aurai voter pour Kasdi ou Amirat (Allah yarhamhoum)…comme vous voyez, l’origine importe peu, ce sont les idées qui comptent, ceux que je viennent de citer defendent l’algerie, sont fiers de leurs idendité sans pour autant en faire un combat contre tout ce qui est arabe…
Je suis le debat entre arabes et kabyles. etant arabe berber, romain, je deduit que les arabes sert seulement a faire des coup de p.., les kabyles son naive a mon sens, je m’attarde pas sur les arabe ( respect au prophete mohamed et ses diciples) sans les berberes les arabes ne valent rien, pourchassez les de la politique la ou il sont et vous verez c’est tous ce que je dis
NI les arabophones ni les francophone ne sont capables de faire avancer et/ou imposer une cililisation concurente sur le bassin mediterraneen. Et ceci n’est pas un probleme d’intellectuels pensant que ce soit dans la langue de Moliere ou celle d’Abou-Nouas, mais une problematique qui transcende la pensée: l’Ame de soi.
Depuis l’arrivée des pheniciens jusqu’a ce jour, les forces occupantes colonisatrices ont prouve leur limites. Il es temps a ce que les enfants dignes d’Afrique du nord reprennent les commandes de leurs affaires en matiere de gestion de leur patrimoine millenaire; cette belle terre africaine qui a tant souffert. Cela va de soit: Nous sommes les seuls concernés!
@ Bibel
Pour certains arabophones, n’est un bon kabyle que celle ou celui qui ne l’est plus.
L’exemple Ouyahia est édifiant. Ouyahia n’a de kabyle que ses origines. Nous sommes (les kabyles) les 1ers à les mettre au bord de la société. L’expression « kabyles de service » est bien kabyle. Les Khalida Toumi, les Ahmed Ouyahia, les Amara Ben Younes, sont tous des kabyles VOMIS par la société kabyle. En somme, ils n’ont rien de kabyle.
Celui qui n’a jamais vécu au milieu de la société kabyle ne comprendra jamais le fait kabyle. Sans prétention aucune, n’est pas kabyle qui veut bien l’être. Etre kabyle implique un certain comportement, une certaine rigueur, l’identification à l’entité socioculturelle kabyle, des valeurs et surtout le combat pour la liberté et la justice. Les kabyles cités en haut n’ont rien de tout ça.
Si vous croyez que je vais m’excuser pour mon attachement à la Kabylie et ce qu’elle représente, détrompez-vous. Il n’en est pas question.
Quant à Abdelkader, il fut un grand traître et j’ai toutes les preuves de ce qu’avance.
http://www.geneawiki.com/index.php/ABD_EL-KADER
Lisez entre autre la réponse à Bismarck et n’oubliez pas d’agrandir l’image en couleurs. Vous aurez le plaisir de voir toutes les belles médailles discernées par la France. Tout le monde sait que la France ne décore que ses ennemis !
En somme le drame de l’Algérie c’est qu’elle soit peuplée d’Algériens. Ah si elle était peuplée de Corses de Mahonnais et de Maltais il y aurait à croûter pour le petit bicot et il n’y aurait pas de harraga.
"IDA OURIBAT KHOURIBAT" VOYEZ LES DEGATS CAUSES A L’ALGERIE DE CETTE POLITIQUE D’ARABISATION ; JE CROIS QU’IL NE FAUT PAS UN DESSIN POUR COMPRENDRE. AUTRE CHOSE Y’A T-IL UNE SEULE INVENTION POUR LE BIEN DE L’HUMANITE INVENTEE PAR UN ARABE PARLANT LA LANGUE ARABE? SI OUI REPONDEZ-MOI SVP JE SUIS AVIDE DE CONNAISSANCE. MERCI.
je dirai au camarade kabyliste que pour certains kabylophones, il n’y a de bons kabyle que celui qui a des problèmes majeurs avec la houkouma; quand le premier ministre, présidentiable de surcroît, est qualifié de vulgaire kabyle de service, il n’y a plus qu’à tirer l’échelle; y a du boulot pour les psys au royaume DZ!
Je crois que le problème des langues arabe ou kabyle n’est dû ni au kabyles ni au arabes ces deux langues n’on pu faire leur chemin en Algérie pour la simple raison que la langues kabyle n’ont n’est pas réellement une c’est juste des dialectes parsemés dans différentes régions et la langue arabes El Fossha n’a jamais était réellement parlée en tant que telle en Algérie.
Cependant dénigré de grand hommes tel que l’Emir AbdelKader ou Messali el Hadj que leur seul tord est de n’êtres pas kabyles et d’êtres tout les deux de l’ouest, ça c’est une langue Kabyle.
Alors SVP peut être que mon ignorance me joue un tour, montré moi un nationaliste Kabyle.
Essayé de consulté les anales de l’occupation françaises de 1932 vous trouverez ce qui suit :
« Les Kabyles sont des durs travailleurs d’une intelligence médiocre, d’une fidélité certaine pour la France et d’une servilité incontesté. »
Je crois que le problème des langues arabe ou kabyle n’est dû ni au kabyles ni au arabes ces deux langues n’on pu faire leur chemin en Algérie pour la simple raison que la langues kabyle n’ont n’est pas réellement une c’est juste des dialectes parsemés dans différentes régions et la langue arabes El Fossha n’a jamais était réellement parlée en tant que telle en Algérie.
Cependant dénigré de grand hommes tel que l’Emir AbdelKader ou Messali el Hadj que leur seul tord est de n’êtres pas kabyles et d’êtres tout les deux de l’ouest, ça c’est une langue Kabyle.
Alors SVP peut être que mon ignorance me joue un tour, montré moi un nationaliste Kabyle.
Essayé de consulté les anales de l’occupation françaises de 1932 vous trouverez ce qui suit :
« Les Kabyles sont des durs travailleurs d’une intelligence médiocre, d’une fidélité certaine pour la France et d’une servilité incontesté »
Mr haddi, je ne suis pas du tout d’accord sur certains points.vous admettez que la solution à nos problèmes est le dévelopement.je crois que c’est ce qu’ont fait les intelectuels technocrates francophones sous l’ère boumediene.faites l’inventaire de toutes les réalisations dans tous les domaines!mécanique, electrique, agroalimentaire, du papier, du bois, des textiles, du tourisme, des transports, du sport, les universités, l’informatique, enfin tout.mais c un visionnaire.le service national, le barrage vert, la transaharienne, les villages agricoles etc etc.et vous dites qu’ils étaient loin du peuple?vous avez l’air de critiquer les réalisations d’usines clefs en mains, pensez vous Mr Addi qu’à cette époque on avait des ingénieurs capables de négocier autrement avec des japonais, des allemands, des français…?les tout premiers et rares cadres qui sortaient des écoles étaient nommés dg, chefs de projet sans aucune expérience face à des responsabilités énormes, et ils les ont assumées.boumediene a disparu en 78en laissant un patrimoine industriel inestimable, c ce que certains soit disant experts essaient de vendre aujourd’hui à travers ‘show road’touristiques sans y parvenir.ils croient nous épater avec leur terminologie, mais ils sont à coté de la plaque, et bouteflika l’a avoué lui meme.L’unique stratégie à l’époque était celle choisie:investissements massifs de l’état dans l’industrie industrialisante.n’en déplaise à certains.qui pouvait investir à ce moment là?le privé algérien?avait-il les moyens?l’étranger?voyons donc, 20 ans après en 2008 on n’arrive pas à en trouver.Quant aux partisans de ‘l’arabisme’vous admettez vous meme qu’ils ne s’interessent pas aux sciences techniques et au dévelopement, et pourtant ils aiment bien profiter des progres du monde dévelopé.c bizzare non?pour se soigner ou est ce que ces messieurs vont?pour fuir le pays idem.y compris les soit disant islamistes. Alors Mr Addi, il y a 1 problème:les arabes veulent bien profiter du dévelopement mais hésitent à y participer?cordialement.
Cet article m’a sauté aux yeux :La compétition entre francophones et arabophones, je crois rêver. Vous avez oublier la langue des autochtones de ce pays, avant la langue française et l’arabe. Bien sur je veux parler de la langue TAMAZIGH (berbère)
On ne peut aucunement dire que le kabyle est un dialecte comme ça d’un trait de plume. Vous devez consulter un linguiste digne pour en savoir son idée et d’arrêter de débiter n’importe quoi d’une manière puérile et irresponsable, voire raciale!
Respectueusement