Le prochain séisme Ouyahia

Il n’y a rien de plus imprévisible qu’un régime qui s’affole de ne plus rien contrôler et qui s’alarme sur sa propre survie. Il entreprend alors de reconquérir ses attributs de pouvoir dans l’improvisation et le désordre.

C’est la mission du nouveau chef du gouvernement Ahmed Ouyahia

Ou plutôt les deux missions : réduire la menace des intégristes qui étaient sur le point de conclure un néfaste accord politique avec le président Bouteflika ; réduire la «menace» des nouveaux opérateurs économiques privés qui auraient profité du «libéralisme d’abdication » durant ces dix dernières années pour devenir de redoutables dépositaires d’une partie notable de la décision nationale.

Alors, si pour les islamistes, le remplacement de Belkhadem par Ouyahia semble être une vraie déroute, pour les banques et les investisseurs étrangers ainsi que pour les importateurs algériens, il risque d’être un vrai séisme ! En nommant Ouyahia, les décideurs ont, sciemment, nommé un boutefeu déclaré contre l’ouverture économique «incontrôlée», un féroce pourfendeur de la «démission de l’Etat devant les mafias et les lobbies», un partisan acharné de la reprise en main par l’Etat de l’essentiel du pouvoir économique.

Divorce

C’est qu’en plus de signifier une heureuse rupture avec le «pacte islamiste» et le holà à l’infinie «réconciliation nationale » (1), le changement à la tête du gouvernement algérien — et surtout les conditions dans lesquelles il a eu lieu et les apparences d’un putsch qu’il a prises — annonce surtout un divorce avec ce qui a fait le fond de la démarche économique du premier cercle de Bouteflika durant 9 ans, la politique permissive de Temmar notamment, et un retour de l’Etat dans l’économie.

Pas besoin d’être grand clerc pour deviner les mesures économiques qui seront prochainement annoncées : gel des autorisations d’installation pour les banques étrangères, durcissement des conditions pour l’investissement étranger et pour les importations ; durcissement de l’accès aux crédits… Pas besoin d’être grand clerc non plus pour deviner que l’on se dirige vers une nouvelle stratégie économique qui redonnerait à l’Etat, et au forceps, son rôle pivot dans la conduite des affaires et l’investissement. Une espèce de politique péroniste à l’algérienne qui se voudrait porteuse d’une vision souverainiste, un peu boumediéniste, un peu chavezienne et un brin ringarde mais qui pourrait se recentrer, par la force des choses, sur les capacités nationales et redonner sa place à ce que l’on appelle, à tort ou à raison, «le génie algérien».

«Tous des trafiquants !»

Et la future stratégie d’Ouyahia est tout entière dans ce qu’il clame depuis deux ans : une rectification d’une politique économique jugée «capitularde » devant les groupes de pression. Du moins, c’est ce que l’on peut comprendre dans ce qu’il fut et dans ce qu’il a dit durant ces deux dernières années où il était redevenu «simple chef du RND».

A deux reprises, en septembre 2007 lors d’une rencontre avec les cadres du parti, Ouyahia, puis en octobre dans une déclaration à la Chaîne II, Ouyahia s’était livré à une attaque frontale inoubliable contre Belkhadem, coupable d’avoir «cédé devant les groupes de pression et a offert le pays aux lobbies et aux mafias».

Qui sont ces lobbies ?

D’abord les banques étrangères, notamment françaises, devant lesquelles Belkhadem aurait plié en abrogeant la circulaire de 2004 qui interdit aux entreprises publiques de déposer leur argent dans des banques privées. Ensuite les mafias locales (trabendistes et autres seigneurs du marché informel) face auxquelles Belkhadem aurait cédé en supprimant l’obligation de recours au chèque pour toute transaction au montant supérieur à 50 000 dinars et en abrogeant l’obligation pour les sociétés d’importation d’avoir un capital minimum de 20 millions de dinars.

L’idée que se fait Ouyahia des banques étrangères est peu flatteuse : «Elles ouvraient des guichets dans des hôtels et des villas sans rien investir d’utile pour l’économie nationale. Elles investissent dans l’import-import au profit des marchandises de leur pays. En 2001, soit trois ans avant la décision que j’ai signée, le montant des fonds déposés dans les banques privées ne dépassait pas les 10%. Après la décision du gouvernement en 2004, que ce soit BNP, Société Générale ou autre, elles ont toutes ouvert entre 30 et 40 agences.»

Son opinion sur les importateurs algériens n’est pas plus reluisante : «La moitié des importateurs sont des trafiquants. Nous sommes le seul pays au monde qui dit avoir 22 000 importateurs, soit un importateur pour 1500 Algériens ; je ne pense pas que ce soit une situation normale. Laisser faire une opération où l’on fait entrer trois conteneurs sans laisser aucune trace, je ne pense pas que ce soit cela faire du commerce et encore moins de l’économie. » Devant ces encouragements à l’informel, le patron du RND s’était alors demandé : «A quoi bon augmenter les salaires quand on arrête d’investir et de produire ?»

«Agir avec fermeté et rigueur»

N’applaudissons cependant pas trop vite : derrière ces arguments souverainistes («les lobbys sont trop nombreux dans ce pays et activent dans le but de détruire l’économie nationale»), il y a surtout la part de l’inavouable : la crainte, pour le régime, de perdre pied. En décrétant la fin d’une certaine capitulation des pouvoirs publics dans l’économie et le coup d’arrêt au «libéralisme» d’abdication, le régime algérien signifie qu’il a peur, en tant que régence centrale, de ne plus rien contrôler.

D’ailleurs, Ahmed Ouyahia pose le problème en termes de «recouvrement du pouvoir». Le 1er septembre 2007, il s’attaque franchement à «la mafia qui veut prendre le pouvoir» et l’accuse de «vouloir déstabiliser la paix sociale» par la spéculation, la pénurie organisée. Il a, ce jour-là, curieusement parlé de «la manipulation de certains lobbies de la mafia financière de la stabilité encore fragile du pays», ajoutant que cette mafia projette depuis plus d’une décennie (sic !) de frapper l’économie à travers la fraude fiscale et la destruction des ressources des producteurs nationaux. «Quand j’évoque les lobbies, je ne suis pas en train d’inventer une situation. Il est encore loin de mon intention de cacher des vérités au peuple algérien. C’est une réalité en face de laquelle on est appelé à agir avec fermeté et rigueur.» Avec ce signal d’alarme : «Les lobbies visent actuellement une zone à haut risque. C’est la poche des citoyens», les accusant de vouloir délibérément provoquer une fronde sociale. Le malaise est si sérieux qu’il n’a pas hésité à interpeller l’exécutif à «mener une bataille du destin pour le pays.» Entendez par là, retour du tout-Etat.

Et nous y voilà !

Au lieu de recourir à des «solutions de conjoncture» qui ont prouvé leurs limites, notamment à travers l’importation massive des aliments de base, le patron du RND propose «de renforcer le contrôle sur le marché national». Il juge aussi nécessaire la création d’une centrale d’achat pour les circonstances «exceptionnelles». En attendant de «renforcer le contrôle sur le secteur bancaire. » Puis sur tout le circuit économique.

Au détriment de quoi, tout cela ?

Rafik Abdi

(1) Lire Le Soir d’Algériedes 5 et 6 juillet 2008

Source : Le Soir

24 commentaires

  1. M.Ouyahia est de retour, pour la troisième fois, pour la même fonction, et il va enclencher l’opération « mains propres » : il ne faut pas avoir du sang sur les mains. Son slogan « Travailler davantage et parler moins » donc « il a mis sur le pied de guerre tous les services de contrôle et de coercition de l’Etat » pour « la lutte contre la corruption » son cheval de bataille : « Nous mènerons une lutte sans pitié contre la corruption en Algérie » et « Dans le cadre de ces instructions, je charge Monsieur le Ministre de la justice, …, et j’ordonne à Monsieur le Commandant de la gendarmerie nationale et à Monsieur le Directeur général de la sûreté nationale » de mettre en fonction « les brigades » saisonnières car la cour des comptes est en congé. Quant à, « Monsieur le Ministre des Finances », il doit « veiller à la rigueur dans la dépense » ce n’est « point une politique d’austérité ». Vous rendez-vous compte « 150 Milliards de dollards sont dans les banques étrangères et ne profitent pas au développement du pays » ? Mais il faut être pragmatiste comme M.Nicolas Sarkozy « sans attendre il nous faut avancer sur du concret, et le concret, c’est l’inter indépendance énergétique, il s’agit pour nous de sécuriser l’approvisionnement du marché français et, pour vous de sécuriser les débouchés et de préparer l’après pétrole ». Avec le retour du libéral Ouyahia, « débloquant » les dossiers économiques, parmi lesquels figure « l’ouverture officielle de la distribution des carburants au privé et la fin du monopole de Naftal sur ce secteur stratégique avec la publication au journal officiel d’un décret fixant les modalités et les conditions de cette ouverture. Cette annonce devrait voir l’arrivée dans les prochains mois de groupes étrangers, notamment le français Total qui possède un projet dans ce secteur » et « Total ambitionne de créer entre 200 et 250 stations-services sur cinq ans ». C’est une présentation sommaire concernant le volet économique du programme « spécial sécurité » du premier ministre contrarié par la « réconciliation nationale » du président M.Bouteflika, mais il se rappelle qu’ « En Corée du sud, deux hommes ont gouverné pendant 35 ans », lui le fera en attendant la révision de la Constitution qui « aura bien lieu et en temps voulu ». Pour le volet social, M.Ouyahia est un homme sérieux qui va s’attaquer à « la mafia qui veut prendre le pouvoir » et l’accuse de « vouloir déstabiliser la paix sociale ». C’est un homme riche qui ne cache pas « des vérités au peuple algérien » parce qu’il doit « Agir avec fermeté et rigueur » contre « les lobbies (qui) visent actuellement une zone à haut risque. C’est la poche des Algériens » qui est vide, et : « à quoi bon augmenter les salaires quand on arrête d’investir et de produire » le chômage c’est une question démographique. Mais il vous dit : je « vais mener une bataille du destin pour le pays ».

  2. on n’a compris de quelle maffia nous parle si hmida et la faillite organisée par l’ etat des fellah chkoune va y remedier apres leur mise à mort

  3. Hmimed ? tout simplement un soldat de plomb, amnésique, rénégat, vorace, prédateur et impuissant devant les requins !Quand la rue gronde, il ne va jamais au charbon sous l’entité RND ni autre quelconque, mais il se terre et laisse venir les evenements tout en attendant un signe du grand petit nain Boutef pour l’expédier dare-dare éteindre le feu par une tirade faite de mots doux et de menaces .C’est la manoeuvre repetitive qui revient à chaque crise sociale dans ce pays.Et le peuple tout populiste qu’il est lui aussi, attend, espère, commente, jubile, maugrée, le tout dans une tension innommable.Il a toujours attendu, toujours esperé !!!!JUSQU’A QUAND, BON DIEU ?
    BELKACEM

  4. moi je suis pour l’interdiction aux services publics de déposer lur argnt dans ds banques privées. comme ça au moins on évitera une 2° catastrophe de la cnas avec khalifa banque. je suis aussi d’accord pour PLUS D’ETAT dans l’économie .en gros, si le programme de ouyahia s’avèrait êtr vraiment ce que suggère cet article, eh bien j’applaudirais des quatre mains.

  5. Bouteflika-Ouyahia : Je t’aime, moi non plus

    David contre Goliath.

    Le Loup et l’Agneau.

    La chèvre et le Chou.

    La Grenouille de Bouadnane contre le Boeuf de Tlemcen.

    La presse algérienne, qui a tout dit ou presque sur l’alliance "contre-nature" entre Bouteflika et Ouyahia, se demande quelle sera aujourd’hui l’attitude d’Ouyahia face à un homme qui l’a répudié d’une manière humiliante, il y a plus de deux ans ?

    Lui sera-t-il loyal ?

    Va-t-il le ménager ?

    Pourquoi donc Ouyahia va-il ménager un Président qui est d’une inconséquence inouïe et inquiétante et qui a perdu toute crédibilité après le camouflet cinglant qu’il vient de recevoir de la part de ceux qui l’ont imposé au peuple en 1999 et en 2004 ?

    En effet, en Mai 2006, Ouyahia, qui faisait pourtant correctement son boulot de Chef de Gouvernement, avait été limogé sans aucune forme de procés et bassement empêché par la paire Belkhadem-Saidani, qui a certainement agi sur instructions d’El Mouradia, de présenter son bilan devant l’APN, comme le veut la Loi.

    Il est vrai qu’à l’époque Bouteflika croyait dur comme fer que ses alliés islamistes, menés par Belkhadem allaient lui permettre de s’affranchir de la tutelle de ses "maitres".

    Erreur monumentale.

    Pour faire plaisir à Sidou, Belkhadem a devoilé prématurément la stratégie diabolique du clan en faisant notamment le forcing pour la révision de la Constitution et le 3ieme mandat, qui obséde Bouteflika.

    Une rencontre conviviale entre les "Décideurs", les vrais, a permis de remettre les pendules à l’heure et et les choses à leur véritable place.

    Belkhadem est limogé pour incompétence notoire, comme en 1991.

    Ouyahia est de retour aux commandes du Gouvernement et Bouteflika et son clan attendent avec impatience Avril 2009 pour rentrer chez eux.

    Personne ne peut rien pour eux aujourd’hui car ils ont réussi à faire font l’unanimité contre eux à cause des nombreuses manoeuvres dilatoires auxquelles ils se sont livrés depuis 1999, dans le seul but de conserver le pouvoir pour des considérations strictement claniques et personnelles.

    Ils subissent aujourd’hui le sort des ingrats et des égoïstes.

    C’est donc, beaucoup plus Bouteflika qui doit s’écraser devant Ouyahia, revenu plus fort que jamais, pour qu’il ne fasse pas un bilan trop critique de ses deux mandats, sur lesquels beaucoup sera certainement dit.

    Mostfa et Linda chergui

    Blogs:
    http://mostfaetlindachergui.centerblog.net
    http://toutsurlelectionpresidentiellede2009.centerblog.net

  6. Mr Ouyahia défense des portes ouvertes et sait trés bien qu’un contrôle réel ne peut se faire que par des organes indépendants.Le pouvoir légifére, exécute et contrôle.En despote averti, Mr Ouyahia veut nous faire croire en la génération spontanée de la vertu.

  7. Cher Rafik Abdi,

    Dépeindre Ouyahia en pourfendeur de la maffia dont il est le représentant est une tartufferie.
    Ouyahia défenseur d’un Etat fort lui qui contribué à ce que notre pays sois un sous-Etat avec ses affaires de magouilles et de fraude électorales, c’est la grande blague de 2008.
    Ouyahia et ses commanditaires ne veulent que d’un pouvoir, le leur.
    Ouyahia n’est revenu que pour permettre au régime de perdurer et non dans l’intêret de l’Algérie ou de notre économie.

  8. je propose une contribution sur deux décrets scélérats qui n’encouragent en rien le progrès et le développement
    INSTALLATIONS CLASSEES & RELANCE ECONOMIQUE
    Une législation a été adoptée par le gouvernement classant les activités économiques (industrie, PME-PMI, certains secteurs de l’artisanat et de l’agriculture) en fonction du préjudice qu’elles porteraient aux personnes et à l’environnement. Tous les secteurs d’activité sont concernés. Elle a commencé à être appliquée à partir de l’année 1998. Il s’agit des décrets n° 98-339 du 3 Novembre 1998 portant la signature du chef de gouvernement de l’époque, M.OUYAHIA, revenu depuis aux affaires, et du décret n°06-98 du 31 Mai 2006 qui apporte des modifications davantage contraignantes et visé par M.BELKHADEM, qui a cédé la place au précédent.
    Ces deux textes définissent les installations classées en trois catégories. La règlementation ainsi arrêtée définit, surtout pour les activités créatrices de valeur ajoutée, des procédures dont le but est l’obtention de l’autorisation d’activer. Cette autorisation, préalable au dépôt du dossier au registre de commerce, est délivrée soit par le Ministre de l’environnement, le wali ou le Président d’APC. Sans cet aval, aucune production ne peut être démarrée. Ayant eu à endurer les procédures qu’impose cette législation à tout petit, moyen ou grand investisseur – sans distinction-, nous souhaitons faire connaître notre expérience.

    UN PROCEDURE LOURDE…
    La première exigence est de disposer d’un local (propriété ou location) attesté par un acte notarié. Le local doit être expertisé par un architecte et les plans dûment établis. Puis, il faut recourir à un expert en environnement qui produit une étude d’impact et de risques. Ces études sont coûteuses et prennent place dans un dossier où s’ajoutent le devis estimatif, des documents d’état civil, attestation de résidence, etc., le tout en 12 exemplaires. L’étude technico-économique n’est pas expressément requise ; l’investisseur en a besoin mais c’est une dépense additionnelle. Au terme de cette première étape, le carton plein des documents à remettre à l’autorité sensée accorder l’autorisation est haut de 60 à 80 cm et d’un poids respectable. Il est également demandé de remettre les secrets de fabrication « sous pli » (cf.art.6, 4ème paragraphe du décret 98-339, demande reprise par le décret de BELKHADEM de 2006 ci-dessus cité). La réponse positive n’est encore pas assurée.

    Le dossier déposé, il faut alors s’armer de patience et… de ténacité. Il est remis à une commission de wilaya élargie l’avis favorable nécessite l’examen et l’accord de plus de 12 administrations ou institutions. Alors seulement viendra la délivrance avec la remise de la fameuse autorisation. Mais il suffit qu’un seul des membres de cette commission émette une réserve suspensive pour que le projet soit rejeté.
    Cela peut prendre 6 mois au bas mot. Plus surprenant encore, notre fréquentation assidue des couloirs de ces administrations nous a fait découvrir qu’Il n’est pas rare qu’un promoteur constate que son projet a été ensuite réalisé par un autre investisseur bénéficiant de complicités dans l’administration où copie du dossier et de la technologie ont été communiquées. Souvent, c’est dans l’informel que ces individus s’installent loin de tout contrôle et sans rien verser au fisc.
    …ENCORE DAVANTAGE ALOURDIE
    Le 2ème décret exécutif visé par M.BELKHADEM a eu pour effet de plomber encore la procédure. Ainsi, il introduit une nouvelle démarche pour permettre le démarrage de l’activité. De simple, l’autorisation devient désormais double : l’autorisation de création d’abord avant d’obtenir éventuellement après l’avoir demandé l’autorisation d’exploitation.
    Et du lest sil vous plait : l’autorisation provisoire de 6 mois, prévue dans le décret initial permettant à l’investisseur de commencer à produire en attendant que l’administration finisse de traiter son dossier, est supprimée.
    La commission de wilaya composée des représentants de 12 administrations passe à 18 membres (y compris la DGSN et le DARAK) ; seules la Direction des affaires religieuses et celle des Moudjahidines sont absentes.
    C’est à la Direction de l’environnement qu’il revient de présider la commission. Elle centralise les avis de tous les membres, convoque la commission, élabore le projet d’autorisation qui sera soumis au wali ou au PAPC selon le cas (PMI)
    Pour une petite entreprise, le chemin à suivre est encore plus long. Il consiste à s’adresser d’abord à l’APC, mais la procédure est imprécise et pas du tout réglementée. Puis celle-ci transmet le dossier à la Daïra laquelle communique à son tour un exemplaire aux différentes Directions de Wilaya. Ensuite ces Directions renvoient leurs avis à la Daïra qui les réceptionne et les remet à l’APC qui les étudie et les retransmet à la Direction de Wilaya de l’Environnement laquelle réunit la commission de wilaya pour décider de la suite à réserver au projet.
    Il faut enfin préciser que toutes les entreprises, mêmes anciennes, sont tenues de se conformer à cette règlementation( passer par un bureau d’études agréé, …). Conséquence, de nombreuses activités telles des fabricants de parpaings, par exemple, ont vu des petites entreprises disposant de registre et payant l’impôt, passer à l’informel. D’autres ont carrément changé de créneau ou fermé.

    DES INTERROGATIONS ET DES REMARQUES
    Outre les méfaits de cette législation sur l’économie, elle surcharge des administrations (Direction de wilaya) de dossiers qui n’ont que peu de rapports avec leurs missions. On peut en effet s’interroger sur l’utilité de communiquer un projet de création d’une unité de matériau de construction ou d’élevage ovin ou bovin à la Direction de la pêche qui connait d’énormes difficultés à maîtriser son propre secteur où la pêche à l’explosif se pratique en toute impunité, où le poisson ( y compris la sardine) est devenu hors de portée pour les petites bourses… sans compter les ravages que fait l’usage immodéré des explosifs sur les fonds marins et cela alors que le terrorisme reste présent dans les maquis et les villes.
    Dans l’étape actuelle et face aux difficultés que rencontrent les citoyens et l’Etat sensé les prendre en charge, qu’est-ce en quoi est-il impératif qu’une Direction de l’urbanisme s’implique dans le process d’une conserverie et en quoi est-elle concernée surtout lorsqu’on observe l’état de nos villes, la dilapidation du foncier, l’urbanisation sans style et de fait la « banlieurisation » de tout le pays.
    Les deux Directions de wilaya qui devraient être le plus concernées pour ces questions sont en fait marginalisées. Il s’agit de la Direction de l’Industrie et des mines et celle de la petite et moyenne industrie. Cette dernière n’est même pas destinatrice du dossier. C’est, comme signalé plus haut, à la Direction de l’environnement que reviennent toutes les attributions laquelle se retrouve surchargée par une pléthore de dossiers d’installations classées au lieu de se consacrer aux immenses problèmes environnementaux élémentaires qui empoisonnent la vie des citoyens (ordures ménagères, …). Les personnels de cette Direction s’engluent dans les questions administratives n’ayant pas de compétence en matière de risques professionnels, des conséquences de l’usage de produits dangereux dans les secteurs de l’industrie, de la chimie, l’agro-alimentaire, etc. La Direction de l’environnement sous-traite les études de risques et d’impact à des bureaux qui lui sont extérieurs et qu’elle agrée. On peut douter de leur efficacité pour ce qui est des risques et des produits dangereux en comparaison avec les compétences que réunissent des ingénieurs en hygiènes et sécurité (cf. ceux formés par l’ex INHS), les médecins du travail, et les ingénieurs formés en spécialité environnementale. De plus, le nombre de bureaux d’études d’impact agréés est très insuffisant. Ils sont inexistants dans certaines wilayates et quand ils sont sollicités, ils pratiquent des prix pour le moins exorbitants.
    Il faut encore attirer l’attention sur le risque de mise œuvre bureaucratique de la directive qui ordonne : « pas d’installations classées dans le tissu urbain » ; son application à la lettre pourrait signifier pour de nombreuses petites localités et villages la disparition de beaucoup d’activités de menuiseries, ferronneries, petite fonderie, petite conserverie, etc. et pour seul maintien en zone urbaine des commerces et agences de services ce qui fait d’ailleurs débat y compris dans certains pays développés où les réticences sont grandes d’éloigner des milieux urbains toutes ces activités avec comme conséquence des problèmes de transport accrus.

    QUELQUES CONCLUSIONS
    Parvenus à ce point de la réflexion on s’interroge encore. Cette législation intervient à un moment où la production nationale existante se débat dans des difficultés sans nom pour résister à la concurrence étrangère. Face à cette dernière, elle est affaiblie technologiquement et ne bénéficie d’aucune réelle protection des pouvoirs publics. Sommes-nous condamnés à ne demeurer que des consommateurs de produits fabriqués ailleurs ? Est-il exagéré de dire que cette règlementation est la quintessence d’une vision bureaucratique de l’économie pseudo rationnelle et ascientifique ? Si l’intention était de geler davantage la création d’entreprises, on ne s’y prendrait pas autrement.
    L’Algérie a opté pour l’économie de marché c’est-à-dire pour le capitalisme qui a pour principe de base la liberté d’entreprise. En plus, le développement dévoyé par la politique de la décennie « noire » a été bloqué par le terrorisme des années 90. On ne peut susciter l’investissement comme on le proclame à longueurs de discours c’est tout faire pour libérer les initiatives, c’est le contraire de décréter des lois dont le but est de tout contrôler, faire accumuler des montagnes de papiers, épuiser par des démarches sans fin les plus motivés et donner des prérogatives inconsidérés à des administratifs incapables de traiter en des courts délais des dossiers pour lesquels ils ne sont pas outillés.
    Est-ce trop demander que de comparer- et ensuite copier en les adaptant – les procédures en application aux USA, au Japon, en Chine qui priorise depuis 30 ans son développement avec une croissance ininterrompue à 2 chiffres et reste, malgré les critiques occidentales, bien en deçà de la pollution produite par les Etats-Unis ? Dans les pays qui ont choisi de se développer, l’administration publique a pour mission de faciliter l’investissement. Là-bas, l’administration est résolument mobilisée au service de la création d’entreprise. L’investisseur ne perd pas un temps incroyable dans les dédales des bureaux
    Concernant les questions d’environnement, on a l’impression que la charrue a été mise avant les bœufs. D’après les données disponibles en la matière, l’Algérie n’est pas classée parmi les pays pollueurs, de même que le continent africain, et pour cause…le sous-développement reste dominant. Dans les pays les plus développés la priorité est donnée à la production (Cf. position des Etats-Unis vis-à-vis du protocole de KYOTO). Y a-t-il une telle urgence dans notre pays la pollution a-t-elle atteint des summums insupportables pour nous et le reste du monde pour s’imposer des règles aussi contraignantes qui fait de nous des champions plus verts que les verts ? Sommes-nous engagés dans la société postindustrielle et sur industrialisés ce qui expliquerait cette frénésie sur les questions environnementales et ce déluge d’attentions, de médailles de distinctions par des étrangers à notre ministre de l’environnement pour les efforts qu’il déploie. Le règlement du problème des détritus, du recyclage des produits usagés, etc. est une tâche qui peut encore attendre, trop complexe.
    En attendant, qu’une attention plus grande soit accordée à l’éducation de masse pour élever le civisme de nos concitoyens, de faire cesser le scandale de l’oued el Harrach, de revoir la conception de l’habitat en banlieue des villes qui complique le ramassage des ordures ménagères, etc. pourquoi ne pas lui confier en plus de la responsabilité du tourisme, la charge de l’industrie et de la PMI de sorte- qu’avec toutes les prérogatives dont il dispose – la création d‘entreprises créatrices de richesses soit impulsée.

    En effet, beaucoup de petites entreprises ont été contraintes d’agir dans l’informel travaillant rideau baissé, avec tous les dangers de pollution que l’on peut imaginer pour les personnels qu’elles emploient (accidents de travail, maladies professionnelles, non déclaration à sécurité sociale, …). Du fait de l’importance que prend le secteur informel dans notre pays on peut craindre des problèmes encore plus grands pour cette génération de travailleurs qui ne bénéficiera pas de pension de retraite, pas de couverture sociale. Il n’est pas rare que le même local serve successivement d’abattoir clandestin de poulets, de fabrication de matériaux de construction, de mélange de peintures, de stockage de produits alimentaires … le petit investisseur las des démarches longues, épuisantes et sans fin est poussé à l’illégalité.
    L’ « INFORMEL », BUREAUCRATIE, CORRUPTION ET PRATIQUES MAFFIEUSES
    C’est à partir des années 80 que l’ « informel » s’est développé et a pris de l’ampleur. Son essor a grandi avec le terrorisme des années 90 ; il continue de s’étendre, de se ramifier et de densifier son réseau en dépit des discours pour y mettre un terme. Ce secteur comprend la petite production marchande et la très grande partie des produits d’importation qui passe allègrement non pas seulement de façon illicite par les pistes frontalières mais surtout via les grands ports de notre pays.
    Ce secteur a pénétré la société par tous ses pores faisant de la corruption un phénomène de masse qui touche toutes les institutions sans exception. Ses réseaux sont utilisés par la contrebande dont les articles sont écoulés au vu et au su de tout le monde comme les cigarettes dont le cours varie en fonction des arrivages ; les prix de marques algériennes fabriquées en chine passant du simple au double ou la disponibilité de la marque « LEGEND » qui entre en fraude vendue chez tous les petits revendeurs ambulants et même chez les commerçants ayant pignon sur rue avec RC etc. C’est plus grave encore si l’on donne foi aux rumeurs selon lesquelles il existe un trafic de vente d’armes, d’explosifs et de munitions.
    L’agriculture dont la tâche est d’assurer la nourriture à la population n’échappe pas à l’informel : la production comme les commerce des produits agricoles en gros, demi-gros et au détail sont sous son contrôle. Des immenses superficies, des étendues entières sont cultivées ou détournées. Aucune information statistique pour savoir ce que sont devenues les CAPAM (coopératives des anciens moudjahidines à qui des terres parmi les meilleures ont été cédées).
    Des fortunes considérables se sont constituées à l’ombre de l’’informel. Ces fortunes sont thésaurisées, reversées dans l’immobilier et/ou placées à l’étranger sans avantage ni contrepartie pour le pays et son peuple. La médecine et la pharmacie n’échappent pas à l’informel encouragées en cela par l’impunité dont profitent des milliers d’aigrefins encouragés même par la publicité faite autour de l’usage de la pratique de la ROQIA par un ex chef d’Etat et deux ex chefs de gouvernement qui ont recouru aux « prestations » d’un à charlatan RELIZANE – faits rapportés par la presse. La corruption qui gangrène le pays ne peut être vaincue sans s’attaquer à l’informel. Les réseaux de la contrebande, les trafics de drogue, le terrorisme ne peuvent être réduits si persiste l’informel qui les nourrit. L’Algérie ressemble aujourd’hui à une jungle où règnent en maîtres les opportunistes de tous poils et les pires prédateurs.
    QUE FAIRE ?
    Nous conclurons en faisant quelques propositions. Elles ne sont exhaustives et appellent au débat et à des compléments :
    1- Toute activité de production est polluante. Aucune ne peut se prévaloir de ne pas porter atteinte à la nature et aux être vivants. Mais sans activité industrielle locale, il n’y a pas de réponse – même limitée- aux besoins sociaux par les algériens eux-mêmes, il n’y a que de l’importation. Ce choix devient dramatique pour le pays, sa jeunesse et toutes ses forces vives. Les contraintes doivent être modulées en fonction des risques car produire des parpaings n’est pas aussi incommode ou dangereux que de produire des acides, de la javel ou des chlores par exemple.
    2- Il faut libérer les initiatives de création d’entreprises en annulant les décrets de 1998 et 2006 sur les installations classées. Les obligations des petits opérateurs pour se conformer aux règles de couverture des risques vis-à-vis des personnes et de l’environnement doivent venir à postériori avec un délai fixe et non pas comme un préalable.
    3- L’administration doit se mettre au service de l’investisseur. Pour cela rétablir la Direction de l’industrie et de la PME-PMI dans leurs prérogatives. C’est à elles qu’il revient de délivrer les autorisations d’exploitation. Il est indispensable de les doter en moyens humains et matériels alliant qualification et compétence.
    4- Permettre au petit et moyen investisseur de créer son entreprise puis l’assister pour faire face et prévenir les risques et la pollution. Le porteur de projet ne doit plus être livré à la merci d’une bureaucratie véreuse, envahissante et sans scrupule : pour traiter un dossier de PMI un délai très court devrait être fixé à l’administration.
    5- Le contrôle à postériori devrait être érigé en règle et expérience. L’investisseur ne doit plus subir le parcours « du combattant » que lui font subir des bureaucrates plus soucieux de leur intérêt personnel, utilisant leur position comme une rente de situation, plutôt que de servir et être utile à la société et aux administrés.
    6- Créer des commissions de recours en l’absence desquelles les agents véreux de l’administration exercent leur dictat mettant les créateurs d’entreprise en situation de complète impuissance. Ces commissions devraient être composées de représentants d’associations du patronat, de syndicats et de représentants de l’administration.

    7- Mener une guerre sans merci contre les pesanteurs bureaucratiques et les fonctionnaires incompétents doublés d’indélicatesse qui inventent en permanence des obstacles aux petits investisseurs. Combien d’entreprises pionnières dans les exportations hors hydrocarbures ont été mises en faillite à cause des procédures bureaucratiques. Certains y ont laissé leur argent et leur santé usés par les périples qu’on leur a fait subir. Les plus tenaces ont fini par jeter l’éponge face à ceux-là même qui laissent allègrement passer les millions de containers importés avec des négligences funestes- qui alimentent vigoureusement l’informel- et qui font preuve de la plus grande intransigeance et sévérité face aux exportateurs parfois novices qui tentent de placer sur les marchés extérieurs des produits algériens.
    Il semble que seule les ferrailleurs ont les faveurs de ces autorités qui permettent le passage sans difficulté des lots de câbles électriques, de rails, de couvercles d’égouts, etc. qui partent vers des fonderies à l’étranger. Les tas de ferraille qui encombrent les quais, en vrac et sans le moindre compactage sont pour ces gens-là une manne aussi précieuse que le pétrole.
    Jusqu’à quand l’impunité ? Jusqu’à quand ces obstacles sur le chemin du progrès et du bien-être pour le peuple algérien ?

  9. ENCORE UNE ENTOURLOUPETTE DE HMIMED. LUTTER CONTRE LES MOULINS A VENT? C’EST BIEN HMIMED QUI A EXECUTE LA FUEILLE DE ROUTE DU FMI APRES QUE SIFI AIT TOUT SIGNE! IL EST VENU AVEC UN LEURRE:LA PONCTION? LE VOL A LA TIRE AU VU ET AU SU NDE TOUT LE MONDE. ENFIN J’AIMERAI ENCORE RESTER NAIF ET CROIRE LE GENIE DE BOUADNANE MAIS IMPOSSIBLE CAR IL VIENT JUSTE DE PARTICIPER AU VIOL COLLECTIF DE LA CONSTITUTION DE LA REPUBLIQUE ALGERIENNE…

  10. La fermeté de ce triste sieur les cadres qui moisissent encore dans les prisons algériens la connaissent fort bien.Sa fermeté aussi.Ce qui est tout de même assez étonnant c’est le discours qui ne change jamais.La légitimité d’un homme politique est le résultat d’un mandat qu’un peuple lui confie.De quelle légitimité jouit-il, lui permettant de parler au non des algériens?Constitue-t-il reellement une alternance par rapport à un autre mode de gouvernance, celui de son predecesseur en l’occurrence?Moi mon impression personnelle est simple et consensuelle:ces garçons adultes font semblant de gouverner, de changer, d’améliorer sans jamais rien faire et celà dure depuis des décennies.

  11. si ouyahia ne pietine pas la constitution si ouyahia s oppose au projet de la fameuse et ruineuse mosquee il a une chance d avoir je dis bien un peu d estime si non il est toujours lui meme donc pas d espoir avec lui pour sauver le pays

  12. qui est l ennemi ou l adversaire de la mafia ?c est l autre mafia ou d autres mafias, qui viendraient la concurrencer.mais c set bien, car au moins le peuple profitera de leurs luttes entre elles.ouayahia est un partisan de la fin de l histoire, l histoire doit s arreter, au socialisme bureaucratique de brejnev, on est vraiment en retard de siecle!il a raison de craindre le vrai danger pour les dictatures totalitaires c est le grand messieur :le marche.le marche libre va creer une classe moyenne, veritable moteur de toute societe, mais qui finit par s affirmer politiquement et exiger que seul le merite et l efficacite priment.comment voulez vous que les maitres d ouahia acceptent ca.non, quitte a arreter le train de l histoire, ils ont les moyens pour payer le silence tout autour.

  13. donnez nous un homme integre et qui guidera ce pays et ce peuple vers le developpement et la democratie.à ce que je constate il n’ya que cette equipe qui pense etre capable de gere le pays et que les 34 millions d’algeriens ne sont que rien.et pour preuve ils se font remplacés entre eux.

  14. AhmedOuyahyah dans le role de david vincent ou dans celui de Hassan terro ou de Rambo C’est du Cinéma ou le seul perdant est le peuple Algérien .
    C’est en effet de l’argent du Peuple Algérien qu’il s’agit et non celui des voleurs de l’état qui est en jeu .
    En effet C’est le temps et l’argent du Peuple Algérien qui est misé, parle régime despotique, qui n’a de conseil a recevoir de quiconque ni de compte a rendre a personne .
    Sinon comment promettre a la palestine, le petrole Du peuple algérien gracieusement alors que le peuple algérien meurt de faim et de Tuberculose !?
    Ou Alors La construction de la Grande Mosquée de Bouteflika avec 10 milliards de Dollars du peuple, alors que le peuple Algérien meurt de faim et de tuberulose ?!
    Attendons de Voir Si Les Commanditaires de Ahmedouahyah .. Stopperont la construction de la grande Mosquée de Boutef, Pour voir s’il y’a du sérieux et du consistant dans ce jeu de cache-cache ou que C’est juste pour amuser la galerie..la galerie qui a cessé de s’amuser depuis qu’elle attend de mourir de faim et de Tuberculose !

  15. Moi, je n’insulte jamais l’avenir.
    L’algerie nous appartient à tous et à ce titre, elle n’est pas la propriété exclusive d’une frange de la société aux detriments des autres. Et toutes les bonnes volontés sont les bienvenues, qu’elles viennent du serail comme on dit, ou de la société. Si Ouyahia, ou n’importe qui d’autre veut se mettre sincerement au service du pays (une bonne chose à tous egards), en vertu de quoi allons-nous l’empecher? En vertu de son passé? Qui suis-je moi et qui es-tu toi pour juger le passé des gens? Mis dans le meme contexte et les mêmes conditions, n’aurions-nous pas fait de même sinon pire? Qui nous a confié cette autorité qui n’appartient qu’à Dieu et à lui seul. Oui, on peut crier notre frustration, dire notre mecontentement, souhaiter le changement avec virulence tellement nous nous sentons opprimés, c’est humain et c’est normal. Mais delà à se prendre pour plus integre que les autres, plus vertueux, plus propre, plus incorruptible, et qu’on a pouvoir et autorité de juger les autres, cela n’est que vanité.
    Ce qui importe c’est le bien de notre pays et la prosperité de son peuple, nous sommes pour la laicité comme mode de gouvernance, nous sommes pour la democratie comme principe d’alternance au pouvoir, et nous savons que par elles nous aurons assurement une societé plus juste, plus moderne, plus creative et prospere et pacifique et respectée. N’est-ce pas ça, qui est important? Ou bien, empecher les gouvernants de se repentir et de se convertir en hommes de bien, et ressasser contre eux une ardente vengeance, c’est ça qui est important? Cette derniere attitude ne fera que perpetuer le malheur des uns et des autres et n’est donc pas la bonne solution.
    Alors bon vent pour la lutte contre la corruption et pour la mise en bon ordre de la maison.
    Merci "le matin" pour cet espace de libre expression.

  16. Si Ouyahia a le courage de changer ce sinistre projet de méga mosquée contre un hopital moderne plus utile aux citoyens, il aura alors gagné la sympatie de tout le peuple algérien à part la poignée d’hypocrites qui gravitent autour de se projet pour s’em mettre plein les poches et préparer l’embrigadement des citoyens d’une façon plus stratégique. Le début des années 90 c’était les artisans du génocide algériens, demain ça sera les stratège du prochain génocide algérien. Les fideles trouveront toujours un texte pour s’adonner à la pédophilie, à la lapidation, à l’égorgement des innocent. Arretez svp avec ce projet et faite en sorte que l’Algérie ai un de vrai hopitaux et non pas ces mouroir ou les cafard et les rat partagent les lit des malades et où les femmes accouchent dans des conditions honteuses.

  17. on a besoin d’un homme d’etat, et si hmed par son savoir et ses dires en est un, mais pas par ses actes…
    a quand une reforme de la justice…?

  18. tout le problème réside dans l’application des loi.un état c’est les lois.en algérie les lois sont faites pour être lues les appliquer c’est une autre chose.la question est ce que ouyahia respecte les lois de son pays.il veut que l’administration ait la mains mise sur l’économie, ça permet à cette dernière de passer des contrat sous la table tout simplement.

  19. Le remplacement de Belkhadem par M. Ouyahia n’est qu’un remake à la sauce locale, d’autant plus que les deux derniers passages de ce dernier comme Premier Ministre ont donnés lieu à l’apparition de la chasse aux cadres intègres et à l’extension de ce phénomène de ponction sur les salaires et les pensions qui constitue un véritable racket organisé à l’échelle nationale.
    La non application des dispositions réglementaires, en matière de contrôle du bilan d’activité lors des changements de postes de ce niveau de responsabilité donne une bonne idée sur le respect des institutions et du peuple algérien.

  20. ce qu’il nous faut dans ce pays c’est une revolution complete de nos institutions, il s’agit en fait de mettre en place une elite d’homme engagé desinterressés et qui n’ont absolument rien a perdre.
    Alors il seront noyé dans chaque ministere et dans chaque Wilaya, dans chaque mairie pour surveillez tous les travaux en cours et avoir un oeil sur les financements de chaque projet .
    Ces Hommes se chargeront de signaler toute irregularite quelle qu’elle soit a ce que de droit et permettre ainsi une main mise sur chaque type de Chippa pouvant se declencher ou sur chaque lot de terrain mal distibué

  21. l’algerie se retouve devant un probleme trés simple il ya crise d’homme, meneur de nation, notre pays et en panne du simple maire, nos citoyens votes sur des personnes kils connaissent pas aprés klke jours ils se révoltent contre eux, quelle amalgame tous des grand parleurs vous savez un algérien c comme une croccodille grande gueule petite pattes parle trop ne fais rien de bien

  22. reponse a ALI. IL FAUT SAVOIR ENDURER QUAND ON EST SOUS LA DEPENDANCE D’AUTUI, ET NE SONGER MONTRER SA FORCE QUE LORSQU’ON EST MAITRE ? ET TOI QUI ES TU POUR PARLER D’UNE REVOLUTION COMPLETE.LES BONNES INTENTIONS NE SUFFISENT PAS SI ELLE NE SONT PAS REALISEES OU N’ABOUTISSENT QU’A DES RESULTATS FACHEUX .

  23. moi je ne dirais qu’une seule chose, Le grand DILEM l’a bien dit avec AHMED OUYAHIA on ne sais pas si c’est AHMED ou bien YAHIA, comment se fait il qu’un homme qui a magouillé avec ce pouvoir, celui de bouteflika entre autre se decouvre soudainement des vertus de defenseur des interets nationaux, alons, alons mes amis; ne nous laissons pas duper.
    Je ne lui demanderais qu’une chose s’il croit en ce qu’il dit iln’a qu’à faire comme BENBITOUR, il demissione et comme ça, il montrera au peuple la duperie de ce gouvernement et son president vomis par le peuple presque tout entier

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