46 ans après l’indépendance : Les Algériens ont-ils perdu leur repère ?

Le constat est plus que significatif. La société algérienne connaît un net recul des valeurs sociales. C’est ce que révèlent des études, rendues publiques en marge des travaux du colloque national sur « la famille et l’éducation entre la continuité et la rupture », réalisées par le laboratoire de prévention et d’ergonomie de l’université d’Alger.

Ainsi, selon des sociologues, les signaux sont au rouge. La famille algérienne a perdu ses repères au fil du temps. Par conséquent, les maux de la jeunesse en Algérie sont alimentés régulièrement par une mauvaise éducation au sein des familles.

Selon les statistiques, les parents ont perdu leur autorité devant leur progéniture et à cet effet, les chiffres font craindre le pire. Une société qui a perdu les liens familiaux, notamment après la décennie noire des années 90, ne peut pas forcément trouver ses repères, souligne-t-on.

Une famille démissionnaire

Cette situation est à l’origine de la démission de la famille algérienne de sa première fonction qui est l’éducation. D’autre part, notre famille est devenue une famille consommatrice et matérialiste, relève-t-on encore dans les études de l’université d’Alger.

Symbole de la déficience de notre société, l’enfance paie cher la fracture sociale de notre pays. A ce sujet, il faut savoir que plus de 15 % des familles algériennes se trouvant sans emploi ont des enfants à charge. Ce qui constitue un lourd fardeau sur le budget de la famille, a révélé une étude sur la famille et l’éducation conduite par le Laboratoire de prévention et d’ergonomie.

Dans sa présentation des résultats de cette étude, devant les participants aux travaux du colloque national sur « La famille et l’éducation entre la continuité et la rupture », M. Mohamed Boumakhlouf, professeur de sociologie et membre du laboratoire, a indiqué encore que « 27,1 % des parents exercent une autre activité parallèlement à leur profession pour subvenir aux besoins de leurs enfants. » Il ajoutera plus loin que pas moins de « 11 % des familles sont hébergées par des proches faute de logement », un phénomène qui, malheureusement, « influe négativement sur l’éducation des enfants ».

L’enquête de l’université d’Alger met, par ailleurs, l’accent sur « l’émergence remarquée du mode de la famille nucléaire, dont le taux oscille entre 62,46 % et 79,63% ». Ainsi, la société algérienne tend à se structurer par une forme de famille correspondant à un ménage regroupant les deux parents mariés et leurs enfants, à l’opposé de la famille traditionnelle élargie qui peut compter plusieurs générations.

Concernant les méthodes d’éducation adoptées par la famille algérienne, l’enquête du Laboratoire de prévention et d’ergonomie a démontré que ce volet demeure l’un des points noirs de l’éducation à l’algérienne. Et pour cause, « les méthodes traditionnelles, notamment les privations et le châtiment corporel, sont les plus utilisées par la famille algérienne », notent les auteurs de l’enquête. Dès lors, pas moins de 36 % des familles privent leurs enfants de sortir pour jouer et 17 % recourent régulièrement au châtiment corporel sévère.

Dans ce contexte, M. Boumakhlouf a estimé que la famille algérienne « fait montre d’un sens éducatif élevé, mais fait face à des pressions matérielles et morales liées aux conditions de vie qui l’empêchent de s’acquitter pleinement de son rôle éducatif ». A cet effet, il a appelé les instances concernées par la famille et l’éducation à diagnostiquer les difficultés auxquelles font face les familles en vue de les aider à les surmonter.

La rue influence l’éducation familiale

Autres données d’une autre étude concernant le rôle de la famille dans l’éducation. Il en ressort que les Algériens deviennent de plus en plus individualistes. Force est de constater à ce titre que le caractère individualiste des familles dans l’éducation des enfants est de plus en plus accentué. Ainsi, le voisin, le cousin ou l’oncle n’interviennent plus comme par le passé dans l’éducation des enfants dans les familles algériennes. Par ailleurs, ce qui peut attirer l’attention dans cette étude, sur un échantillon de 794 familles algéroises, 80% s’inspirent des valeurs religieuses, 45% des traditions et 30% de la modernité.

Sur un autre chapitre, d’après les chiffres révélés dans cette étude, la rue influence, à raison de 85,54%, l’éducation transmise par la famille algérienne. Viendra par la suite la télévision comme deuxième facteur d’influence avec 37,53%, puis les salles de jeux avec 35,54%. L’Internet, contrairement à ce que l’on peut imaginer, a une moindre influence sur le comportement des gens, avec un taux de 20,55% et les espaces sportifs avec 14,58%.

S’agissant en outre des difficultés rencontrées par les parents algériens dans l’éducation de leurs enfants, celles-ci sont liées à 84,87% au contact que l’enfant a avec la rue. Il en ressort de cette configuration des répercussions très négatives sur le comportement des enfants qui ont généralement des aspirations qui dépassent les capacités et les moyens des parents. D’un autre côté, il est à signaler que la cherté de la vie se pose comme un élément destructeur de la cohésion familiale. 70,02% des familles algériennes affirment, dans cette étude, que l’éducation de leurs enfants a échoué à cause de leurs conditions économiques difficiles.

Dans ce contexte, les sociologues ont mis en exergue l’importance de la consolidation de la famille et sa cohésion qui doit passer impérativement par la consolidation des institutions de l’Etat. Faute de quoi, la déperdition sociale risque encore d’avoir de beaux jours devant elle dans notre pays.

Par Semmar Abderrahmane (Mague)

le 04/07/2008

19 commentaires

  1. Là, je reste buté et je ne veux croire qu’à ce que je vois. A la base de la situation catastrophe que vit la société algérienne, (famille déstructurée, jeunesse triste et sans ambition, parents dépassés, et «j’ m’enfoutistes ») : C’EST L’ÉCHEC DE L’ÉCOLE. C’est l’arabisation de principe, l’arabisation hostile à tout ce qui est occidental. Et c’est le cadeau empoisonné des pays du moyen orient qui peu à peu, a fermé les esprits et continue de le faire encore. Nous n’avancerons pas tant que ce sont les ultra-conservateurs qui détiennent les leviers de l’enseignement. De nos jours, tout est fondé sur des préceptes religieux qui sont archi-faux car archi-rétrogrades. Nous n’avons pas besoin d’une réforme mais d’une RÉVOLUTION, pour une école ouverte sur le monde. Faîtes le constat de nos futurs cadres qui vont continuer leurs études à l’étranger ; dans leur majorité, ils ont des lacunes sur tous les plans : linguistique, culture générale, ouverture d’esprit, et tout cela pour avoir fait des études en arabe et uniquement en arabe. Quelle perte de temps ! Quel gâchis ! Nous devons absolument faire étudier toutes les matières scientifiques dans des langues scientifiques. L’arabe, hélas, n’en est plus une. Il ne faut pas se leurrer. Nous n’arriverons jamais à rien en continuant ainsi à donner raison à l’esprit moyenâgeux qui, il faut le dire gouverne avec les pleins pouvoir. Une des exigences des Algériens devrait être de balayer les dinosaures qui sont là à réformer les réformes déjà réformées plusieurs fois et qui tâtonnent dans le noir sans aucune intelligence. On ne peut jamais faire du neuf à partir du vieux. Je suis furieux ! W.S.

  2. Vous parlez d’un net recul des valeurs sociales. Comment voulez-vous qu’il en soit autrement dans un système où, depuis l’indépendance, tout a été fait pour que cela soit ainsi ?
    N’est-ce pas ce système qui a fait qu’il est plus valorisant d’avoir un étal au marché que d’être titulaire d’un quelconque diplôme?
    N’est-ce pas ce système qui a fait que n’importe quel ignare, pour peu que, tribalisme aidant, élu député, il se retrouve en quelques années à la tête d’une fortune alors que n’importe quel universitaire, aussi brillant soit-il, n’arrive pas à boucler ses fins de mois ?
    N’est-ce pas ce système qui a fait que le professeur d’université, après des années d’études, sans véhicule ni autre moyen de transport décent, se fait transporter par ses élèves de la nomenclatura?
    N’est-ce pas ce système qui a fait que pour n’importe quel motif l’honnête citoyen se fait retirer ses papiers par un policier en mal d’autorité alors que pour des délits autrement plus graves, les enfants de Club des Pins s’en sortent avec même pas un froncement de sourcils?
    N’est-ce pas ce système qui …
    Alors s’il vous plait, avant de parler de valeurs sociales, du rôle de la famille, du rôle de l’école, etc. posez-vous plutôt les vraies questions, celles qui fâchent et, à partir de ce moment-là, LE VRAI DÉBAT POURRA ALORS COMMENCER !!!!!!!!!

  3. Le net recul des valeurs sociales c’est le travail du dispositif mis en place dans les années 80 pour façonner le "nouvel" Algérien; l’école y a participé avec ses programmes et sa pédagogie.l’Unique a également joué son role avec la diffusion des feuilletons qui ont développé le gout du luxe. "Maux de la jeunesse= mauvaise éducation au sein des familles", nos jeunes veulent un portable, une belle voiture et un petit séjour à l’étranger; pour les familles: lors d’une réunion pédagogique un inspecteur dictait les nouvelles directives du ministère concernant les réformettes et un enseignant avait pris la parole pour dire"je peux faire un travail constructif mais quand je suis en classe je pense au sachet de lait que mes enfants, entassés dans une chambre, n’auront plus qu’une seule fois dans la journée". Et pour finir la facture du terrorisme que nous payerons tous ensemble les 80% et les 30%.

  4. Comme vous le savez bien, chers amis du Matin, le processus d’éloignement des Algériens de leur patrie, qui a abouti aujourd’hui au drame des harragas, a commencé en 1999 par la non célébration des grandes dates historiques de notre pays et la célébration, souvent avec faste, des plus insignifiantes d’entre-elles. Il est vrai que les premières rappellent amèrement à Fakhamatouhou et à son clan qu’il n’ont eu aucune place et joué aucun rôle dans leur préparation ou dans leur exécution et qu’il n’est qu’un grand usurpateur et un petit comploteur. Son seul « exploit » est sa part active au coup d’Etat du 19 Juin 1965, contre un des « siens ». De cette réalité, il ne veut pas entendre parler et les témoignages de Kamel Belkacem et du Dr Youcef Khatib gênent terriblement quelqu’un qui a osé dire aux Généraux, qui l’ont imposé au peuple algérien en avril 1999 et a qui il n’a cessé de faire des enfants et autres choses, dans le dos : « vous étiez de petits sergents quand j’étais commandant ». On interprète mais on ne réécrit pas l’Histoire M. Bouteflika. Cette interprétation semble vous foutre une peur bleue. Vous n’avez qu’a vous en vouloir. Vous aviez pourtant l’âge pour faire comme ceux qui l’ont écrite mais vous et votre clan aviez préféré vous réfugier à Oujda et attendre peinards l’indépendance pour en récolter les fruits délicieux que les véritables hommes avaient semés.
    Pour mettre fin à la dérive, la parenthèse ouverte en Avril 1999, doit être fermée d’urgence, et le plus vite sera le mieux.

  5. T’as oublié une chose Mr Si Moh Oumhamd, le système a fait en sorte que toutes les pistes soient embrouillées et qu’aucun vrai débat ne peut etre amorcé.

  6. J’ai l’honneur de patager mon opinion avec de respectables intervenants qui reconnaissent en une seule voix que le constat le plus catastrophique, a l’issue de ces 46 ans de gestion de la machine Algerie par l’Algerien, c’est le declin et recul des valeurs sociales. Moi, je pense que le reste des echecs a tous les niveaux que connait notre Pays ne sont que consequence. Personnellement, je n’adhere pas avec l’idee de Mr. Si Mohand. Il situe la genese de ce declin a l’independance. Je suis natif de 1967. J’ai fait l’ecole Algerienne sur tout mon cursus, jusqu’a etre post-gradue. Je fait partie d’une famille nombreuse de 10 enfants avec seul mon Pere est simple fonctionnaire. Donc, Je peux pretendre etre un echantillon typique de notre societe. Je dois reconnaitre que les valeurs morales et sociales me sont inculquees par mes parents, mon ecole et meme tout mon entourage. Ce climat de partage de ces valeurs se faisait de soit. Certes, il n’y avait pas toute cette ouverture sur le monde qui puisse alterer ce climat; neanmoins, quand je revenais de l’ecole, je sentais reellement que j’avais passe une journee benefique de point de vue education au sens global du terme. La derive, si j’ose utiliser ce terme, je commencais a la sentir au debut des annees 80, j’etais au lycee. La, vous constaterez que c’etait en ce moment la que commencaient les reformes a outrance. Les debats au sein de la societe ont completement change. Meme l’ecole est aussi affectee de plein fouet. Avec la crise economique que connaissait le Pays, la faiblesse des institutions de l’etat qui se faisait de plus en plus evidente, c’est tout le systeme social Algerien qui chavirait lentement. N’oublions pas aussi, qu’un malheur ne vient pas seul. Un phenomene tout a fait etranger a notre societe prend place et essaie de combler tout le vide, c’est la "SAHWA", ou des groupes se dressant en elite intellectuelle commencaient a precher un retour vers les valeurs morales telles que dictees par notre Religion. Bien sur, leur objectif est drainer cette societe en perte de confiance derriere eux pour des plans politiques que nous connaissons tous. Personnellement, je pense que cette phase la a ete nefaste pour notre societe. A partir de la, l’Algerien a perdu tout ses reperes quant aux valeurs sociales et morales. La crise economique que vivait le pays a aussi enclenche un processus irreversible au sein de la famille, qui etait toujours fondee sur une seule source de revenu, qu’est le pere. Ce dernier se sentait, au debut comme oblige de delaisser un peu du temps dedie a la famille pour subvenir aux besoins. Mais aux fils des temps, cette sensation est devenue conviction. Les parents sont convaincus qu’ils sont seulement geniteurs et pourvoyeurs de fonds au sein de la famille. L’education est l’affaire de l’ecole. Ils ont omis de reconnaitre cette demission de tutelle est a tout les niveaux, l’ecole ne peut aucunement en echapper. La seule machine qui tournait a plein regime c’etait cette SAHWA. Je reviens toujours aux motivations de commanditaires qui on su etre patients dans leurs demarches. Une geurre civile, etant un des resultats de cette demarche, la societe Algerienne se voit aussi plongee dans la pensee unique et un champs de vision tres restreint ou les gardes fou sont la Religion. Notez qu’au meme moment, une ouverture mediatique globale commencait a s’imposer et que meme ces precheurs de cette vision monochrome n’ont pu arreter, avec cette rupture non declaree du cordon familial et bien un phenomene de corruption qui se vulgarisait a tous les niveaux, L’Algerien peut etre considere maintenant, avoir perdu le dernier repere qui lui restait. Les resultats de ce recul des valeurs sociales sont: 1). La violence est devenu un langage quasi quotidien au sein de nos intercations que soit au niveau familial et pire encore au niveau de societe. 2). La corruption est devenue une pratique normalisee dans notre societe. Meme les precheurs au nom de l’Islam se detournent de ce phenomene, pour lui donner encore une assise plus ligitime dans notre societe. 3). La delinquence qui ronge chaque personne quelque soit le niveau intellectuel ou le sexe. L’Algerien se dresse en rebelle par rapport aux mecanismes fondamentaux qui puissent gerer une societe, tel que respecter autrui, le code pour le routier, les reglements elementaires des intitutions etc… 4). Absence totale des normes et criteres d’excellence dans tous coins et recoins de notre societe. Quand on fete 46 ans d’independance et on dresse un bilan tout a fait objectif sur la societe et son evolution pendant cette periode, il y a de quoi avoir honte. Nous pouvons convenir tous que le bilan economique est quasi nul; mais ce qui preocupe le plus et qui nous assure tous que le bout du tunnel est relativement loin c’est cette societe qui se construit sur des bases de clochardisme intellectuel, moral et politique et surtout cette hypocrisie et paralysie totale devant le debat religieux et sur l’emergeance des idees differentes. C’est tres facile de detruire; mais construire c’est du Djihad. Sommes nous capables de construire quand nous sommes des destructeurs agueris. Personnellement, j’ai choisi d’exercer hors de cette societe et mon effort actuel consiste a soutirer mes enfants de cet environnement ou on essaie d’equiper chacun de nous d’oeilleres comme des chevaux d’atelage, et de leur permettre de voir, reflechir, decider et choisir.

  7. Ma modeste contribution à un sujet tres vaste, tres interessant et tres constructif surtout si les décideurs autoproclamés lisent les journaux (surtout le MATIN qui faisait horreur à Boutef). Si je me rappelle bien, la priorité de BOUDIAF, c’était l’école ??!! Car à partir de l’école les pays peuvent se developper, stagner, reculer??!! A mon humble avis, l’étude faite par l’Université d’Alger est, soit inconsciemment incomplete, soit volontairement dirigée pour éviter les sujets qui pourraient fâcher les décideurs (toute la hierarchie, en cascade). Je pense que la véritable cause du probleme de la société algérienne actuelle remonte au temps où Boumedienne donnait (ou offrait) l’Education aux arabobaathistes avec leur idées rétrogrades (1970-1990, 20 ans). Cela avait commençait en 1962, quand le faux s’était érrigé en puissance (Benbella, marionette aux mains de Boumedienne et de Boutef), 1965 avec le coup d’Etat de Boumedienne et de Boutef, la suite n’est qu’un prolongement logique de décadence (si ce n’est les breves essais de Zeroual et surtout de BOUDIAF pour redresser la barre du mal qui rongeait la société algerienne, sans succes car tres mal entourés). La famille algerienne reste debout malgré les coup de boutoir de la rue (sauvage), de l’école (retour vers l’Enfer) qui ne formait plus des cerveaux en devenir mais en NOSTALGIQUES du passé, d’une période à jamais révolue -heureusement- (ABOU machin et BANI quelque chose). Le cerveau humain est capable de prouesse inimaginables quand il est épanouie, quand il est dans des conditions encouragrantes(envoyer un robot qui doit envoyer, à son tour, des photos de Mars), mais ce même cerveau s’astrophient quand il n’est pas utilisait à bon escient, il ne fait plus que les fonctions vitales à sa survie (besoin de manger, besoin de dormir, besoin de procréer) en attendant des jours meilleurs, débarasser des obstacles à son développement. Pour la petite histoire, je citerai cet exemple de l’équivalence des diplômes: quand un diplomés algérien venait avec une licence algérienne en France, il a l’équivalence d’un diplôme de maitrise en France (diplômes équivalents), actuellement le diplôme universitaire algerien perd de sa valeur (licence algerienne pour un bac français, merci Kheroubi, Boukharouba, Belkhadem, Boutef, Nait belkacem, Abassi et consorts). La famille algérienne est tres forte et il faut lui tirer chapeau bien bas pour tout ce qu’elle a subit de la part d’un pouvoir autoproclamé, seulement interressés par la rente, les devises, les comptes en banque à l’étranger, intéressés par le paraitre à l’étranger et non par l’étre en Algérie (une grosse villa entourées par des bidonvilles et la misere (financiere, matérielle et surtout morale d’où les HARRAGAS??!! Moi, je trouve que le peuple algérien est formidable mais malheureusement pour lui, il n’a pas eu les dirigeants à la mesure de sa grandeur??!! sans rentrer dans une analyse tres fine (ce qui demanderai beaucoup de temps) je dirai que le mal qui ronge la société algérienne vient des dirigeants qui n’ont pas voulu ou su organiser la société car ils étaientt trop accaparés par leur petite personne, leur petite famille et ont longtemps vécuent sur les monopoles d’états se partageant l’Algérie et les besoins de l’Algérie. "DE L’INSTRUCTION NAIT LA GRANDEUR D’UNE NATION" quand on voit le taux d’analphabetisme en Algérie, 46 ans aprés l’indépendance du pays?! toute la manne financiere du petrôle et du gaz algerien on reste étonné comment qu’un pays qui avait toutes les chances de se développer, à complétement régresser dans tous les domaines. Les années 60 (apres l’independance) et les années 70 ont été bien plus vivables que les années 80 et surtout 90. Les Algériens n’avaient pas besoin d’un visa pour voyager et ceux qui voulaient voyager revenaient toujours au bout d’un mois ou deux car il faisait tres bon de vivre en Algérie. Il est temps pour que l’Algérie devienne véritablement Algérienne, sans qu’elle serve de laboratoire pour les moyent-orientaux (vivre comme au temps de Mahomet avec les belles voitures, les satellites de l’Occident Mécréant)ou pour les Occidentaux (le pétrole, le gaz et les milliards algériens pour que Sarko et Bush les utilisent car les Algériens sont censés ne pas savoir le faire??!!) Je dirais qu’on si on veut on veut faire une étude sociologique vraiment objective servant à quelque chose de positif, il faudrait prendre en consideration tous les parametres sociologiques, leurs inflences, leurs interactions. Toutes les études objectives sont censées servir les décideurs pour prendre leurs décisions (adéquates) en connaissance de (la)cause. Est-ce le cas en Algérie (La Parisienne à ALGER et le passage de l’autoroute par le parc d’El Kala en Algérie??!!)

  8. Avant dintervenir sur le contenu de l’article, je vous demande ce que vous avez fait de mon precedent article sur le recents changements a le tete du pays. Si vous le publez pas renvoyez le moi. Merci.
    Les valeurs sociales, il en reste rien. L’article parle de deperdition sans les enumerer.
    Je dirai simplement que quand l’economie coule, le reste suit gentiment comme les l’eau d’un lac qu’on perturbe avec un jet de pierre.
    Les valeurs socilaes proviennent de la culture, de l’ecole, de la famille et du milieu ou on vit. Examinons-les:
    L’ecole algerienne a ete le theatre de transformations qui ont ete faites ideologiquement a tel point que le ssteme des annees 1960 et 1970 a ete brise impunement par les decideurs de l’epoque (Kharoubi Cherif parlait une seule langue, il a conduit les algeriens a n’en parler aucune). Il n’en etait pas le seul responsable. Les consequences etaient catastrophiques. ça fait mal rien que d’en parler. Les cadres de valeur ont alors emigre ou mis sur la touche (Lacheraf). Nous avons offert nos enfants aux enseignants du moyen Orient et les resultats nous les connaissons.
    Sur le plan culturel, c’est aussi la atastrophe. On singeait l’Orient et l’Occident sans en valoriser notre identite propre. On s’est autodetruit. Chers freres, quand on dit que nous sommes des français ou des seoudiens, on n’a sciemment creuse notre propre tombe. C’est la que le probleme d’identite est important. Nous sommes des Algeriens. Notre culture doit erte basee sur ça. Sans nier les cultures etrangeres. Quand je lis des articles qui nous placent en orient ou en occident, je vois flou. Et certains toute honte bue, continuent de nous abreuver de festivals non algeriens, bravo. Cela me degoute alors que le cinema algerien agonise. Nous ne connaissons pas la culture algerienne a cause de notre alignement a des cultures etrangeres. Donc nos enfants grandissent avec une culture etrangere donc rien ne les rattachera au pays.
    La famille algerienne est debordee. Si la famille des annees 1960 etait restee soudee, c’est parce qu’il y avait encore les valeurs de fraternite, de nationalisme qui provenaient de la lutte de liberation. Le respect des parents, du voisin et de la communaute etait presque sacre.
    De nos jours, les difficultes des parents pour nourrir leur progeniture est la premiere preoccupation des menages. Ils n’ont pas le temps de leut inculquer des valeurs de respect, de travail et de solidarite. C’est presque le sauve-qui-peut. Les parents n’ont meme pas l’autorite d’arreter leurs enfants quand ils vont a la mort (harragas). L’effritement des valeurs familiales resulte de l’effritement economique qui a induit la clochardisation sociale.
    Le milieu social est presque inexistent car il n’ y a aucune dynamique associative, culturelle. Dans le quartier, a l’ecole, chez le boulanger on parle d’affaires, d’achat de visas ou on s’egosille quand on voit le mouloudia ou la JSK.
    Le pauvre jeune algerien est donc livre a lui-meme et donc a la derive. D’ou les derapages de toutes sortes. Comme l’a dit IBN Khaldoun: Si vous ne vous occupez pas de vos enfants, la rue s’en chargera. Par consequent la rue ne les a pas rates. D’ou les resultas que l’on sait.
    Conclusion:
    L’ecole algerienne est malade, il faut s’en occuper. Si on ne le fait pas elle sera l’institution par excellence de reproduction de la mediocrite et de l’arrieration. A tel poin que toutes nos elites sont politiciennes. Vous n’avez qu’a lire les journaux pour le constater.
    Les parents ne doivent pas demissionner. Ils doivent commencer l’eductation de leurs enfants a tres bas age. Lorsque les enfants ont vingt ans, c’est trop tard. On ne peut redresser l’ombre d’un baton tordu.
    Les responsables de la culture ne doivent faire dans la dentelle ou la chansonnette a trois sous. Ils doivent aider a l’eclosion de la culture algerienne surtout par l’Histoire. Dites aux jeunes s’ils connaissent L’emir Abdelmalek (le fils d’Abdelkader), ou s’ils savent que Juba 2 etait un ecrivain de talent ou que Dib a ete expluse d’Algerie en 1959 pour subversion ou que Massinissa a fait de l’Afrique du Nord un grenier a ble ? La reponse sera evasive voire negative.
    Je pense que l’Etat et les parents ont tous deux echoue dans l’education des jeunes algeriens.
    Mais il est temps de se ressaisir. Nous n’avons pas d’autres alternatives.
    Merci.
    Nasser.
    Toronto.

  9. Le déclin des valeurs sociales a commencé avec l’indépendance.La plus part des Algériens étaient loin de l’administration.Ceux qui étaient près d’elle savaient que tout ce qui se faisait était loin des valeurs sociales.Les instigateurs du socialisme ne connaissaient du socialisme que le nom.Ils se sont permis du bon comme du pire.Au nom de quelles valeurs, on a saisi les biens des gens, on a emprisonné des gens, on a intimidé les intéllectuels, on a liquidé des gens, on a distribué le titre de traitre a tout ceux qui se sont opposés au clan de Oujda, on a fermé la maison Berliet a Rouiba, on a crée des societés bidons (l’exemple de la Sonacome), on a fait passer les élèves au niveau supérieur sans aucun savoir, on a ditribué les diplomes sans aucune qualification.Les conséquences commencèrent a apparaitre dès le début des années 80.On a commencé a récolter ce qu’on a semé.

  10. c’est tout à fait normal et logique vu les tétes qui s’accrochent au pouvoir et qui sément le désespoir dans le peuple et en récoltent leur mépris et le voyeurisme dont ils se nourissent.

  11. de la bureaucratie vers la voyaucratie un seul pas d une algerie totalement imobile

  12. Paradoxalement, c’est grâce au systeme colonial basé sur la politique de l’apartheid des 2 collèges que les Algériens ont d’instinct pu préserver nombre de leurs valeurs sociales et identitaires. Malheureusement pour les Algériens, l’occupation Française a coincidé avec une époque charnière de l’évolution de l’humanité. Le Français de 1830 ne ressemble en rien à celui de 1962. à titre d’exemple, en 1860 plus de 60 % des Français de France ne parlaient pas Français. Entre 1830 et 1962, la modernité est arrivée à grands pas. L’école, la communication, les rapports dans la société en général ont donné naissance à une société nouvelle. Les Algériens ont décidé de casser le colonialisme parce que ce dernier voulait les empêcher d’être de la partie, dans le bateau pour une ère nouvelle : la modernité.
    En 1962, le régime issu de l’indépendance n’avait aucune notion des véritables besoins des Algériens. Il n’a pas su mettre les bases pour accueillir cette société nouvelle qui allait tôt ou tard revendiquer de nouveaux rapports en son sein. Aujourd’hui, nous sommes en plein dans la crise. Nous rejetons l’ancienne société, nous n’avons pas créé la nouvelle. C’est en ce sens que le régime de 62 a remplacé le système colonial. Il empêche les Algériens d’aller vers une société plus apaisée moins violente, plus de notre temps, moderne. Pour ceux qui pensent qu’il y’a 30 ans, les rapports dans la société et dans la famille étaient beaucoup plus emprunts de respects, de solidarité et de fraternité, la raison en est que la société ancienne, celle de la résistance contre la dépravation coloniale, celle des traditions séculaires était encore vivace. Ses jours sont comptés. une chose est sûre, ce régime est le principal responsable de l’exacerbation de la violence dans la société. Il doit partir. Ceux qui pensent une prise de conscience de sa part se trompent lourdement. La prise de conscience, il faut plutôt la chercher du côté de la société qui doit inventer une nouvelle forme de résistance adaptée à l’époque. L’égoisme et l’individualisme sont des caractéristiques de notre temps. On peut être individualiste et respectueux des autres, tolérant. Ce qui fait peur c’est l’intolérance. Tout le monde va s’ingérer dans la vie de tout le monde. Les jeunes d’aujourd’hui, contrairement à ceux d’il y a 30 ans acceptent difficilement la promiscuité. Ils sont plus individualistes. Ce qui ne veut pas dire qu’ils sont indifférents du sort des autres. La notion de la solidarité est différente. Nous ignorons tout de la jeunesse d’aujourd’hui. Que pensent-ils de ce régime, de la démocratie, de la politique. Que pensent-ils de la société, du travail, du mariage. La société ancienne, celle qui a détruit l’état colonial est morte le 5 octobre 1988. que nous prépare la nouvelle. A t-elle conscience de son existence. Peut-elle jouer un rôle majeur. Est-elle tombée définitivement dans la division et la passivité.

  13. les jeunes ne semblent pas etre une opportunite, une chance, un capital inestimable, mais un probleme de securite, d immigration clandestine, d emeutes repetitives.alors j usqu ici les recettes sont, le foot et le foot, ensuite les chants et les caravanes de chanteurs, mais tout cela passe vite et la revolte reprend.alors on recrute des milliers dans la police et la gendarmerie, pour les occuper et mater le reste, faute de leur assurer des emplois plus productifs.tout cela n apas marche.alors?les jeunes, comme tout etre humain a besoin surtout de reconnaissance, de statut social, de self estime et de liberte de choisir parmi des chances egales.les jeunes sont epris de competition, veulent la liberte economique d abord, ainsi la chine a declare a sa population de s enrichir.ouayahia ne semble pas de cet avis, lui, qui s en prend a chaque fois aux nouveaux riches en herbe en algerie.c est le reflexe socialiste et militaire qui grommele dans sa caserne triste et inoccupe contre les esprits entrepreneurs et innovateurs.laissons les gens s enrichir, former une classe moyenne qui peut produire quoi exporter apres le petrole.et parmi cette competition libre, d abord celle de l ecole, ou chaque algerien va trouver l ecole a la portee de son argent et la competition aidant cela reduirait les couts et formerait des millions de jeunes createurs algeriens, pas emeutiers, desoeuvres ou drogues, mais utile, mais libre, et c est la ou le bas risque de blesser, car les gouvernants semi analphabetes ne supportent pas la contradiction sde la part de generations plus formees.alors commencons par la liberte economique, le temps de submerger ses gallonnes, mefiants d ailleurs, par une nouvelle societe aklgerienne qui ne depend pâs de leur recrutement dans la police!il faut donner aux jeunes la possibilite de creer leurs propres entreprises, mais pour cela, les proyteger contre la concurrence des parents des parrains, etreduisons les procedures socialistes heritees d une autre ere, pour laiisser passer, laisser faire, pour au moins 7 a 8 ans et vous verrez, plus un jeune ne va plus s attarder colle a un mur et vous dormirez mieux sans leurs emeutes.

  14. Au fait, quand est ce une révolution sexuelle en algérien??? Jusqu’à quand nous continuons à nager a contre courant de la nature, je suis sur avec une telle révolution, la moitié de nos problèmes seront réglés, je suis sur qu’on pourra sauvé au moins la moitié des haragas et meme boutef, s’il s’est marié et équilibré sexuellement, y a de fortes chances qu’il fera un bon président…voila un vrai débat Mr si moh Oumhand

  15. je suis jeune et je n’apprecie pas vraiment cette manie de culpabiliser les jeunes;pas de reperes, delinquants, pas feneants……
    c’est pas de leur faute si on a trouvés un terrain propice pour se construire un avenir ici et pas rever d’un eldorado chez l’ancien colonisateur et voir ses reves brisés une fois la bas ou tomber dans les bras des plus dangereux vices des grandes villes.
    c’est la faute a un systeme construit sur la violence qui veut soumettre tout le monde et le peuple reproduit le meme schema.
    je ne nie la violence de ma generation mais c’est juste une reproduction des liens qui unie la casanostra d’en haut et leur solidarité quand il s’agit de la survie du systeme.la population reproduit la pression verticale subie et la fait propagée horizontalement entre le peuple.et tout ca produit une generation qui ne croit a rien saut a l’immediaté et a ce qu’ils peuvent gagner sur place puisqu’ils n’ont pas d’avenir sur place.
    pour conclure pour changer les choses ameliorer le sort de cette lost generation et de ces desperados, il faut abattre le systeme MALG qui est né sur le cadavre de ABANE, et qui continue a subsister meme en s’accrochant aux ideologies les plus perverses.
    que le combat continue.

  16. LA DROGUE, LA VIOLENCE, LE CHÔMAGE, LE SUICIDE, LE HARRAGA, L ANALPHABÉTISME, LA FIERTÉ MAL PLACÉE, LA PERTE DE L ÉCHELLE DES VALEURS, L INJUSTICE, RÉPRESSION, HOGRA, L INTÉGRISME, TERRORISME, JE M EN FOUTISME, L INDIFFÉRENCE……VOILA L ALGERIE D AUJOURD’HUI ET DE DEMAIN! OUMAZAL EL KHIR LEL KOUDDAM

  17. IL N’Y A PAS DE MAUVAIS ELEVES MAIS DE MAUVAIS MAITRES.LE COLONIALISME N’A PAS FAIT MIEUX.

  18. Le "5 juillet" reste un commemoration privée, célébré uniquement par la famille révolutionaire. Le peuple y reste tres indifférent.

  19. s’il est vrai que les grands changements ou boulversements auquels ont été soumis les algériens sont nombreux et les ont frappés en plein visage, il reste indéniable que l’absence d’un modèle social prôné ou seulement présenté est le principal défaut; à côté d’un système éducatif lui-même perdu et tout à fait inopérant sur ce plan-là précisément.
    La question: QUEL MODELE DE SOCIETE POUR L’ALGERIE? Personne n’a osé la poser….Moderne, traditionnel, Sunnite, Conservateur…..
    Le débat n’est même pas lancé et le modèle à développer reste une image des plus floues; en attendant, continuons à errer adns ce domaine. Ce qui nous aidera énormément à consolider le retard, tous domaines confondus, que nous vivons.

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