Messali Hadj, l’honneur national

Que vaut la parole de Saïd Sadi, d’Ali Haroun ou de Saïd Abadou face à celle d’Ahmed Ben Bella ou de Hocine Aït Ahmed, anciens chefs nationaux de l’OS et dirigeants historiques du FLN ?

Ben Bella s’est recueilli sur la tombe de Messali Hadj, juste après sa libération de prison en 1981. Aït Ahmed a fait de même après son retour d’exil en 1990. Sadi veut nous faire avaler la couleuvre de comparer Messali à Pétain : peut-il nous produire un geste ou une seule phrase de De Gaulle rendant hommage à Pétain. Non, par conséquent, Messali n’est pas Pétain, ce que nous allons démontrer plus loin pour confirmer le témoignage de ces chefs historiques.

Ajoutons qu’un autre chef historique du FLN, Mohamed Boudiaf, le plus hostile à Messali pendant la guerre, a estimé que l’Algérie était en train de subir la malédiction de Messali (témoignage de son ami Hocine El Mili). De même, le grand militant de la cause nationale, Hocine Lahouel, ex-SG du PPA/MTLD, et chef de file des ex-centralistes opposés à Messali, était au premier rang lors de ses funérailles à Tlemcen en 1974, malgré l’hostilité du régime de l’époque. Enfin, il y a lieu de signaler pour les amnésiques que le prestigieux chef des Aurès et l’un des principaux animateurs du 1er Novembre, Mostefa Ben Boulaïd, était défendu lorsqu’il a été arrêté en 1955, par un avocat de Messali et non par un avocat du FLN. S’il avait eu un doute sur Messali, il n’aurait pas accepté son avocat. En conséquence, les témoignages de Ben Bella, d’Aït Ahmed, de Boudiaf, de Ben Boulaïd et de Lahouel devraient définitivement clore le débat sur la fidélité de Messali Hadj à son long combat pour l’indépendance et l’honneur de l’Algérie. Comme dit le proverbe : « quand les grands parlent, les petits se taisent ».

Venons-en maintenant au parcours du grand combattant de l’indépendance nationale Messali Hadj. Dans les années 1930, après cent années d’occupation, la pression colonialiste sur le peuple algérien était terrible : dénuement extrême, déculturation, droits politiques et sociaux bafoués, l’Algérien étant considéré comme un citoyen de seconde zone (loi du double collège). L’idée même d’indépendance était devenue une chimère irréalisable, de telle sorte que les élites faisaient ouvertement l’apologie de la présence française, comme on peut le constater dans l’échantillon de ces louanges à la France génocidaire, ci-après : Dr Bendjelloul, Président des Elus de Constantine (toute la Région Est) déclare : « Tous les écrits, tous les actes de cette jeune Algérie ne sont-ils pas là pour crier bien haut qu’elle est avant tout française ? Et si nous avons un nationalisme, n’est-il pas complètement français ? » (l’Entente 27 février 1936). Ferhat Abbas, alors l’adjoint du Dr Bendjelloul enchaîne : « Si j’avais découvert la « Nation algérienne », je serais nationaliste….cette patrie n’existe pas….Nous avons donc écarté une fois pour toutes les nuées et les chimères pour lier définitivement notre avenir à celui de l’œuvre française dans ce pays. » (La Défense 28 février 1936). La messe est dite, pourtant ce n’est pas fini. Déclaration du Cheikh Ben Badis : «Croyez-vous que la nation algérienne qui a une histoire algérienne passe un siècle entier dans le giron de la France civilisée sans renaître aux côtés de la France, sous sa bienveillante protection, la main dans la main, telle une fille charmante et pleine de vitalité, possédant tout ce que peut avoir une fille de race élevée par une mère pareille. » (Al Bassaïr du 27/12/1935). Il ajoute plus loin : « Ceci afin que le Musulman algérien soit aux côtés de ses autres frères, les fils de la France, sur le même et vrai pied d’égalité. Celle-ci aura pour conséquence la véritable union que nous recherchons. »

Toutes ces déclarations de fidélité à la France vont se matérialiser par une Charte revendicative du Congrès musulman, coalition regroupant la Fédération des Elus de Constantine, l’Association des Oulémas, le Parti communiste algérien (PCA) et d’autres associations de la société civile, une Charte qui va revendiquer le «rattachement pur et simple à la France» (article 2) et qui sera présentée le 24/07/1936 au gouvernement français.

Comment qualifier de tels actes de soumission, après 70 années de résistance armée continue et d’effroyables massacres génocidaires ? Devant tant de défaitisme de ses élites, le peuple algérien, qui vit dans sa chair l’oppression coloniale et le mépris des colons, ne pouvait que se sentir encore plus abandonné. Heureusement, dans ce naufrage, une voix sortie des entrailles du peuple, une voix d’un homme humble sans fortune et sans bagage intellectuel, va lui apporter une lueur d’espoir auquel il va s’accrocher jusqu’à la victoire finale : en effet, après la présentation de la Charte défaitiste au gouvernement français, Messali Hadj le Président de l’ENA, viendra de Paris à Alger pour clamer le 2 août 1936 dans un meeting du Congrès musulman, face aux élites et face au colonat qui faisait si peur «l’Algérie n’est pas à vendre» en l’illustrant par la démonstration suivante : «il y a une différence fondamentale entre le rattachement de notre pays, acquis contre notre volonté, et le rattachement volontaire accepté de plein gré au Congrès qui s’est tenu le 7 juin à Alger. Nous sommes, nous aussi, les enfants du peuple algérien et nous n’accepterons jamais que notre pays soit rattaché à un autre pays contre sa volonté. Nous ne voulons, sous aucun prétexte, hypothéquer l’avenir et l’espoir de liberté nationale du peuple algérien.» Il souligna par ailleurs : «Nous avons été accusés, plus d’une fois, de communistes, de wahabistes, d’agents de l’Allemagne, de Moscou et d’autres pays ; nous vous disons que nous n’avons été ni les agents des uns, ni les agents des autres, mais que nous avons été, et que nous sommes et serons toujours, les agents et les serviteurs du peuple algérien. Nous sommes décidés à tous les sacrifices pour que l’Algérie soit libre, prospère et instruite.» Où se trouve, Messieurs les détracteurs de Messali Hadj, le camp de la trahison et celui de l’honneur ?

Le fait est que, durant les années 1930 à 1950, la France était tranquillisée du côté des élites et semblait indétrônable. Son seul souci était de neutraliser le parti de Messali qui apparaissait comme un nuage annonçant la tempête dans le ciel serein de la colonisation. Pour cela, elle employa deux moyens : la répression et la division du parti. Quand en 1936, voir plus haut, Messali déclarait être décidé à tous les sacrifices, ce n’était pas un vain mot. Car, une année après, en 1937 il fut condamné à 2 années de prison dans un premier procès et à 16 années dans un deuxième procès en 1941. Il connut Lambèze, puis le sinistre bagne du Congo. Aucun dirigeant politique algérien n’a cumulé pour la cause nationale autant d’années de prison et de privation de liberté que Messali. Libéré après la fin de la Seconde Guerre mondiale, après avoir créé l’OS lors du congrès de 1947, il se trouva confronté de 1951 à 1954, à une opposition de la direction du parti devenu PPA/MTLD (Bureau Politique et Comité Central). Cette direction s’est renouvelée à l’occasion du Congrès de 1947, où la vieille garde ouvrière de l’ENA s’est vue remplacée par une jeune élite issue de la petite bourgeoisie ouverte aux compromis. Cette nouvelle direction, inspirée par des «gorges profondes» colonialistes (Jacques Chevallier, maire d’Alger), va multiplier les initiatives de rapprochement avec les organisations intégrationnistes de 1936.

Pour faciliter cette entreprise de déviation de la ligne politique radicale du parti, Messali est arrêté en 1952 et mis en résidence surveillée en France. A partir de là, Messali n’aura plus que les correspondances pour diriger le parti. Malgré ses nombreux conseils et mises en garde, l’enlisement de la direction dans le marécage réformiste devient irréversible. Ainsi, une directive demandant à la direction d’envoyer des militants en Egypte pour une formation militaire est mise sous le boisseau. Seuls, quelques étudiants d’universités arabes furent informés de manière informelle et enrôlés. La direction ne fait même pas preuve de solidarité avec les résistances tunisienne et marocaine pour ne pas déplaire à ses conseillers de la Mairie d’Alger, à tel point que Messali eut recours à une Fatwa d’Al Azhar pour les pousser à agir, extrait de sa lettre ci-après : «si, sur le plan politique, nous avions fait fausse route, sur le plan islamique nous sommes de mauvais musulmans, étant donné que la Fatwa d’El-Azhar au sujet du Maroc, intime l’ordre à tout musulman de se dresser et de lutter contre l’impérialisme français par tous les moyens.» Le rapprochement de Messali et de la direction devenant impossible, les évènements vont se précipiter pour aboutir à la scission du parti, le but visé par l’ennemi, scission qui va intervenir au mois de juillet et août 1954 avec la tenue de deux congrès du parti.

Accaparée par Messali, la France n’a pas vu venir, volonté divine (Coran 8/30), la troisième tendance du parti qui va mettre le feu aux poudres le 1er Novembre 1954. En résidence surveillée, Messali apprit tardivement cet évènement capital. Malgré qu’il fût dans l’ignorance la plus totale et que la lutte armée ait été engagée sans son accord, il ne la condamne pas, et la bénit plutôt dans un communiqué diffusé le 8 novembre 1954. La guerre enclenchée, la France va découvrir à travers la lecture de la Proclamation du 1er Novembre à la radio du Caire, deux autres adversaires stratégiques en plus de Messali, à savoir l’Egypte et Ben Bella. A partir de là, elle mettra tous les moyens pour les combattre. Casser le cordon ombilical qui rattachait la Révolution algérienne à l’Egypte devient l’axe stratégique des services secrets français tout en menant en parallèle une lutte implacable contre le messalisme à l’intérieur. C’est ainsi que, pour mettre en œuvre leur politique, ils trouvèrent en Abane Ramdane l’homme idéal, car doté de deux qualités essentielles : un, il était l’antithèse idéologique de Messali et de Ben Bella, c’est-à-dire foncièrement opposé au monde arabo-musulman et donc à l’Egypte ; deux, ses capacités d’organisateur étaient utiles pour rassembler au sein du FLN tous les ex-intégrationnistes (UDMA, PCA, Oulémas) en plus des centralistes, tous foncièrement anti-messalistes. C’est ainsi qu’en janvier 1955, Abane Ramdane bénéficie miraculeusement d’une remise de peine en pleine guerre. Selon Mohamed Harbi, dans son livre «Mirages et Réalité», page 129, je le cite : «le directeur de la prison, qui connaît Abane de réputation, ne tient pas à fournir aux détenus politiques un organisateur. Il lui accorde une remise de peine et le libère en janvier 1955.» Il aurait dû ajouter : «il a préféré le fournir au FLN à l’extérieur qui en avait bien besoin.» Généreuse envers Abane, la France fit preuve de sa haine mortelle quand il s’est agi d’un militant aux valeurs arabo-islamiques tranchées.

Le 1er novembre 1954, bien avant la libération anticipée d’Abane, Zeddour Brahim Belkacem, un ami de Ben Bella et membre du Comité de libération nord-africain, basé au Caire, est arrêté à Oran, sa ville natale où il est venu quelques mois auparavant avec des directives de la Délégation Extérieure remises à des responsables à Alger par où il a transité. Libéré le même jour, il est repris quelques heures après et transféré à Alger pour des interrogatoires poussés. Pendant sa courte liberté, il a confié à ses parents que la police voulait des informations sur la Délégation Extérieure et a juré de ne pas lâcher un mot (témoignage de ses proches). Effectivement, sa volonté a été poussée à l’extrême et depuis son transfert à Alger, on ne l’a plus revu. Ce fut le premier disparu de la Révolution. Revenons à la libération d’Abane et à la suite des évènements. En avril 1955, Messali envoie une délégation à la Conférence de Bandoeng pour défendre la question algérienne, le FLN ayant sa propre délégation. C’est le mémorandum de Messali qui est lu à la tribune. En juin 1955, Abane déclare la guerre aux messalistes à travers une circulaire interne du FLN. Dans la même circulaire, il invite les ex-intégrationnistes à rejoindre le FLN. A travers cette circulaire, Abane dévoile sa stratégie : alliance avec les ex-intégrationnistes et guerre contre les messalistes. C’est de cette nouvelle composante du FLN regroupant les ennemis idéologiques de Messali et de Ben Bella (Abane et ses héritiers politiques) et les ex-intégrationnistes, d’où sortiront après l’indépendance les futurs détracteurs de Messali.

A contrario, on ne trouvera jamais un ancien militant indépendantiste PPA/MTLD traiter Messali de traître. En septembre 1955, à la 10e session de l’AG de l’ONU, Messali est encore une fois présent à travers sa délégation, en même temps que celle du FLN. A cette date où Messali défendait la question algérienne à l’ONU, les ex-intégrationnistes (UDMA, PCA, Oulémas) dont les noms orneront plus tard les édifices publics de l’Etat algérien, n’étaient toujours pas acquis à l’idée d’indépendance et n’avaient pas encore rejoint le FLN. A la fin de l’année 1955, Abane fait part de son intention d’organiser une réunion des cadres de la Révolution, initialement prévue dans le Nord-Constantinois (W.2). A la même période (novembre), Ben Boulaïd s’évade de la prison de Constantine. Arrêté en février, il a été défendu par un avocat de Messali. En mars 1956, il est victime d’un attentat attribué aux Français : thèse invraisemblable selon l’ex-colonel Zbiri, car selon lui, Ben Boulaïd a toujours mis en garde les militants contre les objets quelconques, y compris la nourriture, laissée par l’ennemi. Par conséquent, Ben Boulaïd a manipulé en toute confiance une radio de l’ALN, alors que celle-ci avait été piégée. Explication : pendant sa détention, Ben Boulaïd n’a, à aucun moment, critiqué Messali et de surcroît, il a accepté son avocat pour le défendre. A partir de là, Ben Boulaïd est devenu un problème d’une gravité extrême pour la direction du FLN et surtout pour Abane qui préparait le Congrès de la guerre aux messalistes et à l’Egypte. Coïncidences troublantes : juste un mois après la mort de Ben Boulaïd, Ben Bella, fait l’objet d’un attentat en Libye auquel il échappe miraculeusement.

D’un autre côté, l’Armée française déclenche en Kabylie l’opération «Oiseau bleu» destinée officiellement à infiltrer le FLN, mais en réalité destinée à armer ses maquis pour renverser le rapport de forces FLN/MNA en faveur du FLN. En août 1956, arrive l’énigmatique Congrès de la Soummam avec la participation des seuls chefs de zone. Nonobstant l’absence de la wilaya des Aurès, de la Fédération de France et de la Délégation Extérieure qui peuvent s’expliquer par les conditions de la clandestinité, il est en effet énigmatique d’avoir empêché la participation des officiers de l’ALN présents sur les lieux du Congrès comme Mohammedi Saïd et Amirouche pour la W3, M’hamed Bougara et Dehilès pour la W4, Benaouda et Ali Kafi pour la W2. Car, en principe, un congrès est une structure élargie au deuxième degré. Le Congrès de la Soummam était plus un Bureau Exécutif qu’un congrès. Ce sont peut-être les amendements idéologiques opérés sur la Proclamation du 1er Novembre qui semblent être une explication de l’absence des cadres présents. Car, leur présence au Congrès aurait sans doute empêché leur adoption. C’est ainsi que la Plateforme issue du Congrès a réussi à abroger «les principes islamiques» et n’a retenu que la mention «république démocratique et sociale».

Dans la même foulée «l’unité nord-africaine dans son cadre naturel arabo-musulman» est remplacée par « la Fédération des Etats Nord-Africains ». Ainsi, l’intention de se démarquer de la communauté arabo-islamique est nettement affirmée. Cette intention s’est aussi vérifiée par la disposition suivante de la Plate-forme : «la Révolution n’est inféodée ni à Washington, ni à Moscou, ni au Caire», disposition qui visait surtout le Caire et l’alliance stratégique avec l’Egypte. Par ailleurs, vu les oppositions vigoureuses qu’elle allait susciter, les conséquences du Congrès de la Soummam vont être dramatiques, à telle enseigne qu’Aït Ahmed a révélé après l’indépendance que l’arrestation des 5 le 22 octobre 1956 a sauvé la Révolution, car Ben Bella était farouchement opposé à la Plate-forme de la Soummam : la guerre civile était aux portes du FLN. Son arrestation fut favorable à Abane, car elle lui a permis d’éliminer tous ses partisans en Tunisie, en particulier leur chef de file Mahsas et les officiers de la W1 et de la Base de Souk Ahras, dont 17 sont condamnés à mort et exécutés, le tout avec l’aide et le soutien d’un bataillon de l’ALN de la W1 dirigé par un agent du SDECE, le Commandant Ali Hamdi, secondé par son chauffeur un autre agent du SDECE Mokhnache Abdelhamid qui, en réalité, au sein du SDECE, était le chef de Hamdi (source : «Les vérités qui n’ont pas été dites» de Basta Arezki). Ces deux agents du SDECE étaient préparés pour attendre l’arrivée du délégué du CCE Amar Ouamrane, après la clôture du Congrès de la Soummam, pour l’aider à asseoir son autorité en Tunisie.

Par la suite, Ouamrane a imposé un nouveau chef à la W1, Mahmoud Chérif, un officier de l’Armée française, ex-UDMA, condamné à mort par l’ALN et repêché suite à une louche opération commando dans la ville de Tébessa. Ainsi, le plan tracé par Abane relatif à l’éradication des messalistes et des benbellistes au sein du FLN était en passe de réussir. Il ne restait plus qu’à se détacher de l’Egypte et se rapprocher de Bourguiba. Mais, encore une fois, le complot humain va se trouver impuissant en face de la volonté divine (Coran 8/30). De sa prison, et donc malgré sa privation de liberté, Ben Bella réussira par sa détermination et ses convictions à rallier la majorité des cadres de la Révolution à ses thèses («Les Archives de la Révolution» de M. Harbi page 179, § 6, lettre de Krim), ce qui se concrétisera par les décisions du CNRA d’août 1957 rejetant les principes idéologiques de la Soummam et l’exclusion des centralistes du nouveau CCE : Abane fut isolé et seul Dehilès a voté avec lui sur un total de 23 présents. Ouamrane, Krim et Bentobal, ex-membres du Congrès de la Soummam, ont voté contre lui : ainsi, ils ont soit révisé leur position de 1956, soit ils ont été induits en erreur, soit ils n’ont pas lu la dite Plate-forme de la Soummam, les documents du congrès ayant atterri dans une caserne de l’Armée française, la mule qui les transportait ayant été égarée (encore une énigme de ce fameux congrès). Après le CNRA de 1957, l’influence de Ben Bella restera toujours aussi vivace, à tel point qu’il a été le seul parmi ses compagnons de détention à être désigné Vice-Président, lors de la constitution du GPRA en septembre 1958.

S’il y avait eu un seul doute au sujet de de sa fidélité à la cause nationale, ni le CNRA qui nomme le gouvernement, ni les 3B, ni ses compagnons de détention n’auraient admis son poste de Vice-Président du GPRA. Ce sont les seuls qui peuvent le juger à la majorité d’entre eux, majorité qui était statutairement de deux tiers et personne d’autre,. En ce qui concerne Abbane, son seul succès a été la funeste guerre fratricide contre le messalisme, guerre qui n’a cessé qu’au cessez-l e-feu, une guerre algéro-algérienne bénéfique pour la France et ce, grâce à deux hommes qu’il a placés au sommet de la Fédération de France du FLN, Omar Boudaoud et Rabah Bouaziz. Car, durant cette guerre fratricide dévastatrice au plan national, la France aura encore à susciter des divisions et des vraies trahisons, aussi bien dans les rangs de Messali que dans ceux du FLN. Heureusement, ces trahisons d’une extrême gravité (Bellounis, Si Salah, le FAAD, Adjoul Adjoul, Cdt Hamdi, etc…) n’ont pu en aucune façon, faire changer de cap, ni à Messali, ni au FLN jusqu’à la récupération de la souveraineté nationale.

Pour sa part, Messali ne cessera jamais de condamner la répression colonialiste jusqu’au cessez-le-feu du 19 mars 1962, refusera avec dédain une invitation de la France aux négociations d’Evian pour la laisser face au FLN et lui éviter de jouer la division, et à la veille du référendum du 3 juillet 1962, il appellera le peuple algérien à voter «oui» pour l’indépendance, son objectif stratégique de 1927 lancé lors du Congrès anti-impérialiste de Bruxelles. Alors, devant un tel bilan, la baptisation de l’aéroport de Tlemcen, n’est pas du tout à la hauteur d’un tel géant de l’histoire nationale, surtout quand on sait qu’une grande partie des édifices publics portent le nom de personnalités n’ayant jamais revendiqué l’indépendance de l’Algérie. La Nation algérienne doit à Messali Hadj plus que l’aéroport de Tlemcen, c’est un devoir impérieux et urgent (je pense à la remarque qu’a faite Boudiaf à son ami Hocine El Mili).

P/ Les Amis du PPA

Afif Haouli

PS : pour lever toute équivoque, nous tenons à remercier Mr Saïd Saâdi pour son livre sur le Colonel Amirouche, malgré certaines réserves.

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28 commentaires

  1. Si les paroles de Haroun, de Saadi et d'autres ne valent rien, la votre non plus !!! quel mépris !!! L'histoire a choisi son camp !!! et ce n'est certainement pas celui que vous pronez !!!

  2. Honneur national ou honneur de la tribu?

    Ceux qui attendaient le retour du Mahdi pour éclairer leurs lanternes patienteront encore quelques décennies, ou peut-être, millénarisme oblige, une éternité.
    Comme aux jeux de Pâques où tout le monde s’évertue à cacher les œufs pour les enfants : Sauf que pour nous et notre histoire il s’agit d’anguilles et parfois de lézards, quand ce n’est pas de couleuvres, bien entendu !
    Jamais le proverbe : gardez-moi de mes amis, mes ennemis je m’en charge, n’aura pris un sens aussi profond. Quand j’ai lu que Sadi qualifiait Messali de traitre j’ai tiqué un instant. Puis je me suis dit : bah, d’autres viendront et apporteront une autre version qui le défendra autant. Il y a dans notre histoire de quoi construire des milliers de moulins à vent. Ceux qui avaient déjà une idée de notre révolution savaient déjà que tout n’était pas noir-noir ni blanc-blanc , qu’il y avait même des nuances entre les dégradés de gris, les faux noirs et les faux blancs, et que notre historiographie était un véritable palimpseste où on tressait des lauriers aux uns et où on dégommait les autres. Sans parler de toutes les chapelles, des familles, des héritiers, des dévots, des amis des uns et des contempteurs de tous acabits.

    Dans toutes les révolutions il ya plusieurs rapports de forces : ceux qui opposent les parties principales et ceux qui s’opposent à l’intérieur de chaque partie. Les purges à l’intérieur de chaque clan font autant de dégâts que la guerre principale. On dit que ce sont les siens qui ont livré Jean Moulin aux allemands. Et cela ne s’est pas arrêté à la fin de la guerre en 62. On sait comment est mort Krim qui lui-même n’ignorait rien de la mort de Abane qui n’ignorait rien de la mort de certains de ses rivaux et compagnons.

    A vous lire on croirait que la France faisait la guerre d’Algérie dans le Même camp que les indépendantistes. Vous faites la même erreur en défendant Messali que Sadi qui le pourfend. Et vos arguments en faveur de Messali sont aussi idolâtres que ceux de Sadi pour Abane et son congrès de la Soummam. En quoi le fait que Benboulaïd ait accepté l’avocat de Messali en soulignant « et non un avocat du FLN » constituerait-il une preuve de quoi que ce soit ?

    Tout ce que vous avez réussi à faire avec votre démonstration, c’est ajouter du doute au doute. Et comme tout le monde le sait : le doute profite à l’accusé. Chapeau , Monsieur Afif Haouli.

  3. Inutile de se lance dans des tirades qui dans les faits n'apportent rien au débat, l'Aéroport de Tlemcen est baptisé ou rebaptisé sous le nom de votre Zaïm, à l'époque et sous le pouvoir du plus grand usurpateur de l'histoire de l'Algérie, cerise sur le gâteau par injonction de Hollande c'est à dire l'ancien colon, ce que certains appellent, l'ogre qui mange le chevreau et pleure la peine de sa mère, il a fait savoir publiquement que ce Zaïm doit être réhabilité, ça en dit long sur notre capacité a décidé, ce qui reste de notre souveraineté, NO COMMENT ! Comme le disent si bien les Britanniques.

    Ensuite vous vendez le PPA et surtout le fait que Ben Bella s'est recueillis sur la tombe de votre Zaïm, dans la culture musulmane se recueillir sur la tombe même d'un ancien ennemi est un devoir, dans les faits, cela n'apporte rien à la réalité, surtout de la part de ce personnage, pour rappel, Ben Bella quand il était Monarque, a commis tellement de bêtises, comme par exemple les insultes publiques portées à l'endroit de l'Arabie Saoudite et du Roi Fayçal, qui a activement participé pour l'indépendance de l'Algérie, afin de plaire à son idole NASSER, il a même proposé de prendre le drapeau Égyptien à la place de notre emblème, dont le sang de nos valeureux coulait encore dessus; une autre ânerie, le fameux nous arabes trois fois de suite toujours pour plaire à NASSER, d'ailleurs d'après les témoignages des personnes présentes, NASSER disait à son hôte Ben Bella, on ne vous demande pas de changer de personnalité, soyez vous mêmes, c'est suffisant pour nous, quelle honte !

    Il a accusé la France de fomenté un coup d'état en collaboration de Boudiaf, quand Fafa a réagi, il s'est terré dans sa légendaire lâcheté comme à son accoutumé, alors que Boudiaf était emprisonné dans un TSABIT au sud, puis il a accusé le Maroc du même tord, puis le Néo Destour de Bourguiba, il a allumé le feu de partout pour un pays qui sort d'une longue nuit coloniale.
    A sa sortie du cachot que Boumediene lui a servi 15 ans durant, il a présenté ses excuses, toutefois, les gens qui le connaissent ne trouvaient en lui aucune sincérité, juste une posture et une position de circonstance, car il continue de traité les membres du F.L.N de racaille, ça vous dit quelque chose sans doute, les Boudiaf, M'Hedi, Ben Boulied,…, sont de la racaille aux yeux de Ben Bella.

    D'après les acteurs de l'époque, Ben Bella est fabriqué par la propagande du Maroc, de la France et de l'Égypte, en commençant par l'avion des 5 historiques détourné par la France, à l'époque les médias Français disaient "l'avion de Ben Bella", alors qu'il est rien devant par exemple Boudiaf, on a fabriqué un grand personnage médiatique, qui dans les faits et le fond, est un travail d'une bonne technique de taxidermie, composé d'un foin d'un vil prix, encore un NO COMMENT.

    Il faut justement relire "Ou va l'Algérie" de Boudiaf, il raconte beaucoup de choses le concernant, il faut aussi relire "indépendance confisquée", et "autopsie d'une guerre" de Ferhat Abbas, il explique comment Ben Bella a obtenu l'arrestation puis l'emprisonnement des alliés de Messali au Caire, quand le chat Boumediene a piégé la souris Ben Bella selon l'expression de Ferhat Abbas, pendant la fameuse nuit du 19 Juin 1965, ils ont trouvé 2 milliards d'ancien Franc en pièce d'or et devise étrangère dans sa chambre, il explique aussi comment votre Zaïm a trahi la révolution.
    De toute les façons nous n'avons pas tellement de temps encore de moyens pour lancer un débat historique sur les colonnes du Matin DZ, en revanche, j'ai une seule question ou si vous voulez une vérité historique qui me trotte les méninges, le M.N.A. ça vous dit quelque chose sans aucun doute, les membres de ce mouvement ont assassiné des centaines de membres du F.L.N, vous savez le F.L.N création entre autre de Boudiaf et Ait Ahmed, surtout dans les rangs de la fédération de France, ils ont livrés d'autres aux services spéciaux d'un certain colon, les membres du M.N.A ont travaillé main dans la main avec la D.S.T, si ce n'est pas être traître, si ce n'est pas trahir tout cela, on se demande alors ce que le mot traître veut dire.

    A travers les interventions virulentes des satellites du régime, contre Said Saadi et son livre, alors que d'autres personnages très influents de l'état, ont tenu des propos de la même sévérité à l'endroit de votre Zaïm, sans qu'ils soient inquiété par personne, comment les Boumediennistes, les Messalistes et les islamo-nationalistes se sont alliés dans un mariage contre nature et de circonstance, un conglomérat d'un alliage hautement toxique, celui qui consiste a préserver l'état Bâtard imposé aux algérien à la veille de l'indépendance, en dit long sur les vrais objectifs de la nouvelle cinquième colonne, qui s'est levée contre Abane à travers Saadi, nous sommes toujours piégé dans le problème de fond qui range l'Algérie en tant que état et nation, le projet de société, la nature de l'état et de ses structures, de la légitimité des hommes et femmes qui le dirige, que les uns et les autres souhaitent bâtir en Algérie, voulons nous un état républicain basé sur un projet politique, d'où découlera un projet économique, social et sociétale, qui puise sa force dans la volonté populaire, ou allons nous resté dans une structure d'un état policier, qui a ruiné tout les espoirs d'un peuple qui a tout donné pour sortir d'une très longue nuit coloniale, pour enfin tomber dans les bras d'un autre, à travers les insultes et la virulence des uns et des autres, on se rend compte, que Abane même assassiné, même étranglé devant le fameux trio des B, il hante encore vos pires cauchemars, il hante encore vos meilleurs journées printanières, il ne vous laissera pas tranquille, reposeriez vous un jour dans vos tombes sans être déranger par le génie de ses idées.

    Pour finir, tant qu'il n’y aura pas de retour à la souveraineté citoyenne, l'Algérie ne relèvera pas la tête; Toute initiative ou discours politique ou historique qui ne prends pas en compte cette amère réalité est de fait, une spéculation politicienne.

  4. Personne ne parle du PCA le Parti Communiste Algérien qui était le premier à évoquer l'indépendance de l'Algérie à ses heures de gloire . Personne ne parle des ses dirigeants politiques et de ses membres qui ont contribué au recouvrement de l'indépendance en payant un lourd tribu .Des géants de la révolution il y en avait beaucoup d'autres qui n'étaient pas islamo-baâthistes collaborateurs. Ce n'est pas tabou de parler des communistes , des juifs et des chrétiens qui ont consenti jusqu'au sacrifice suprême de leur vie pour l'indépendance du peuple Algérien.

  5. Votre texte prêterait à rire si l’enjeu n’était pas d’induire en erreur les jeunes générations. Ainsi donc, l’opération « l’oiseau bleu » était destinée à « renverser les rapports de force FLN/MNA en faveur du FLN » et que la France a libéré Abane pour offrir à l’Algérie l’indépendance sur un plateau d’argent. Voilà pourquoi dans un de mes récents commentaires, postés cette semaine, j’ai introduit le concept de « relativisme » car ce concept me parait plus fort en termes de nuisance que le « révisionnisme » ou le « négationnisme » en ce sens qu’avec le relativisme on a la faculté d’écrire tout ce qui nous passe par la tête et que l’on peut faire dire à l’histoire les fantasmes les plus refoulés.
    Si la France voulait offrir l’Algérie et son algérianité à Abane qu’avait-elle à dissoudre l’Etoile Nord Africaine (ENA) qui était elle aussi, c’est connu, encadrée par des kabyles qui tenaient à l’algérianité de l’Algérie autant ou sinon plus que leur cadet Abane.
    C’est un secret de Polichinelle que d’occulter le fait que le programme du PPA s’est délesté du principe de revendication de l’indépendance cher à l’ENA et défendu mordicus par Imache amar et ses compagnons, précisément dans l’esprit de ce que plus tard la plate forme de la soumame rééditera , à savoir que « lAlgérie ne sera inféodée ni à washington, ni a Moscou, ni au caire » Le divorce entre Imache et Messali a eu lieu à cause de l’inféodation de ce dernier à ses gourous arabistes et moyens orientaux, en tête desquels se trouvait chakib Arslan et consorts, lesquels n’avaient de cesse de saborder l’identité algérienne renaissante. Imache s’est définitivement démarqué de Messali auquel il s’est opposé fermement lorsque celui-ci s’est décidé à montrer patte blanche à la France par l’enrôlement d’algériens pour combattre en Espagne aux cotés d’un front populaire ennemi historique du berbère rifain Abdelkrim. Bref, dans un souci de concision je rappellerai seulement qu’en prévision de ce qu’est devenue l’Algérie aujourd’hui, Imache a dans un dernier sursaut patriotique créé avec ses compagnons de l’ex ENA le Parti de l’Unité algérienne (PUA) avec pour objectif de sauver l’Islam Algérien du naufrage auquel il le voyait destiné à travers la doctrine des oulémas nationaux auxquels s’est converti Messali. Malheureusement sa maladie a eu le dernier mot, elle a mis fin a son combat, non sans que dans sa fameuse lettre d’adieu il mette en garde les jeunes militants fraichement orientés vers le PPA de «suivre un programme politique et de ne pas se mettre à la remorque d’un seul homme ».
    La suite est connue, l’idée d’indépendance n’a été réellement réactivée qu’avec le CRUA en 1954, duquel est né le FLN combattu de toutes ses forces par le MNA de Messali qui a offert à la France de De Gaulle le joker de la 3e force avant de se résoudre de guerre lasse aux négociations avec le GPRA, notamment après les manifestations de décembre 1960.
    Dans votre texte vous tentez par un jeu de subtiles contorsions de faire oublier aux algériens la connivence souterraine entre la France et l’Egypte pour éliminer tous les hommes capables d’imprimer un meilleur destin à la future Algérie indépendante ; la suite nous la connaissons tous.

    NB : Imache amar est secrétaire général de l’Etoile Nord Africaine et Rédacteur en chef du journal « El Ouma »

  6. Ils finiront par nous faire croire que c'est le Général BENLOUNIS qui a signé le cessez-le-feu et qui a négogié les accords d'évian !!! c'est ridicule !!!

  7. Tu Rentres dans l'histoire par la fenêtre comme un voleur pour nous faire une démonstration :Tu fais usage de la ruse et du mensonge comme tes maitres.Ni toi, Si Afif ,ni tes raisonnenments arabo-bathistes ne pouront transformer par jeu de mots,des traitres en héros.
    Messali est un politicard qui est resté toute sa vie planqué dans les chateaux en douce France avec une douce française. Il a toute sa vie durant, fait miroiter une illusion d'indépendance aux yeux du peuple Algérien pour retarder le jour J de sa libération ,comme le font aujourdhui encore ses compères d Oudja qui sont aussi tes maitres..
    Ben Bella également s'est toujours arrangé pour tirer au flanc et rester loin du champ de bataille auprés de son pére spirituel Abdelnasser au caire ou dans les prisons de luxe spécialement aménagées pour lui son general en chef ,afin d'en faire un futur Président algèrien de facade .
    Rien d étonnant qu'il s'incline sur la tombe des gens de son espèce:ce qui
    m'aurait peut etre convanicu de son patriotisme ,et je dis bien peut etre, serait le cas ou ,s'il s'etait incliné sur la tombe de Fadhma N'soumer,Boudiaf Ben Mhidi Abane ramdane, Amirouche Krim belkacem
    YA Si Afif !! Le quitus c'est l histoire qui le donne et l histoire a dejà rendu son verdict : Messali est mort en france. entéré en france avec la nationalité française.NO COMMENT.
    Quant à Ben bella. il ne doit son faux prestige qu 'aux chars de Boumedienne qui
    l 'a utilisé comme on utilise un jouet et l'a jeté en prison comme un chien pendant 15 ans sans qu 'aucun algérien ne verse une seule larme pour lui,tant il était connu de tous comme escrot du sacrifice des glorieuses willayas des Aures et de la kabylie et de surcroit assasin des valeureux moujahidines survivants de l'ALN. durant l'ètè 1962.Ben bella a assassiné le jeune et brillant colonel Chabani.

  8. YA Si afif :
    A propos du duo Ben bella et Messali le dicton dit; qui s'assemble se ressemble. Ces deux homnes sont unis par une même medaille décérnée par le generalissime
    pour bons et loyaux services.

  9. Messali était le chef du MNA.
    Le MNA, selon vous, combattait la France.
    Et Messali était libre et en France, à partir de 1954.
    Alors que boudiaf était en prison suite au premier détournement d'avion de l'histoire,
    Alors que les chefs du FLN étaient assassiné les uns après les autres, ceux du MNA étaient épargnés.
    Messali parle durant la guerre d’Algérie, d'une Algérie libre et amie de la France, malgré les crimes commis par la France en Algérie pendant plus d'un siècle, messali tourne la page des viols, des génocides, des exécutions sommaires , des jugements expéditifs, de l'apartheid et du fascisme français subit par les algériens, l’injustice, le racisme, les crimes de guerres, les crimes contre l’humanité, il tourne la page de tous les crimes français et parle de l'amitié avec la France.
    pour messali et les oulémas, l’Algérie ne peut être qu'une amie de la France ou sœur de l'Egypte.
    Et finalement, hollande vient en Algérie se recueillir sur la tombe de messali et demande sa réhabilitation. Hollande à l'air idiot mais ne va pas sur la tombe de abane ou Boudiaf ni se recueillir à la mémoire de petit Omar ou la belle hassiba. il sait qui sont les amis de la France.
    Boudiaf est un indomptable, et il a été exécuté (comme les chefs du FLN) pour son nationalisme et son honneur.
    Tout ça est bizarre n'est-ce pas?
    Le projet de messali est clair, il est identique à celui des oulémas et beaucoup d’autres, ils voulaient tous que l'Algérie reste sous la botte de la France., pour une toute raison simple, une Algérie indépendante (suivant l’appel du 1er novembre et les résolutions du congrès de la Soummam ), serait une terre de liberté pour tous les algériens. Oui les algériens auraient retrouvés leurs identités diverses, leurs religions, leurs cultures, leurs langues, l'Algérie aurait retrouvé son histoire.
    Emporté par la haine, leur arabisme et leur islamisme, ils ont choisis consciemment et délibérément la trahison envers la nation algérienne et finir leurs vies en tant qu’esclaves et colonisés de la France, que de voir les berbères retrouvés leur identité et s’épanouir dans une Algérie indépendante.
    Le projet de messali et les oulémas, a été pris en charge et mis en œuvre, par ceux qui dirigent l'Algérie depuis 1962 pour le compte de la France coloniale.

  10. Pour démentir vos propos, on vous conseille de lire, le journal El Moudjahid, édité pendant la révolution, et vous découvrirez dans des pages entières, si Messali est un traître, ou un héros.

  11. @Mass Affif:

    Quelques questions pour soulager votre mémoire de moineau:

    – Pourquoi le couple indésirable, FLN/MNA se sont battues jusqu'au 1960 alors que la guerre faisait rage entre le FLN et Fafa en s'appuyant sur les Tabors Marocains, les Siniglais, L'OTAN, la marine anglaise, américaine, et vous, vous étiez où puisque vous êtes encore vivant en 2015?

    – On peut faire un MAP (uen carte des morts de la guerre) un maillage des 500 000 morts de la guerre d'Algérie, par Lieu de naissance, Lieux où sont tombés au champ d'honneur, on verra, quid de l'Est, WI ou WIII qui arrivera en premier, et la dernière wilaya est bien sur la WV, a partir de ce constat on saura quid des traitres, des Mounafikines et des braves qui ont donné leur vie pour qu'aujourd'hui des bons à rien les tuent une autre fois!

    – J'ai perdu une douzaine de membres de ma famille pendant la 2 éme et la guerre d'Algérie, et on a jamais crier au loup de part notre nationalisme, ou drapeaux arabe Algérien, on est mort pour que vivent les nouveaux colons. mais aujourd'hui Fakou, même si toute l'Algérie qui s'écroule de l'est à l'ouest du nord au sud, je ne bougerais pas mon petit doigt, on s'est sacrifié pour des imbéciles!

    – Qui peut vous croire que "nos ancêtres les Gaulois" ce n'est sûrement pas Abane et autres malgré ses erreurs! il a même liquidé ses frères berbéristes pour que vivent des lavettes et 600 000 faux Moudjahid, l'Allemagne avec 2 guerres mondiales n'a pas de ministres des Wafens ( par contre nos anciens khorotos) la plupart ont fait la guerre dans les bordels de Oujda et La place d'armes à Oran et ils viennent nous donner des leçons sur le nationalisme!

    – Messali était un assimilationniste colonialiste comme l'était Ben Bella le Marocain! Alors Taisez vous bandes de charognards, un pays comme l'Algérie vous l'avez mis à genou! avec ses 40 millions de voleurs!

    – Vous voulez quoi, au juste que Messali était un Zaim et les milliers de morts sont quoi, des traitres à la nation Ahia Li May Hachmouche!

    Et je t'ajoute une chose, mon père haut de ses 84 ans n'a jamais accepté l'argent des harkis que vous êtes, malgré que ses trois frères tombés au champ d'honneur, nous on porte l'amour pour nos maquisards et le respect de leur mémoire, pas des licences de taxi, ou de débit de boisson, jamais mon père n'aurait accepter de trahir mes cousins, pas comme vous, des vendus, même des milliers d'Algériens en France qui demandent la double nationalité, les doubles traitres, pourquoi aucun Français ne demande la nationalité Allemande, pas comme vous, Ya Li may Hachmouche!

    RMII

  12. En premier lieu, la trahison ne concerne pas les politiques aussi si dissemblables fussent-elles, d’avant 1954, MTLD, UDMA, PCA et Ouléma étaient des partis légaux et chacun avait le mérite de lutter selon l’opportunité du moment, mais le DESHONNEUR c’est une fois que le sang eut coulé chacun fut maitre de ses œuvres sauf….Messali et les messalistes.
    Le texte cite pèle mêle des personnalités de la grande élite algériennes en décontextualisant leur déclaration et non pas les dépositions dans les procès-verbaux de certains militants (des Kobus avant l’heure). Aussi concernant la vantardise des Messaliste, elle n’est que vanité de plébéiens .Il faut rappeler que Messali, était cordonnier, pas seulement « sans bagage intellectuelle », pauvre Algérie déjà ! Aujourd’hui on connait ce qu’a donné les layada (vulcanisateur) et consorts. Les militants du PPA ne changeront jamais, la plupart, utilisant l’agit Propp, le mensonge déconcertant, pensant toujours que c’est avec les méthodes de la gestapo et de la Guépéou qu’ils pourront faire avaler leur couleuvre.la messe est dite, pour leur déshonneur, par le grand Abane : Messali n’est qu’un charlatan d’un autre âge et avec ses militants, la mouche du coche. Pour l’instant c’est la fille à Messali et les militants du PPA qui sont installés en France, bien au chaud dans ses bras. Le MNA cette excroissance du PPA a été « Démasqué » en 55, c’est son terminus, tout le monde descend du train de l’histoire, Messali, sa barbichette, sa gandoura, sa chechia, ses mules, ses compagnons et sa clique.
    Est-il honorable que sa réhabilitation soit demandée par Hollande ? Que les pseudos signataires du texte, le furent au nom d’un pompeux ami du PPA mais pas du MTLD ? Alors qu’il est signé de quelques nostalgiques de l’ex MNA !
    Si les algériens n’ont nul besoin de s’arrêter, ni s’intéresser aux conflits internes d’un parti aux prises avec ses contradictions et qui ressemblait plus à une secte de charlatan qu’à un véritable parti, déserté par la suite par les hommes d’honneur, il s’agit au moins d’éclairer les lecteurs, surtout ce dernier pré carré du messalisme, longtemps confinaient dans leur aveuglement :
    Il est écrit que « l’Algérie était en train de subir la malédiction de Messali », Messali n’est pas un prophète, d’ailleurs ni lui ni personne d’autre, mais fut quand même mais un héraut de l’Antéchrist.
    « Nous sommes décidés à tous les sacrifices pour que l’Algérie soit libre, prospère et instruit » est il dit, quel sacrifice ? Celui du combat contre les maquis des moudjahidines !
    Enfin « Messali déclarait être décidé à tous les sacrifices, ce n’était pas un vain mot. », toute la psychologie du personnage est là, donnant la parole au président du GPRA Ferhat Abbas, qui l’a bien connu, qui est sage et probe et portant de la considération à ses adversaires : « … Pour ce faire, l’on entourée (Messali) d’une garde d’honneur, lui ont fait confectionner un visage de pape pour mieux le tenir en laisse. Ils l’on revêtu de cachabias et de babouches pour le hausser, sans doute au rang de Abdelkrim ou d’un sultan sans trône. »
    Dieu nous ont a préservé, messieurs les messalistes ! Il aurait été le chef des mediums de l’Age noir, , pour l’Algérie.

  13. Vous le dites vous-meme, que le Messali comme le ben bella, etaient pour passer d'un COLON a un AUTRE – Certainnement pas pour la liberte' et l'authenticite' Algerienne – qui avait besoin de se reconstruire. Celle-ci "authenticite' " n'est ni en Arabie ni en Islamabie !

    Au savant du 6eme siecle d'arabie, nous opposons un Africain bien de chez nous Augustin. Au gemissades de ben badis et toutes "les dociles maitresses algeriennes, comcubines des guarcons francais", nos propres Heroines, ni vierges, ni dociles encore moins comcubines haram – depuis Dihya jusqu'a Fadhma N'Soumer…" –

    Votre model de Sultana a l'arbo-musulmane n'a de place dans une Algerie Afro-Amazigh. Le parallelisme/Analogie de circonstance (evenements) entre Petain et Messali, est verifie'e, aussi bien par les evenements que par l'ideologie qui les motive. Quand a leur ralliement du cote' fachiste, cela n'est pas a demontrer, c'est tout le Nationalisme Arabe qui s'est porte' VOLONTAIRE, c.a.d. meme pas sollicite' !!!

    Bref, les motivations des Messalites, non realise'es alors, sont maintenant mises en evidence par leur petit fieul, bouteflika ! qui serait monte' au macquis s'il etait jeune pour la cause d'allah, exactement comme l'a fait son idole Messali, avant. L'histoire se repete: Qui est au service du colonialisme actuel, Said Saadi ou Said X? Le camps de l'EST ou celui de l'OUEST (votre propre dichotomie) ?

    "…Malgré ses nombreux conseils et mises en garde, l’enlisement de la direction dans le marécage réformiste devient irréversible. Ainsi, une directive demandant à la direction d’envoyer des militants en Egypte pour une formation militaire est mise sous le boisseau. Seuls, quelques étudiants d’universités arabes furent informés de manière informelle et enrôlés. La direction ne fait même pas preuve de solidarité avec les résistances tunisienne et marocaine pour ne pas déplaire à ses conseillers de la Mairie d’Alger, à tel point que Messali eut recours à une Fatwa d’Al Azhar pour les pousser à agir, extrait de sa lettre ci-après : «si, sur le plan politique, nous avions fait fausse route, sur le plan islamique nous sommes de mauvais musulmans, étant donné que la Fatwa d’El-Azhar au sujet du Maroc, intime l’ordre à tout musulman de se dresser et de lutter contre l’impérialisme français par tous les moyens.»…"

  14. Vous tombez tous sur Said Sadi comme si c'était lui qui avait kiné le pays alors que vous savez que sont seul tort comme toujours est d'être Kabyle! je n'aime pas parler des vivants mais encore plus des morts alors avant de continuer je prie dieu de leur accorder sa miséricorde quelque soit leurs faits sur terre …. alors monsieur Haouli, pouvez vous nous expliquer ou vous cachiez vous pendant ;es décennies ou personne n'osait prononcer le nom de Messali?, ou étiez vous lécheurs de botes pour défendre sa mémoire? où étiez vous donc quand Ben Bella était emprisonné par son 'compagnon'? ….. Vous glorifiez des dictateurs et je suis sûr que si c'était vos maîtres qui avaient prononcé les paroles de Sadi vous auriez applaudi avec vos pieds …. Bravo Sadi pour votre courage … Nous connaissons votre parcours surtout dans les années ou personne ne pouvait souffler mot, maintenant des écrivaillons à qat sous viennent profiter du fruit de votre combat pendant les années dûres (62 – 90) pour vous attaquer vous et à travers vous comme d'habitude tous les kabyles…. si vous ne voulez pas de nous? fichez nous donc la paix? pour finir que dieu accorde son pardon à tous les morts amin…..

  15. Sortant encore une fois des sentiments et parlant raison !!! l'histoire moderne nous a enseigné que toute révolution centrée sur une "seule" personne a pour destin l'ECHEC !!!

    c'est l'erreur de la révolution palestienne qu'on avait centrée sur la seule personne de Arafat !!! et il a suffit à son ennemi soit de l'éliminer physiquement soit de l'encerler dans sa résidence pour faire capoter sa révolution !!! Ben M'hidi avait encore raison …

  16. SAVOIR MR AFIF QUE VOUS AVEZ OUBLIE UN GRAND HOMME QUI EST LE CLÉ DE LA

    RÉVOLUTION ALGÉRIENNE QUI S APPELLE LARBI BEN M HIDI QUI A RECONNU LA

    VALEUR MORALE ET INTELECTUEL ABANE RAMDANE . JUSTE APRÈS LE CONGRES DE

    LA SOUMMAM EST PARTI EN EGYPTE POUR FAIRE TIARES TOUT LE MONDE ET PLACER

    LAMINE DEBAGHINE A LA TÈTE DÉLÉGATION EXTÉRIEUR ET TRANSFERE LE SIEGE

    FLN DU CAIRE A TUNIS QUI A DONNE UNE RAGE A TES AMIS EGYPTIENS. ABANE

    FAIT DEVOIR MORALE A TRANSFÉRÉ LA REVOLUTION A DES HOMMES INTILLIGENTS

    ET RESPONSABLES, IL A OTE CETTE RÉVOLUTION A DES PERSONNES DES

    SALONS ET IRRESPONSABLES COMME TON AMI BEN BELLA QUI N ONT RIEN AVOIR

    DE LA SOUFFRANCE DU PEUPLE,SAVOIR QUE LE CONGRE DE LA SOUMMAM C EST

    LE VÉRITABLE POUMON DE LA RÉVOLUTION ALGÉRIENNE QUI A DONNE L

    ORGANISATION DES ZONES LA RELANCE D UNE IDÉE POLITIQUE ET SOCILOGIQUE DE

    CETTE RÉVOLUTION QUI A FAIT ADHÉRÈ DES GRANDS HOMMES RESPONSABLE DE LA

    CAUSE ALGÉRIENNE DANS LES CAPITALES OCCIDENTALES .PAR CONTRE LE

    MESS ALISME C EST UNE IDÉOLOGIE DE CULTE DE PERSONNALITÉ QUI N A RIEN

    AVOIR AVEC LE PATRIOTISME ALGÉRIENNE ET RIEN QUI M ETONNE LORS QUE TU

    ME CITE AHMED BEN BELLA ET HOCINE AIT AHMED SONT DEUX PERSONNES

    QUI ONT MEME SOCIOLOGIE QUE MESSALI VOUDRONT MOURIR QUE DANS LE

    CHARISME POLITIQUE QUI ONT JAMAIS ADMIRE LA CONCURRENCE IDÉES ET

    INTILLIGENSIA ET CES PERSONNES N ONT JAMAIS AIME ABANE POUR UNE SIMPLE

    RAISON SE QUI EST DESSINE A LA SOUMMAM LA PRIMAUTÉ DE L INTÉRIEUR SUR

    L EXTÉRIEUR ET LA PRIMAUTÉ DU POLITIQUE SUR LE MILITAIRE.

    I

  17. svp il faut laisser l'histoire aux historiens parceque si en commence à citer des témoins alors je voius pose la question : qui est la suite de l'histoire de BEN BELLA, AIT AHMED, et BOUDIAF après que leur avion a été détourné par l'armée française et puis l'autre question si MESSALI était le guide de la révolution dans quelles circonstances a été crée le FLN est ce que MESSALI était D'accord dite moi pourquoi tous les méssalistes etaient emprisonnés après l'indépendance pour trahison et parmis eux
    il y'a mon oncle autre question pourquoi ABBANE a été assassiné à TANGER ?parceque il a dennoncé ces pseudos révolutionnaires que vous avez cité installés au chaud en tunisie, au maroc et en égypte pendant que les vrais révolutionnaires manquent d'armes de munitions et même d'alimentation autre question pourquoi AMIROUCHE et SI ELHOUES ont étaient tombé dans l'embuscade ? parceque ces pseudos révolutionnaires savaient qu'ils seront punis si AMIROUCHE arrive en tunisie alors Messieurs du MATIN posez toutes ces questions y'en a d'autres et vous comprendrez qu'a fait l'armée des frontière de notre algerie d'aujourd'hui

  18. Merci AFIF HAOULI pour les nouveaux eclairages que vous venez de porter à notre connaissance. Car un phénomène latent mais néanmoins perceptible commence à s'insinuer dans les débats sur la guerre de libération nationale. Il séagit du régionalisme. Regionalisme entretenu, volontairement ou non , par MR SAID SAADI et MR NOUR EDDINE AIT HAMOUDA. Les gens de l'ouest sont traités de traitres. Les gens de l'est sont traités d'anti kabyle(anti kabylisme comme le dit AIT HAMOUDA).De plus, traiter sans la moinde preuve, des personnes de traitre , à plus forte raison lorsque ces personnes ne sont plus de ce monde, donc ne pouvant se defendre, c'est comme tirer sur des tombes. Les integristes islamiste ,qui eux ont tiré sur des ambulances, n'ont pas fait mieux que ces deux-là. Car jusqu'à preuve du contraire,aucun historien ne s'est aventuré dans cette accusation. Messieurs , si vous avez la moindre preuve de ce que vous dites, mettez là à notre disposition.Dans le cas contraire, votre silence est de loin préférable.

  19. Les harkis sont de retour

    ya si Afif, franchement même les scénaristes 24 heures chrono n'auraient pas imaginé un tel scénario, osez traiter Abane de collabo et Messali de héros, il faut être atteint de cécité intellectuelle pour le faire…
    La question que je me pose : comment expliquez vous les maquis du MNA et qui a élevé Belounis au grade de général.

    Un peu de dignité ya si Afif, taisez-vous, vous avez raté le train de l'histoire.

  20. Dans pas très longtemps, ce qui est train de se passer en Syrie et en Libye commencera à se passer en Algérie, et alors toutes ces polémiques stériles deviendront hyper-surréalistes. Quand ça commencera, la Syrie et la Libye commenceront à ressembler à des havres de paix, de véritables colonies de vacances par rapport à l’Algérie. Car nul au monde ne sait mieux aller aux extrêmités des extrêmes en toute chose que l’algérien, que ce soit dans l’amour et la gentillesse ou la haine et la violence. L’algérien ne connaît pas le juste milieu. Il t’aime sans limites aujourd’hui, il t’égorge sans états d’âme demain. Quand les membres du gouvernement s’enfuiront avec le trésor de l’Algérie pour aller se réfugier ailleurs, les algérois boufferont les constantinois, les sahariens massacreront les oranais, les kabyles boufferont les arabophones, les arabophones boufferont les kabyles, les islamistes égorgeront tout ce qui leur tombe sous la main, et ce sera un chaos magnifique

    L’Afghanistan crévera d’envie. J’ai vu un jeune afghan parler dans un documentaire dans les années 80. Il disait que son pays était le paradis pour un jeune homme. Il disait : « Regardez l’Inde et le Pakistan : ils ont des tanks, des avions, toutes sortes d’armement, mais il n’y a pas de guerre, pas d’action, rien !… Un homme ne trouve personne contre qui se battre chez ces femmelettes. Par contre, chez nous en Afghanistan, grâce à Allah, un homme peut se battre toute sa vie et vivre comme un homme ! »
    Ce jeune crétin avait l’air tout à fait satisfait de sa vie. Dans quelques années l’Algérie deviendra le paradis des jeunes comme lui. A ce moment-là, toutes ces salades concernant les supposées trahisons des uns et des autres il y 60 ou 70 ans disparaîtront puisque les cadavres ne se rappellent rien. Et les survivants diront : « Saïd qui ?… Hadj qui ?…)

  21. FAKHAMATOU R A M E S S E S II : Sobhan Allah, un démocrate qui adopte le nom d'un Pharaon. Allah Ya3fou.

    Je reprends tes paroles de fanfaron et je te dis CHICHE : "On peut faire un MAP (uen carte des morts de la guerre) un maillage des 500 000 morts de la guerre d'Algérie, par Lieu de naissance, Lieux où sont tombés au champ d'honneur, on verra, quid de l'Est, WI ou WIII qui arrivera en premier, et la dernière wilaya est bien sur la W V."

    Remettons les compteurs à zéro depuis 1830 pour constater qui a défendu l’honneur de l’Algérie et qui s’es t mis au service de l’envahisseur colonialiste depuis le premier jour. En effet, dès le début de son occupation du pays en 1830, la France a toujours trouvé parmi nous des collaborateurs zélés pour l’aider dans son entreprise de domination. Ainsi, dès septembre 1830, seulement deux mois après l’invasion, des algériens se sont portés volontaires pour endosser l’uniforme français et combattre leurs propres frères : leur première caserne fut érigée à Alger. Ces harkis, on les appelait les zouaves du fait de leur origine tribale. Mais, malheureusement, le zouavisme n’est pas une marque de fabrique d’une région particulière : ils eurent des émules partout en Algérie où la présence de leurs casernes en fait foi.

    Au début, l’armée française et ses zouaves faisaient face à la résistance héroïque des tribus de la Mitidja, qui a été suivie deux années après par celle de toute la région ouest sous la conduite de l’Emir Abdelkader. Ces deux soulèvements furent salutaires pour l’honneur national, car après la fuite des autorités turques, la France crut le terrain libre pour s’installer en toute souveraineté.

    Mais, la résistance spontanée des algériens dans la moitié Ouest du pays a mis fin à son rêve et lui a démontré que l’Algérie n’était pas un bien vacant et qu’elle avait ses propriétaires légitimes. L’autre moitié Est du pays, invitée par l’Emir Abdelkader à se joindre au combat, s’était réfugiée derrière le principe « Takhti Rassi oua Tfout ». Certes, ce refus n’est pas une trahison à proprement parler, mais par contre la collaboration avec l’ennemi est une trahison caractérisée, et celle-ci fut constatée dans le passage des Gorges de Palestro que l’Armée française a traversées sans tirer un coup de feu, après avoir été accueillie avec les honneurs par la tribu des Mokrani à leur arrivée aux Bibans, provoquant une colère noire de l’Emir Abdelkader qui les a maudits jusqu’à la fin des temps. Cette traversée de la Kabylie par les troupes françaises comme en terrain conquis est une tâche noire dans l’histoire de notre pays, car les Gorges de Palestro auraient dû être le cimetière à ciel ouvert des troupes françaises.

    Après 17 années de combat titanesque, jalonnées par des massacres à grande échelle tels que les enfumades et les razzias, sans soutien extérieur militaire, médiatique ou diplomatique, face à la volonté d’extermination de l’occupant, sollicité par les populations soumises à la solution finale, l’Emir Abdelkader fut contraint de signer un armistice.

    Or, ne voilà-t-il pas que « le voleur crie au voleur », cet armistice est considéré par certains, ceux-là mêmes qui se croisaient les bras pendant que la guerre faisait rage à l’ouest du pays, comme un acte de trahison, oubliant les vrais actes de trahison (collaboration avec l’ennemi). La réalité tragique des 17 années de résistance était que la moitié Ouest du pays avait perdu la moitié de sa population, faisant en sorte qu’aujourd’hui, la région Ouest est la moins peuplée du pays et la région Est la plus peuplée. Si l’Emir Abdelkader n’avait pas cessé la résistance, la moitié Ouest du pays aurait été rasée, repeuplée par des européens comme aux USA à la même époque, et l’Algérie aurait été à jamais rattachée à la France. Heureusement, le génie de notre peuple en décida autrement."

    « Takhti Rassi oua Tfout » : c'est çà votre noble principe, Fakhamatou Ramsès.

  22. Sid Ali : vous lisez en diagonale ? Comment vous avez fait pour dire que j'ai traité le héros Abbane de traître ? J'ai critiqué sa démarche politique qui a d'ailleurs été dénoncée par ses pairs au CNRA de 1957 où il n'a obtenu qu'une voix sur 23. Vous allez vite en besogne, je vous prie de retirer vos paroles.

  23. Mr Saâdi fait incontestablement un travail utile et on ne peut que le remercier. Mais vous devez admettre que nous avons le même droit que lui d'écrire sur l 'histoire. Deux, discuter de la démarche politique de Messali est une chose, le traiter de traître, c'est une autre paire de manches. Trahir = collaborer avec l'ennemi. Le fait que des messalistes aient collaboré avec l'ennemi n'est pas une preuve de la trahison de Messali. Des responsables FLN ont aussi trahi, est-ce une raison pour condamner tout le FLN. Pour votre gouverne, Messali a plusieurs fois décrété un cessez-le-feu unilatéral, toujours rompu par les choquistes de Rabah Bouaziz sous l'autorité d'Omar Boudaoud. Qu'on ouvre le débat dans les télés et on verra qui a été la cause de la guerre fratricide. C'est le voleur qui crie au voleur, mais la réalité est tout autre. Au sujet de la trahison, expliquez-nous pourquoi Ouali Bennaï et Amar Ould Hamouda ont été liquidés par le FLN ? Sont-ils des traîtres ? Non, monsieur, ils ne sont pas plus traîtres que Messali. Ils n'ont pas collaboré avec l'ennemi, jamais. Abbane, Allah yarhmou, c'est lui le responsable du parti unique, selon cette règle imposée à tous : ou on est FLN ou on est traître. Moi, j'étais militant de la Fédération de France et je n'ai jamais admis la guerre contre les messalistes, malgré ce que l'on racontait sur l'accointance avec la police. Je savais pertinemment que l'ennemi cherchait à nous diviser par tous les moyens, il n'était pas question de tomber dans le piège. Malheureusement, nos chefs avaient des instructions, se venger de Messali : la crise de 1949 n'était pas encore digérée. Il faut appeler un chat un chat : cela fait 50 années qu'on fait que tromper les gens.

  24. Nos déclarations n'ont jamais visé les militants de base qui avaient été mené en barque en suivant aveuglément la ligne dictée par le "saint" guide et son cercle proche !!!

  25. Merci encore une fois MR AFIF HAOULI .Pour vous suivre dans "L'EPOPEE" des MOKRANI, je voudrais vous rappeler (aves mes excuses et au cas ou vous l'auriez oublié) le massacre des ZAATCHA. Par qui ? Par la FRANCE bien sûr ,mais avec la complicité des MOKRANI.
    Merci encore une fois MR AFIF.

  26. Une chose qui m'intrigue. Dans le journal LE MATIN , ces jours-ci, deux contributions sont parues. La première est "MESSALI HADJ, L'HONNEUR NATIONAL" et la deuxième est "L'honneur perdu de MESSALI HADJ'. La première contribution n'a été publiée qu'une seule fois. Par contre , la deuxième est à son troisième ou quatrième jour de publication. Messali vous fait-il encore aussi ?

  27. Au lieu de vous faire des querelles de chiffonniers, messieurs les Anciens, pourquoi ne pas vous unir autour de la même exigence vis à vis du pouvoir en place qui est de libérer les archives de la guerre d'Algérie, toutes les archives de la guerre d'Algérie, les mettre à la disposition du peuple algérien et laisser les historiens donner à "César" ce qui lui revient de fait.
    Si à ce jour ni les tenants du pouvoir ni les camps qui leur contestent ce pouvoir n'ont revendiqué pareille exigence, c'est parce que tous les camps ont leurs "petits pêchés" à cacher au peuple algérien.
    Une chose est cependant irréfragable, c'est que ces "pêchés" sont beaucoup moins graves que le crime et la trahison commis par le MNA sur les espoirs du peuple algérien.
    Ce MNA, les faits sont têtus, avait pour leader un certain Messali…
    Alors Messali, Pétain même trajectoire ?…L'Histoire Libérée est seule à même de le dire !

  28. Monsieur si afif vous etes un escroc vous deformer siament des faits avérés vous énoncez que des faits qui vous arrange d'abord donner nous le nom de l'avocat messaliste bien que ça ne constitue aucunement une preuve. le MNA c'est un parti contre revolutinnaire ,le genéral BELOUNIS est MNA
    La force k est un maquis contre revolutionnaire tout autant que le comando george, et bien d'autres Bachaghas Boualem,chentouf et bien d'autre elus de la 3eme force Benhabiles, Ali chekal assassiné dans un stade par le FLN assis près de René COTTY président de la France des faits chronologiques indéniables le démentellement de l'os en 50, Abane à pri 5ans de prison est libéré en en 55 ou est l'élargissement? mais parcontre Benbella et mahças ont fait une evasion recombolesque de la prison de blida et se retrouvent en france avec de fausses identités
    Pour Messali la crise de 49 resulte du memorandum dans lequelle il défini la nation Algerienne comme Arabe et renie son identité autenthiquement berbere sous influence de Chakib Arslan et AZEM Pacha.

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