Etat d’alerte à tous les étages du pouvoir. Après avoir passé plusieurs mois à ignorer la crise pétrolière, Alger se réveille groggy. Ses ministres multiplient déclarations et projections.
« L’OPEP doit (intervenir) pour corriger (les déséquilibres) du marché par la baisse de sa production », a déclaré Youcef Yousfi, lors d’un point de presse animé à l’issue de sa visite au premier forage de gaz de schiste en Algérie dans le bassin d’Ahnet (Tamanrasset).
Fin novembre, les douze membres de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP) ont finalement suivi la «ligne» défendue depuis quelques mois par l’Arabie saoudite. Après deux jours de rencontres informelles et cinq heures de discussion en séance plénière, jeudi 27 novembre, à Vienne, ils ont décidé de ne pas laisser les vannes couler. Le quota officiel de 30 millions de barils par jour – fixé il y a trois ans quand le cours du Brent était à 100 dollars – est maintenu.
Un mois plus tard. Yousfi explique que l’Algérie ne partageait pas la position des gros producteurs au sein de l’organisation, selon laquelle l’OPEP doit cesser d’intervenir pour réguler le marché et de le laisser se stabiliser de lui-même. « Ce n’est pas notre avis. Pour nous l’OPEP doit intervenir pour corriger les déséquilibres, en procédant à une coupe de sa production afin de faire remonter les prix et de défendre les revenus de ses pays membres », a-t-il dit.
Sans les nommer, le ministre a expliqué que ces gros producteurs ont adopté cette position de crainte de voir les pays non membres de l’organisation monter en puissance grâce à une explosion de la production de pétrole de schiste. Selon lui, ces gros producteurs ont défendu leur position par le fait que les baisses opérées par l’organisation par le passé ont toujours profité aux pays non membres de l’OPEP qui gagnaient des parts de marché supplémentaires à leurs dépens.
Ces pays évoquent également la montée du pétrole de schiste américain qui a raflé d’importantes parts de marché lorsque les prix étaient élevés, a enchaîné le ministre en indiquant que le marché s’est retrouvé avec un surplus de production provenant des pays non membres de l’OPEP.
En 2014, la production des pays non membres de l’OPEP a progressé de deux millions de barils/jour, alors que la croissance de la demande mondiale de pétrole atteignait à peine un million de barils /jour, accentuant davantage les tensions sur le marché. « Malheureusement nous n’avons pas été suivis dans cette voie. Il y des considérations (des gros producteurs) comme celles que je viens d’évoquer, il peut y avoir d’autres », a enchaîné le ministre en faisant allusion à des facteurs géostratégiques qui pourraient avoir influé sur l’évolution des cours de brut depuis juin passé.
Il a estimé, à ce titre, qu’il était nécessaire de maintenir le dialogue au sein de L’OPEP et aussi avec les autres pays non membres de l’Organisation car les objectifs de ces producteurs sont les mêmes.
Côté prévision, le ministre semble optimiste. Citant des anticipations d’analystes, il prédit que les cours pourraient évoluer entre 60 et 70 dollars en 2015 avec une possibilité d’augmenter davantage durant le quatrième trimestre de l’année prochaine et d’atteindre les 80 dollars en 2016. Difficile à croire quand on sait que l’Algérie n’a anticipé ni la crise pétrolière ni autre chose au demeurant.
L.M/APS



Le pouvoir algérien est suspendu aux évolutions des courbes du brent, c'est affligeant, à chaque fois que nos cocos parlent, ils prouvent qu'ils ne connaissent rien de rien à l'économie, encore moins aux stratégies économiques, ce n'est pas l'OPEP qui va déterminé le prix du pétrole en baissant ou en augmentant sa production, à supposé que les membres de l'OPEP sont libre et indépendant, c'est plutôt le marché de l'offre corrélé à celui de la demande, qui sont liés à présent totalement à la finance internationale, qui spicule comme bon lui semble sur les cours de toute marchandise, cette crise montre une évidence, l'Algérie est un pays ultra sensible et faible, dépendant totalement de l'extérieur, nous n'avons aucun moyen de négociation, aucun levier stratégique en notre disposition, nous sommes à présent nu, nous sommes à la merci de nos partenaires et surtout nos ennemis, on bloque la vente de blé pour l'Algérie nous allons crevé, les ressources naturelles dilapidées, production nationale hors hydrocarbure quasi nulle, les caisses bientôt vide, le peu d'économie mis de côté est placé dans les bons de trésors de l'oncle SAM, qui peuvent s'évaporé à tout moment, même nos réserves d'or sont à Fort Knox aux USA, nous sommes pire qu'un pays colonisé, au moins si on était colonisé nous serons sous la protection de notre colon.
Je ne suis pas économiste, mais je pense avoir ma part de bon sens, alors j’aimerais bien que quelqu’un m’explique une chose : si on diminue la production, les prix augmenteront, mais la quantité vendue diminuera aussi, donc les revenus seront les mêmes ou presque, à moins que les prix n’augmentent de façon nettement disproportionnelle par rapport à la baisse de l’offre. Le seul avantage que j’y vois est la préservation des gisements sur le long terme, sinon comment l’Algérie compensera-t-elle cette perte de revenus à court et moyen termes ? Ou/où est-ce que je me trompe ?
Celui qui prétend pouvoir prédire ce que le prix du pétrole sera la semaine prochaine, et à plus forte raison ce qu’il sera dans six mois ou un an, est un coquin. Les plus grands brasseurs de capital du monde développé s’avèrent être de purs charlatans dans ce domaine. Ils n’ont rien vu venir des événements tectoniques récents avant qu’ils leurs tombent sur le crâne : la chute de l’URSS, la crise financière de 2007-2009, la chute subite du prix des hydrocarbures, l’augmentation des resources fossiles disponibles là où il ya une dizaine d’années on en prévoyait la fin imminente, sans oublier le « printemps arabe » la dislocation de plusieurs pays, etc, etc, etc.
Alors, SVP messieurs les ministres, ne nous parlez pas du prix du pétrole en 2015 et 2016. Il faut faire en sorte que le pétrole cesse d’être vital pour le futur du pays.
Dieu!fais que ces excréments de Satan descendent au plus bas ,ou qu'ils ne se vendent pas,afin que ces mercenaires de malgacho tlemceniens ,soient jugés par le peuple algérien,pour tous les crimes qu'ils ont commis sur ce peuple et ce pays qu'ils ont martyrisé!
De quelle Algérie parlez-vous de celle du 24 février 1971 !? Celle qui a pris des décisions en toute souveraineté en cette date historique ! Celle là avait de de vrais stratèges en économie mondiale, des hommes humbles, intègres et compétents qui se sacrifient pour le drapeau pour lequel sont tombés plus d'un million de martyrs ! Ils voulaient mettre nos ressources au service de la nation pas à celle de la pègre mondiale des hydrocarbures ! Non pas celle d'aujourd'hui, non pas celle là ! Voilà où nous ont menés ces prédateurs bien nichés qui ont offert nos ressources sur un plateau d'argent aux flibustiers de la planète ! Où sont nos réserves financières ? Et à combien s'élèvent-elles exactement ? Nos lingots d'or ? Au jour d'aujoud'hui ?
Parles-tu de ces mêmes « hommes intégres et compétents » en 1971 qui ont offert l’Algérie sur un plateau d’argent à l’Egypte et aux pays du Golfe ? Ceux-là qui nous ont donné l’arabisation/islamisation et le désastre dans tous les domaines qui en a été la conséquence ?
J’ai vécu ma jeunesse sous le régime de ces « hommes », et le mieux que je puisse dire est que je ne voudrais pas la revivre.
"…Sans les nommer, le ministre a expliqué que ces gros producteurs ont adopté cette position de crainte de voir les pays non membres de l’organisation monter en puissance grâce à une explosion de la production de pétrole de schiste…"
Mais vraiment du n'importe quoi ! Mais c'est labondance de ce "Shit" qui en est essentiellement responsable. Quand au future, le passage aux voiture electriques, ne va que se generaliser, et les 30 a 40 % de la consommation globale pour le transport, ne reviendront jamais. Dites a bouteflika, qu'il est temps de creuser pour sa tombe, et non pour de la mr2.