60e anniversaire du 1er Novembre : Bouteflika avertit et menace

En ce 60e anniversaire du déclenchement de la guerre d’indépendance, les Algériens n’ont pas eu droit à un discours de leur président mais à des menaces de troubles.

Encore une fois, Abdelaziz Bouteflika est demeuré muet. Sans doute toujours incapable de tenir un discours devant le peuple algérienn, il s’est contenté, comme les précédentes fois, d’un message publié par l’agence officielle. Les Algériens devront donc se résoudre à ce moyen de communication. 

Après quelques rappels pompeux sur la « Révolution », « le combat libérateur », le chef de l’Etat ou sa plume avertit les Algériens et évoque sans préciser des menaces à la sécurité, l’unité nationale et la remise en cause des constantes. Comme Blaise Compaoré chassé par les manifestants par manque de vision politique, Bouteflika et son clan persistent dans leur mépris souverain de la vague souterraine qui monte. Dans ce discours empesé et menaçant, le chef de l’Etat a montré son ignorance des attentes des Algériens. 

Décidément l’époque est déraisonnable, elle annonce la fin des dictateurs au règne infini !

Faisant fi de son incapacité à gouverner, Bouteflika estime que les Algériens vivent dans un « contexte marqué par un bouleversement des valeurs et dans lequel la discorde a frappé bien des nations et des peuples en proie aujourd’hui à la division et au déchirement. » De quelles valeurs parlent donc le chef de l’Etat ? Des révoltes qui ont entraîné la chute de dictateur comme Ben Ali, Blaise Compaoré ? De l’élection réussie en Tunisie qui devrait inspirer le pouvoir algérien ? Bien entendu, Bouteflika ne précise pas sa pensée, il prèfère agiter le chiffon rouge de dangers extérieurs comme pour rappeler qu’il est le seul garant de la stabilité.

Et de caresser dans le sens du poil le peuple algérien : « Forgé par les expériences et les épreuves qu’il a endurées et conscient des dangers qui pèsent sur le pays et sur la région, le peuple algérien n’hésitera pas à se dresser contre toute velléité d’attenter à son unité et à ses constantes. Péremptoire et d’une assurance qui frise le cynisme, il ajoute : « Il repoussera toute menace à sa sécurité et sa stabilité et poursuivra infailliblement sa marche sur la voie du développement et du progrès en œuvrant à la mise en place des règles d’une démocratie véritable, d’une justice globale et d’un développement durable qui renforceront son immunité. »

Les opposants n’ont qu’à se bien tenir au risque de subir « la colère du peuple », selon Bouteflika

Pour contenter l’orgueil des Algériens en cette date très importante, Bouteflika rappelle au peuple qu’il est « en droit également de se féliciter de son rang parmi les nations ».

Yacine K.

6 commentaires

  1. Que peut dire un imposteur comme vous Mr le Président des marocains d'algérie, rien , de toute maniére personne ne vous écoute et ne vous entend.
    Quand à ce peuple que vous avez rendu "Beggar" , il ne fait peur à personne, soyez certain qu'il ira danser le jour de vos funérailles, allez y au diable imposteur de 2014, vous n'etes ni moudjahid ni algérien, alors ca suffit votre transit a trop duré.
    Quelle insolence est la votre, omnubilé par vos chiméres, quand à vos phantasmes demandez aux derniers alliés en armes que vous avez: Les URS de Hamel, ils vous adorent, quand aux autres, ils vous adorent autant, alors menacez vous mr le Président c'est votre faute.

  2. Tacite disait : quand le crime est connu, il n'a de salut que l'audace, alors Mr Kouider El Mali, le seul danger qui guette l'Algérie c'est vous et votre clan, l'incompétence clé à la mains dont vous avez fait preuve 15 ans durant, Fakhamatouhou va instauré les règles démocratiques, une justice, la liberté, l'égalité, la Fraternité et j'en passe et des meilleurs, qu'avez vous fait depuis 15 ans, c'est pour cela que Khellil et Bejaoui sont en prison, on racontais une histoire d'un maire dans l'un de nos village au fin fond du bled, en plein compagne électorale pour sa réélection, dans un discours à ses pauvres administrés, il disait que pendant les cinq années passées j'ai travaillé pour moi, mes enfants, mes amis, mon clan, si vous m'accordez votre confiance je travaille cette fois pour vous, car pour ma part j'ai rempli mes poches, en revanche, si vous élisez quelqu'un d'autre, il fera comme moi et donc vous allez perdre cinq ans de plus, honnêtement je vous conseille de me réélire, alors Mr Fakhamatouhou, quand vous ne seriez plus de ce monde, vous ne voulez pas nous envoyez des SMS intergalactique, pour nous menacés et soutenir votre fratrie au pouvoir.

  3. dans un état végétatif, il est déjà hors-cricuit en attendant un débranchement final…

  4. Le système est en panne d'idées et de souffle , il est agonisant , il se mure dans de longs silences se renvoyant en écho le chant du cygne à d'autres contrées ( Burkinââââ -Fasoôôôôô) , sa fin est inéluctable.

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