Rachid Boudjedra a animé une conférence-débat jeudi à Bouzeguène en tant qu’invité des Mois littéraires de l’association Igelfan avec son épouse Michèle.
Sur Bouteflika : « Je ne suis ni pour le premier ni pour le deuxième et encore moins pour un troisième. » Avec cette précision : «Je suis de gauche et lui de droite, c’est un honneur pour moi qu’il ait un jour cité tous les écrivains algériens sauf moi preuve que je suis honorable et qu’il n’y a rien à bouffer avec moi.»
A ce propos, Boudjedra, dit ne pas cacher son attachement pour les pauvres et les gens qui ne sont pas favorisés par la nature et la vie. Enfant à Aïn Beïda, lui fils de riche fréquentait un cul-de-jatte sur le sort duquel il s’était davantage apitoyé lorsque ce dernier lui avait demandé un jour pourquoi Dieu l’avait créé ainsi. Le conférencier, qui a étudié pour quitter sa famille et la féodalité d’un père polygame vivant avec quarante maîtresses, estime que la littérature ne dénonce pas, elle dit simplement les choses d’une manière poétique.
Sur la littérature : «Je suis le seul écrivain qui ne mélange pas ses écrits avec les idées politiques. » Un écrivain écrit d’abord pour lui-même. Il écrit pour se défouler et pour atténuer la douleur. La souffrance est un élément important pour écrire, peindre filmer ajoute-t-il. Portant un regard critique sur le travail des jeunes écrivains, «qui se font éditer à compte d’auteur et se considèrent au final comme des génies», Boudjedra dit toute la complexité de l’écriture. Un rigorisme qu’il s’applique à lui-même : «On dit que je suis un bon écrivain, attendons de voir ce qu’en gardera l’histoire algérienne dans quinze ans.» Les jeunes écrivains trichent, ils ne peuvent pas bien écrire. Il y a certes quelques-uns mais il n’y a pas de rupture» a dit Boudjedra qui souligne que «Kateb a mis trente ans pour rompre avec Dib et lui-même 20 ans pour rompre avec Kateb et que Sansal était l’écrivain qui pouvait provoquer la rupture avec lui mais…». «Moi j’aurai, encore besoin de quinze ans pour parler des harraga.»
Sur Tahar Ouettar et Yasmina Khadra : Répondant à une avalanche de questions sur ses pairs de la littérature algérienne, le conférencier qui ne cache pas son admiration pour l’écriture de Kateb, son modèle algérien, fustigera Ouettar, «un opportuniste de tous les courants» dont il n’oubliera pas ce qu’il a dit à la mort de Djaout et de Sebti : «Tahar Ouettar est nul, un méchant, un khabith ». Qualifiant l’entrée de Assia Djebbar à l’Académie française de non-événement, l’auteur de FIS de la haine répond que la littérature de Yasmina Khadra est mineure».Rachid Boudjedra explique qu’en racontant une histoire avec des zigzags et des flashs-back, il ne fait que refléter la complexité de la vie.
Sur l’histoire : «L’Algérie a été conquise par les musulmans non par les Arabes, c’est une conquête musulmane réussie car les autres conquêtes n’avaient pas d’idéologie. L’Arabe est innocent dans cette conquête ». La francophonie ? «Elle est truffée de coquetterie», concède l’écrivain qui estime qu’au Canada, elle aura plus de chance de se rallier les suffrages algériens de par sa neutralité. L’humour et le côté épicurien apportés dans certains romans tragiques, c’est pour dénouer le drame et pour que le tragique ne l’emporte pas, explique le conférencier qui se décrit comme quelqu’un de très triste au fond : «C’est d’ailleurs toujours une partie de moi que je décris dans les personnages de mes romans.»
Sur ses projets : Révélant qu’il est en train d’écrire son roman sur la guerre d’Algérie qui commencera en 1830 et se terminera en 2008, il indiquera que dans «le démantèlement, c’est une partie de la guerre d’Algérie qui est traitée», faisant ce constat que «le FLN a fait la Révolution, il ne peut faire désormais que de la corruption». Boudjedra, moudjahid lui-même, salue la mémoire des combattants qui ont rejoint les rangs du peuple après l’Indépendance. Parlant de son expérience de scénariste, l’écrivain confie qu’il écrit de manière cinématographique, réfléchissant en plans et estimant qu’un bon film commence toujours par un bon scénario. La bureaucratie ? «En chacun de nous sommeille un censeur car la société est basée sur le mensonge et l’intellectuel n’est pas un sauveur, c’est quelqu’un qui peut proposer des idées.» Ne perdant pas espoir de voir un jour l’Algérie renouer avec l’écriture et les arts, l’hôte de Igelfan avoue avoir un peu de culpabilité envers l’Algérie : «Je peux vivre partout dans le monde où je suis traduit dans 32 langues, mais je ne peux pas quitter mon pays», concluant qu’«il faut dire le mal de l’Algérie ici et pas là-bas au risque de devenir louche».
Source : S. Hammoum- Le Soir





Comme Noureddine Boukrouh, tu commençais à nous manquer, Rachid.
Merci de t’être prononcé clairement sur la question du 3ième mandat car le "clan présidentie" a le culot de considérer, avec lui, tous ceux qui ne se déclarent pas contre lui.Silence vaut consentement et soumission à la volonté de Fakhamatouhou.
Djaout a dit:"il y a eu l’intellectuel officiel…. qui, avec la démocratie, se découvre soudain l’âme de démocrate et qui, lorsqu’il s’agit de prendre ses responsabilités, lorsque les jeux ne sont pas clairs, cet intellectuel généralement se terre chez lui en attendant que les choses s’éclaircissent pour qu’il puisse s’exprimer sans prendre aucun risque. Mais peut-on appeler intellectuel ce genre de personnage ?". je pense que de ce point de vue Boudjedra en est le prototype.
Rachid Boudjedra a le mérite de faire dans des déclarations qui vont, exactement, dans le sens des orientations de la jeunesse de Wizgan (Bouzeguène) et de la région !
– Contre le 3eme mandat de Boutef (ou tout simplement contre ce produit du clan de Oujda !)
– Contre la littérature de l’anti-kabyle (Ouettar) et de l’autre écrivain atypique (Khadra) qui a du mal à trouver la position qui lui sierait : opposant ou pro ?
pour le reste, chacun ses goût mais je trouve que Boujedra est de cette race d’écrivains qui possédent un style. Bravo donc pour son talent et son positionnement politique.
je suis sidéré et très deçu par le langage ordurier de quelqu’un qui se considère intellectuel;mais apràs tout, tout devient possible en Algérie et pourtant rached boujedra a grandi et vecu en Tunisie et n’a connu l’Algérie qu’après l’indépendance;et comme tout le monde il est moudjahed
Enfin voila un intellectuel qui ne va pas par quatre chemins et dit tout haut ce qu’il pense, c’est tout en son honneur en espérant que d’autres suivent cet exemple de courage et de sincérité.
Je rejoins Mr Boudjedra quand il dit que l’écrivain doit être détaché de la politique dans ses écrits. Les livres doivent être une échappatoire pour les gens, un lieu de rêve et d’imagination. Quand, on éduque un enfant avec des livres et surtout des romans, notre enfant s’enrichit par un monde idéal ou crée un monde imaginaire parallèle à son monde réel amer. Et ce monde imaginaire reste comme une échappatoire pour lui quand le monde réel est dur à supporter, comme reste un espoir pour se projeter vers un monde meilleur.
Par manque d’une littérature pareille en Algérie, l’enfant algérien ou l’adolescent est terre à terre avec son monde, et donc il est confronté à un monde mélancolique qui le rend agressif et insensible.
Je le rejoins parce qu’il y a des exemples d’écrivains dans cette catégorie dans le monde occidental et qui était comme une bouffé d’espoir dans une période de vie insupportable à vivre.
Prenons l’exemple de Zweig, Kafka et Hesse qui représentent la littérature allemande dans une période de vie ou on ne peut être qu’engager.
Zweig, était juif et dans une période ou son peuple était menacé par une extermination, il a opté pour mission de faire évader les gens par des romans franchement jusqu’à maintenant on ne s’en lasse pas de les lire et les relire.
Prenez aussi l’exemple de Hesse ou, il décrit la nature humaine comment elle est faite, les faiblesses d’un être et dans son âme profonde en le déconnectant de sa réalité sociale. La littérature allemande s’attaque à l’âme des personnes via des romans. Chaque personne peut se retrouver dans un des romans et être influencer et tirer des leçons.
Mr Boudjedra essaie de nous attirer vers un fait que la littérature peut jouer un rôle dans la construction de la personnalité de nos enfants, les aider à exprimer ce qu’ils ont à l’intérieur d’eux. L’engagement d’un écrivain réside dans la construction de la personnalité des générations via ses romans.
Si un roman peut mettre en évidence les sentiments de la femme algérienne sans les faire bafoués et les étouffés par la culture et la tradition, on gagne des années de l’élévation de la civilisation algérienne. On pourrait changer ce regard de l’homme algérien envers sa femme qui la considère juste comme l’objet de ses plaisirs ou un moyen qui lui facilite son existence quotidienne.
Donc pour résumer l’engagement n’est pas que politique mais l’engagement pourrait s’ouvrir sur le terrain social.
Pour qu’un peuple comprenne le langage de l’intellectuel, il faudrait que ce dernier lui permette de le déchiffrer !
Et il n’ ya que la littérature via les romans et les poésies qui peuvent jouer ce rôle.
Le premier espace réellement démocratique ouvert à tous. C’est quand même bien de pouvoir lire ce que les gens pensent vraiment… Boudjedra a aussi le droit de penser ce qu’il veut comme nous tous…
merci pour cette honneteté intellectuelle et cette verité qui different de la langue de bois tres souvent utilisée par les opportunistes et les donneurs de leçons.merci une fois de plus.
A dire de la littérature de Yasmina Khadra est mineure, je trouve ça un "blasphème" et même un sacrilège. Une honte aussi M.Boudjdra!
moi, je dirai plutôt qu’il sera un jour lauréat du "prix Nobel de littérature" sans aucun doute. Bonne chance Khadra!
Commenter Boujedra n’est pas une mince histoire. Contrairement à Yasmina Khaddra qui, de mon point de vue, n’a de talent que celui d’apparaitre comme un ‘révolté’ contre le système algérien (la France aime particulièrement ces algériens (ennes) qui renient leur pays: elle en sait quelque chose, elle qui n’a cessé de les « gauloiser » de 1832 à ce jour!) ou contre les palestiniens: suprême dénonciation qui lui a valu la légion d’honneur. Contrairement à Boujedra, je pense que l’écrivain algérien qui a dominé la littérature post-indépendance est Rachid Mimouni. Mais je le rejoins quand il évoque Boualem Sansal: son premier opus ‘le serment des barbares’ est un pur chef d’oeuvre. Je ne suis pas sûr qu’il existe un écrivain francophone aujourdhui capable de ciseler pensée et verbe avec autant de talent. Dommage qu’il ait choisi ensuite de trahir injustement les siens pour une célébrité qui sera éphémère.
Mais revenons à Boujedra: moi je serai enclin à lui demander d’arrêter de distribuer les bons et les mauvais points. En effet, pour le faire il faut être sans reproche.
A ma connaissance, c’est le 1er écrivain algérien à avoir donné en pâture à la France, alors que personne n’avait jamais entendu parlé de lui, la réputation dues algériens avec son fameux ‘la répudiation’: dénonciation grauite et totalement fausse (comme le ‘village allemand’ de Sansal) qui lui a valu le Prix Fémina (à S ansal le prix Figaro: il y a toujours une récommpense quelque part, quand on trahit, avec talent et conviction, les siens ou qu’on contribue à les salir). Cela se situait dans les années 70 et la société algérienne était en pleine mutation. Sa dénonciation était calomnieuse d’autant qu’il s’est avéré par la suite qu’il transposait à la société algérienne les vices et les phantasmes sexuels (abondants dans sa littérature) qu’il observait dans sa propre famille.
Eh oui, c’est lui le premier qui a donné le signal de la trahison. Mes amis vous imaginez ce que ces écrivains aurait pu écrire durant la guerre de libération!. D’ailleurs, si Mr Boujedra avait réellement du talent pourquoi n’est-il jamais passé dans une émission trés respectée à l’époque:’Apostrophes’ de Bernard Pivot, alors que celui-ci invitait à chacune parution de ses livres Rachid Mimouni et l’a même comparé, en présence de M. d’Ormesson, à Kafka. Quand à l’opportunisme de certains écrivains, je voudrais lui rappeler comment, peut-il lui qualifier l’attitude d’un certain Boujedra s’éclatant dans le journal Le Figaro ‘Je suis un Chiraquien’, après qu’il ait été invité à déjeuner avec d’autres écrivains français et étrangers par le Président français!
EN fin dernier détail! Comment auriez vous été si c’était vous qui aviez été membre de l’académie française! Auriez vous considéré cet honneur comme un non-évènement? Ou alors, découvrez-vous, comme je suppose Yasmina Khadra, qu’on peut être Prof de littérature française à la prestigieuse université de Columbia et être choisie pour être une ‘Immortelle’ sans avoir à semer la haine, ni à renier les siens, ni à être hypocrite. Franchement, votre jalousie m’attriste autant que le jour ou vous défendiez ce Général analphabète et sans prestance au Centre Culturel Algérien à Paris.
Un intellectuel ne pourra jamais qualifier un autre par ces mots que je ne peut reproduire ici.Pardon!mr.boudjedra.
@Sidhoum
Juste une précision Mr Sidhoum, on peut être un professeur à l’université de Columbia sans renier sa race !
Vous aurez dû prendre comme exemple l’université de Harvard qui est très dur dans sa sélection et des étudiants et des professeurs !
Et juste aussi une autre question, est ce que vraiment vous croyez à la farce qui dit que Yasmina khadra est un révolté du système ???
C’est un écrivain qui exploite les causes arabes pour gagner son pain ici en France. Et la preuve, sa réaction et sa réponse à la dernière minute pour boycotter le salon du livre qui s’est tenu ici à Paris.
Il était très embarrassé et très prudent dans ses propos pour ne pas froisser les gens qui lui procurent son gagne pain. Son soit disant boycotte du salon du livre est du au discours de Mr Perez!!!
Merci pour vos propos au sujet de Yasmina Khadra et Assia Djebbar qui ont été couverts par la France de prix et d’éloges, vous savez bien que c’etait pas innocent tout ça, vous êtes presque boycotté tout comme le défunt Malek Haddad à cause de votre nationalisme et fierté Algérienne, je suis particulièrement déçu par Yasmina Khadra qui a livré la gestion du CCA à la vielle secrétaire qui fait le beaux et le mauvais temps grace à la protection dont elle bénéficie de l’ambassade, et je me rappelerais toujours de la déclaration d’Assia Djebbar dans le Monde au sujet de "sa souffance de son éducation musulmane" pour remercier ses maitres du poste de l’Académie française, elle avait l’air de bien connaitre la leçon.
Je ne suis pas du tout heureux de la façon dont Boudjedra descend en flammes les écrivains algériens et ce pour plusieurs raisons:
Il leur reproche d’avoir un style politique au détriment de la littérature. Depuis quand un écrivain impose son écriture à d’autres? Traiter Khadra de petit écrivain relève de la méchanceté, quand on sait que ce dernier est un auteur prolifique qui vend des millions d’exemplaires à travers le monde. Mahaut lui reproche de décortiquerle quotidien des pays arabes et de faire son gagne pain. Mais quoi de plus légitime que de faire connaitre les tares de ces pays quand leurs élites ont failli depuis des siècles? C’est avec beaucoup de plaisir que j’ai acheté les livres de Khadra et de Sansal à Toronto. Je suis fier qi’ils soient algériens comme moi. Je peux ne pas pas être d’accord avec eux sur certains points qu je n’ai pas le temps d’aborder ici, et après? La littérature n’est pas un relais de la pensée unique que je sache! Ensuite il les critique parce qu’ils vivent à l’étranger! Alors que lui mème y a vécu! Dans ce brave journal qui est le matin on n’a pas cessé de dénigrer les écrivains pour leurs positions politiques. Mais ils ne sont pas des élus, voyons!
Il faudra peut-être rappeler que chaque prsonne est libre de penser, de produire et de se compoter comme elle l’entend sans lui faire de procès politique. Il est temps de s’émanciper de cette frénésie à vouloir ramener tout à un engagement politique.
Nous avons des millions de politiciens en Algérie et de grâce envoyez des idées simples pratiques qui peuvent interesser les citoyens de notre pays:
-Que chaque émigré apporte quelque chose à son village, ne serait-ce qu’une simple idée.
-Le microcrédit peut être une solution aux pauvres fellahs de l’Algérie profonde!
-J’aurai aimé que Boudjedra aborde le sort des villages de Bouzeguene après la disparition des pensionnaires. Le barrage de Boubhir doit sortir des tiroirs pour arroser les plaines du Sébaou et soulager les villages environnants en eau potable et en agriculture.
Le retentissement d’un livre ou un film ( les indigènes) peuvent contribuer grandement à l’avancement d’une cause mieux que beaucoup de plateformes politiques parce qu’on vit dans l’ère de la communication et du verbe. Alors encourageons nos penseurs et écrivains comme ils sont avec leur génie et leurs défauts. Cordialement.
Nasser.
Economiste, écrivain.
Toronto, Ontario.
@nasser
Vous étiez où le jour du salon du livre tenu à Paris en l’honneur d’Israël ? Pour voir les réactions de ces écrivains que vous en êtes fier ??? Ah, vous habitez à Toronto !!
Mais, vous avez Internet ! Je vous laisse l’interview fait à cette période à Sansal pour vous éclairer sur le fond de ses pensés, il dit « je dénonce le racisme et l’antisémitisme qui sévissent dans beaucoup de pays arabes et musulmans. »
http://www.rue89.com/2008/03/13/boualem-sansal-je-fais-de-la-litterature-pas-la-guerre
Je ne sais comment, il qualifie ce qui se passe en Palestine ? Peut être de la légitime défense pour les israéliens !!!!
On est ici comme des abonnés et nos interventions sont une suite à d’autres ! Quand j’ai cité que Khadra n’est qu’un écrivain qui exploite les causes arabes pour gagner son pain, je ne parlais pas dans le vide Monsieur !
J’ai des livres de cet écrivain, et j’étais même fier de lui à une certaine époque récente, mais il y a une sorte de déconnexion entre ses romans et ses réactions médiatiques.
J’étais très exaspéré de sa réaction au salon de livre au point que j’ai pris une décision de ne plus acheter ses livres. C’est comme, s’il a essayé de me dire, est ce que vous croyez ce que je suis entrain de vous raconter dans mes romans ? Ce n’est que de la fiction !
La réalité, c’est autre chose !!
Si vous avez lu mon intervention très bien, vous aurez lu que j’aimerai bien que les écrivains ne soient pas engagés dans leurs romans. Mais, quand on décide d’endosser cette responsabilité, il faudrait être fidèle à une cause ! Fidèle aux convictions prônées dans les livres. Fidèle à vous-même en tant qu’écrivain!
Son message a été clair, mes romans ne sont que des romans, rien d’autres ! Et moi, je lui réponds comme tel, je ne veux plus de vos romans !
Voilà, et chacun est libre de penser comme il veut monsieur, j’essaie juste de vous éclairer de vous demander de faire une petite recherche sur le net sur vos écrivains adorés avant d’attaquer des gens qui ont décortiqué le fond de leurs pensées !
Sauf, bien sûr si vous adhérez à leurs idées, çà c’est autre chose !!!
@Mahut. Je suis totalement en ligne avec vous. Encore une fois, Boujedra a été le 1er à chercher la célélbrité des français (il n’a pas écri pour les arabes, puisqu’il est un parffait bilingue) sur le thème de la répudiation. Thème dont la connotation est tout simplement la mise en relief d’une société archaique (parce que musulmane) ce qui a pour don de caresser dans le sens du poil les nostalgiques de ‘vous vouliez votre indépendnace, vous voici redevenus des sauvages!). Donc qu’il vienne jouer au parfait intellectuel algérien qui s’inscrit dans la lignée de Kateb Yacine est une imposture qui n’a rien à envier à celle de Yasmina Khadra, qu’il dénonce.
Salut ..0je n ai jamais rien lu de Rachid mais suis avec lui pour ce qu’il vient de declarer par rapport a cette Wkhda talita..Soyons serieux et conscients reflechissons avec nos tetes et nos nos boyaux. Etes vous sur messieurs de l’autre rive que l’algerienne n’a enfanté que des abdelaziz? oh que non .Moi montagnard rude dirais que ce mal risque de durer et devenir endemique ..Pour ce qui est du pouvoir il doit se dire que l’ecriture commence a monter et bientot le generique ….saalut
Le devoir de conscience …!!
Assia djebar est la première romancière algérienne et magribine à etre primèe de la sorte dont j’ai lu la majorité de ces oeuvres qui sont magnifiques !! Son style est non seulement unique par ça magie des mots somptueux et sa révolution quant à la façon d’ecrire est combiner l’orale est l’ecrit. En sus, ça litterature a fasciné plusieurs grands critiques litteraires qui restent jusqu’a maintenant charmés et préoccupés par cette manière de vouloir miroiter les conditions de vie ainsi que les traitements reservés à la femme algérienne en particuliers et arabes en genéral … Non elle est unique elle a son cachet propre à elle .Boudjedra j’ai lu le « dementelement » franchement il m’a pas attiré au meme titre que les romans sulfureux de la grande assia djebar .L’ecriture de assia Djebar est sans semblable dans le monde, elle son style propre à elle. Cependant Boudjedrra il imite trop les grands ecrivains de ce siècle surtout Milain Kandira. Mes hommages les plus sincères pour La grande dame Assia djebar !! Dommage pour la qualification de sa nomination à l’académie française pour rejoidre les immortels tels que Le grand romancier Henry Troyat de non évènement. Il s’agit d’une ingratitude manifesté par rachid boudjedra …je suis désapointé.
Monsieur BOUDJEDRA, j’ai une très
haute estime d’abord, pour l’homme de lettre que vous êtes, mais également, pour l’ensemble de votre oeuvre littéraire, la
qualité de votre verbe et les idées qui s’en dégagent et que vous semez en chacun de nous, merci ! Toutefois, il y a un petit hiatus qui est venu, malheureusement, se greffer après
la conférence-débat que vous avez tenue à Bouzeguene, village si proche de mon propre lieu de naissance. En effet, j’aimerais savoir pourquoi vous affirmez, avec autant de force, me semble-t-il, que l’entrée de notre
Algérienne Assia DJEBAR à l’Académie Française comme étant un »non évènement » (…!?) Alors que bien au contraire, ce devrait être un motif supplémentaire de fierté légitime pour tout Algérien et Algérienne ! Et l’Escargot Entêté, que je suis, ne comprend toujours pas votre prise de position sur ce sujet qui m’a laissé coi, pour ne pas dire très
perplexe…. Dois-je penser,
Monsieur BOUDJEDRA, que vous soyez devenu acariâtre et blasé envers un tel monument de notre littérature nationale….. ?
Néanmoins, pour le reste de vos réponses, sachez cher Monsieur, que je suis tout à fait d’accord avec vous et totalement en phase
avec vos idées que je soutiens
pleinement ! Amicalement.
@Sidhoum
Vous savez monsieur sidhoum, je ne suis pas trop exigeante envers nos écrivains. Qu’ils écrivent avec la langue qu’ils maitrisent. L’essentiel qu’ils ne déforment pas des réalités et surtout qu’ils croient à leurs écrits !
Quoique je préfère lire des livres en Arabe, çà me réjouira le cœur ! La langue arabe est une langue très riche et sémantiquement très forte.
Je me suis déplacé au salon du livre Maghrébin tenu ici à Paris. J’ai cherché des livres et romans en Arabe et je n’ai trouvé que des livres de cuisine et des histoires pour les enfants en cette langue.
La plupart de nos écrivains sont des kabyles et ne maitrisent pas l’arabe, donc ils préfèrent écrire en Français. Je préfère le voir de cette facette que dire qu’ils détestent la langue arabe et optent pour le français.
J’ai lu tous les romans d’Amin Maalouf, c’est un écrivain libanais de confession chrétienne, et dans ses écrits vous sentez son malaise d’être le chrétien du service (D’ailleurs, je vous conseille de lire identité meurtrière en voilà, le résumé de ce livre Amin Maalouf s’interroge sur la notion d’identité, sur les passions qu’elle suscite, sur ses dérives meurtrières. Pourquoi est-il si difficile d’assumer en toute liberté ses diverses appartenances ? Pourquoi faut-il, en cette fin de siècle, que l’affirmation de soi s’accompagne si souvent de la négation d’autrui ? Nos sociétés seront-elles indéfiniment soumises aux tensions, aux déchaînements de violence, pour la seule raison que les êtres qui s’y côtoient n’ont pas tous la même religion, la même couleur de peau, la même culture d’origine ? Y aurait-il une loi de la nature ou une loi de l’Histoire qui condamne les hommes à s’entretuer au nom de leur identité ?)
Mais en aucun moment dans ses livres, je n’ai senti une certaine haine envers la communauté musulmane.
Il écrit en relatant des faits avec délicatesse dans les propos, il a l’art d’écrire tout simplement.
Ses livres sont dévorés par des occidentaux et aussi par des orientaux.
Et je vous assure que je cherche ses nouveautés avec impatience !
Je suis un arabe et musulman, est ce que j’ai fuit les écrits d’Amin Maalouf parce qu’il est le chrétien ?? Est ce que j’ai fuit ses livres parce qu’il a opté pour le français ?
Je ne suis pas un archaïque, je suis quelqu’un qui lis à des écrivains qui ont l’art de mettre de la magie dans leurs écrits ! Quand, vous prenez un livre et vous le finissez dans deux jours, ce n’est pas de la magie ? Quand vous lisez un livre, il y a de cela 4 ans et ses mots restent graver dans vos mémoires, çà n’est pas de la magie ?
Est-ce que c’est trop demandé à nos écrivains de mettre de la magie dans leurs écrits ? Est-ce que c’est trop demandé à nos écrivains, d’exploiter leurs plumes pour adoucir le regard des occidents envers nos cultures et nos traductions.
Est-ce que c’est trop dur pour eux de nous faire accepter comme on est ???
Mr BOUDJEDRA cultive les paradoxes.Le seul livre qui lui a apporté sa notorieté actuelle est "la répudiation". Un trés beau roman ( autobiographique, il me semble, puisque la réalité qu’il décrit actuellement lui ressemble à s’y méprendre).Cependant, dans le Jeune Afrique de l’époque ( qui en rendait compte)Mr BOUDJEDRA disait son rêve d’écrire en arabe !!!J’en suis tout étourdi depuis.
Monsieur Boudjedra, ôtez-moi un doute de l’esprit quand vous dites
»Je suis le SEUL écrivain qui ne mélange pas ses écrits avec les idées politiques ». Qu’est-ce à dire ? Doit-on comprendre par là,
que vous êtes un ECRIVAIN APOLITIQUE, ce dont je doute fort,
ou bien un ECRIVAIN NON ENGAGE au sein de sa société ? Quelle énormité, me diriez-vous ! Et je serais tout à fait d’accord avec vous… Et dans le cas contraire, je me vois dans l’obligation de vous interpeler pour vous poser la question fondamentale suivante : QUEL EST SELON VOUS LA PLACE OU LE ROLE DE L’ECRIVAIN DANS UNE SOCIETE ? POSEE AUTREMENT, QUELLE EST LA FONCTION »SOCIALE » DE L’ECRIVAIN DANS TOUTE SOCIETE ?
Doit-il rester totalement en
retrait de sa société et
s’enfermer UNIQUEMENT dans la fonction de l’écriture qui se réduirait au principe sacro-saint et malsain »d’écrire pour écrire ». IL ECRIT POUR LUI-MEME, comme vous le souligner… N’est-ce pas un renoncement dangereux de votre part vis à vis de notre société et de notre peuple qui ont
tant besoin justement d’écrivains de votre trempe pour s’engager d’avantage et s’investir pleinement aux côtés des damnés de notre pays ! Bien avant vous : Sartre, Mauriac et bien d’autres encore…. s’étaient engagés pour le combat libérateur des Algériens ! Et bien avant eux, notre Emir Abdelkader qui avait
joint à la plume de l’homme de lettre qu’il était, son combat par les armes pour résister à l’envahisseur ! Il n’hésita point de faire don de sa personne à son pays, son peuple et sa nation. Il savait écrire admirablement, certes… car il était un
philosophe doublé d’un soufi, homme de foi, POUR QUI ECRIRE C’ETAIT SE BATTRE AVEC L’ENCRE POUR SE FAIRE ENTENDRE… ! Il a su que l’écriture était d’abord un ENGAGEMENT POLITIQUE avant toute chose… mais également un moyen de combat puissant ! Tahar DJAOUT,
ath yerham rabi, l’avait trés tôt compris également de même que Mohamed BENCHICOU….. Tous deux l’ont très fortement payé, l’un au prix de sa vie, l’autre au prix de deux années de cellule froide et atroce. Etes-vous prêt à faire de même à l’endroit de votre peuple en danger à lui prêter assistance par….VOS ECRITS, Monsieur
BOUDJEDRA !
Au frère Mahaut et à d’autres.
J’avais déjà lu l’interview de Sansal dont vous parliez. J’en étais malade toute la journée. Cela ne veut en aucun cas dire que cet ecrivain perd son statut parce qu’il a dit des choses qui nous paraissent ambigues. Au contraire je suis allé a la seule librairie francophone de Toronto et j’ai achete son livre. J’ai dit au libraire que Sansal est ecrivain algerien pour que les clients ce jour la m’entendent.
Dans ma tete, j’ai voulu dire que l’Algerie, ce n’est point que des larmes et du sang mais des lettres et des hommes. Dieu Merci. Quand j’achete des livres de Kadra, je fais le meme chose et je les passe à des Algeriens de Toronto pour qu’ils les lisent et se rappellent du pays l’espace d’une lecture agrable.
Por revenir a Boudjedra il n’a cesse de faire des remarques politiques (… lui de droite moi de gauche, je ne melange pas la politique a mes idees, les ecrivains algeriens doivent resider au pays.. ) Cela s’apparente a des discussions de cafe entre retraite s pris de nostalgie. Qu’il se rappelle ses aines a l’image de Dib, Feraoun, Mammeri et Kateb! N’etaieint-ils pas engages corps et ames pour la liberation de leurs pays (Dib a ete expulse d’Algerie en 1959 a cause de ses ecrits juges trop subversifs a l’epoque.
J’aurai aime que Boudjedra abordat les delices de la liierature aux jeunes de Bouzeguene comme la magie du verbe, la prose qui rime comme de la poseie, des phrases sensuelles dont le sens rationnel eveille l’ouie et rassenere l’esprit. Pourquoi? Pour leur faire aimer cette discipline qui temoigne avec justesse de la civilisation des peuples et des battements du coeur des societes.
Je me sens un peu triste quand vous parlez des Kabyles et que vous dites qu’ils ne savent pas ecrire en arabe. La, c’est une enormite. Je ne sais pas si vous avez des statistiques a ce sujet ? Cela voudrait dire aussi que les arabophones malgre leur connaissance de l’arabe, ils ne sont pas ecrivains! Evitons de faire des constats qui n’ont pas lieu d’etre et dont le seul but est la differenciation entre Algeriens! Soyons fiers de notre pays. L’emir Abdelkader, Amirouche et Ben m’hidi ne raisonnaient pas en termes de regions. Mais c’est une autre histoire. Restons dans la litterature.Les ecrivains qu j’ai cite plus haut ecrivaient en français que je sache! Ont-ils manque a leurs engagements dans les heures les plus sombres de l’histoire du pays! Que non!
J’aimerais ajouter ceci:
J’admire votre franchise et votre amour du pays frere Mahaut mais parfois il faut peser ses mots.
Il est important de dire des choses mais il est plus important de savoir comment les dire.
Je termine en disant qu’il faut plus de salons du livres dans nos villes et ne pas pleurer sur des salons etrangers qui nous ne conviennent pas.
Je souhaite que les interventions sur ce forum soient positives. Nous voulons des solutions et non des critiques et des critiques.
Ne perdons pas de vue que le pays a besoin de nous tous et que ce n’est pas le moment de s’en eloigner. Parce ce que tout val mal:
Je souhaite qu’il ait un article sur ce site d’un psychologue ou d’un psychiatre qui doit donner des indications sur les ravages du suicide et les moyens de les contrecarrer. Nos jeunes en ont grandement besoin.
Essayons nous qui vivons a l’etranger d’equiper les bibliotheques d’une comune dsheritee du fin fond de l’Algerie. aidons financierement un village a sortir de l’anonymat. Nous sommes des milliers a l’etranger. Un dollar chacun, on aidera nos concitoyens symboliquement.
Et petit a petit notre pays se reconstruira. Je vous en supplie.
Les grands projets historiques semblent a leur debut comme des utopies. Avançons et a chacun d’apporter sa contribution sans rancoeur. Fraternellement.
Nasser .
Ecomiste, écrivain.
Toronto, Ontario.
Nota bene:J’ai neglige les accents.
Precision:
Bouteflika n’est de droite ni de gauche, ni islamiste, ni nationaliste, ni capitaliste, ni communiste, ni democrate….
Bref, il n’a aucune ideologie, ni meme un ideal. C’est un ‘Khoubziste’ .
D’ailleurs comme tout les hommes et les femmes du systeme en Algerie. Le systeme algerien n’a aucune ideologie, sauf celle du ventre…
Faire des analyses du genre philosophique sur systeme algerien, releve du comique et du ridicule…
C’est une honte, j’ai eu honte pour lui en lisant cet article!
Aucune humilité, aucun tact.. que du mépris, de la jalousie et de la rancoeur…
Pauvre culture algérienne…
Je suis de plus en plus enclin à partager la sentence de notre ami Observateur. C’est pour ça, peut être, que malgré tous les coups francs et bas qu’il a reçu depuis 1962, ce système inqualifiable est encore là et, après la tempête des années 1990, sera peut être plus fort que jamais. Les attentats terroristes, qui ont eu lieu aux Etats Unis d’Amérique le 11 Septembre 2001, lui ont donné une seconde vie. Le seul espoir reste donc l’implosion due aux contradictions internes exacerbées par la divergence des intérêts de ses différents "barons".C’est la thèse défendue notamment par MM Hamrouche, Ghozali, Benbitour, Sifi et bien d’autres.
Je pense que Mr Boudjedra n’a pas dit toute la vérité, sur son positionnement exact car je me souviens que vers 1986, il avait bien participé à une manoeuvre du pouvoir juste pour s’opposer à la création de la ligue algérienne des droits de l’homme qu’avait créee Ali yahia Abdenour, Ait larbi, Ferhat etc…De même que toujours durant les années 80, il avait ecrit des phrases très méprisante vis à vis de feu Kateb yacine, en disant de lui qu’il est contre la littérature identitaire, dont on avait compris qu’il visait aussi mouloud Mammeri dans le magazine Révolution Africaine .
les seuls ecrivains apolitiques sont ceux qui ecrivent des romans policiers. tous les autres ecrivains sont engagés politiquement. quant à kateb, mammeri, feraoun, dib, je crois que ce sont des géants enta3na et qu’ils sont hors classement et qu’il ne faut pas y toucher. maintenant boujedra se trouvant en kabylie, cette region connue pour sa tolérance, sa laicité, ses tendances démocratiques, il ( boujedra ) a des velleités ( j’utilise le mot velleités volontairement ) démocratiques ( dans le sens pluraliste du terme )lui qui a défendu le parti unique.
On a l’impression qu’il suffit qu’un écrivain Algérien soit bien vu par la France pour qu’il soit bon, je pense que les français ne font que récompenser nos écrivains par de petits sucres comme l’Académie Française pour services rendus à la langue française, au sujet d’Assia Djebbar. Malek Haddad est banni à cause de sa phrase » La langue française est mon exil ».
Je comprends pourquoi l’Algérie est malade, car même ses élites le sont, en lisant l’article de MR le grand Bougedra, j’ai eu vraiment mal à la tête, j’étais tellement déçue de ses propos !
Un homme de son talent, de sa grandeur, balance sur les uns et les autres !
Quelle modestie :
Mr Bougedra est le seul qui ne mélange pas ses écrits et ses idées politiques ? Il y eu un sondage à notre insu qui vous confirme ça ! Soyez modeste Mr, ce n’est pas à vous de vous juger, laissez cette tache à vos lecteurs, employer ‘la première personne du singulier’ à chaque réponse, n’est pas recommandé en tant qu’orateur modeste.
Vous méprisez les jeunes écrivains en les nommant de ‘tricheurs’, et qu’ils se croient des génies ! De quelle droit vous le faite Mr, j’aurais bien aimé que vous les encouragez.
Vos critiques ne sont pas constructifs, aucun conseils, aucun exemple, aucune recommandation pour ses pauvres écrivains. Montrez leurs le chemin à emprunter pour arriver à votre niveau d’excellence. C’est comme ça que vous encourager vos jeunes issus de votre pays que vous avez vous même défendu ! C’est vraiment décevant, est ce que vous êtes au moins au courant de la décadence que vit le pays ? Qu’est ce que vous proposez, vous qui ete un jour un conseiller du ministère de l’information et de la culture en 1977 et franchement vous le méritez bien car vous étiez poète écrivain et philosophe, donc vous correspondez au profil, On voit des jeunes cassaient leurs propres villes, et vous vous dénoncez, la crème qui essaye de s’en sortir!
Quant au missiles que vous envoyer au autres écrivains alors là chapeau, en gros tout est noir, des jeunes écrivains qui trichent et se croient à des génies, les autres, leurs ouvres sont mineurs, à noter Mr que Yasmina Khadra ses œuvres sont traduits en 14 langues, Benchicou est le bienvenu dans toutes les conférences en France, il a fait face à l’état en utilisant sa plume ça aussi c’est mineur pour vous.
L’Algérie que vous le vouliez ou pas n’est pas qu’un pays arabe, elle est kabyle, chawi, Sahara… donc tout les œuvres des différentes cultures sont les bienvenus, à l’étranger on dit algérien et non pas arabe ou kabyle….donc c’est une fierté pour vous en tant qu’algérien de posséder cette richesse de culture, cette diversité de langues, cette variété d’écrivains, ceux qui sont engagés comme Benchicou, et les autres qu’ils ne le sont pas.
Si j’ai un conseil à vous le donnez Mr bougedra, épargnez nous svp de votre livre sur la guerre d’Algérie depuis 1830 on a déjà gobé ça des milliers et des milliers de fois, parlez nous de l’espoir, des solutions concrètes pour nos jeunes et si vous dites que vous etes un écrivain non engagé dans la politique, contentez vous alors d’aider ce peuple à rêver un peu ! Car il fut un temps où il rêvait.
Vous citez que l’intellectuelle n’est pas un sauveur, voici ce qu’il vous répond Romain Roland
« « Le métier des intellectuels est de chercher la vérité au milieu de l’erreur. » »
J‘espère que vous en faite partie je vous respecte énormément Mr Boujedra, ne vous perdrez pas dans ce tourbillon de mépris et d’attaques personnelles vous etes au dessous de tout ça, votre parcours le montre soyez ‘modestement’ un écrivain.
J’avoue que j’ai été un peu surpris de lire : Boudjedra a animé une conférence-débat à…Bouzeguène, en Kabylie. Cette information m’a un peu étonné quand même. Bon. étant jeune pendant les années 80, ses apparitions dans certaines émissions de l’unique, certaines interviews, articles et déclarations dans la presse de l’époque (algérie actualités) m’ont laissé une image très ambiguë de ce personnage. Un peu mythomane sur les bords. « mon don pour l’écriture est un héritage naturel de mon père ».
Personne n’a oublié ses délires contre les écrivains francophones avec ses fanfaronnades d’écrivain parfaitement bilingue, Français-Arabe.
J’ai gardé de cette époque donc l’image d’un écrivain du système. c’est l’irruption de l’intégrisme violent sur l’arène qui vous a changé Mr Boudjedra. Et n’ayons pas peur des mots c’est l’odeur de la mort qui vous a rendu plus objectif.
C’est le texte de Massy posté le 2 juin qui m’a incité à intervenir. Massy nous rappelle les manœuvres du pouvoir pour casser la première ligue des droits de l’homme créée par des gens opposés au système. Lui, Boudjedra est entré dans la danse.
Mais ce qui est venu renforcé l’image baâthiste que j’avais de lui, c’est ses prises de position lors d’une rencontre-débat à Rennes pendant les années de braise, en 94 ou 95 je ne sais plus. Ma sœur qui vit en France, qui a assisté à la rencontre, était scandalisée. Mr Boudjedra a dit à propos ce cette ligue : ‘’c’est une ligue créée par des kabyles.’’ Ma sœur qui est très prudente pour ne pas tomber dans les polémiques autour de cette question m’a dit : ‘’j’étais obligée de lui répondre’’. Elle lui a dit : ‘’puisque les kabyles ne sont pas reconnus en dehors de la Kabylie, autant les reconnaître chez eux’’.
Quelques années après le printemps noir de 2001, dans une interview donnée à un journal indépendant Algérien il a pris des positions totalement déconcertantes : ‘’il déclare que la Kabylie a le droit de vivre une certaine autonomie. Déroutant ce personnage. Evolution positive dictée par les évènements ou bien opportunisme à la Bouteflika. Parfois on se demande s’il n’est pas déconnecté de la réalité Algérienne.
A lire : ‘’je suis de gauche et lui de droite’’, à propos de Bouteflika, là franchement ça fait rire. Bouteflika de droite ! C’est la dernière celle là. Je suis quand même curieux de savoir si Boudjedra n’était pas présent à la dernière rencontre nationale des zaouias. Chadli était présent. C’est certainement ce dernier qui lui a soufflé la dernière blague du carnaval fi dechra. On est pas à ‘’mots croisés’’, Mr Boudjedra on est à Bouzeguène, réveillez vous. Sachez que bientôt 20 ans après le 5 octobre et un fleuve de sang, on en est encore à défendre bec et ongle, cette bonne et déjà vieille république. Oui Mr nous en sommes encore à se battre entre républicains et islamo-baâthistes.
Les écrivains sont des artistes, tout comme les peintres, je suis d’accord avec vous. Je ne pense pas que les écrivains aient vocation de guider la société vers des rives plus clémentes. Comme toutes choses dans la vie, ils sont soumis à la loi de la diversité. Les textes de beaucoup de chanteurs Kabyles sont à des années lumières de ce que racontent les chanteurs Raï. Est ce pour autant que la chanson Raï n’a aucune ‘’fonction sociale’’ ? je ne le pense pas. Elle a même suscité des jalousies patriotiques alentours, des médias ainsi que des milieux du show biz égyptiens ayant vainement tenté de minorer ce genre typiquement Algérien. Des chanteurs comme Djamel Allam et Idir, des écrivains comme Mameri ou Feraoun nous ont aidé à nous sentir fiers de nous, ‘’à être des hommes parmi les hommes’’ comme dit l’expression kabyle.
Mais vouloir à tout prix faire jouer un rôle politique à un artiste, c’est la tentation du totalitarisme. C’est le début de la fin de la liberté de penser. Les politiciens ne détiennent pas forcément la vérité. Mameri a été la cible des attaques de Mostfa Lacheraf et des nationalistes après la publication de la colline oubliée. Il a été traité de Berbériste, de vendu à la France etc…le héros positif ne peut être positif que s’il est libre.
Quant à Monsieur Mahaut, pour quelqu’un qui a lu ‘’identités meurtrières’’ ce que vous dites sur les écrivains Algériens est grave et révélateur. Vous dites : ‘’la plupart de nos écrivains sont kabyles et ne maîtrisent pas l’Arabe, ils préfèrent écrire en Français. Je préfère le voir de cette facette que dire qu’ils détestent la langue Arabe et optent pour le Français’’. Cette phrase charrie toute les difficultés pour un Algérien de vivre sereinement son identité plurielle ainsi que les relents xénophobes d’une certaine idéologie panarabiste qui n’a fait que relayer la colonisation pour tenter de façonner aux Algériens une identité qui est : la haine de soi. En toute Amitié.
bonjour
C’est vrai! l’algérie a été conquise par des inuits venus du hidjaz et du nedjd à dos de baleine répandre la parole divine pour « desauvager » les protohistoriques d’afrique du nord.D’ailleurs qu’on se le dise bien l’algérie d’aujourd’hui est membre des états indiens d’amérique du sud. n’importe quoi! et dire que l’intellectuel est sensé éclairer la lanterne de pauvres gens que nous sommes! pauvre de nous!
nb: le texte d’amzal est superbe de lucidité. ce n’est pas rien de frequenter ce site.
Pour avoir une idée de Boudjedra, je propose la lecture de cet ouvrage : "L’Ecriture de Rachid Boudjedra. Poét(h)ique des deux rives", paru chez Karthala Editions, 2005. Une grande partie de l’ouvrage est consultable sur GOOGLE BOOKS.