J’ai regardé la vidéo. Hervé Gourdel est resté digne jusqu’au bout. C’est cette dernière image que je garderai de cet homme venu en Algérie parce qu’il aimait ce pays et ses habitants. Face à la caméra, il n’a pas supplié ses bourreaux. Pas un cri même quand ils se sont mis à trois pour le coucher par terre…
Par Hassane Zerrouky
En revanche, cette image est salissante pour l’Algérie, pour les islamistes bien sûr, mais aussi pour ceux qui en France et hors d’Algérie avaient choisi de regarder ailleurs quand durant ces terribles années 1990, des dizaines de milliers d’Algériens étaient massacrés par le GIA et quand ils ne mettaient pas ces crimes de masse sur le compte des forces de sécurité (il ne s’agit pas ici de défendre le pouvoir politique mais de pointer le doigt sur une réalité), dédouanant du même coup les vrais criminels et leurs commanditaires même quand ces derniers revendiquaient haut et fort leurs actes. Tout juste si on leur disait pas à partir de Paris : « Mais puisqu’on vous dit que ce n’est pas vous les coupables mais les militaires » !
Salissante pour ce pouvoir politique qui a fait croire aux Algériens à un traitement politique du terrorisme islamiste, et ce, à travers ces deux lois dites de concorde civile et de réconciliation nationale, sans que l’on oblige les tueurs amnistiés à demander pardon aux familles des victimes, et sans que dans le même temps, l’on rende justice aux familles de disparus. Il s’en est suivi une démobilisation de la société algérienne et des forces chargées de la lutte antiterroriste. A quoi bon disaient certains militaires et policiers si les terroristes neutralisées sont aussitôt amnistiés et remis en liberté. Gouri Abdelmalek, l’émir du groupuscule dit Jund al-Khilafa, qui a assassiné Hervé Gourdel, en a sans doute bénéficié, lui qui avait été condamné à cinq ans de prison en 1997 avant d’être libéré en 1999.
Salissante, par conséquent, pour ceux, parmi les politiques algériens, qui désignaient les djihadistes d’égarés et les invitaient à rentrer dans le rang alors qu’ils savaient pertinemment qu’ils ne le feraient pas. Et que dire de cette ouverture des espaces publics et des lieux de prière, et même du champ médiatico-politique, aux religieux, en particulier au profit de la mouvance salafiste dite i’ylmiya (scientifique), alors que dans le même temps, les autorités interdisaient tout rassemblement et expression publique aux courants politique et de la société civile porteurs d’une alternative moderniste et démocratique.
Salissante image, parce qu’à force de minimiser, de banaliser les crimes et les menaces terroristes, de faire croire aux Algériens que cela n’a rien à voir avec l’Islam avant vite de passer à autre chose, avec en toile de fond un refus de désigner les auteurs de ces actes et pointer la matrice idéologique (l’islamisme) qui les sous-tend, le pouvoir politique a poussé une frange d’Algériens à finir par s’accommoder des pires situations avant de les attribuer à on ne sait quel complot ourdi par l’Occident contre l’Islam. Et du même coup, voilà le « moudjahid » barbu (mais amnistié) conforté d’avoir combattu pour le bien au nom de Dieu et de son prophète. Et si l’on s’avisait à rappeler les crimes commis par ces islamistes à qui il n’a jamais été demandé d’exiger le pardon aux familles des victimes, on s’expose à des poursuites judiciaires conformément aux lois sur la concorde civile.
Pour conclure, cet assassinat, qui signe le sanglant acte de naissance de la branche algérienne de l’Etat islamique en Algérie, signe en même temps l’échec de cette politique dite de réconciliation nationale. Voilà donc le pouvoir politique confronté à une situation qui met fin à l’image qu’il s’efforce de construire sur le plan international, celle d’un régime politique ayant non seulement réussi à réduire l’islamisme armé grâce à sa politique de réconciliation adossée à celle d’être le seul pouvoir politique au Maghreb et dans le monde arabe en mesure de faire face à la menace islamiste. C’est peut être contradictoire, mais le constat est là : c’est la fin des illusions.
H. Z.




Si ces assassinants abominables continuent à se faire au nom de l'islam, chaque vrai musulman aura bientôt honte de se dire musulman. Il faut que tout soit fait pour éliminer ces assassins. Je dirais enfin que l'Andalousie n'aurait jamais existé si ces monstres là avaient voulu conquérir l'Espagne au 8e siècle.
Une paix factice et une réconciliation nationale qui vous impose de vous soumettre et de vous plier aux désidératas de ceux (et celles) qui hier ont juré votre mort parceque vous avez fait le choix de vivre autrement ou parceque vous avez revendiqué votre liberté de conscience. C'est l'échec total de la politique du système qui vous fait retourner à la case départ : la salissure et le deshonneur pour votre pays , une situation désastreuse d'ou il croyait vous faire sortir par des slogans pompeux de paix et de concorde nationale mais qui sont vides de sens en fait , des manigances dont il assumera les conséquences .
Vous voulez dire l'apothéose de l'islamisme politique, la réussite totale de la politique mafieuse menée au plus haut sommet de l'état, à présent Bouteflika et les généraux qui l'ont imposé au peuple, cela qui ont forcé la main au président Zeroual pour quitter le pouvoir, cela qui ont assassiné le président Boudiaf, ont réussi a plongé à nouveau le pays dans l'inconnu, un avenir incertain, bravo pour les traîtres de l'Algérie algérienne, bravo pour les islamoracailles qui veulent nous amené dans un abîme de l'histoire.
Toute force utilisée en vu d’apporter un changement à une situation, qui ne soit pas accompagnée de la légitimité –la force de la Force-, ne produira que d’avantage ce à quoi elle est sensée combattre.
Le terrorisme est d’abord un concept idéologique, d’inspiration politique, que des milliers de bombes ne sauraient ébranler. Au contraire…
On devient terroriste par déni de justice,
On devient terroriste par désespoir,
On devient terroriste par la confiscation de l’identité.
Est-ce normal qu’un territoire comme l’Algérie, plusieurs fois millénaire, riche d’innombrables évènements historiques qui concerne l’Humanité dans son ensemble, puisse tourner le dos à sa propre histoire ?
Est-ce normal dans un pays aussi vaste que le nôtre, il puisse y avoir des êtres humains qu’on entassent dans des cellules préfabriquées sur des cités où on y meurt à petit feu ?
Est-ce normal dans un pays aussi riche que l’Algérie, il puisse y avoir des familles qui vivent dans le dénuement et la grande pauvreté, non pas quelque part dans la campagne, mais bien dans les grandes villes, voir dans la capitale ?
Tout cela alors que le pays dispose d’une constitution, d’un président, de ministres, sénateurs, députés, walis et des milliards de dollars…
J’ai beau réfléchir depuis que je pense politique, en croisant toutes les possibilités de sortie de là où nous sommes, je ne vois qu’une seule porte : celle d’une période de transition accompagnée par l’Armée, seule force qui ne soit jamais rejetée par le Peuple Algérien. ck
Au milieu de toutes ces saletés depuis 1962, enfin vous croyez assister à une salissure d'un régime originellement sale, sans commentaire pour tous les émois vis à vis de cette malheureuse victime du crime, par contre stupéfiant l'absence de ce petit vent médiatique pour les autres victimes , nombreuses de Kabylie enlevés et executés.
Aucune crédibilité à ces articles tardifs, si ce n'est l'effet d'émotions fortes.
@Karim Ait Aissa que Dieu vous entende ! Il y a nécessité d'une transition apaisée et ordonnée sous la protection de l'armée. Faudrait-il encore que l'armée perçoive à temps les risques de ce statut-quo, le laisser perdurer…
Un propos qu'auraient bien tenu les sanguinaire, vampires de nuits. Le crime de sang est de nature sexuel ya si mouh. Il delivre les ames sales avec des illusions de satisfaction. J'y voit une lueur dans vtre commentaire a si mouh. Les allucinations de ces sanguinaires, y trouvent les origines et inspirations, comme les tiennes a si mouh… Un bondage tres bien etudie' et explique' – mais je ne vais me perdre a me fatiguer les doigts.
L'islam le coran, et toute la saloperie qui va avec, se nourrissent du sentiment d'inferiorite' senti et transmis de generation en generation a travers le temps. Pour certains ils se passent pour associe's partenaires des violeurs de leurs ailleux, et pour d'autres l'imposture carremment. Heureusement que l'original est la, les combattre et a vous denoncer en block, que vous soyez mullahs ou zombie !
Le mohamed, ses these d'analphabet, ses troupes et ses soumis seriviteurs ont fuit aussi bien l'Espagne que tamazgha comme des snp, ce qu'ils sont et partagent avec tous ceux qui leur en reconnaissent l'etat d'humains. ils sont chasse's de partout pour ce qu'ils sont, que definit ce qu'ils font, et tant qu'il y aura encore des zombies chez nous, ils y resteront.
Personne ne les connait mieux que leur propres cousins de sang, qui se font une raison d'etre que s'en separer, vous les cedez… Desole' de vous decevoir, mais ils prferent les femmes, les grosses et jaunes, et se mettront au cochonnes avant d'accepter subsititution par wala wala… ce ton baratin est.