Coup sur coup, en deux rapports explosifs, l’Association algérienne de lutte contre la corruption (AACC) a ébranlé par deux fois le monde politico-médiatique. D’abord en publiant ses observations et ses enquêtes sur l’étendue de la corruption dans les wilayas et les communes. Ensuite en révélant la face cachée de Sonatrach et du secteur pétrolier, fortement soupçonnés de graves dissimulations.
Alors, jusqu’où la corruption en Algérie ? Quelle est toute la vérité ? Et comment y remédier ?
Djilali Hadjadj, porte-parole de l’Association algérienne de lutte contre la corruption (AACC) et représentant de Transparency International en Algérie, répond aux lecteurs du Matin.
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C’est bien beau de dénoncer la corruption mais ce n’est pas suffisant. C’est un phenomène tellement répandu dans nottre pays que tout le monde en parle librement. Ce qu’il faut à mon avis, c’est que le peuple passe à l’action. Chaque fois qu’un délit pareil est avéré, des manifestations doivent être organisées pour que la justice s’en saisisse et fasse son travail. Mais vous allez me dire que même la justice est corrompue, c’est hélas la verité aussi.
Bonjour Mr HADJADJ
Ce n’est nullement pour diminuer de l’importance de votre association, mais seulement je voudrais que vous nous expliquiez l’utilité de cette association que vous représentez dans un pays où manifestement la corruption est noin seulement devenu légion mais en plus, toute personne qui s’aviserait à afficher sa désaprobation face à ce fléau peut étre certain que d’une maniére ou d’une autre on finira par lui reserver de belles chiennes pour ses chiens(excusez l’expression)
En plus, il ne faut pas avoir peur de dire que la corruption est en plus présente méme dans les institutions censées elle méme la combattre (Police, Justice etc…..) alors je vous en pris!!!! c’est pourri jusqu’à la moelle!!
la corruption est un mal qui range notre cher pays depuis l’indépendance, aujourdh’hui votre association prone des actions contre la corruption. Mais connaissant notre pouvoir et même notre socièté est ce vraiment possible d’éradiqer la corruption qui s’étale sur tous niveaux où chaque algerien vole selon le poste qu’il occupe. Bien sûr il y a des hommes et femmes honnêtes mais peuvent-ils contrecarrer une mafia qui sème la terreur pour garder sa main mise sur notre économie.
Je trouve votre travail encourageant et noble et je vous souhaite BON COURAGE.
Mr Djilali Bonjour.
Au lieu de courir dérrière les multinationales pour les obliger ou inciter à publier ce qu’elles payent pour ne pas obliger les compagnies nationales à publier ce qu’elles vendent(quantités et prix).
Mr djawad anis vous dites:Chaque fois qu’un délit pareil est avéré, des manifestations doivent être organisées pour que la justice s’en saisisse et fasse son travail. NON monsieur il faut d´bord manifesté por deloger cette justice apres tout rentrera dans l´ordre.
la lutte contre la corruption est une oeuvre de longue haleine et qui présente beaucoup de risques.Cette lutte necessite la collaboration de tout le monde : les instances politiques, la justice et la population.Il faudrait des gouvernants, des décideurs, des hommes politiques compétents et propres, une justice impartiale et un peuple conscient de son role dans le changementet et politisé .Tous ces éléments sont absents pour le moment : comment donc lutter contre la corruption lorsque l’on a une classe politique incompétente, qui ne pense qu’aux postes pouvant lui permettre de s’enrichir, une justice étroitement dépendante du pouvoir exécutif et une population terrorisée qui a peur de dénoncer.
Ce n’est qu’au prix d’un réel changement de ces 3 composantes que l’on peut prétendre arriver à changer quelque chose.
Monsieur hadjadj vous savez aussi bien que nous tous que l’Internet a dévoilé beaucoup des malversations de nos décideurs, a commencer par la famille présidentielle, les généraux, les ministres, les wali etc., ce n’est plus un tabou, l’impunité a fait que la corruption fait partie du quotidien et le peuple commence a s’y habituer d’une manière très dramatique, quand on nous dit que le ministre flane a détourné 02millions de dollars ça passe comme si on donnait le score d’un mach de foot et on oublie vite ce ministre en parlant d’un générale qui prends des pourcentages sur les sociétés d’importations en échange de sa protection et ainsi de suite…
Qui va lutter contre la corruption du moment que la justice est elle même le théâtre de scènes de corruption hystériques, j’ai vu des procureurs de la républiques, des juges d’instructions, des présidents de cours succombés a des sommes allant de 30 000 a 50 000 da, sur 10 affaires la semaine ils se remplissent les poches.
La corruption est tout simplement devenu un phénomène de société en Algérie.
Ne pensez vous pas que la corruption est désormais devenu une culture dans notre pays, et qu’il hypothétique voire une illusion de vouloir lutter contre ce phénomène ?
Un avis d’un sociologue serait le bienvenu sur cette question.
Mr Hadjadj pour tout le respect que je vous dois peut-on parler de corruption basse et de haute corruption comme en météo basse pression et haute pression ou de mesures d’altitude basse altitude et haute altitude .Comment arriverà identifier la haute corruption située dans les hautes sphères et comment réussir à la combattre .Merci.
Mr Hadjadj je salue bien bas le travail courageux, opiniatre, et patriote que vous et les membres de l’AACC menez sur ce terrain trés hostile, c’est le moins que l’on puisse dire, quand on sait que Mass Boudiaf, quelques semaines aprés son retour au combat, disait à un journaliste étranger qu’il avait mis les pieds dans un panier de crabes et de scorpions et qu’il n’arrivait pas à trouver en Algerie soixante personnes honnetes à rassembler autour de lui.Il en est mort avec beaucoup d’autres qui adhéraient à ses ….vélleités.Bref.
Me rejoigneriez-vous quand je pense que face aux sombres réalités que vous mettez sous les feux crus de la rampe, l’attitude actuelle de TOUTE L’ELITE POLITIQUE de notre pays, toutes tendances, partis et personnalités, confondus dans tous les sens du terme, frise l’AUTISME, la DEMISSION du pleutre ou la COMPROMISSION dans cette corruption que vous décrivez ; du moins quand, au grand dam et pour la continuité du drame du CITOYEN ALGERIEN ORPHELIN, elle peine à saisir le témoin que vous lui tendez et qui doit logiquement lui etre passé pour rebondir trés vite, monter au créneau et fructifier ce travail avec fulgurance ?
Ne reste, hélas pour le citoyen, que l’alternative des meutes et des émeutes spontanées ou pas.
Thanemirth pour cette pierre à l’Algerie de demain, puissent nos élites acquérir votre courage et votre désinteressement total de l’immonde pieuvre et saisir le flambeau.
la lutte contre la corruption est une oeuvre de longue haleine et qui présente beaucoup de risques.Cette lutte necessite la collaboration de tout le monde : les instances politiques, la justice et la population.Il faudrait des gouvernants, des décideurs, des hommes politiques compétents et propres, une justice impartiale et un peuple conscient de son role dans le changementet et politisé .Tous ces éléments sont absents pour le moment : comment donc lutter contre la corruption lorsque l’on a une classe politique incompétente, qui ne pense qu’aux postes pouvant lui permettre de s’enrichir, une justice étroitement dépendante du pouvoir exécutif et une population terrorisée qui a peur de dénoncer.
Ce n’est qu’au prix d’un réel changement de ces 3 composantes que l’on peut prétendre arriver à changer quelque chose.
Mr Hadjaj, bravo pour le dernier rapport de AACC et pour votre courage qui n’a d’égal que celui de nos valeureux chahids!
Mais pouvez-vous nous dire ce qu’est devenu le dossier relatif à la dilapidation du foncier dans la commune de Bordj el bahri qui vous a été il y a quelques années?
Savez-vous que depuis, l’exP/APC, en l’occurence BENOUAR Noureddine, est devenu MINISTRE de la République et actuellement Représentant du peuple au Parlement?
Quant à son adjoint BENCHABI Nacer, après avoir garder le pendant cinq longues années achevant l’oeuvre de son Maitre avec beaucoup de succes:il faut reconnaitre que l’élève a dépacé son maitre puisque au cours de son mandat, ni l’assassinat de son Adjoint et son compagnon au mis d’octobre 2004, ni l’intervention de l’ex ONRB en 2005 n’ont pu venir à bout de l’appéti de ce personnage puisqu’il vient de rempiler pour un 4éme mandat avec le Sénat comme ligne de mire!
Selon la presse nationale, de nombreux magistrats de la Cour de Boumerdes seraient relevés de leurs fonctions pour mauvaise gestion du dossier du foncier de Bordj el bahri se trouvant au niveau de cette institution judiciaire.
Mais les véritables responsables de l’hécatombe qu’à connu la commune de Bordj el bahri continuent à troner sur les institutions de la République en toute impunité!
Au fait qui est le véritable responsable de cette situation..???
BOUNTA
allo, monsieur digne fils d’algerie monsieur hadjadj, tu pense pas qu’il est temps de d’évoqué, touati, toufik, tous ces bareaux, est d’aller droi au but?DE CETTE justice qui s’enprent a habiba, chawki amari, , au lieu de de wali de ghardaya, chlef?tout le monde sais se qui se passe, alors ma quistion est simple, c’est quoi la solution éxtreme, pour enfinir avec tous ça?puisqu’il ne reste que l’éxtrimisme pour revendiqué la moindre des chose, , le peuple est pres pour versé son sang
Seule la transparence peut venir à bout de la corruption ! Partout en Algerie, tout Algerien et toute Algerienne a droit de fourrer son nez dans tout compte public qui au demeurant doit être publié comme le journal officiel (sur papier et sur écran).Ainsi, tout le monde étant au courant des mouvements des budgets, pourra signaler à la justice ce qui ne va pas en informant la presse qui à son tour informe le grand public dont nos administrateurs qui agiront en consequence pour remettre de l’ordre…
l’algérie est la corruption a l’état pure, du petit commercant au wali en passant par les gendarmes, douaniers, avocats.meme pour faire des démarches administratives, il faut allonger un billet c’est du n’importe quoi, il ne faut pas s’étonner si les investisseur étranger prefèrent aller au maroc ou en tunisie eux au moins sont plus transparant.
C’est vrai que ça sert à rien de dénoncer la corruption. Il faut que la justice se saisisse! Voila une belle rhétorique. De quelle justice on parle? Certainement pas la notre. Partout dans le monde ou des pays ont connu la corruption, il a eu des hommes du système lui-même qui ont eu la probité et le courage pour la combattre. Il est absolument désespéré qu’il aie ce genre d’hommes dans le notre d’autant plus qu’il n’y a pas vraiment une volonté politique.
En 2006, de passage à mon village natal, dans une Aardha des notables, un de ces derniers qui est versé dans la bonification des terres agricoles, racontait qu’il a du débourser 10 millions de centimes au directeur de cabinet de l’actuel premier Ministre, pour qu’il lui arrange une rencontre avec ce dernier afin de se plaindre de la cherté de sa facture Sonelgaz.
La corruption est tellement généralisée qu’on n’avait pas besoin d’un grand effort pour épingler ses auteurs.
Je me porte volontiers, de fournir des preuves convaincantes devant n’import quel juré intègre. Seulement, je dois travailler sur la base de contrat et un cahier de charge. Et par conséquent être rémunérer sur la base de dossier avec preuves convaincantes. L’objectif n’est pas de faire de cette entreprise une activité lucrative et d’enrichissement. La rémunération dont je parle est surtout pour l’investir dans les outils technologiques de collectes d’information et de preuves