Cherté des billets vers l’Algérie : les mensonges d’Amar Ghoul

La diaspora algérienne en France ne veut apparemment pas abdiquer face à la prestidigitation politicienne d’Amar Ghoul, locataire du ministère des Transports.

Amar Ghoul n’est plus à une fausse promesse près. La communauté algérienne en France l’a compris à ses dépens. Elle s’est encore mobilisée ce week-end dans quelques villes de France devant les agences Air Algérie et les chancelleries pour crier leur ras-le-bol face à la flambée du prix des billets. Au sortir de l’agence Air-Algérie, avenue de l’Opéra, un couple et leurs deux enfants ont déboursé, billets à l’appui, 2200 euros pour un aller-retour Paris-Alger du 29 juillet au 01 septembre. Ce prix exorbitant reste injustifié, et rien ne peut expliquer une telle tarification pour un vol de 2 heures. M. Amar Ghoul s’est pourtant engagé tout récemment à réduire les prix de 50% de juin à septembre. Force est de constater que la réalité est à l’antipode des déclarations jugées par le collectif CCTA de « manœuvres politiques et médiatiques qui ne visent qu’à calmer temporairement la colère croissante de la diaspora. »

Des compatriotes mi-crédules mi-provocateurs se sont même présentés dans des agences Air Algérie avec des coupures de journaux reprenant les engagements du ministre pour espérer l’achat d’un billet à un prix raisonnable. En vain ! La compagnie Air Algérie reste sans conteste celle qui propose les plus chers billets dans le transport aérien. En effet, pour les mêmes dates, le site Opodo, par exemple, affiche 424 euros à Aigle Azur, 480 euros à Air Méditerranée, 572 euros à Air Algérie. La compagnie nationale impose ses grilles tarifaires et refuse l’ouverture du ciel algérien à la concurrence et ce, au détriment d’une communauté frustrée par le déracinement et/ou par la cherté des vols.

Un billet en période estivale est devenu inaccessible, ce qui éloigne de plus en plus la communauté et surtout sa jeunesse du pays d’origine. « J’ai 21 ans et je suis étudiante. Je suis venue comme vous tous exprimer ma colère face à cette situation. Il ne faut pas s’étonner si les jeunes refusent de repartir en Algérie ou ne connaissent pas leur pays d’origine », martèlera Lilia, ce samedi au rassemblement de Paris devant l’agence Air Algérie. Le pouvoir algérien courtise pourtant la communauté établie à l’étranger à la veille des législatives et des présidentielles comme pour donner un soupçon de crédit, de caution à l’élection et redorer par-là même l’image d’un pays gangréné par le clientélisme, l’incurie et l’incompétence.

Le collectif CCTA déplore l’attitude de M. Djamel Bouras, député de la circonscription du Nord de la France qui « au lieu de soutenir ses concitoyens pour résoudre la question de la cherté des billets, il condamne toute manifestation des Algériens à l’étranger qui, selon lui, ternissent l’image du pays ».

Le transport aérien et maritime de et vers l’Algérie reste un problème épineux sur lequel doit se pencher sans complaisance, ni promesses fallacieuses le gouvernement algérien, si celui-ci veut garder un semblant de cohérence entre les engagements électoraux et les attentes légitimes des ressortissants algériens de France financièrement essorés à l’approche de la période estivale.

Le collectif CCTA doit, quant à lui, réfléchir, avant l’essoufflement du mouvement, à d’autres actions plus pertinentes médiatiquement et politiquement pour mobiliser le plus de monde autour de la question du prix des billets. Pour l’heure, ils comptent essentiellement sur les réseaux sociaux, les rencontres culturelles à l’occasion du ramadan et le bouche-à-oreille pour une meilleure sensibilisation de la diaspora.

Farid Bouhanik

4 commentaires

  1. Une chose est sur, c'est qu'ils n'ont rien à foutre des emmigrés, comme moi la communauté algériennes qui réside à l'étranger doit absolument boycoter cette soit disant compagnie, il n'y a que comme ça qu'ils y réfléchiront a cette monstruosité, et puis si ça ne tenait qu'à moi, il vaut mieux qu'ils la transforme en souk el fellah, car l'appeler compagnie aérienne est un gros mot, comme d'ailleurs prèsque toute les entreprises algerienne, c'est d'ailleurs à l'image de leur gouvernement fantoche, à quand la délivrance????

  2. La solution est toute simple, ne partez plus dans ce bled gouverné par les morts vivants et la mafia, partez ailleurs, le service de qualité, les prix soumis à la concurrence, le civisme et la qualité des endroits accueillants offrant un cadre de vie agréable, le jour où les algériens décideront de boycotter ce régime et ses services, peut être qu'ils vont réfléchir, ne leur donnés pas le bâton avec lequel ils vous châtient, les suppléments sont dans les poches de GHOUL et ses compères.

  3. Le 14 Juin 2001 était l'occasion révée de chasser ce pouvoir mafieux mais les reste de l'Algérie n'avaient pas compris ce jour là la colère des Kabyles.

  4. Fakou
    Et vous qui vous permis de nos vendre vos euros 1 pour 16 en noir.

Les commentaires sont fermés.