Algérie : "Ce que j’ai vu à Berriane" Par Hafnaoui Ghoul

Personne ne comprend ce qui passe à Berriane. Les appels de détresse proviennent de partout et de toutes les parties. Tout le monde attend des secours, soit pour sauver sa famille, soit pour acheminer un blessé. Le bilan s’est alourdi, et on parle de 4 morts. Des rumeurs folles circulent dans les rues. Certains avancent même le chiffre de sept morts, dont un bébé égorgé, et un vieux âgé de 75 ans, qui aurait succombé à ses blessures, après avoir été poignardé. 300 habitations ont été incendiées et une cinquantaine de locaux saccagés. Les responsables sont avares concernant les informations. Le manque de coordination entre les différents services brouille les cartes et fausse les calculs. Personne ne veut admettre l’échec des autorités à circonscrire les événements qui font tache d’huile. Un décor de guerre planesur la ville de Berriane. Nous tentons de nous faufiler au milieu des flammes qui se dégagent des habitations et des véhicules calcinés.Les cris de quelques citoyens se sont mêlés aux sirènes des ambulances et des véhicules de la protection civile qui tentent de se frayer un chemin à travers la ville. Alors que tout le monde tente de savoir la position des responsables sur les événements qui vient de secouer la ville, la présence de responsables locaux sur les lieux suscite moult interrogations.

On s’interroge sur leur rôle principal dans la protection d’une ville frappée par la malédiction de la « Fitna». Alors qu’en fait ils sont tout bonnement dépassés par la tournure prise par les événements. Et il ne leur reste plus que le rôle de figurants qui accompagnent les brigades d’intervention. Le wali de Ghardaia a passé la nuit au siège de la daïra pour suivre de près l’évolution de la situation des plus inquiétantes. On ne sait pas quelle est la stratégie adoptée par la cellule de sécurité installée. Devant notre insistance le wali a piqué une crise et ne savait quoi dire, notamment quand nous déclinerons le nom de notre quotidien. Au départ il nous decalré tout de go : « je ne veux ni la presse, ni l’Algérie », avant de se rectifier, « je ne veux, ni la presse, ni Algérie news. » Avec mon compagnon le photographe nous voulions examiner les choses de près, connaître l’avis des deux communautés :Ibadite et Malékite.

Interrogeant un agent de la daîra, il nous répondra à son tourpar une question : « Et vous, vous avez compris quelque chose ? » Les avis de la rue à Berriane divergent. Certains demandent plus de sécurité, d’autres pensent au contraire que la solution sécuritaire n’est pas la meilleure. « Les services de sécurité n’arriveront pas seuls à régler la question ». Un autre groupe par contre, estime que le salut est dans l’intervention des notables et du conseil qui doit résoudre l’affaire par le dialogue. Plus fantaisistes, des jeunes pensent qu’il faut séparer provisoirement les deux communautés. Tout à coup, un groupe de la communauté Ibadite, tente de défoncer la porte de la daïra. Ils demandent à voir le wali, mais en vain. Pourtant, la genèse des affrontements n’est ni d’ordre ethnique, ni l’expression de différents courants politiques même si les jeunes qui s’affrontent appartiennent à différentes communautés.

L’étincelle s’est allumée, jeudi matin lorsqu’ un groupe de jeunes encagoulés a intercepté deux bus, qui transportaient des lycéennes de la communauté «Malékite ». La voiture de police qui accompagnait le convoi, au départ a disparu en cours de route. Selon des témoins oculaires, ces lycéennes ont été passées à tabac par ce groupe d’individus et l’une d’entre elle a reçu un coup de poignard au niveau du visage. L’information s’est vite répandue, après que le chauffeur, qui s’était enfui, ait alerté les parents d’élèves. Une foule s’est amassée dans la rue principale de Berriane, attendant l’arrivée de bus. Surexcités, certains ont pris carrément à partie des Ibadites. Pendant quelques heures, les esprits se sont calmés, pour laisser place à une accalmie précaire. Après la prière du « Maghreb », les échauffourées ont repris. Un groupe de la communauté Ibadite, a pris d’assaut des maisons d’un quartier où résident les « Malékite», dans le but de leur faire uniquement peur.Mais les choses ne présageaient rien de bon. Aux environs de 2 heures de matin, le vendredi, la maison du dénommé Grine Allal, mécanicien de son état a été attaquée. Un bus et un véhicule qui se trouvaient au garage ont été incendiés. Le groupe s’est introduit à l’intérieur de son domicile, alors qu’il a appelé ses voisins pour venir à son secours. «Une quarantaine de personnes voulaient s’introduire chez moi, je suis monté sur la terrasse pour demander de l’aide », a déclaré la victime, la mine abattue. Le groupe a incendié une partie. «Justement, ajoute-t-il, ce sont la fumée et les flammes qui ont attiré l’attention des voisins », fulminet-il, difficilement extrait des décombres de sa demeure Quelques escarmouches ont été signalées entre les citoyens et les groupes qui les ont attaqués. Des groupes qui ont pris la fuite après l’arrivée des services de police.

La matinée de vendredi était calme, mais l’information faisant état d’une agression à l’arme blanche, contre Mr Chewiri el Mecheria mis le feu aux poudres. L’agressé a été intercepté dans un faux barrage dressé par un groupe de personnes encagoulées, aux environs de six heures, alors qu’il s’apprêtait, comme de coutume à ouvrir son kiosque multiservices. Touché au bras, la victime, selon des sources médicales, risque l’amputation.

Les affrontements ont repris de nouveau, malgré les renforts de police acheminés pour faire face à la situation. Les affrontements ont duré cinq heures entre différents quartiers. Des locaux appartenant aux Malékites, dans la cité Lalla Sahal ont été incendiés par des Ibadites. Ils disent que c’est une riposte à l’attaque opérée par l’autre camp. Chaque partie ne veut pas céder et estime qu’elle est touchée dans son amour propre. Toutefois, un fait important est à signaler : durant les évènements, des tracts anonymes, appelant à la révolte circulaient des deux côtés. Pour tenter de circonscrire les manifestations, un important dispositif de sécurité a quadrillé toutes les entrées dans les quartiers les plus chauds. La RN 1 est complètement assiégée par les forces de police et de la gendarmerie. Aux environs de 17 heures, des escarmouches sporadiques ont été signalées.Mais ce qui a nous a laissés perplexes, c’est cette image indescriptible : au moment où on mettait le feu dans les maisons dit « hchachna », des youyous éclatèrent depuis l’un des balcons de la cité Boutara.

Hafnaoui Ghoul – Algérie News

32 commentaires

  1. Pouvoir oû es-tu ?
    Pouvoir que fais-tu ? Que des algériens en arrivent à ce qui passe dans une contrée légendaire pour tout ce qu’on connaît des Béni-M’Zab, de leur éducation, de leur hospitalité, est autrement plus dangereux pour notre pays qu’autre chose. A la base, et même si des incidents sont la cause injustifiable de cette situation, l’Etat, à travers ses représentants locaux a mal géré la situation pour y apporter un remède. Cette quasi-démission des autorités est inqualifiable et nous ramène à une époque des affrontements entre tribus avec le retour des notables, alors que le pays dispose de sctuctures légales pour remédier à n’importe quelle situation. Du jamais vu chez nous.A ce rythme, la zaouia du coin, le taleb ou l’imam de la contrée s’imposera comme législateur, juge et tutti quanti. Pauvre de nous.

  2. Le pouvoir a reussi de se maintenir pendant des annees en creant le printemps noir en kabylie.Maintenant rebelote il va se maintenir quelques autres annees avec le printemps noir de berriane.
    On parle des gens cagoules a berriane comme auparavant en kabylie lorsque les gendarmes ont tires sur des gens avec des balles reelles ala meme heures dans des endroits differrents.Ce pouvoir a chaque fois il creve un abces pour preserver tout le corps.
    Vive la politique Algerriennes.

  3. Personne ne comprend ce qui ce passé a Berriane. Il était de votre rôle en tant que journaliste de nous éclairer,
    Mais hélas a mon humble avis ce n`était pas le cas.
    « Des rumeurs folles circulent dans les rues. Certains avancent même le chiffre de sept morts, dont un bébé égorgé, et un vieux âgé de 75 ans, qui aurait succombé à ses blessures, après avoir été poignard » êtes vous un journaliste Professional ou un raconteur de rumeurs ? En finissant la lecture du premier paragraphe j`ai l`impression que Berriane était bombarder.
    Vous dite « une ville frappée par la malédiction de la « Fitna», ou est la malédiction quant les acteurs son identifier il ya des responsabilités engages a assumes. « la fitna » c`est terme pour diluer les responsabilités, civiquement et juridiquement il n`a aucun incidence, vous été hors sujet en racontant votre petit histoire et la réaction du wali, devant la gravites des faits. Vous dites pour examiner de prés l`avis des deux communautés vous avez interrogé un agent de la diara (avec tous le respect que je lui dois), de qui vous vous moquer, de quel analyse un agent de daira est il capable pour éclairer votre auditoire, il fallait pour donner de la consistance chercher un professionnel de la question.
    J`aurais aime savoir pour quoi une voiture de police accompagner le bus, et c`est la voiture de police a disparu malgré qu`il y avait une assignation, il y a responsabilité de la police pour non protection des citoyens et l`état doit répondre de ca (bien que je sais qu`en Algérie il n`ya pas de justice) mais il faut situer les responsabilités et montrer les manquements l`état et responsable a travers les actes des gens qui le représentent.
    Vous dites : « Un groupe de la communauté Ibadite, a pris d’assaut des maisons d’un quartier où résident les « Malékite», dans le but de leur faire uniquement peur » qui vous a soufflé a l`oriel qu`ils voulaient juste et uniquement leur faire peur ? Est ce une déduction Mr Hafnaoui ? Quel banalisations, prendre d`assaut des maisons de citoyens « même si j`assume c`est pour leur faire peur » c`est un acte terroriste point a la ligne. Et plus grave encore la façon dont vous terminer votre article, Quel réactions et que penseraient les gens qui habite le Hchachna des gens qui habite le city Boutara ?
    Mr Hafnaoui excuser moi de vous dire que votre article et de la ratatouille.
    Franchement je ne connais pas le fond des problèmes, votre article ne m`a pas permis de comprendre mieux.

  4. Les evenements sanglants de Hassi Messaoud, Gdyel, Chlef et Berriane illustrent la demission et l’incapacite d’un pouvoir vieillissant d’assumer ses obligations les plus elementaires.
    L’absence de l’Administration est somme toute "normale" puisque ses responsables ont la tete ailleurs, c’est a dire a l’etranger ou ils ont accumule illicitement d’immenses fortunes. S’ils s’accrochent encore au pouvoir, c’est uniquement pour ecumer les fonds de tirroirs et enfoncer davantage le peuple algerien dans la misere physique et mentale.
    Merci M Hafnaoui Ghoul pour cet article qui nous ecalire sur le procede diabolique utilise par le pouvoir clanique de Bouteflka pour diviser deux communautes qui vivaient jusqu’a recemment encore en harmonie. S’il n’est pas neutralise ce pouvoir va, apres la Kabylie, hier et le Mzab aujourd’hui, mettre le feu dans toutes les regions du pays avant de rentrer chez lui.

  5. Un wali representant du pouvoir qui declare " je ne veux ni de la presse ni de…l’Algerie!!"…
    Le journaliste a finement relevé ce lapsus meurtrier.
    Bouteflika devrait logiquement organiser un referendum d’autodetermination pour le M’Zab.

  6. l’etat a tout simplement disparu ! on fait appel aux notables pour retablir l »ordre ( comme à kais ) ! c’est la loi des tribus et des chefs de tribu ! on a créé ça en kabylie et dans les aures en 2001 avec ce néologisme de arouchs ! mais ou va t on ? dans une republique il ne doit y avoir ni arouchs, ni notables, ni tribu, MAIS LA LOI DE LA REPUBLIQUE avec des PROCUREURS, DES JUGES, DES COMMISSAIRES DE POLICE, DES CHEFS DE BRIGADES DE GENDARMERIES, c’est à CES AUTORITES LA de règler n’importe quel problème ! dans le cas contraire cela veut dire que l’ETAT N’EXISTE PLUS DE FAIT.

  7. ….Mais c’est pas possible; je crois que l’on a encore rien vu; je pense que l’avenir en Algérie est sombre avec un état qui n’est seulement absent mais inexistant!! c’est losrque’il ya lieu le chaos général que l’on voit un Wali; un « Bourourou » qui vocifére contre la presse.Dans les vrais Bled c’est le ministre de l’intérieur qui se dépéche dans l’heure qui suit ….mais chez nous Zerhouni est en Week end ….revenez Samedi en verra ce que l’on pourra faire !
    Aie Aie Aie !!!! Heureux les martyrs qui n’on rien vu !!!

  8. Force est de constater que le pouvoir actuel est cynique et autiste en méme temps.Ce qu’il faut relever par là, c’est qu’il ne s’agit pas seulement d’un malaise résidant uniquement à Beriane ; mais manifestement répandu plus ou moins partout sur le territoire national.Des poches de mécontentement préte à exploser à tout moment sont bel et bien là!!

    La mission principale de tout gouvernement est de prévoir des situations de ce genre afin de désamorcer de telles catastrophes; puisque censé étre informé réguliérement par le biai des services de renseignements dont il dispose.

    D’une maniére ou d’une autre, avec une situation pareille, dans des pays qui se respectent; la premiére des choses à faire est de situer les responsabilités, localiser les défaillants et procéder illico-presto aux sanctions qui s’imposent.Au contraire; chez nous la méthode différe totalement; c’est justement là où on procéde aux promotions – le cas de la wilaya de Chlef est assez édifiant-.

    Ce qui est encore plus amusant voire désopilent, est le fait de se rappeler, qu’au moment où ça allait barder à Berriane, l’inamovible sénile unique en son genre dans le mensonge et le ridicule DGSN se trouvait à la Ville de Skikda à bomber son torse en faisant de mensongéres publicités en mystifiant les citoyens du coin.A quoi servent tous ces moyens là; aquis à coups de milliards en devises fortes (vehicules derniers cris, matériels éléctroniques derniére génération, hélicoptéres etc…..) dans un pays où quatre chats noirs arrivent avec une facilité déconcertante déclencher une véritable insurection??? le probléme n’est pas dutout une histoire de conflit entre deux tribus mais le vrai hic se situe indiscutablement au niveau d’un pouvoir qui s’entéte à gouverner un peuple malgrés lui.

  9. Je croyais que ca s’est passé à l"An 630 avant jesus-crist, non mais, ca se passe chez moi, dans mon pays et en plus en 2008. Pauvre algerie.

  10. Ce qui se passe a Berriane est incomprehensible.J’ai beau lire les comptes rendus de journalistes sur place, ils ne comprennent rien a ce qui se passe dans cette localite.Les services de securite laissent faire.Ils ne volent pas au secours des populations en detresse.Ils ne font que proteger les immeubles administratifs.La gendarmerie qui a procede a l’arrestation de quelques jeunes loin du lieu de confrontation alors qu’elle a ferme les yeux sur ceux qui etaient dans le feu de l’action.Et ces saccageurs cagoules que personne n’arrive aidentifier, est-ce normal’Ca sent la magouille et la manipulation.La main du DRS ne devrait pas etre tres loin.

  11. La misère de la jeunesse algérienne à laquelle le pouvoir en place se maintient dans l’aveuglement, dans la surdité et la bouche cousue; fait que le pouvoir en place joue, par incompétence, le jeu des ennemis de la nation algérienne.
    A défaut d’emploi, une pension de chômage doit être distribuée immédiatement à tous les chômeurs algériens.
    La jeunesse algérienne se considère abandonnée par une Algérie riche:cette jeunesse devient alors un terrain fertile pour la manipulation.Le gouvernement en place doit solutionner cette grave crise qui touche toute la jeunesse algérienne ou laisser la place à plus compétents!

  12. Notre pays est en perdition, le pouvoir en place est celui meme qui encourage et entretien les divisions communautaires, les elections trafiquées empeche toute representation reelle des citoyens qui pourrait intrevenir en cas de crise, les institutions de l’état sont tenues par des apparatchics corrompus qui utilisent eux memes les divisions tribales et ethniques pour mener leurs affaires.Un etat qui se donne pour mission de controler la conscience des citoyens en 2008 ne peut produire autre chose que le cahos.Ce qui se passe a berriane, ce qui s’est passén en kabylie en 2001 et a tkout, chlef, tiaret et ailleurs sont les signes avant coureurs et les erzats de ce a qoui aboutira inévitablement l’alliance des islamistes et des concervateurs predateurs du pouvoir qui detruiront ce pays avant de disparaitre dans les egouts de l’histoire.Si ce qui reste de forces saines dans ce pays ne reagit pas les sacrifices de generations de patriotes seront emportés par un torrent de sang et de boue et l’algerie dont ils ont reve deviendra un no mans land controlé par l’OTAN l’ONU ou autre coalition civilisatrice.

  13. C’est tout simplement incroyable. le pouvoir algérien est absent. Ils sont là juste pour intervenir mais jamais de prévention. Ces 2 communautés ont toujours vécu ensemble. Il faut bien que les services du DRS, créent le désordre. Bravo. Mais, tout a une fin. Songez y Messieurs…

  14. C’est le résultat d’un pays non gouverné. Il n’y a pas d’État. Les structures sont là pour gérer des interêts privés. Aucune planification, aucune perspective. C’est la banqueroute, la faillite généralisé. Le peuple algérien est divisé en deux catégories: une majorité d’inconscients-lobotomisés et l’autre frange est corruptible, servile et corvéable à merci. Le ventre et le bas-ventre constituent pour eux une fin en soi. Voiture francaise dans des routes meurtieres, appartement-cages à poules, 4 téléphones portables, une mission de temps en temps, au frais du contribuable, à Paris, et on pense que l’algérie est sur la bonne voie. Il n’y a pas d’espoir. Certains reveurs pensent que l’avenir de l’algérie c’est soit l’Irak ou le Liban. Ça serait un Luxe. Le modèle qui sied le mieux, dans un avenir proche, pour l’algérie c’est la Somalie.

  15. vraiment, j’arrive à comprendre ce qui se passe à beriane, qui profite de cette situation, et en regardant la maniére dont laquelle notre presse et télivision ont réagé on dirais que nous sommes dans l’algerie, yalkhwa BERIANE est une petite ville de l’algerie, arretons de commenter et de preter attention aux évenements de liban, d’rak, et de.., focalisons nous sur nos frére de beriane

  16. ça doit étre un coup OURDI par le sionisme, l’imperialisme et le néo-colonialisme jaloux des acquis du clan d’OUJDA et de sa "révolution" Heureux les CHOUHADAS qui n’ont rien vus.

  17. Ne cherchez plus, c’est encore la maudite main ÉTRANGÈRE qui a mis le feu.
    Envoyez vite Ould Kablia !!!
    Et quand certains parlent de Tekritisation, et de Darfourisation, Balkanisation de l’Algérie, franchement je crois qu’il y a de la vérité dans l’air.

  18. le grand perdant c’est toujours les petites gens: que ce soit en kabylie, au sud, à l’est ou à l’ouest, il viendra le jour où on restera seul avec nos malheurs, et tous ces charognards seront de l’autre coté des océans.

  19. je ne crois pas que ces évenements se passent en Algérie car L ENTV qui dit toute la vérité rien que la vérité n’a rien dit.parlez en à HHC et vous verrez.

  20. Certaines propositions me laissent gratter frénétiquement partout. Je tombe des nues qu’ici même on nous propose de nous remettre à ceux, qui en Kabylie et aux chawiya, ont tués, sodomisés des bambins. On doit se remettre aux brigadiers premiers responsables des crimes de leur circonscription. A mon avis ceux qui ouvrent la bouche pour uniquement dire des imbecilités doivent se taire. Merci

  21. cela est la preuve encore une fois de l échéc du pouvoir en place, qui depuis son intronisation a ésséyé de manipuler les zaouias a son propre compte et s appuit sur eux pour aplaudir un troisiéme mandat..ou sont les images de l ENTV qui nous montre ces braves contrées havre de paix ou tou le monde cohabite dans la fratérnité

  22. Ce qui se passe à Berriane (ville que je connais bien) et un probleme qui devais arriver un jour c’est la confrontation d’une societe structuree organisee solidaire et citadine à une societe face à une autre non organisee et nomade.

  23. C’est la France qui a ramené les chammba (peuple nomade) à Berriane pour mieux contrôler leur mouvements. L’Algérie a délaissé cette région depuis l’indépendance. Ce sont ces deux facteurs qui ont généré l’éclatement. A vous de juger.

  24. bonjour tout le monde, ne trouvez-vous pas que tous ce qui se passe a Berriane est prémédité, et bel et bien organisé par cette main » etrangere » qui a planifié l’attentat de batna, les emeutes de kabylie, je pense que le pouvoir est a son agonie, il ne tardera pas a s’exploser, a nous de l’aider a s’autodetruire, moi je lance un appel aux habitants de berriane et ceux de ghardaia, a ce qu’ils se levent et se rebelent contre ce regime qui est en train de preparer ou barer le chemin pour ou contre un 3eme mandat, nos amis de MZAB sont en train de payer la facture, avant hier c’etait BAB el oued hier c’est la kabylie aujourdhui c’est BERRIANE DEMAIN D4AUTRES CITOYENS.

  25. bonjour ce qui se passe berriane est regrettable mais la politique diviser pour reigner a gagné

  26. moi je pense que pour un probleme pareil seuls bounedjma ou ould abbes peuvent se deplacer sur les lieux et regler le probleme.
    parcequ ils sont les plus representatifs de la société civile!!!!!!!!

  27. ce qui arrive devait arriver normalement.il parait que c est le conflit classique entre des pastoralistes et des fermiers, comme au soudan, au mali et niger et ailleurs dans le monde.la demographie, la desertification, le manque de politique de developpement locale, la transition vers plus de participation surtout electorale, aiguisent les conflits sur l espace et le peu d opportunites disponibles.mais la kleptocratie de l administration socialisante et bureaucratique, a seme les graines des frustrations, des injustices, du clientelisme etc.l enjeu des minerais et la lutte pour les emplois n aident pas a apaiser les competitions.seul un developpement urbain et des services et du tourisme mettrai un peu plus de cosmopolitisme et genererait plus de confort et donc de cohesion, mais surtout, avec un equilibre et une transparence de la gestion locale.donc autonomiser la gestion des locaux et liberer leurs inititiatives et leurs auto controle.donc de la democratie.ne trouvant plus d espace les gens se querellent entre eux au lieu d arracher de l espace aux autorites presque etrangeres et hautaines.autrement il y aura plus de petites irlandes et des pays basques et des conflits.vaut mieux anticiper et cesser de considerer que le centre peut tout.le soudan et le nigeria et meme le mali et le maroc sont la pour temoigner que ces problemes sont dus au manque de liberte et la corruption des gouvernants.alors attention!

  28. IL EXISTE UN SITE YOU TUBE ALORS A VOS CAMERAS ET VOS APPAREILS DE PHOTO ET LE TOUT A METTRE SUR LE SITE YOU TUBE ET CELA EST VALABLE POUR TOUT LE PAYS MERCI A VOUS D’AVANCE

  29. bsr,
    c’est bien dit yemen .le grand perdant ca a tjrs etait les pauvres gens. conséquence de la clochardisation, la dislocation de la societé algerienne en finalité en voici ce qui arrive affrontement sans pitié entre deux communautés.vraiment c’est regrettable ou sont les dignitaires des deux communautes nous savons que ce qui se passe en algerie maintient ce qui sont au pouvoir alors comptons sur nous memes et les gens de bonnes volontes et que vive l’algerie .

  30. SECTION DU RCD BERRIANE
    COMMUNIQUE DE PRESSE

    Berriane continue de vivre dramatiquement au rythme des émeutes. Les citoyens de Berriane viennent une fois de plus de vivre depuis la nuit du 15 au 16 mai 2008 à cet instant d’infernales heures. Le cycle infernal des émeutes et des agressions s’est soldé par plus d’une centaine de blessés parmi les citoyens berganiens dont une trentaine est hospitalisés, et plus d’une dizaine de véhicules sont incendiés. Pendant les dernières 36 heures trois décès sont enregistrés dont un vieil homme, l’incendie et le saccage de plus de 70 biens immobiliers privés ont eu lieu ces dernières heures. Les dégâts se chiffrent à des milliards de centimes. La barbarie a atteint son paroxysme. Devant le débordement total de l’Etat, la ville de Berriane est écrasée par une inimaginable tourmente d’actions-réactions. Après l’échec total de reprendre la situation sécuritaire en main par les forces de l’ordre, et après que les arabophones ont persévéré dans l’incendie des biens, les amazighophones, de leur part, ont riposté en saccageant d’autres biens.
    La tension qui ne cesse de persévérer et la recrudescence de la violence dans un climat d’incertitude et d’insécurité quasi-totales interpellent plus que jamais les hautes instances du pays à trouver et à favoriser des mécanismes efficaces et adéquats pour une sortie de cette tourmente apocalyptique.
    Faute d’idées, de communication, de vrai dialogue et de profondes concertations, il n’est pas trouvé mieux que d’engager une procédure d’improvisation, de dépassements flagrants et de faire opérer avec des méthodes stériles et anachroniques. Les solutions palliatives, improvisées et préfabriquées se sont avérées non seulement vaines et sans issue, mais aussi rétrogrades. On oublie que les mêmes causes produisent les mêmes conséquences ; et dans ce cas, d’autres embrasements pourront en pire avoir lieu. A quoi importe cette situation et à qui en profite ?
    La violence continue chaque jour et ce, depuis presque deux mois. Même les chemins qui mènent aux écoles sont totalement insécurisés. Les enfants très traumatisés, sont couramment tabassés au vu et au su des autorités et ce, par des hordes d’individus encagoulés. Des scènes de jets de pierres sont quotidiennes, notamment aux quartiers Madagh et Kef Hammouda. Les filles et les garçons scolarisés risquent de rater leurs examens de fin d’année. D’autres écoliers ont carrément abandonné les bancs des écoles. Cependant l’examen de baccalauréat s’annonce incertain. L’ensemble des familles de notre ville est sous l’empire de la trouille. Cette situation se répercute de façon délétère et générale sur BERRIANE, et, d’un autre coté, contribue au maintien de la tension et de l’instabilité citoyenne. L’impunité, l’irresponsabilité et l’amalgame ne peuvent qu’aggraver davantage la situation locale aussi bien que globale.
    Ni les appels de détresse lancés, ni les lettres expédiées, ni les communiqués, ni les dénonciations ne semblent émouvoir les pouvoirs publics, plus enclins à faire dans les rapports de synthèse, généralement truffés de contrevérités et de satisfecit et ce, dans la crainte de voir s’abattre sur eux les foudres des décideurs et dans le souci de ne pas mettre leur « carrière » en péril.
    Bien que la sonnette d’alarme est tirée, les responsables demeurent sourds, et ne semblent pas en mesurer ni la gravité, ni les répercussions, ni les retombées et ce, en dépit que les autorités disposent d’un grand pouvoir. Ces autorités en panne d’idées, de pragmatisme et de bonne gestion ne trouvent qu’à faire dans la provocation. Faute de vrai dialogue et de profonde concertation, l’on n’a pas trouvé mieux que d’engager une procédure d’improvisation et de replâtrage et ce, dans une vision manichéenne, stéréotyée et révolue.
    Les autorités ont totalement et fatalement failli à leur mission. Le citoyen est resté perplexe, hébété et s’interroge aujourd’hui sur le maintien de ces responsables en place, en dépit de l’incapacité, de la subjectivité et de toutes les maladresses commises. S’agirait-il d’un complot ? L’absence de l’Etat de droit et de devoir est quasi-totale ? Et l’article n° 14 de la Constitution Nationale selon lequel l’Etat est fondé sur les principes d’organisation démocratique et de justice sociale, est nié et renié. C’est le comble fatal.
    Les arrestations arbitraires et d’arrangement, les agressions morales et physiques, les tortures, le traitement sélectif des détenus, les dépassements flagrants enregistrés dans les rangs des forces de l’ordre… Des coups et menaces dans les locaux de la gendarmerie sont tant de violations des Droits de l’Homme à signaler et à déplorer. Au lieu d’apaiser et d’atténuer la tension, les responsables les voilà entrain d’alimenter la haine et de tirer profit de la différence pour attiser le feu.
    Devant cette situation d’aggravation et de pourrissement, nous renouvelons, une nouvelle fois et conformément aux articles n° 161 et 162 de la Constitution de la République, notre appel à l’engagement en urgence d’une commission d’enquête et à la vérification des conditions d’utilisation et de gestion des moyens matériels et des fonds publics alloués de façon partiale, insuffisante et inéquitable par les autorités pour illustrer tous les non dits et la manière selon laquelle se gère cette tourmente qui vient de troubler et d’endiguer la paix dans notre paisible ville.
    Il incombe à l’Etat d’asseoir primordialement et en toute urgence la sécurité de tous les citoyens sans aucune exception, ni ségrégationnisme. La sécurisation des chemins, des quartiers notamment chauds est de la responsabilité du wali. Il incombe en outre au wali de mobiliser tous les moyens y attenants, ce n’est qu’un devoir élémentaire et le droit citoyen le plus basique.
    La situation des sinistrés est aussi dramatique et déplorable. Elle ne cesse de s’alourdir depuis le 19 mars écoulé. Les pensées sont mélangées et douloureuses. Plus de 200 familles sinistrées sont jusqu’aujourd’hui livrées à elles-mêmes. Ces dernières, qui demeurent entassées dans des dizaines de logements appartenant à des proches, survivent sans ressources dans des conditions plus que précaires. Même les promesses données publiquement par les hautes instances du pays ne sont point respectées. A présent, la situation d’insécurité, de négligence et d’abandon agonit la grande partie de la société civile de délabrement total et fatal. Il est constaté avec amertume que les humbles maisons construites par le passé dans le respect des règles et des lois de la République, et au prix de toute une vie de labours, de privations et de sacrifices, sont parties en « fumée ». Y a-t-il lieu de rappeler ici qu’il s’agit d’une question de vie de centaines de vies humaines ?
    Des opérations de délogement des citoyens de leurs maisons par force, par menaces, continuent d’être vécues devant l’impotence connivente des autorités. Devant cette situation désastreuse et chaotique, nous exigeons encore une fois de l’Etat de garantir à l’ensemble des citoyens les droits constitutionnels, notamment les article n° 22, 23 et 24 qui stipulent que l’abus d’autorité est réprimé par la loi, l’impartialité de l’administration est garantie par la loi et L’Etat est responsable de la sécurité des personnes et des biens.

    Dans l’état actuel de l’évolution chaotique de ces émeutes, nous demandons la satisfaction urgente et totale de ce qui suit :

    1. La suspension de tous les responsables chargés de la sécurisation des citoyens et des biens de Berriane.
    2. La suspension immédiate de leurs fonctions du chef de la Daira de Berriane et du wali de Ghardaïa.
    3. La sécurisation de tous les citoyens et des biens à l’échelle de la Daira de Berriane.
    4. L’installation pour une durée illimitée d’unités d’intervention rapide à l’échelle de tous les quartiers chauds.
    5. L’association du P/APC de Berriane au conseil de sécurité installé.
    6. Le désarmement total de tous les possesseurs d’armes légales et/ou illégales.
    7. L’arrestation de toute personne non résidante à Berriane qui n’a pas été déclarée par ses hôtes.
    8. Le contrôle sévère de tous les mouvements des voyageurs arrivant à Berriane.

    Dans un processus d’éducation sociale et d’interactions constructives, interculturelles et civilisatrices, il incombe à l’Etat la satisfaction de :

    1. La généralisation obligatoire, systématique et aux différents cycles de l’enseignement de la langue amazighe dans toute la région du Mzab et ce, dans une approche interculturelle. Cela s’impose aussi pour une meilleure communication des deux communautés (amazighophone et arabophone) et une bonne reconnaissance mutuelle. C’est une condition sine qua non du respect réciproque et de la reconnaissance d’autrui.
    2. La création d’un département de langue et culture amazighes à l’université de Ghardaïa.
    3. La reconnaissance officielle et immédiate du rite ibadhite au même titre que les autres, son introduction dans le système éducatif, la dénonciation via les mass médias de la désinformation et la prohibition des fatawi générant la haine contre cette partie du peuple algérien. Cela est un devoir étatique et une réparation historique des forfaitures commises à l’encontre du rite ibadhite.

    Ceci étant donné, la Section du RCD-BERRIANE lance un appel à l’ensemble des citoyens pour plus de vigilance et de sérénité, pour plus de civisme et de sens constructif. Point de mensonges, point d’hypocrisie. La situation est grave. Un travail d’apaisement, de rapprochement et de proximité via la société civile et le mouvement associatif entrepris par l’APC est à encourager et à développer pour contenir la crise. Devant une telle situation, nous sommes convaincus qu’il est très possible de concilier même des intérêts contradictoires par des moyens pacifiques.

    RCD-BERRIANE, le 17 mai 2008

    Voir aussi :
    http://www.berriane-event.net

  31. Bonjour,

    Communiqué attendu et appréciable du RCD!! Mais que faire? Quelle action/réaction? Pourquoi le RCD avec d’autres n’organise pas une MARCHE Nationale pour dénoncer les violences, la psssivité des autorités locales et nationales et faire sortir le président de son mutisme complice.
    Mouloud

  32. savez vous que le PREMIER royaume berbere musulman indépendant était le royaume des ROSTEMIDES, c’est à dire des ibadites avec pour capitale tihert ( c’est à dire tiaret ) ? pendant plus d’un siècle régna une paix extraordinaire sur tout le territoire algérien. tout cela a été detruit et maintenant il parait qu’il y a des fetwat qui circule chez les chaamba au sud qui disent que les ibadites sont des koufars qu’il faut combattre, c’est dingue, voyez la REGRESSION dans laquelle les integristes nous ont ramené.

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