Comme on s’y est accoutumé ces dernières années, c’est toujours un maudit coup de fil ou un sms qui nous apprend la mort d’un proche. Noura, contrairement à son époux Kamel Hamadi, n’était pas une pote.
Sa voix a cependant toujours accompagné mon parcours. Je porte ses blessures. Instinctivement, j’ai, à chaque étape de ma vie, calqué mon amour du pays sur la manière avec laquelle elle le dit.
À 72 ans, Noura, grande dame du théâtre, de l’opéra mais surtout de la chanson algérienne vient de s’éteindre.
Juliette Greco, son amie qui lui survit, va surement verser beaucoup de larmes ce soir à Saint Germain des Prés.
Les algériens qui se souviennent encore de Ourrad Boumediene fredonneront cette nuit «Ya ben sidi ya khouya» …
Les linguistes, dans un futur certain, tenteront de comprendre comment cette orpheline du Gouraya, née en 1942 à Cherchell est aisément devenue locutrice et cantatrice trilingue (kabyle arabe français).
Qui se rappelle, aujourd’hui, à l’exception des musicologues tels Mehenna Mahfoufi que Noura a chanté sur des textes et musiques de Michel Berger, le père de Starmania ?
Kamel Hamadi, son fidèle compagnon connait les chemins par lesquels elle est passée. Ils ont été rudes, abrupts mais elle les a de tout temps affrontés en mère courage.
Noura a été, avec Slimane Azem la première chanteuse à laquelle la maison Pathé-Marconi a attribué un disque d’or, pour un million de disques vendus en 1971. Elle vient de nous quitter ce dimanche 1er Juin. C’est encore un pan de notre mémoire qui fout le camp. Qui s’effrite.
Noura a fini sa vie dans la douleur, la souffrance de la maladie. La formule consacrée dit : «elle est décédée suite à une longue maladie». Ce qui doit être, maintenant qu’elle nous a quitté, consacré c’est sa voix, ce ruisseau inimitable qui a accompagné tous nos songes d’enfants nus…
Nous sommes, souvenons nous, nés nus. Nous avons traversé des guerres et des orages. Noura est advenue au temps où les américains, pour sauver l’Europe, étaient venus s’installer au «Saint Georges» à Alger. Elle est née avec les chewing-gums elle part avec la 4G. Ainsi va la vie ou la non-vie.
Ce soir je vais l’écouter, à en mourir, en pensant à toutes les histoires que Kamel son mari touillera dans sa tête.
Elle, qui a tant chanté l’Algérie et son équipe nationale de football aurait mérité de vivre l’épopée brésilienne des enfants de Halilodzic.
Je rêve d’un geste : que cette équipe qu’elle a tant aimée lui rende hommage en se taisant une minute à l’occasion du match Algérie – Roumanie. Au revoir Noura !
Méziane Ourad





Touchante ulogie Meziane. Je viens d'ecouter sur youtbe sa chanson Gerger.
Voila une vraie plante Algerienne – N'importe ou, absolument dans chaque millimetre carre' d'Algerie et de toute l'Afrique du Nord, ou elle se poserait, elle pousserait NATURELLEMENT comme une fleurv raiment vivante.
De sa voix comme de sa figure, emane de la beaute, de la douceur, de la fierte' et tellement de force charismatique… Absolument une perte pure.
C'est le cas de le dire, que les dieux d'europe sont insjustes – Que de taupes et de virus nous ont-ils renvoye', et que de beaux artistes nous ont ont-ils vole. Mais peut-etre que se sont nos dieux qui en ont decide', pour la proteger du spectacle son pays est livre' par des gueux que meme l'enfer refuse de recevoir.
Elle n'a pas besoin de val-de-grace, elle est la personnification de la grace. A 72 ans, c'est tout de meme jeune…
Condoleances a sa famille immediate et elargie…
Ne voila-t-il pas un bel hommage que ces quelques lignes tout en pudeur et finesse!
Je vous préfère dans ce registre ya Si Meziane, vous êtes plus audible (ou lisible) plutôt que dans celui de la "bien pensence" et de la fatwa new look.
Quant à la regrettée Nora, c'est un petit peu le symbole d'une certaine femme algérienne qui nous quitte; une femme bourrée d'algérianité jusqu'aux os. Et cette voix inimitable! Elle qui a chanté Thamourth Léqvayél.
D'ailleurs, si vous le permettez ya si Meziane, vous vous mêlez vraiment les pinceaux en allant chercher du côté de la linguistique pour VOUS expliquer "le trilinguisme" de l'artiste. Il ne vous aura pas échappé que nos amis "chénoui" se définissent comme LEQVAYEL, et les quelques nuances linguistiques (ou plutôt stylistiques) qui les différencient du kabyle de Bouira ou de Tizi ne sont que très accessoires. Ceci pour dire que tout un chénoui peut parler parfaitement kabyle sans que ceci ne relève d'un quelconque exploit lnguistique. Les robes que portent les femmes chénouies sont appelées robes kabyles …
Donc, point de trilinguisme chez la regrettée Nora; elle s'exprimait dans SA langue maternelle; le kabyle (avec ses nuances chénouies et kabyles tout court).
Repose en paix l'Artiste!
QUE DIEU VOUS ACCEUILLE DANS SONVATE PARADI.LA FEMME QUI CHANTE IDHOURARENEGH AALAYENE TZIGHIDHENE LHARMA IDHOURARE LKVAILS.TAMOURTH AAZIZENE ELZAIR.RABI AMYARHAM YA NORA. MIYKFA LAMANE NAKSSANE YERGAZENES YAK TSLAOUINE YAAREK OUVRID AARANAOUI.HADHRANTSID YENE OURNCINE NIF L HARMA NAGH THIROUGZA.TAKFA TKVAILITE MI DENOULFA TAKMALILITE.AAAHHH.AOUINE IDIRANE OULAMA 30 GOUSSANES MILANE OUIDHYTSGALENE SGMAALIMANE.GLOIRE A NOS MARTYRS ET NOS ACTEURS DES DEFFERENTES DOMAINES DE CULTURE.
Que Dieu ait son son âme. Elle a beaucoup donné à la chanson algérienne, et en particulier à la chanson kabyle qu'elle a marquée par des chants d'une très grande beauté. Elle restera por toujours dans le coeur de nombreux algériens.
Dans l'hommage qui lui a été rendu récemment par la TV algérienne (la justement appelée l'Inique) l'animatrice a bien précisé que Noura a aussi chanté en français en omettant (c'est la règle à l'Inique) de mentionner le volet kabyle de Noura. Repose en paix l'Artiste.
qu'elle repose en paix, les meilleurs Algeriens meurent tous en France quel mektoub