La chaîne de télévision BRTV diffusera un entretien exclusif avec Lounis Aït Menguellet.
Ce soir Lounis Aït Menguellet donnera un avant-goût de son dernier album dont la sortie est prévue pour mardi 20 mai. A l’occasion de la sortie de son nouvel album Isefra, Lounis Aït-Menguellet sera en exclusivité dans l’émission de Kamel Tarwiht, « Art et société » lundi 19 mai 2014 à 22 heures en France et 21 heures en Algérie. Il interprêtera en avant-première ses nouvelles chansons.
Comme à son habitude, l’artiste va décortiquer chaque titre de cette oeuvre et revenir sur le monde de la chanson.
R.N.





Aït Menguellet représente cette fontaine magique de laquelle jaillit une sève subtilement Kabyle, laquelle irrigue et vivifie nos racines, jusqu’à leurs ramifications les plus profondes. Il appartient à cette race de poètes-philosophes dont l’écoute vous fait revenir aux éléments fondamentaux de la vie pour oublier ce monde de brutes qui ne sait plus entrevoir le bonheur qu’à travers le compte et le décompte de cumuls de biens et d’avoirs! Son œuvre constitue un trésor inestimable lequel, à lui seul, représente une preuve irréfutablement ferme que Tamazight est une Langue, non seulement à officialiser mais à développer aux quatre coins de l’Algérie. Honnêtement, je plains mes compatriotes qui ne le comprennent pas avec leurs tripes!
On a beau aimer Brel, Brassens, El-Anka, Abdelhalim Hafez, ou Bob Dylan, il manquera toujours une note de philosophie poétique à sa chaloupe culturelle si on ne comprend pas Monsieur Menguellet !
Que de soirées passées à la belle étoile dans les années 1980, avec Bacchus et Menguellet comme uniques compagnons célestes! Mes deux Chaâvanes de Tighilt s’en souviennent certainement !
Merci pour ce nouvel opus Lounis !
Si après cette ode à Menguellet des irréductibles trouvent encore à redire, je dis "mayna!".
Au-delà du poète et du chanteur ou de l'artiste, il y a surtout l'homme Lounis. A l'ère du numérique et de l'info sans frontières, l'homme, lui, reste égal à lui-même; toujours la même discrétion, timidité j'ai envie de dire.
Lui qui chantait dans les années 80 justement le fameux " A L'Moussiw " qui a du lui valoir quelques déboires avec Chadli et les gardiens du temple de l'époque (les mêmes qu'aujourd'hui d'ailleurs). Tout cela car le poète avait dit " …Oufighéd A3rav dhi th'farkaw, …ahlalass …".
La salle Atlas d'Alger se souvient certainement de ces années de braise durant lesquelles la crème des "artistes" subventionnés (Tels El Amari, Deryassa, Salwa, Cheb Khaled, Boualem Chaker …) la squattait tandis que le poète, lui, devait batailler fort pour s'y produire. La chanson kabyle était réduite médiatiquement à quelques " … oughnia qaba'i'liya khafifa …" distillées par l'Unique.
Aujourd'hui, malheureusement, il s'en trouve des kabytchous à peine locuteurs ou scripteurs qui osent cracher à la face du poète sous prétexte que celui-ci avait soutenu Bouteflika. Ce sont les mêmes qui mettent sur le compte de "thimrovdha" les trahisons de Khalida et de Benyounes. Des raccourcis à ne plus en finir …pour finalement aboutir à anéantir tout bon goût chez le kabyle d'aujourd'hui.
Ainsi, le " …ou hadi fi khatar ..!! …ya lahwawit!" est devenu un signe de branchitude chez certains écervelés.
Alors que nous avons plus de 15 chaines TV arabophones, et que la seule chaine 4 en langue Amazigh, strictement controlée, le Grand chanteur, Ait Menguelat est obligé d' aller en Europe, pour
s'exprimer sur BRTV laquelle est interdite d'antenne, par ce systéme "archaique" qui veut dire en amazigh "pourri" longue vie a notre chanteur adulé dans sa région natale, la Kabylie. Quant a ceux qui lui reprochent d'avoir assisté a un meeting de Bouteflika, ils doivent comprendre une fois pour toutes, que Lounis et d' autres personnalités ont été piégé par Bouteflika, qui voulait séduire, la mouvance islamiste, en niant l'identité Amazigh.
Un pur joyau que ce nouvel opus mon ami ! A déguster, comme toujours, sans modération !
En grand observateur de la société, Lounis nous lance un message destiné à calmer ces colères que nous déversons tous sur ce pouvoir stérile et cet islamisme rampant :
3agadh nagh kim, kh’ra thoughidh lad yetslakim ! le titre “A3waz”
(chuut, il ne faut pas tout traduire aux 3âmis Moh Benchicou et Abassa ! Ils arrêteraient d’écrire et de dénoncer la folie en haut lieu…lol)
Parfois je me dis que s’il y avait un aït menguellet arabophone qui portait les mêmes messages en arabe derdja, ce pouvoir d’imbéciles aurait été balayé depuis longtemps.
Si les critiques et reproches prononcées à l’encontre du pouvoir dans le seul titre « akwni yekhdha3 rabbi » avaient pu être transformées en poison spirituel, cela aurait entraîné l’extinction pure et simple de l’ensemble de la race FLiN-tox et nous n’aurions sans doute jamais plus entendu parler des Bouteflika !
Quant à ses détracteurs, « anefssan adhssendun aman ghaf yiman’n’ssan! »
Cheers !