Voilà trente jours que le pays, terre de miracles, est livré à un président régnant sur fauteuil roulant et il nous faut bien admettre que, tout compte fait, l’on n’y gouverne pas plus mal en pyjama qu’en costume Smalto.
Par Mohamed Benchicou
Abdelmalek Sellal et sa bande auraient quelques raisons de pavoiser, eux qui ont si longtemps soutenu que la maladie du chef de l’État n’avait aucun effet sur la bonne marche des affaires. Chez nous, l’habit, en l’occurrence le pyjama, fait bien le moine et même le patrimoine, en vertu, justement, de la «bonne marche des affaires».
Mais tout ça, le pouvoir à vie, la corruption, l’utilisation des deniers publics à des fins personnelles, la répression des manifestations, la censure, tout cela, c’est fini, nous disent les Amuseurs de la République ! Après quinze années de dilapidations de l’argent du pétrole, il est temps de penser à l’Algérie et aux Algériens, nous suggèrent-ils avec l’accent grave des hommes à qui revient le devoir de décider du sort de leurs congénères !
La nouvelle Constitution qui se prépare, disent-ils, c’est le Zabour de Daoud, le texte avéré, l’ultime cadeau de Bouteflika à sa patrie et à son peuple ! Ainsi, le président a-t-il décidé d’inscrire dans la prochaine Constitution, «la protection de l’économie nationale contre toute forme de malversation ou de détournement, de corruption, de trafic et d’abus, d’accaparement ou de confiscation illégitime».
Pensez donc que, durant quinze ans, Abdelaziz Bouteflika a gouverné avec une Constitution qui ne prévoyait rien de tout ça, l’exposant, le malheureux, à s’entourer de fieffés voleurs, du ministre Chakib Khelil au wali Bouricha qu’il a dû, par respect à ses hautes charges, protéger et soustraire à la justice ! Mais tout cela, c’est fini, nous assurent les Amuseurs de la République. La preuve ? L’article 48 ! Mais oui, le nouvel article 48 de la nouvelle Constitution ! Une révolution, l’article 48, puisqu’il «protège les juges contre toute forme de pression, intervention ou manœuvre de nature à nuire à l’accomplissement de sa mission ou au respect de son libre-arbitre.»
On s’explique, alors, les égarements de l’équipe de Bouteflika qui, privée durant 15 ans de ce précieux article 48, s’est laissée aller à convoquer la «justice de la nuit» pour destituer Benflis, à neutraliser la Cour suprême pour éviter la prison à Mohamed Bouricha, à dicter au tribunal d’El-Harrach d’incarcérer le directeur du Matin, à manipuler la Cour de Blida pour acquitter les «amis» impliqués dans le scandale Khalifa, à désavouer le Conseil d’État pour imposer Amar Saâdani à la tête du FLN…Tout ça, par la faute de cet étourdi de législateur qui n’avait pas pensé à temps à l’article 48 !
Et on ne parle pas, ici, des libertés qui, toutes, qu’elles soient «d’expression, d’association, de réunion, de rassemblements et de manifestation pacifiques» seront, Alléluia, garanties au citoyen», à commencer par la liberté de la presse dont on jure qu’elle ne sera restreinte «par aucune forme de censure préalable», ce que le nouveau ministre de la Communication résume par «la culture du bonheur.»
J’ose espérer pour lui qu’il n’ignore pas que, depuis la CIA d’Allen Dulles, engagée alors dans l’affaiblissement de l’influence du marxisme et la promotion du modèle démocratique américain, le vrai pouvoir n’est pas dans l’information mais dans la désinformation. La cohorte de communicants qui s’emploie à dresser de Bouteflika l’émouvant portrait de « réformateur endurci » s’obligeant à épuiser ses dernières forces aux commandes du pays, dans le noble objectif d’assurer à son peuple une «transition démocratique» doit savoir réduire les influences «inamicales», au besoin par la prison et la calomnie au profit des expressions «amies» par le recours à la caisse noire de l’État.
La tâche était, jusqu’à présent, dévolue aux services de renseignement. Mais depuis la neutralisation du DRS, le pouvoir de la désinformation est confié aux proches du Président qui s’y adonnent, il faut le dire, avec un sens de la discipline remarquable et une efficacité redoutable, comme en témoigne le travail de sape entrepris par les chaînes Ennahar et Chourouk, qui sont au clan présidentiel, ce que Radio Free Europe et Radio Free Asia, des radios de propagande anti-communistes furent à la CIA.
Nous assistons à une entreprise sans panache qui consiste à noyer dans une rhétorique nationaliste les vraies intentions de Bouteflika. Ou, plutôt, la seule vraie intention : garder le pouvoir, même après la mort ! L’obsession de Bouteflika c’est le «bouteflikisme», c’est-à-dire le pouvoir perpétuel, le sien et celui qu’il lèguerait à son frère Saïd. Il n’a aucune conscience du chaos qui se prépare, insouciant de la formidable «accélération de l’histoire qui promet de balayer toutes les dictatures», comme l’a remarqué Ali Yahia Abdenour. Bouteflika est un homme absorbé par l’«exercice du pouvoir absolu, un homme dont Ali Yahia Abdenour dit qu’il serait prêt à sacrifier la patrie pour lui-même»
C’est pourquoi, dans la nouvelle Constitution, vous ne trouverez nulle mention de cette idée dont on nous a si souvent rebattue les oreilles, le poste de vice-président qui succéderait mécaniquement au chef de l’État en cas de défaillance. Quelle idée saugrenue ! L’idée des «gens d’en face». Elle est partie avec les «gens d’en face». Bouteflika a utilisé les 15 années de pouvoir à mettre en place les conditions d’un pouvoir absolu et éternel. «Bouteflika ne veut pas être le pouvoir mais le système politique comme c’était le cas de Houari Boumediene ou Fidel Castro à Cuba», nous avait averti Ali Yahia Abdenour. Il semble avoir réussi.
Bouteflika est débarrassé de la lourde et fastidieuse besogne à laquelle il s’est prêté durant 15 ans et qui consistait à réaliser cet équilibre vital entre les clans du système, de procurer aux uns les raisons de croire encore à lui, aux autres les motifs de ne pas douter de son amitié.
Aujourd’hui, le système lui paraît tout entier acquis. Le relais, il le passera au frère, quand il le décidera et aux conditions qu’il décidera. Un boulevard s’offre à son clan pour garder le pouvoir ad vitam æternam.
Le boulevard Saïd Bouteflika. Où commence-t-il ? Où mène-t-il ? Nous y reviendrons.
M.B.
(A suivre)




Finalement et sans préjugé de la suite de votre éditorial, Mr Benchicou: Est de rappeller qu'aucune solution d'alternances politique ou successorale à la tete du pouvoir d'alger n'est possible, selon les formes démocratiques universelles.Et depuis quand l'algérie des conseils de la révolution et du FLN se sont souciés de la démocratie ou de la souveraineté populaire?
C'est par la force de "l'épée" et des armes que ces pouvoirs se sont installés, et, logiquement une réaction identique semble nécessaire pour que d'autres remplace le pouvoir actuel.
C'est devenue non seulement une dialectique mais un abréviaire de l'accés au pouvoir dans l'ostracisme total du peuple algérien.
Donc , ce rabachage , depuis 52 années , est inutile, car chacun sait qu'une seule voie est désormais indiquée aux aspirants successeurs de Fakhamatouhou: La force et non la volonté du peuple, attendez le prochain réajustement (que bouteflika a gommé du calendrier officiel du systeme) qui sera célebré par la suite en nouvelle fete nationale , remplacant par ironie du sort le fameux 19 juin.Et oui qui veut gouverner par le Glaive périra aussi par le Glaive.
Min ZRIBA L Triba! $aid achète les homméss Algériens avec de l'argent et la ghozetta!
il a même crée un réseau FLN à travers l'Algérie rein que pour, dans chaque université vous avec un groupe de marieurs pour tous, nik wa tmenyik, et nik l'Algérie, et pour vous Mass Mohammed, tu n'as qu'a tapé ta tête sur la maqadam, même si tu as toutes les intelligences du monde, tu resteras un journaliste sans voiture blindée.
Oueld El Hammam et les maisons rouge sont difficiles.
Un proverbe arabe qui dit "Loukan Man3arfakch ya Zeki, Dgoul Madfa3", je traduis, "Si je ne te connais pas mon q, on dirait un Bazzouka, nous on est fier de nos pets et pour eux, c'est un commerce qui marche, surtout en politique!
RMII
L'equation de cheveux-lisses-fesses-plates, c'est comment liquifier les os des algeriens apres petrole, c.a.d. 5 ans. Methode francaise ben oui !!!! Tu vas voir, combein de mines de toute sorte, qui vont pomper par-ci par-la, moitie'qatari moitie'-rkhissRiens. Il n'y aura plus besoin de les tirer comme des lapins, les balles coutent, il n'y a qu'a les foutre par milliers dans des mines et en sortir quelques dizaines…. morts-vivants ! Cependant, aider les camemberts a fairedisparaitre les Touaregs, ces "freres" que tous les oignons puyants algeriens reclament… la honte !
Ya si Mohammed, $aid a toutes les raisons du monde de croire a sa belle étoile, Bouteflika est un Roi et il doit désigner sur son lit de mort le successeur par décret, ce dernier rentre en vigueur au dernier souffle de Fakhamatouhou, notre peuple, Oh pardon el ghachi, est une copie conforme des hommes de l'allégorie de la caverne de Platon, au passage, c'est grâce à la magouille et la répression du DRS que Bouteflika est devenu Roi, si il est dépecé ce que je ne crois pas, alors pour nous autres, est une bonne nouvelle, nous sommes débarrassé du plus vieux et redoutable ennemi de l'Algérie, une bonne chose en soi.
Au fait, pourrions-nous savoir où sont passés ces "éminents opposants d'un jour" que furent les Zeroual, Benflis, Hamrouch, Général X, …?
Je crois que, plaisanterie à part, Bouteflika n'est pas pire que les autres. Il l'est peut-être par sa longévité et en cela, nous ne pouvons que nous incliner devant tant de "talent".
N'est-ce pas lui (ou son cercle) qui a réussi à déloger l'indétrônable Hafid Derradji et le cireur de pompes en chef Hamraoui Habib Chawki de l'Unique? Eh bien, rien que pour ce "fait d'arme", merci Boutef!
s'ils parlent come ça c'est qu'ils ont tout pris maintenant ils se moquent de nous, ils n'ont plus peur el bled lihoum bark , Boudiaf a dit où va l'Algerie ,? Maintenant on le voit elle est chez Bouteflika avec son petrole et son peuple bassaha lih et khoussara fina, s'il pouvait bark s'entendre avec le president Hollande pour qu'il facilte chaoui les papiers pour le visa, c'est le reve des Algeriens: foutre le camp
Dans la constitution de boutef il y aura le poste de vice-locataire d'elmouradia.
Et ce poste sera occupé par belkhad l'ami de Fakhamatouhou.
Est Belkhad est prévu pour ce poste et il sera le Boulevard de Saadatouhou pour un CDI.
Et c'est la crasse politique algérienne qui réclamera ce poste de vice-machin-truc pour (sauver l’Algérie). Cette même crasse réclamera un mandat de sept ans, multiplié par deux donnera 14 ans, ce qui est dans les normes, ce évitera de protéger le record du frère ainé. 2019 + 14 =2033 ou 2034. Les archives françaises ne serviront à plus rien. Et la France sera assurée de l'impunité pour ses crimes durant 132 ans de colonisation. En 2033, non seulement on se posera plus la question / ou va l’Algérie? Mais on oubliera d'où vient l’Algérie. Bien joué.
J'attends un coup d'Etat le…19 juin prochain ! L'histoire se répètera, car le 19 juin 1965, Ben-Bella assistait à un match (Algérie-Santos) à Oran, quand Boumédiène l'a destitué. Le" 19 juin prochain, Bouteflika et sa clique seront devant la télé à Zeralda, pour regarder l'équipe d'Algérie au Brésil…et les jeunes officiers supérieurs du DRS occuperont le palais présidentiel d'El-Mouradia. Ils lui enverront un SMS, pour lui signifier sa destitution. J'espère que je ne rêve pas !
On gouverne en pyjama mais aussi avec de longues lettres redigées par je ne sais qui que l'on récite intégralement au journal de l'ENTV de 20h avec un portrait falsifié et anachronique comme pour nous dire que le cerveau n'a pas totalement failli et qu'il peut encore exprimer des choses les moins mauvaises dans le pire.
Acheikh Damoh – Je ne crois pas mes yeux "…Aujourd’hui, le système lui paraît tout entier acquis."
Vraiment rien qu'une illusion ? Vous emblez etre sur du contraire. La seule occasion de l'assoir parterre, sur ces fesses, comme rat enrage' qu'il est, est passe'e. Il est le chkour d'Alger. Lexpressions du genre "de ceci ou cela" ne rhyment a rien, meme pour ceux qui ne croient en rien, en Algerien.
Le terme Chikour est completement defini et se s'auto-suffit. Ce que bouteflika compare a la seule autre crapule cense'e nous en debarasser…
Permettez-moi, si vous le voulez bien, de revenir à la charge un peu plus sérieusement.
Nous avions compris, à travers à certain nombre de contributions ici-même (dont celles de M.Benchicou) que des opposants, pas des moindres, avaient manifesté leur inquiétude face à ce qui se dessinait durant la pseudo-campagne électorale algérienne.
Il y avait de l'ancien 1er ministre, de l'ancien Général, de l'ancien Président-Général … du beau monde comme on dit.
Et puis ….rien!
Du coup, nous sommes en droit, populace que nous sommes, de nous demander ce qui peut bien susciter chez certains éditorialistes et autres analystes, d'habitude bien avisés, cet engouement (pour ne pas dire autre chose) pour des personnages ayant déjà fait leurs preuves en matière de triche(s), de hogra, de mensonge(s) d'Etat, de , de … Il suffit de demander à Sir Zeroual!
Mais comme nous ne sommes pas Algériens pour rien, nous savons également que le mea culpa est culturellement HARAM chez nos élites dont pourraient faire partie justement ces éditorialistes et analystes. D'ailleurs, Algériens dociles que nous sommes, nous vous comprenons tellement que nous n'osons même pas vous demander un débat (échange) contradictoire! Ce serait attenter à vos Hauts Rangs de visionnaires!
Il y a une veritable verite' dans ce que tu ecris Cheikh Charles. Le probleme est les rab ont ramene' un guorille pour nettaoyer la cage de petits singes nocifs. Qui va le faire sortir? Il me semble bien qu'il a trouve' ou ca grattait le singe-rab-en-chef. Et la recente mascarde a bien revele' , qu'ils se plaisent se grater la tete mutuellement. C'est la court des singes… Sauf, que ca coute trop ! Le jour ou ils partiront, les derniers le feront aussi. En fait, c'est la facon de savoir qu'est-ce qui reste dans le sous-sol Algerien. Il ne reste plus rien le jour ou il partiront.