La république de Fakhamatouhou

Tout le monde se souvient de cet épisode où le chef de l’État recevait « son chef de cabinet ». D’aucuns s’étaient interrogés sur cette impromptue audience où, selon une dépêche APS du 25 mars 2014, celui qui est censé être le plus proche collaborateur de M. Bouteflika recevait, en cette forme totalement inédite, « les orientations ‘nécessaires’’ dans le cadre de la mission qui lui a été confiée ». Ahmed Ouyahia, était censé être en poste depuis 09 jours.

Lors de la compagne « électorale », le même chef de cabinet confessait quelques rencontres avec A. Bouteflika. « J’ai eu avec lui une rencontre de deux heures », avait-il répondu à l’insistance du journaliste de Berbère Télévision.

La formalité électorale liquidée, les choses reprennent leur cours. Le premier ministre, qui n’avait pas démissionné, du moins publiquement, prend de nouvelles fonctions de « premier ministre ». Un exécutif dépourvu de tout poste de ministre d’État. Pourtant, lors de son premier conseil et sur la traditionnelle photo officielle, deux personnages y figurent sans qualité.

Nommés sous Bouteflika III, Ahmed Ouyahia et Abdelaziz Belkhadem trônent au sein d’un exécutif dans lequel ils n’ont pas été nommés. La fonction de chef de cabinet « de la présidence de la République », et celle de « conseiller spécial auprès du président de la République », donnent-elles droit à siéger au sein de l’exécutif ? Nommés, tous deux, le 13 mars passé, le communiqué de la présidence de la République ne fait pas état de leurs reconductions aux postes de ministres d’État.

Les juristes peuvent trouver matière à débattre sur la nature du régime algérien, sur la nature de ses institutions et les fondements de la légalité en leurs seins. Pour les commentateurs et autres chroniqueurs, peut-être faut-il prendre ces détails pour une ante-intronisation à des postes plus importants. Ceux de vice-présidents ?

Mohand Bakir

3 commentaires

  1. Et en plus ils ont fait parti de leur premier conseil de faux jetons de ministre

  2. C’est lorsque j’ai constaté l’assaut sur le glorieux Front de libération nationale, fin août 2013, de la mafia nationale, sous le contrôle de la Pieuvre internationale, par le plus inculte des traîtres à la Patrie, que j’ai décidé de déposer plainte contre Abdelaziz Bouteflika pour haute trahison est crime contre l’Algérie.

    https://twitter.com/KarimAitAissa/status/373009237854527488

    La plainte -et ses documents joints- est au niveau du Cabinet du ministre de la justice depuis la démission de Monsieur Charfi.

    Après près d’une année, je n’ai pas été destinataire d’aucune convocation. Je prends acte des faits avérés de la haute trahison et des crimes commis contre le Peuple Algérien commis par Abdelaziz Bouteflika, autoproclamé président de la RADP.

    Maintenant le problème qui se pose au sein de la mafia au pouvoir, en ce qui me concerne, est le dilemme suivant : étant donné qu’ils n’arrivent pas à acheter ma conscience et qu’ils ne peuvent pas me mettre en prison (le tout aussi efficace M. Bajolet sait parfaitement ce qu’il ne faut pas faire), il leur reste l’option dite ‘classique’ : mon assassinat purement et simplement, seulement voilà, pour que ce plan soit possible, je doit sortir d’Alger et de préférence sans mon téléphone portable (le réseau de télésurveillance et la géo localisation posent problème parait-il).

    Un jour, peu de temps avant de passer au siège du journal Liberté, afin de récupérer chez Monsieur Outoudert le document de l’Initiative citoyenne, j’ai fais une marche dans Alger ou mes pas m’ont conduit devant la Présidence, j’avais remarqué le remue ménage des services de sécurité à mon encontre et une fois sur la route du bois de Boulogne, le cortège présidentiel passe en trombe dans le sens El Mouradia / colonne Voirol pour repasser quelque minutes après dans le sens inverse en ralentissant au niveau de la stèle ‘à la gloire des Forestiers Algériens’, là ou j’étais, le véhicule officiel avait la vitre arrière gauche baissée et c’est à ce moment là –la seule fois- ou nous étions face à face, moi et Abdelaziz Bouteflika. C’était le 26 janvier 2011 et la montre de mon téléphone indiquée 10h10…ck

  3. Les deux "intrus" sur la photos sont des executants de sales besognes bien connus du peuple algerien AL MAGHBOUNE. Moulés différemement mais dans des formes abjectes du systeme, ils se courbent allégrement pour subire afin d'avoir le plaisir malsain de faire subir autres par délégation. Ejéctés comme des vauriens puis rappelés comme des toutous juste avant la campagne de fakhamatouhou, ils seront en mission commandée, mais certainement pas au service du peuple.

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