Fraude électorale : mode d'emploi… Par Mohamed Abassa

La fraude électorale, un art aux mille facettes en constante évolution

Comment gagner à tous les coups

Ce que je m’en vais vous conter n’est ni une mauvaise blague à la Sellal ni une anecdote. C’est un fait avéré et vérifiable qui s’est passé dans un lieu dit, appelé El-Gaâda, quelque part entre El-Bayadh et Mechria, dans le Sud Ouest Algérien. L’histoire m’a été racontée dans le détail par un ex wali, très concerné par la chose et qui n’est pas Si Ahmed; ce grand amateur de Mardoud et de belotte. De siestes peu crapuleuses aussi. Des petites siestes pauvres en émotions. Une autre histoire.

L’évènement renseigne avec précision sur les techniques de fraudes électorales des tontons Makroute du pouvoir algérien. Ce lieu dit, El-Gaâda, n’est rien d’autre qu’un arbre magique et immense qui a élu domicile depuis des siècles en cet endroit désertique et hostile. Il offrait l’ombre, l’eau et les rencontres entre nomades, transhumants et divers voyageurs. C’est en cet endroit, El-Gaâda, que cet arbre solitaire et somptueux, un superbe arganier, dont les huiles sacrées rendent nos femmes plus belles et plus épanouies, notre couscous meilleur, retenait et, aussi, rassemblait des gens de tous commerces, de toutes les contrées, de tous métiers et de toutes aventures, traversant la région: Eleveurs, bergers, transporteurs, nomades, transhumants, commerçants, voyageurs, tous s’arrêtaient à El-Gaâda pour une petite quête de repos forcé, d’alliances, de ripailles, d’épousailles arrangées, de divorces, d’affaires et d’ententes entre tribus éloignées et souvent rivales. A El-Gaâda, entre El-Bayadh et Mechria peut-être, tout s’arrangeait autour d’un thé expédié, d’une zetla collective, d’une prière rattrapée, d’un méchoui improvisé, d’une alliance négociée, d’une résolution forcée d’un dignitaire FLN peu reconnu en quête de mandat, de sollicitations de courtiers avérés véreux- c’est un pléonasme- pour leurs entrées en contact avec les autorités locales et buccales (banquiers locaux, APC, Daïra, Wilaya, Kasma, et tout le tutti-quanti corruptible et corrupteur du coin et de la capitale) qui règlent les problèmes des indigènes à l’aune de l’épaisseur du sachet en plastic noir.

A El-Gaâda, comme dans tous les autres lieux dits où les Algériens du Bled se rencontrent, pour acheter un troupeau, un camion, une vierge d’une tribu riche et influente, négocier les largesses d’un juge ripou, d’un wali bouffeur et bouffon, ou même tomber sur une chèvre rare et généreuse en lait, il fallait prouver sa crédibilité en montrant l’épaisseur de sa bourse de plastic noir. C’est le seul rite reconnu de la sainte Algérie corrompue par le haut et maintenant par le bas. C’est cela l’assise et la notoriété d’El-Gaâda et de toute les contrées d’Algérie en Souk, en Zouk et en conclaves de maquignons pressés, de nomades rusés et divers négociants en tout, où tout s’achète, où tout se vend, sauf l’honneur des tribus vendant ou achetant souvent, c’est selon, des vierges confinées dans la blancheur de l’ombre, des chèvres en liberté, des ânes faméliques, des chameaux de boucherie, des camions trafiqués et des walis jetables, parfois des ministres vendant par courtiers délégués licences et divers agréments de la république des quatre saisons. C’est la réputation établie d’El-Gaâda, en ce lieu dit, perdu du triangle Aïn Sefra, Mechria, El-Bayadh, comme il en existe bien d’autres sur nos vastes millions de Km2 de notre belle et si peu sérieuse république dévoyée. Devenue par l’usure, l’outrage du temps et l’inculture, le système le plus dépravé de la planète. Les Borgia d’Alger moins les arts, les sciences et la culture. Normal, les ânes n’apprécient pas la cannelle. Les chardons leur suffisent. Mais là n’est pas mon histoire ; elle ne finit pas ici, au contraire, elle commence en ce terrible bled ; un concentré de toutes les Algérie réelles et profondes. Un résumé à ciel ouvert des hontes et des traits hideux du pouvoir régnant.

En ce jour là, à El-Gaâda,un vendredi, grand jour de marché et de grosses affluences, un événement habituel et cyclique s’y produisit : un gros et violent vent de sable qui dura presque une éternité ; dix minutes de désastres et de désolations. Seuls l’arganier, les chameaux, les ânes, les moutons et les humains en sortiront indemnes et intacts de cette violente tornade des sables. La résilience botanique a sauvé l’arbre. L’instinct, l’endurance et l’expérience ont sauvé les animaux. Et devinez par quoi fut sauvé l’homme, l’humain ? Par le burnous pardi ! Cet habit millénaire des berbères du Sud et de toutes les Algérie, si utile en ce genre de terrible circonstance. Et à la fin du cataclysme désastreux, quand les voyageurs sortirent leurs têtes des capes et du burnous de survie, ils ne virent que ruines et désastres autour d’eux ; un vrai champ de bataille: Echoppes, tentes et mobiliers de fortune disparus, aspirés par la tornade, camions et voitures couchés, bêtes affolés, bergers hurlants encore des noms, des colères et des ordres inconnus, enfin tous les ingrédients de l’apocalypse de la minute d’après. Mais pas seulement. Ils ne virent pas que cela. Ils virent pire ; ils virent le sublime et le fantastique comme l’incroyable. Dans le ciel enfin calmé, ils virent l’impossible, la Mouaâdjiza de tous les temps. Du jamais vu.

En ouvrant leurs burnous, leurs oreilles et leurs yeux, ils entendirent de partout des suppliques et des appels pathétiques de Allahou Akbar ! Allahou Akbar ! Et, en effet, en levant bien haut leurs yeux vers le ciel, bien au dessus de l’arganier, un spectacle féérique et inimaginable s’offrait à eux. Un immense nuage bleu, des milliers de papillons bleus flottaient là haut, très haut au dessus de leurs têtes. Personne ne savait de quoi était faite cette nuée, cet immense nuage mystérieux fait de petites choses volantes bleues qui tremblaient et dansaient dans le ciel. Le miracle dura tout de même quelques longues minutes. Chacun des voyageurs alla de son explication. Des sauterelles bleues venues du Sahel, cria quelqu’un. Non, des extra-terrestres venus voler nos moutons, corrigea un autre ! Mais non, mais non criait un transporteur du nord, plus malin que les autres, c’est tout simplement un mirage qui nous transpose ici le bleu du Chott Ech-Chergui.

Le gros nuage bleu flottait et dansait toujours au dessus de leurs têtes sans que personne ne trouvât d’explication plausible à ce mystère qui avait tout l’air d’être divin. Par peur et par foi, presque tous criaient Allahou Akbar ! Allahou Akbar ! Les bras étirés vers le gros nuage de ces petites choses flottantes. Mais au fur et à mesure que le vent baissait, le nuage se rapprochait de la terre, se rapprochant des hommes délivrant enfin les tout premiers indices, les premiers échantillons de ce mystère. C’était tout simplement de petits papiers bleus, des bulletins de vote, qui se répandaient par vagues successives se déposant aux pieds des voyageurs ébahis, rendant la place plus bleue que le ciel. Tous ces bulletins ou presque étaient au nom de feu Chikh Mahfoudh Nahnah, patron du MSP, lors des élections présidentielles de novembre 1995. Et l’on s’en doute un peu, il n’a pas manqué de plaisantins islamistes sur place pour haranguer les foules et les prendre à témoins sur ces dons du ciel, cette grâce divine qui inonde la terre de bulletins gagnants islamistes.

– Dieu nous aime, dit-il ; nous sommes les meilleurs musulmans d’Algérie. La preuve, Dieu et la grâce divine nous restituent par le ciel ce que le pouvoir nous a volé par les urnes. Il allait poursuivre son exposé sur cette mystique offrande de Dieu aux ouailles du MSP quand une voix rauque d’un vieux routier lui coupa net le sifflet et la parole…

– Depuis quand camarade, Ya sahbi ! Dieu possède-t-il des imprimeries pour fabriquer des bulletins de vote et vous les envoyer en exclusivité par le ciel ? Silence glacial ; l’explication religieuse comme celle du laser divin du 5 juillet ne tenait pas.

Et comme toujours, la vérité et l’explication viendront d’un enfant sans âge. Il pouvait avoir 12 comme 18 ans. Il dit :

– Non tonton, ce n’est pas Dieu qui a envoyé ces papiers du ciel. Moi je suis berger mais tous les vendredis, je deviens cafetier, marchand de beignets et de cigarettes comme de nombreux cousins et amis ici. Je connais bien ce coin. Voyez-vous, cette caisse, c’est une urne comme vous dites vous, eh bien c’est mon outil de travail. C’est là où je stocke ma marchandise et mes beignets… Savez-vous où je l’ai-je trouvée cette caisse de vote ? A cent mètres d’ici, juste derrière ce monticule. C’est là que sont venus des gens costumés, armés, portant des caisses comme la mienne chargées de bulletins de toutes couleurs. Mais leur dernière livraison, c’était hier dans la nuit, ils n’ont vidé que des caisses avec des bulletins bleus. Juste après leur départ, moi et mes amis, on est passé juste après eux pour être les premiers à déterrer ce qu’ils avaient mal enfoui dans le sable. Ça nous sert d’emballage pour les cacahuètes et les beignets. Tenez, je vous offre ce cornet d’amandes. En défroissant l’emballage, vous remarquerez qu’il s’agit d’un bulletin de vote de Saïd Sadi, d’autres de Boukrouh mais le plus gros c’est celui de Nahnah… Explique-nous maintenant petit futé, comment ces bulletins enfouis dans le sable, se sont retrouvés dans le ciel ?

– C’est très simple, après la violente tornade de tout à l’heure, la force du vent a déterré les enfouissements et aspiré tous les bulletins dans le ciel. Ils auraient pu atterrir plus loin…

– Mon grand-père, racontera le gamin, a vécu le même événement lors des élections précédentes. Mais cette fois-ci, il n’y avait que du Chikh Nanah en l’air… Mon grand père raconte aussi, qu’à la même place et sous le même arbre d’El-Gaâda, dans les années quarante, le vent de sable était si puissant et la spirale si violente qu’elle aspira une chèvre entière qui s’est mise à voler toute seule dans les grands airs au grand émerveillement des nomades éblouis. Personne ne croira leur récit. D’où l’expression populaire qui affirme depuis «Maâza law Tarett» C’est une chèvre, même si elle vole.

A propos, savez-vous comment la halte d’El-Gaâda s’appelle aujourd’hui ? Je vous le donne en mille. Gaadett Nahnah. N’y voyez surtout aucun rapport avec les quotas pré-décidés des urnes, l’enfouissement des contenus des urnes et le mauvais travail de faussaires des Tontons Makroute de papy DOK ; le président gouvernant par télécommande et par chuchotements.

Ce ne sont que de simples reflexes ataviques de malgaches stagiaires. De simples coïncidences entre des tripoteurs professionnels d’urnes, des croyances populaires bien ancrées et les échéances électorales annoncées gagnantes à tous les coups. A part 1991, quand le pouvoir a-t-il perdu une seule élection ?

Excès de vitesse

Lors des dernières élections législatives, un scrutateur représentant d’un parti d’opposition, fort connu dans la région, a été désigné par ses collègues pour suivre le cortège des véhicules de gendarmes qui convoyaient les urnes vers le chef lieu de Daïra pour le décompte final des bulletins. Mais le chef de l’escouade des gendarmes ne voulait pas de cet intrus et ordonna à sa colonne de le semer à tout prix. C’est ainsi que le petit vieux colla au convoi jusqu’à atteindre la vitesse de 180 Km/h, lui qui de toute sa vie n’a jamais dépassé les cents. Devant la folle insistance du vieux à rester collé au convoi, le capitaine ordonna à son escouade de s’arrêter et de lui présenter ce fou du volant.

– Hé papy, on n’est pas au 24 heures du Mans ici ! Savez-vous que nous roulons sur une route départementale où la vitesse est limitée à 100 Km/h, alors pour cette fois je vais seulement vous verbalise et vous obliger à immobiliser votre véhicule pendant au moins deux heures ; Adjudant ! Exécution immédiate.

– Mais Hadharate, je suis avec vous et suis membre délégué pour suivre les urnes jusqu’à leur ouverture… Et puis il n’y a aucune plaque de limitation de vitesse sur cette route.

– Ferme-là et casse toi papy ! De désormais jusqu’à dorénavant, les urnes, ici, c’est moi et seulement moi. Quand à la plaque de limitation de vitesse, je te rappelle que mes ordres sont toujours supérieurs à n’importe quelle plaque.

Mais le petit vieux scrutateur ne voulait absolument pas en découdre et se laisser faire. Il recolla au convoi avec la même hargne et la même résolution. Furieux, le capitaine ordonna à la dernière Toyota de l’escorte, l’application immédiate du plan B pour lequel le gendarme chauffeur était bien entraîné. Il consistait à freiner brusquement de façon à provoquer un choc foudroyant avec son poursuivant. Et c’est exactement ce qui arriva. Le petit vieux qui eut tout de même la vie sauve eut à constater la destruction de tout l’avant de son véhicule. Mais, quelques minutes après s’arrêta pour le secourir, un autre poursuivant ; c’était le maire d’une commune du coin qui connaissait bien Si Tayeb dit l’avion (parce qu’il prétend avoir abattu tout seul un avion jaune avec son fusil de chasse) Rapidement ils se mettent en chasse de la colonne de gendarmes escorteurs d’urnes. De loin, ils virent le cortège des véhicules de gendarmes s’engouffrer dans la seule caserne du coin au lieu de se rendre directement à la Daïra. Arrivés devant la caserne fermée, le maire eut la géniale idée de klaxonner et, comme par miracle, la sentinelle les prenant sans doute pour de gros officiers en civil, leur ouvrit grand le portail avec le salut appuyé des gardes en tenue de parade. Et que virent-ils en direct sous leurs regards ébahis ? Ces mêmes gendarmes transporteurs et escorteurs d’urnes exécutant une opération très singulière : Décharger des urnes et en charger d’autres ; exactement les mêmes. Sauf peut-être ou plutôt et sûrement le contenu. Les deux pauvres et naïfs lurons découvraient à leur corps défendant les rudiments et l’abécédaire de la fraude électorale algérienne. Ils écopèrent l’un et l’autre d’une garde à vue de 24 heures, le temps de cuisiner leurs quotas gagnants. L’histoire ne m’a pas été racontée par une femme et qui n’est pas non plus officier de gendarmerie originaire de Djelfa.

La 3ème anecdote électorale concerne un citoyen algérien, qui a voté pour la même élection, dans son village natal, dans la commune de sa première résidence à Alger et dans sa dernière résidence de Dély-Ibrahim. Ce triple électeur a voté trois fois pour une seule et même élection alors qu’il n’a jamais voté depuis 1962 ! Ce mystérieux électeur, c’est moi. Et des comme moi, ils sont des millions.

C’est pourquoi le pouvoir régnant garde secret le fichier électoral et n’autorise aucun parti d’opposition à y accéder. Normal ; c’est la première arme du crime de la fraude massive. Cette censure unique au monde, leur permet de faire voter des bébés et des morts, faire voter plusieurs fois pour eux –mêmes ceux qui ne votent pas, transvider et travestir des urnes perdantes en urnes gagnantes. Il y a sûrement d’autres qu’on découvrira qu’une fois le pouvoir dégagé. Pour mémoire, on rappellera que le dictateur tunisien, Benali, pour être sûr de gagner à tous les coups ses élections, faisait appel à des experts du FLN et du RND.

C’est pourquoi, la fraude électorale autant que la haute corruption sont les seuls traits caractéristiques et identitaires de ce régime mafieux. Le faire dégager par les urnes qu’il encadre, dirige et contrôle ne semble pas relever de l’évidence ni du possible immédiat. Surtout que les gros enjeux se déclinent en milliards de $ pillés, de prison à vie et, parfois, en pelletons d’exécution. Parce qu’il s’agit du devenir même de l’Algérie qui a failli être vendue dans sa totalité, dans ses racines. Bouteflika et ses complices répondront-ils un jour de leurs multiples hautes trahisons ? Je pense que oui ; parce que le peuple de la rue commence à demander ouvertement et publiquement des comptes. La peur a changé de camp. Merci les jeunes ! Caillassés, conspués et chassés de partout, ils commencent à faire dans leurs frocs ! Leur fin commence à ressembler à celle Ceausescu. Aussi piteuse que celle de Bokassa. Ils oublient tous les leçons immuables de l’histoire : les dictateurs finissent tous de la même manière ; dans le caniveau. Leurs servants dans les poubelles et mezbala de l’Histoire. Finalement à quoi leur auront bien servi leurs milliards volés ?

A rien ; pas même un enterrement de première classe, sans le moindre hommage. Parce qu’on peut rendre hommage à un chien mort dignement en servant son maître mais jamais à un traître ! Bien sûr qu’à cette règle il y a eu des exceptions. On a bien vu des traitres, voleurs, assassins de Boudiaf, entre autres, enterrés en héros épistolaires alors qu’il s’agissait de canailles faisandées, de pourritures toxiques et malsaines, aux mains ensanglantées auxquelles la république des bandits et des voyous rendait les derniers hommage, les derniers mensongers des gueux pour des gueux. Mais non, pour eux-mêmes et pour leurs servants, ils n’auront jamais ni la magnanimité ni la mansuétude des humbles. Trop traîtres et trop lâches pour ne pas finir dans le seul espace qui leur ressemble ; le caniveau. Au mieux, l’oubli et le mépris du «dégage, Pov con» Rentre chez toi ! Au fait, c’est où chez lui ?

A.M.

10 commentaires

  1. Fraude electorale et Terrorisme d’état

    Fraude portant sur la composition du corps électoral

    Elle vise à l'élimination indue des électeurs a priori défavorables, et à l'inscription indue des électeurs a priori favorables à un camp. Ces deux techniques, souvent utilisées conjointement, emploient des moyens similaires. Des complicités dans les services administratifs sont nécessaires :

    Dans le cadre d'un vote par circonscription : le déplacement d'électeurs (mais sans inclure le Découpage électoral, voire parfois le Charcutage électoral, en effet ces manipulations ont lieu avant le scrutin, ne visent par les votes et ne constituent donc pas une fraude électorale stricto sensu). Dans le déplacement d'électeurs, des personnes enregistrées dans deux circonscriptions, se déplacent pour voter dans la circonscription où ils ont une résidence secondaire, plutôt que dans celle qu'ils habitent la plupart du temps.

    Dans le cadre d'un vote sur plusieurs lieux : le vote multiple (par inscription sur les différentes listes)

    le secret sur la composition du corps électoral (cas de la Coupole, organe exécutif de la mafia calabraise). Ce type de disposition empêche de connaître le pourcentage des suffrages exprimés sur le nombre d'électeurs potentiels.

    la fixation de délais courts pour l'inscription sur les listes électorales avec un lieu d'inscription centralisé ou distant, ou une procédure compliquée. Ce type de disposition limite naturellement le nombre d'électeurs inscrits au nombre de citoyens informés, que l'on peut sélectionner.

    la modification des règles de citoyenneté (exemple : ivoirisation) qui consiste en une élimination d'un corps d'électeurs supposés opposants

    le vote des absents : Il s'agit de faire voter des gens qui ne votent pas, qui donc n'iront pas vérifier l'erreur. Cela inclut évidemment des « personnes âgées », voire, si on en croit certaines rumeurs, des morts. Pour cela, il suffit de présenter des procurations ou autres artifices similaires. En outre, contrairement au bourrage d'urne dont on peut considérer qu'il s'agit d'une variante, cette fraude ne risque pas de multiplier au-delà du raisonnable le nombre de bulletins puisque le vote est associé à un électeur réel.

    Fraude portant sur l'organisation du bureau de vote

    Bourrage d'urnes

    Le bourrage de l’urne consiste à introduire des bulletins de vote supplémentaire dans l’urne. Ces bulletins de vote supplémentaires sont favorables à une liste ou à une candidature.

    Les échanges des enveloppes de centaines

    Principe

    Les échanges d’enveloppes de centaines consiste à modifier intégralement le contenu d’une enveloppe contenant une centaine. Cette méthode de truquage du vote nécessite une bonne organisation et la complicité de membres du bureau de vote.

    Les pratiques

    Première méthode :

    À la clôture du scrutin, les bulletins de vote sont regroupés par centaine et mis dans des enveloppes de cent. Lorsque l’ensemble des bulletins de vote a été mis sous enveloppes de cent, l’attention se porte sur la répartition des tables de scrutateurs.

    C’est le moment choisi pour les membres truqueurs pour effectuer l’échange d’une enveloppe de cent.

    Seconde méthode :

    À la clôture du scrutin, les enveloppes de cent bulletins de vote sont constituées et le reliquat des bulletins de vote est également mis dans une enveloppe de cent. Plutôt que d’intervertir une enveloppe contenant cent bulletins, on intervertit l’enveloppe du reliquat. Cela nécessite moins d’organisation pour les membres truqueurs.

    Le moment choisi est identique par les membres truqueurs pour effectuer l’échange de l’enveloppe.

    La régularisation

    L’échange d’enveloppes de centaine ou de reliquat n’a aucune conséquence sur les émargements. Il s’agit d’un "simple échange".

    Par contre, le nombre des enveloppes bleues restantes sera inexact. Il faut donc que l'enveloppe échangé soit ouverte, les bulletins de vote enlevés soigneusement des enveloppes bleues et les votes cachés ou détruits. Pour mettre en place ce truquage, comme nous l'avons dit dans le principe des ECHANGES DES ENVELOPPES DE CENTAINES, cela nécessite une bonne organisation et des complicités.

    Pour pallier l’ouverture des enveloppes de centaines et des bulletins de vote, les membres truqueurs attendent patiemment que les tables de dépouillement aient achevé leur travail. Les enveloppes bleues qui "reviennent" des tables de dépouillement sont prises et mises dans les enveloppes restantes. Tout simplement.

    Mais si les membres trompés du bureau de vote méconnaissent les bases de la fraude électorale et effectuent d'une façon incorrecte leur surveillance des opérations électorales, cela peut se faire très simplement par les membres truqueurs.

    La prévention

    Première prévention :

    Les membres du bureau de vote doivent vérifier que le nombre d'enveloppes bleues restantes correspond à la différence entre le nombre total d'inscrits sur la liste d'émargements et le nombre de votants inscrit sur le compteur de l'urne.

    Les enveloppes bleues restantes doivent être sous la surveillance des membres du bureau de vote.

    Seconde prévention :

    Le comptage des émargements se fait sous la surveillance des membres du bureau de vote. Et ce comptage des émargements est effectué avant l'opération de l'ouverture de l'urne. Ensuite se fera l'ouverture de l'urne pour le comptage des bulletins de vote.

    Lorsque les émargements sont comptés, et une fois l'urne vidée, le cahier d'émargements ainsi que les enveloppes restantes doivent être placés dans l'urne qui doit être verrouillée.

    Il faut donc que les membres du bureau de vote sachent quels sont les membres du bureau de vote qui détiennent les clefs de l'urne.

    Troisième prévention :

    Lorsque les enveloppes contenant les centaines sont constituées, elles doivent être placées dans l'urne avec le cahier d'émargements et les enveloppes bleues restantes. Cette opération se fait sous la surveillance des membres du bureau de vote.

    Lorsqu'une table de dépouillement demande une enveloppe de cents, les membres du bureau de vote doivent surveiller cette "transaction" et ils doivent s'assurer que l'urne est bien verrouillée à nouveau.

    Quatrième prévention :

    Lorsque l'urne contient les enveloppes bleues, le cahier d'émargements et les enveloppes de centaines, il faut placer l'urne au milieu des tables de dépouillement afin qu'elle soit au vu et su de tous.
    Autres

    Cela consiste à introduire dans l'urne une grande quantité de bulletins favorables. Cela peut être réalisé avant l'ouverture, pendant le vote (introduction de plusieurs bulletins en même temps), ou même après le vote.
    On peut aussi ne fournir pour l'un des partis en présence que des bulletins tachés ou endommagés ou facilement endommageables, qu'on pourra comptabiliser comme nuls selon les règles en vigueur.
    .
    Le terrorisme d’État consiste en l’exercice illégitime par l’État de son monopole de la violence à partir du moment où cette violence est d’une part en contradiction avec le contrat décrit par Thomas Hobbes selon lequel l’individu accepte d’abdiquer une partie de sa liberté en échange de la protection de l’État
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    Le terrorisme d’État est à l’origine une variante du terrorisme. Or la notion même de « terrorisme » est issue de l’histoire révolutionnaire française et du régime de la Terreur. Comme le remarque Jean-François Gayraud2, il y eut une expérience concrète avant qu’apparaisse le terme. Selon ses mots, il s’agit « d’une vaste machine politique » qui a organisé des assassinats et des exécutions, soutenue par le pouvoir judiciaire puisque le pouvoir politique avait voté des lois d’exception
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    L’essayiste Webster G. Tarpley définit ainsi le terrorisme d’État moderne : « [il est] le moyen par lequel les oligarchies mènent contre les peuples une guerre clandestine qu’il serait politiquement impossible de mener ouvertement » L’EXEMPLE DE LA KABYLIE ET DU M ZAB sont édifiants !!!!!
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    John Rawlings Rees (1890-1969), psychiatre et directeur du Tavistock Institute of Medical Psychology à Londres en 1932, a développé une théorie de contrôle psychologique des masses fondée sur la formation délibérée de névroses. Selon lui, il était possible d’imposer à une population adulte un état émotionnel comparable à celui d’enfants névrosés.COMME EN KABYLIE
    Amnesty International signale qu’en 2003, dans 132 pays la torture a été pratiquée par des membres des forces de sécurité, de la police ou d’autres agents de l’État.
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    Assassinats

    Les assassinats ou meurtres politiques ont lieu quand des agents de l’État tuent des citoyens jugés comme des menaces, ou pour intimider des communautés. Ils peuvent être réalisés par des militaires, les services de renseignement, les forces de polices ou des milices paramilitaires (type « escadrons de la mort »). Dans ce dernier cas, il peut y avoir des liens étroits entre eux et les forces officielles, avec des participations communes et/ou une absence de poursuites.
    Ces escadrons de la mort, agissant dans un cadre national, attaquent souvent les faibles (socialement), les minorités religieuses ou ethniques, ou les citoyens désignés comme subversifs. Leurs cibles incluent typiquemen , les leaders de syndicats, les peuples indigènes ET AUTOCHTONES, les religieux, les activistes, les journalistes et les universitaires. Ces escadrons protègent généralement leurs donneurs d’ordre par l’illusion d’une criminalité spontanée. Souvent, les corps sont dissimulés, augmentant la détresse des familles et des communautés. Ces cas sont connus sous le nom de « disparitions forcées »
    Le « Groupe de travail sur les disparitions forcées ou involontaires » de l’ONU a été créé en 1980 pour enquêter sur le phénomène global des disparitions inexpliquées.
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    L’élimination d’opposants politiques, s’ils se déroulent à l’étranger, est en règle générale organisée, directement ou indirectement, par les services secrets de l’État incriminé.
    Georgi Markov, dissident bulgare, auteur de romans et de pièces de théâtre a été assassiné en 1978 par les services secrets bulgares à l’aide du parapluie bulgare. Mameri,Mekbel, ,Djaout,Matoub,Meziane m’heni…….qui les a assassinés ?

  2. Azul amis tmurt !! Ne vous tracassez pas trop, ces "Elections" seront comme toutes les précédentes !! La fraude sera grossière et généralisee !! Aucune chance que les choses ne se passent pas comme d'habitude !

  3. Un vrai dilemme M. Abassa Mohamed. Faut-il voter ou boycotter ? Voter oui mais s'il y a fraude on dira que c'est l'urne qui a décidé, sachant que le fraude a déjà commencé ! Boycotter oui mais tout ce vide sur les registres va profiter aux fraudeurs déjà prêts. Quoi faire alors ? La majorité veut le changement, un changement par voie pacifique, nous sommes arrivés à un véritable croisement de chemin, de l'histoire de l'Algérie. Et cela par la faute d'absence de véritables hommes d'état, de visionnaires, il aurait fallu tout simplement à un homme d'État se dire – en 1962 ou en 1999 – se dire : J'ai un grand pays, un immense pays, un littoral de 1200 km une superficie de plus de 2 millions de km2, des ressources naturelles, des hommes, des moyens, des infrastructures, que devrai-je faire ? par quoi commencer ? Si cet homme ne connaît les moyens d'y parvenir, ce n'est pas grave, s'il sait où il veut arriver, il devra tout simplement s'entourer d'hommes compétents et honnêtes surtout, s'adresser à chaque fois que nécessaire à son peuple pour le soutenir et lui expliquer l'enjeu de leur participation à son oeuvre, il aura leur soutien qui vaudra mille fois mieux que celui des monarques ou présidents étrangers. Dommage que nous n'avons pas réussi 52 ans après à rencontrer cet homme visionnaire. Mais peut-être qu'il se trouve parmi les candidats de ces élections de la dernière chance. Avril 2014 ?

  4. J'iamgine combien de coffres auraient ete repmlis comme reserve de change avec 800,000,000,000 de dollars!
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    $800 milliards de dolars en fumée c'est deja trop d'argent combriolé et tout un peuple mis en veilleuse par la hachwa au nom de la discorde civile, les projects d'autoroute et les bien vacants tous repartis entre une junte mafieuse.

  5. Merci pour ce beau texte Mr Abassa
    En effet es ce que belkhir, les lamari,Bouteflika…etc,etc…ont profité des milliards de la corruption??

  6. *FICHIER-ELECTORAL-ALGERIE.XLS*, il suffit de créer un fichier sous XLS comme BD (base de données) et une Routine sous VBA (visuel basique pour faire sortir les doublons, triplons, émigrés, double résidence, morts, vivants, les maroquins, les Tunisiens, les Ouled… les Doubles nationalités ne doivent pas accéder aux postes Etatiques,…

    Un travail qui se prépare maintenant pour les prochaines élections, avec des Updates Automatiques à l'Age de 18 ans pour le nouveaux inscrits, est ce que le DRS va accepter de nettoyer ce fichier, et enfin élire nos députés en toute transparence sans incohérence et sans triches, et pourtant l'article 2 de la constitution stipule que :

    l'Algérie est un pays arabe et musulman, sinon si je ne me trempe pas tout ce qui est musulman est un voleur par défaut et un arabe par décret Crémieux!

    RMII

  7. personne ne peut les arreter et puis ils ont meme pas besoin de la fraude, le ministre khorroto viendra annoncer les resultats et tout le monde sera obligé de l'ecouter et de le croire

  8. c'est un vrai regal que de vous lire mr ABASSA…plusieurs "amis" participants dans des communes et representants le parti FLN m'avaient deja parlé du" changement d'iurnes par les gendarmes " en cours de route…mais pour les methodes maffieuses le dernier des syndicalistes ugta(generalementdes ignares rusés comme d'habitude!!) de la derniere usine ou entreprise vous revelera les secrets de leur "constantes reussites aux elections" par les travailleurs qui restent bouche bée …le microcosme syndical ugta d'une petite usine est l'egale photocopie de la ruse des geueux du macrocosme de nos "gerants malgre nous"!!!

  9. La plus grande fraude électorale a eu lieu en 1991. Il fallait faire peur aux algériens comme toujours .Les islamistes sont les vrais souteneurs du pouvoir en place depuis 1962. Et ce sont ces mêmes islamistes qui ont permis à la France de coloniser l’Algérie durant 132 ans. Les islamistes (abbassites, nahnahistes ou autres) sont les complices du clan de malheur. On ne peut voter trois fois en 2012 mais en 1991, car c'est halal. Et quand on vote trois fois on n'est fraudeur, tricheur et falsificateur comme les autres. Les agents de l'administration peuvent toujours dirent qu'ils obéissent aux ordres et qu'ils ont peur pour leur gagne-pain, mais un citoyen lambda n'a aucune excuse. Et dire qu'il y a des millions d'électeurs et fraudeurs est juste une fuite en avant. S’il y a des millions d'algériens qui votent trois fois alors l'administration a une bonne raison de rectifier la fraude commise par les citoyens. en 1991 tout a été fait pour que ce que tout le monde sait arrive et cela avec la complicité de beaucoup de gens, mais il faudra retenir que le peuple (que le clan croit idiot) n'a pas participer à cette élection alibi. Si des millions d'électeurs votent trois fois comme vous alors les élections de 1991 sont les plus fausses depuis 1962. Un million de triple-électeurs donne trois millions de bulletins; ça explique comment en 1991 les islamistes ont obtenus leurs nombre impressionnant de siège. Voter trois fois est une fraude en soit. Et quand on est fraudeur ont ne critique pas les autres. Pourquoi en 1990, 1991, les fraudeurs n’ont pas agi ? Pourquoi le DOK de l’époque n’a pas manipulé les urnes ? Non en 1990, et 1991 il y a eu fraude. Depuis des siècles les algériens n’ont jamais eu le droit d’exercer un droit de vote.

  10. Beaucoup d'algériens, mais pas tous, font pitié devant l'angoisse de lendemains sombrescar comme M. Abassa ils sont conscients du danger de cette maffia au pouvoir. Mais dans les conditions actuelles, nous pensons que Benflis peut constituer une alternative crédible. C'est vrai qu'il est l'homme du système et qu'il a faitdes erreurs. Mais qui n'en a pas fait. Toutes les dictatures dans le monde ont été balayées avec l'aide des hommes qui ont un moment fréquenté le système mais qui se sont ravisés et tiré des leçons. Je crois que Benflis est sincère et il n'a pas en tout cas accaparé des milliards.

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