Faut-il laisser l’Algérie aux Dalton ? (2) Derrière la réponse de Zéroual

Non, personne ne pourra dire qu’il ne savait pas, avions-nous conclu notre dernière chronique sur les Dalton.

Par Mohamed Benchicou

Si le quatrième mandat venait à s’enclencher, nous aurions été tous complices de l’homicide national. Homicide ? Le mot avait provoqué l’indignation de la misérable garde prétorienne chargée de veiller aux « intérêts moraux » de la bande qui dirige le pays depuis quinze ans. Mais voilà que l’ancien président, Liamine Zéroual, que l’on ne saurait soupçonner d’activité agitatrice lui qui ne s’est pas exprimé depuis 15 ans, fait irruption dans le débat national pour faire état de « ses craintes » devant la « crise de confiance structurelle », le « scepticisme exacerbé » de « l’opinion nationale exsangue » et appeler à « offrir, enfin, à l’Algérie, la République qu’elle est en droit d’exiger de son peuple et de son élite éclairée. » Autrement dit, celle que n’a pu offrir Bouteflika en quinze années de règne.

Les esprits aiguisés y auront vu la réponse d’un Chaoui à la bergère. Peut-être. La lettre de Zéroual peut s’apprécier comme un camouflet à ceux qui, dans son camp, avaient vendu leur âme pour un plat de lentilles, à commencer par Abdelmalek Sellal et Ahmed Ouyahia. Il enlève à ce dernier, notamment, la couverture du RND historique et sans doute celle de l’Armée aussi. Mais le message de l’ancien président Liamine Zéroual est, heureusement pour lui et pour nous, bien plus que cela. C’est le cri déchiré d’un Algérien averti devant la catastrophe nationale du quatrième mandat. Zéroual, qui dit vouloir « partager ses craintes », le clame sans détour : « Il faut se garder de sous-estimer la situation actuelle ». C’est, surtout l’appel solennel d’un des plus respectables chefs de l’Armée, visiblement tourmenté par l’urgence d’éviter à ce pays en « crise de confiance structurelle », avec une « opinion nationale au scepticisme exacerbé », les incalculables ravages d’une effervescence citoyenne qui semble, selon lui, s’être installée depuis un certain temps. Effervescence ! Le doux euphémisme est lâché ! Traduisez : colère populaire.

L’ancien président exprime, en fait, un point de vue dominant dans les états-majors militaires, où l’on en est venu à la conclusion que le pire est à envisager et que le pouvoir serait à la merci de sa population. L’Armée redoute au plus haut point d’avoir à se retrouver dans l’insoutenable obligation de sortir les chars dans les rues. Ce serait le pire des scénarios y compris du strict point de vue de l’intérêt de la hiérarchie militaire. Le pouvoir absolu de Bouteflika n’est plus en mesure d’assurer la sécurité et la survie du système politique algérien, donc des principales institutions qui le composent, à leur tête l’armée et les services de sécurité. Le règne de l’autocratie expose l’État aux plus gros risques du fait qu’il est inapte à répondre à une demande démocratique.

Quand Zéroual écrit : « Il faut se garder de croire que la grandeur du dessein national peut relever de la seule volonté d’un homme serait-il providentiel ou de l’unique force d’un parti politique serait-il majoritaire », il parle de la bouche des éléments les plus lucides au sein de la hiérarchie militaire et du DRS qui sont arrivés à la conclusion que l’exercice du pouvoir personnel semblable à celui que cherche à imposer Bouteflika, n’est plus une solution à la décadence et au déclin d’un système.

Zéroual amplifie l’inquiétude des officiers qui comprennent que le pouvoir de Bouteflika ne dispose plus d’aucun moyen de redresser la situation ni même de perpétuer l’ancien système ni encore moins de pouvoir survivre à une réaction populaire. Ces officiers sont conscients que le mal vient de la perpétuation de l’Etat-DRS depuis 1962 qui n’est plus opérationnel dans le contexte d’aujourd’hui mais dont ils souhaitent contrôler la substitution par un Etat plus démocratique, disons plus participatif, et qui calmerait les pulsions émeutières. Zéroual relaye l’inquiétude de ceux parmi les plus avisés des responsables militaires et les plus clairvoyants parmi les décideurs dans les services de renseignement – constat qui se retrouve dans les rapports des services secrets occidentaux – et selon lequel l’Etat-Bouteflika, État faible parce que coupé de la société et parce que ses possibilités de mobilisation de soutiens politiques sont limitées, n’a pas les moyens de son autoritarisme.

D’où le remède préconisé par Zéroual : pour redonner sa force à l’Etat, il faut l’ouvrir aux Algériens et non le fermer au nez des Algériens. « L’alternance au pouvoir a pour vocation de consolider la solidarité intergénérationnelle, de conforter la cohésion nationale et d’instituer les bases structurantes d’une stabilité durable », nous dit l’ancien chef de l’État dans son message. C’est la nouvelle ligne directrice des chefs militaires : réformer, lâcher du lest, démocratiser. La seule manière de préserver les fragments de l’ancien système. Ce fut le crédo du général Nezzar, formulé, il y a trois ans, lors des consultations de la commission Bensalah. Pour lui, la prochaine Constitution doit garantir la pérennité du caractère républicain et démocratique de l’État, l’organisation de l’alternance au pouvoir, l’inviolabilité et la protection des droits de l’opposition et de la minorité parlementaire dans un climat de paix civile, le respect de la liberté d’expression et des libertés publiques, le droit de manifester pacifiquement…

Curieusement, on retrouve ces doléances sous la plume de Zéroual appelant à « engager l’Algérie sur la voie de la transition véritable (…) œuvre nationale salutaire à la réalisation de laquelle tous les Algériens doivent être associés. En effet, La grandeur du dessein national est intimement liée à la grandeur du peuple et à sa capacité d’œuvrer constamment à conquérir de nouveaux espaces démocratiques. Dans cette perspective, notre pays est indéniablement riche des potentialités et des capacités à même de lui permettre d’aller vers ces nouvelles conquêtes. »

Zéroual rappelle que cette préconisation de sortir de l’Etat de 1962 par l’ouverture démocratique et non par le pouvoir absolu, avait constitué l’épine dorsale de son programme-discipline du temps où il était chef de l’État. Retourner en arrière, serait diablement instructif. A suivre

M.B.

Lire la Première partie : Va-t-on laisser le pays aux Dalton ? (1)

17 commentaires

  1. Si le président Zeroual est sortie de sa réserve,cela explique que la situation du pays est au bord de l'implosion. L'analyse de sa lettre et de la lecture entre les lignes, cet honorable démocrate craint comme autant que le peuple Algérien d'une dérive gravissime pouvant entraîner le pays à sa perte. Tout en critiquant l'actuel président,mais de manière subtile, il invite les Algériens à voter en masse et d'élire un nouveau président,autre que Bouteflika. En cas de fraude et de réélection de Bouteflika pour un quatrième mandat,monsieur le président Zeroual donnera sa réplique à ce moment et croyez moi,elle sera foudroyante.

  2. Pauvre pays où Benflis devient " L'alternative " !

    Que Boutef se maintienne (comme candidat) ou se retire, cela ne changera rien au triste sort que celui de l'Algérie de 2014. Où est cette relève capable d'assurer une priode de transition? Ouyahia peut-être?? Pffff !

    L'Iraq, la Lybie, la Syrie …ont montré et montrent encore les dégâts que peuvent causer des dictatures de quarantaine d'années. Telles des ouragans, elles dévastent TOUT sur leur passage, jusqu'aux "hypothétiques" relèves. C'est en quelque sorte leur propre: c'est à dire "…après moi, le déluge! ".

    Qui pourrait faire consensus parmi les Algériens aujourd'hui? Personnellement, trêve de défaitisme, je ne vois personne encore.

    Donc, fumons du thé en attendant des jours meilleurs. Le réveil risque d'être brutal et au son des sirènes et des lumières éblouissantes des girophares. Ce sera le début de la fin …celle de chimères jadis appellées ALGERIE.

  3. Si certains veulent lui prêter l'insigne d'être un sauveur de la république et qui en ont rêvent encore, la réalité est toute faîte: Zeroual ne peut prétendre par ses capacités intellectuelles ou autres a vouloir'être un franquiste, un Tito ou un De gaule pour sauver la république en solo…Surtout aprés s'être "décongelé" et d'envoyer un "scud" a distance.
    Zéroual s'est tout simplement fait piégé!!!

  4. Monsieur Ali Horrrrr, si le nain, le nabot, le voyou, le blahachma, le fils du hamam de oujda, le voleur, le cupide dont on est fatigués, plus que fatigués reivent à son coursi roulant, le pays va rouler droit en enfer. Le retour de Ouyahia apporte la preuve par N q

  5. suite.
    Le retour de ouyahia démontre clairement que le DRS et le nabot de boutef et son douar marchent ensemble. Le scénario selon lequel, il y aurait discorde et bala bla est hachakoum bonne pour les vaches. En dehors du grand boycott actif et passif, c’est la trahison , participer au vote c’est trahir son pays, voter c’est donner de légitimité aux voyous qui gouvernent l’algerie,
    Zeroual ne fera rien et pour ceux qui l’auraient oublié, il a laissé la place à cet individu dji3ane et sans dignité. D’ailleurs Il a passé l’essentiel de son temps apres la mort de boumediene à baiser les main des émirs du golf sans gêne et pendant longtemps pourquoi? Boutef est une insulte pour l’histoire du pays

  6. Ce qu'on peut constater sur la scène politique algérienne est que les algériens se libèrent de plus en plus et l'un après l'autre et par équivalence logique la peur commence à changer de camp. Même si on doit accueillir Mr Zeroual avec des fleurs (pour sa propreté) on peut lui reprocher d'avoir réagit tardivement (mais c'est bon pour le moral des algériens).
    Le pouvoir dictatorial est entrain de vivre ses derniers jours, que ce soit avec les urnes ou sans et il le sait très bien. Maintenant l'opposition doit avoir une seule adresse la fondation de la 2° république algérienne, mais pour le faire gare au leadership.

  7. ce que Zeroual dit tout le monde le pense sauf le systeme et sa mafia, moi je me demande pourquoi Zeroual n'a pas essaye de changer chaoui les choses quand il etait sur le koursi, on sait que ça date depuis l'independance cette hchouma de harkis qui ont pris le bled pour eux et pour leur famille, rabi yastour, cette racaille va tous nous tuer

  8. J'ai pu lire en filigrane dans le texte de sa déclaration publiéé dans beaucoup de journaux de ce matin que l'ex Président Lamine Zeroual veut nous drainer dans le marécage de ces prochaines élections en misant sur le même jocker Ali Benflis qui a déjà été malméné à la derniere course électorale des présidentielles de 2009. Il veut nous faire plonger dans ce marécage politique qui peut le mener lui-même à l'abaisement moral et à l'humiliation de trop dont il pouvait s'en passer. Imaginons un instant que Bouteflika même malde et invalide sorte gagnant aux élections du 17 Avril Prochain , comment pourra-t-il justifier sa transition et son sursaut qualitatif , ces arguments formulés sous forme de pari , qu'il met en avant dans sa déclaration pour nous convaincre ? Je reviens au titre de cet article : Faut-il laisser l'Algérie aux Dalton ? (2)

  9. Les Non dits de Zeroual

    Apres un silence assourdissant de quinze années, et, seules les injures de Sellal contre les chaouis, semblent obliger Zeroual à s'exprimer incompletement.
    Car, ce président des moments difficiles de l'algérie a failli à sa mission d'alternance en acceptant ou peut etre en ramenant Bouteflika avec Mediene et feu Smain amari et L Belkheir en 199 et cela, suite au grave conflit avec certains généraux prédateurs et aujourd'hui Milliardaires et surtout avec Mediene et les dégats collatéraux du Général Betchine, qui ont poussé Zeroual à Abdiquer.
    Rappellons que ce départ était anticonstitutionnel, et, peut s'apparenter avec le recul : A un abandon du navire Algérie, qui, depuis a été livrée à ces prédateteurs actuels du Pouvoir. Non, Mr Zeroual vous partagerez devant l'histoire et les hommes une lourde responsabilité de la genese de la situation actuelle du pays et , certainement, l'implosion terrible qui se préfigure. Pour rappel, la mort de l'ex général fodil Saidi , accidentellement, et qui était votre préféré au sein du DRS a rajouté à l'émotivité humaine , car vous aussi vous etes avant tout un humain….?
    Votre déclaration assez stéréotypé, ménageant "le chou et la chevre", votre rappel de la grave dilution constitutionnelle de l'état, et votre appréciation de l'armée et du DRS, dans cette crise produite par Bouteflika et son clan: Ne fait (votre déclaration) que confirmer l'état de destruction avancée de l'entité nationale, qui, sans attendre les échéances préfabriquées par le pouvoir actuel, provoquera la fracturation finale et fatale.
    J'aurai aimé Mr Zeroual vous entendre appeller Bouteflika à partir simplement, en lui disant tout aussi simplement ca suffit et en arabe dialectal algérien "AHCHAM WA ROUH"; Et en votre qualité d'ex président de la république encore en vie , lui conseiller (et vous pouvez vous permettre un conseil à un homme malade) d'annuller urgemment ce processus électoral carnavalesque et stopper un processus fatal pour toute l'algérie. Là Mr Zeroual , vous vous acquiterez vis à vis de la conscience nationale, sans oublier la plus grave dérive régionaliste depuis l'indépendance du premier ministre de bouteflika vis à vis des Kabyles d'abord, ensuite des Mozabites et maintenant des Chaouias, et demain seul le diable sait quelle autre communauté en algérie sera insultée.
    Finalement, un autre général devra aussi réagir publiquement (quitte à ce que Bouteflika le met à la trtraite par décret..) c'est Gaid Salah, et point final.
    L'algérie dérive, la fracture s'accentue, la psychose du pouvoir le paralyse, apres les dix sept avril 2014, moi, vous si Zeroual, tous les algériens civils et militaires, mais tous citoyens, entreront dans la centrifugueuse de ces mercenaires d'origine douteuse, que sont Bouteflika et tous ses "Marroquins" au pouvoir, malgré quelques Kabyles ou Chaouis de service pour décorer le trone de la folie familiale des Bouteflika.

  10. L'honneur d'un samouraï est de mourir l'arme a la main. Comme il en est d'un patriote pour l'avenir de sa patrie a l'image de Boudiaf, sauf si les urnes en décideraient autrement.
    Zeroual est redevable devant les algériens d'avoir quitter le navire au moment où ce dernier a besoin de lui en confiant les commandes aux prédateurs.
    Il reste que si l'ex raïs souhaiterait que l'Algérie retrouve son aura, l'éspoir pour tous ses compatriotes, est de le voir prendre le devant de la scene politique en brassant large a fouler le pavet: Il y aurait certainement des centaines de milles a répondre a son appel pour éffacer l'affront legué a son "heritier"…Sinon, a min ivran ttval dhi gwaman.

  11. Un jour vous comprendrez que des 10 ans de vie qui reste a l'Algerie, bouteflika ne pourrait vous en voler plus de queleques anne'es. Mais avec le benflis, soyez sur qu'il voue enterrera vivants. L'interdiction de manifester a alger, c'est lui. Puis que sait-il ? Rien absolument rien sinon les quelques regles d'une repoubelle ! Ce n'est pas bouteflika le probleme mais le systeme qui l'a foutu la ou il est et qui lui a permis de foutre le bordel qu'il a foutu. Benflis c'est de la meme marque.

  12. À vrai dire en lisant quelques contributions dont celle de M. Sarah Sadim qui semblent reprocher à M. Zeroual d'avoir abandonné le navire en pleine tempête. C'est peut-être vrai, mais il peut avoir lui ses propres raisons que l'on ne connaît pas. Dans ce cas je proposerais à M. Zeroual de se racheter en sauvant le pays des griffes de ces imposteurs prédateurs en appelant les choses par leurs noms, c'est dire demander à ces gens qui mènent le pays au chaos, de s'en aller. Mais étant lui militaire aurait-il l'adhésion de ses camarades de l'armée. Si enfin l'armée doit sauver le pays qu'elle le fasse une dernière fois avant de reprendre sa place originelle, une fois la république restaurée et la démocratie réellement amorcée.

  13. Voici une reponse a Ali Horr, qui a aussi une relevance dans le sujet en general:

    "buy the premise, you buy the bid" – Achete le fond et tu achete le fond (de commerce), c.a.d. que des que tu accepte le contexte, tu accepte ce qui en sort. C'est le fond du principe du "real Politik", ou le fait accompli. Ca sert a quelque chose l'ecole Algerienne – l'ombiguite' aussi !!!

    En d'autres termes, des le moment qu'election y a, l'accusation de fraude devient un detail, c.a.d. un probleme technique. Quelle cour de justice ou de place publique et quel personnel suffira a revoir tous les bulletins pour verifier la fraude… bref, il s'agira alors de bidules administratifs qui auront commis des depassements, etc. –

    Si c'est le proces que vous acceptez de mener, alors, faites donc celui du traffic de la constitution etc. mais c'est du pass'e, complexe, patati patata… Exactement, des le moment ou il y aura du monde dans la rue marchant betement c.a.d. docilement vers les "bureaux de vote", le tour sera joue' ! –

    Voyons, la reaction escompte'e, c'est de ne pas voter "bouteflika", mais "benflis" – Ce n'est plus une histoire de systeme, regime, c.a.d. toute la caste du regime contre la volonte' populaire, mais une histoire d'individu – le sujet, le reel sujet est donc detourne'.

    Le 4eme mandat n'est que symptome d'une autre condition, celle l'a rendu possible, ou maladie. Les elections n'ont de sens que si l'Etat en a un. Mais l'etat est otage d'un gouvernement, elle-meme prisonniere d'une mafia arme'e et organise'e. Organise'e avec des regles illegitimes, celles des parains de ce regime, et non celles(regles) de la population, c.a.d. son assemble'e(APN), c.a.d. son assemble'e.

    La soit disant menace/avertissement serait celui de menr un proces a la fraude electorale, et bien je vous dis que l'effervescence en question est le verdict de ce proces-la, celui de designer des faux-depute's, qui repondent aux voeux des parrains du regime et non ceux des populations dont ils sont cense's articuler la volonte'.

    L'opportunite' d'articuler (en articles de loi) la volonte' populaire est passe'e. La voila donc dans la rue. Vous avez beau ramasse' les "depite's" ou les fausses institutions auquelles ils repondent plutot que conditionner avec la loi, la population ne sera certainement pas concerne'e. Son detachement de ces fantaisies est total et general.

    La preuve que la rue(peuple) fonctionne sans un faux berzidan est maintenant un fait etabli et observe'. Personne n'est presse' de remplacer un faux par un autre. Les Algeriens ont besoin d'instaurer leurs regles, a commencer par la regles elementaire d'installer des representants legitimes pour articuler ces regles.

    Comme c'est le processus de choix des auteurs des regles a quelconque niveau qui est remis en cause, c'est tout ce processus qu'il y a lieu de changer, c.a.d. celui relatif a l'organisation du processus-meme, c.a.d. son organisation et sa surveillance.

    Que ce soit dans le pays Kabyle, Mzab, Chaoui ou Targui. la vaste majorite' qu'ils representent a amplement et suffisemment longtemps exprime' sa mefiance du regime et les dites institutions qu'il opere. Bref, ce processu est a arreter, et non un candidat au profit d'un autre du meme systeme. Soyons clairs, entre Islamistes, et democrates, c'est des 90% de la population dont il s'agit. Le reste, ou la tare, n'est qu'une bande d'opportunistes sans attache reelle, c.a.d. ancestrale a ce pays.

    Votre lettre aurait eut un sens, si elle formulait l'essence de la volonte' des Algeriens. Celle, de retirer le role d'organisateur ou tuteur des elections au gouvernement, et la mise en place d'une commission Citoyenne Independante, qui serait une delegation representative de commissions regionales aussi independantes.

    Douter des Algeriens de pouvoir s'organiser et degager de telles commissions revient a affirmer la necessite' de leur tutelle, par un vieillard convalescent et incapable meme de se tenir denir debout. Voila donc, l'image que vous projetez, ou plutot avouez, avoir des 39 millions d'Algeriens, que vous esperez pourtant aller au Bresil vous prouver champions du monde. Car la moyenne Algerienne est celle de cette equipe nationale.

    Pour d'autres conCitoyens, les Algeriens ont prouve' leur volonte' et capacite' de relever ce defi, mais un systeme mafieux, certainement pas ! Il suffit d'une declaration de 15 secondes, pour arreter ce cirque, il n'est pas trop tard.

    Sinon, attendez-vous que cet arret s'impose en masse a travers toutes les rues d'Algerie. Batna, vient de vous en faire la demonstration.

  14. @Sarah Sadim:

    Pourquoi à votre avis le clan des Maroquins, même on peut les appelé le "clan des étrangers" ou "le clan des Clandestins" qui ont le pouvoir de nomination, sont-ils en retrait de la scène politique?

    Les Algériens insultent beaucoup plus le clan des "Kabyles de services" Amara, Yahia, Sellal,"Hacha Larzaq".
    Tous les autres, Ghoul s'est calmé, Saidani, on lui a cassé sa derbouka après son attaque frontale contre le Qbaili " Si El makhfi" vous voyez que tout tourne autour de nos chèvres Kabyles, entre temps les autres s'achètent des Duplex à Paris, quand on est né serviteur, on le restera à vie, les MOKKADEMS Kabyles auront de beaux jours devant eux!

    Les Kabyles pour la politiques, plutôt pour Braire, j'ai appelé ici même sur les pages du MDZ, le RCD et le FFS de se retirer de la scène politique, pour qu'eux (Le clan en retrait) tapis dans l'ombre n'aurons personne pour amuser la galerie mais bon le RCD a le bon rôle,

    "MONSIEUR LE RCD, ON NE BOYCOTTE PAS UNE ELECTION TRUQEE, SOIT ON L'ANNULE, ON IMPOSE D'ABORD LA TRANSPARENCE SINON RIEN" VOTRE BOYCOTT PROFITE AUX POUVOIR, EUX LA MINORITE AU POUVOIR VOTE, ET DU COUP SE RETROUVE MAJORITAIRE, UN PARTI DOIT PROTEGER LES VOIES DE SES LECTEURS"

    Saadi a compris, Ait Ahmed l'ont fatigué le Pôvre, il a même accepter de siéger avec eux, et il s'est retrouvé sur un NI NI. et le FFS est devenu un une association a caractère religieuse!

    L'autre clan , les Chaouis, qui tiennent leur rôle de HOURASS AL BALADIA depuis les Turcs, les BISKRIS sont connus pour être les gardiens de la ville de Mezghana (Alger), lisons un peu l'histoire, les généraux Chaouis s'occupent de la sécurité du Clan en retrait, tapis dans l'ombre, on envoi les Kabyles sur les Frontières, et les Chaouis dans les villes et les montagnes pour ratisser contre les pseudos terroristes fabriqués par le clan de l'arabisation!

    Je reconnais une chose, la faiblesse des Kabyles en Politique, comme nos aïeux d'ailleurs, Abane, Krim, Khider, Boudiaf un Vrai berbère de Msila avec des origines Romaines, sans nommer les berbéristes de 1949 , 1871 avec l'occupation de la France par Bismark, et si on va loin dans le temps on trouve Boukhos, Syfax, Jugurtha, …… AHIA les Quinquagenciens (Cinq Tribus Berbères)
    (Kabyles, Chaouis, Touaregs, Mzab et Chleuh), et en face, "yiwen warav ye3mar Souq"! à méditer cette phrase! " je vous laisse traduire. Merci

    RMII

  15. Pourquoi on n'en parle pas ou plus du 5eme Dalton (Temmar), est rentré chez lui apres mission acomplie ou quoi?

  16. Nous sommes responsables de nos malheurs, avant Bouteflika, ses frères et le conglomérat de maffiosites qui graviteent autour. Nous avons signé notre statut de traitres vis à vis de nos martyrs, par notre silence face à la violation de la constitution. Meme les Boutesrika n'ont pas cru à une telle docilité de notre part. C'est jour là qu'il fallait réagir par la désobéissance civile. Me Bouchachi vient de nous donner la leçon par sa démission c'est à dire la seule option possible capable de renverser la situation.

  17. Ta question marrante.

    Et si tu ajustais ta question a "Pourquoi le 5eme mandat?" Zut, ca ne fera que remettre le casse-tete, alors disons le Nieme ! Mais la aussi, il va falloir passer par un casse-tete au bout de 5N vies ! Autant organiser un referundum pour un madat de 5N ans.

    Quoi? un referundum ? C'est beaucoup de monde et la majorite' des Algeriens sont en Algerie d'une maniere illegale, comment controler les votes?

    Et bien, on n'a plus de choix – Une derniere manip de la constitution un mandat de 5N retroactif a la date de son annoncement par le chef supreme des lois, des wazirs, et des arme'es et des zaouias et des tous les partis et de toutes les associations et de tous les tout, devant le peuple a salle zighoud-youcef (qui est ce Joseph?) et qu'on en finisse, une fois pour toutes.

Les commentaires sont fermés.