Algérie-Hommage : Mhamed Boukhobza, une lumière pour une Algérie en crise.

Pendant deux jours, un séminaire a été organisé pour la première fois à la mémoire du martyre M’hamed Boukhobza, assassiné au service de la nation. L’homme par les fonctions qu’il avait occupé par son seul mérite au sein d’importantes institutions de recherche et d’institutions de la République, a accompli dignement et pleinement ses missions dans les plus rudes moments vécus par l’Algérie par la faute d’indigents irresponsables, et médiocres personnages qui sont revenus en force aujourd’hui aux commandes. L’homme a assumé ses taches jusqu’au bout, dans la vérité, sans se renier au service de sa patrie quelque soit les dangers encourus.

Ses assassins ne sont pas identifiés à ce jour, et reste à savoir s’ils n’ont pas bénéficie de l’amnistie pure et simple (laver plus blanc que ce pouvoir fantoche qui a privatisé l’état algérien…on ne peut pas trouver une meilleure lessive !!!).

Et les lâchetés d’hier se révèlent aujourd’hui : pas un responsable n’a fait le déplacement au lieu du séminaire – ce qui était prévisible et souhaitable pour ne pas souiller la mémoire d’un pur – mais ce qui était surprenant relativement c’était le black out de l’ENTV : Rien, pas un mot n’a été soufflé sur ce séminaire par la chaîne ‘‘ publique’’ entv dans ses différentes éditions. L’ENTV préfère nous montrer les bégaiements des ‘‘ministres’’ entre guillemets, car ce ne sont que de vulgaires concierges promus à la tête des ministères pour leur servilité et bassesses de toutes sortes, et couvrir les banalités les plus absurdes a l’exemple des scouts faisant un sortie pédestre, retour d’un bateau de la marine nationale à quai, ou des citoyens dans une quelconque fête foraine …

Bien sur ce n’est ni le premier, et certainement pas le dernier outrage fait par une institution publique de l’état Algérien, l’état de Massinissa, Abdelkader, Larbi, Hassiba, Lounes, Ramdane , Tahar, Mahfoudh, Fatma, Mohamed, Kahina, El watani… Outrage aux martyres d’hier, d’aujourd’hui et de demain… M’Hamed Boukhobza mort dignement et courageusement, son ombre fait t’elle peur encore aujourd’hui ?

M’Hamed Boukhobza éminent intellectuel martyre de l’Algérie moderne, par ses écrits et faits restera un exemple et un monument de la résistance des patriotes face à l’obscurantisme, à la lâcheté des imbéciles, et aux secrètes traîtrises. Son apport et mérite, sont encore loin d’être estimé à leur juste valeur. En tant que scientifique de rectitude avérée et amoureux de son pays, il fut d’une clairvoyance que peu de personnes ont pu partager avec lui, en son temps. Par ses qualités intrinsèques de critique et d’analyste de sa société, et certainement de par son sens aigu du travail et de l’effort engagé et désintéressé, il a beaucoup aidé, par ses multiples contributions, à ce que la nation puisse faire l’impasse sur des dangers imminents et mortels pour sa pérennité. Sa famille et ses amis certainement très nombreux, anonymes et de différents horizons partageront encore pour longtemps sa mémoire (non pas par obligeance) par le souvenir, mais aussi par leurs actions avec le même esprit et fierté que dégageait M’Hamed Boukhobza.

Ton nom appartient désormais à la postérité pour toujours.

Adel Aghiles

8 commentaires

  1. J’ai aimé la maniere dont a été ecrit l’article. Pour ce qui est des autorités algeriennes, je suis prét à parier que la majorité d’entre elles ignore qui est Boukhobza. L’Algerie à produit des lumieres, des artistes d’excéption, des intellectuels prodigieux et des universitaires hautement competitifs, mais tout algerien fontionne avec moins de dix pour cent d’universitaires.Je me rappele de cette cette phrase d’un ami qui a tout à l’Algerie: "les autorités algeriennes negocier tous les bandits et les criminels de la terre que de repondre aux revendications citoyennes du peuple(…)L’Etat algerien ne comprend rien a la culture, au savoir et à l’identité qui constituent les fondements d’Etat de droit. (…) Je me souviens encore de K Yacine et de D Timsit qui me disait que l’histoire de l’Algerie est comme celle de ce cochon auquel on adonné du miel. Au lieu de le manger, il le traine dans son fumier pour l’abondonner ensuite."

  2. Merci de rappeler à notre mémoire et à celle des jeunes générations le parcours de cet intellectuel, martyr de la lutte pour le maintien de l’Algérie dans sa trajectoire, certes heurtée, démocratique et sociale prise dans son sens originel c’est à dire patriotique et non pas comme "formule" tellement galvaudée qu’elle ne ressemble à…rien!
    Qui connait M’hammed Boukhobza? Je serais curieux de consulter les résultat d’un hypothétique sondage menée auprès d’étudiants en sciences sociales!
    Non traduit en arabe, la -seule-langue usitée par nos enfants, ses écrits et innombrables contributions restent un domaine de la connaissance, produite pour les Algériens par un Algérien, peu accessible à la grande masse. Et pourtant, tous ceux qui ont lu, attentivement, ses textes en tirent toujours un bénéfice énorme: les faits sociaux et leur évolution acquiert du sens et trouve, par le raisonnement rationnel, une compréhension qui permet d’échapper au fatalisme et au nihilisme.C’est mon point de vue.
    De son vivant, je crois que son statut de responsable de la haute administration lui a imposé un "silence" et une obligation de réserve ne l’a pas conduit à arrêter la réflexion ou occulter les réalités souvent amères de l’univers bureaucratique qui était, oserais je dire, son -pain- quotidien.
    Mais je pose quand même une question: l’article, oeuvre d’une plume visiblement respectueuse de la vie et du destin brisé du défunt ne peut s’empêcher de régler des comptes, à raison!
    Les institutions et personnes qu’ils semblent prendre en flagrant défi d’amnésie n’en sont pas à leur première bévue en la matière. Des hommes et de femmes aussi valeureux que le regretté M’hamed n’ont trouvé que les yeux de leur amis pour les pleurer et la mémoire de ceux qui leur ressemblent pour se souvenir d’eux et des voix de braves pour dire leur douleur encore vive. Plus vive et plus douloureuse car plombée par une "chape légale" qui interdit que l’on cherche la vérité et que l’on tente de denouer cet imbroglio que sont les assasinat successifs de trois directeurs( Feu D.Liabes, M’hamed Boukhabza et Le Capt.Sari) de l’INESG, institution qui se voulait la vigie de la République Algérienne dans sa longue marche pour construire l’état national et de baliser les voies escarpées du développement à la hauteur des défis lancés par les hommes et les femmes de Novembre et le serment donné aux martyrs!
    Triste moments bien sûr que cette decennie "rouge" suivie d’une décennie "blanche"- que d’aucuns souhaitent éternelle- où les ‘recyclés’ deviennent des nobles et les purs, jetés aux oubliettes!!!
    Tant qu’il y aura des femmes et des hommes qui resteront fidèles à la mémoires des braves tombés pour des idées justes et généreuses comme celles des martyrs de la démocratie et de la lutte contre la perspective d’un régime théocratique islamiste, l’espoir est permis que notre Algérie renoue avec ses rêves, ses ambitions, ses audaces et sa "longue vue", toutes ses qualités du "génie algérien" qui lui ont valu l’admiration du monde entier et le respect de ses adversaires. Il fallait que cela soit dit.
    Merci au "Matindz" de nous donner cet espace- même virtuel- d’écrire ce que nous ne pouvons dire faute de forum et de climat démocratique.

  3. je vous remercie pour cet article qui rend hommage à une personnne qui a servi honorablement son pays. En revanche, je ne suis pas surpris par l’attitude de l’ENTV cette institution a bien choisi son chemin celui de servir le pouvoir corrompu et de s’éloigner des préoccupations des citoyens qui sont hélas considérables. Personnelement je me révolte contre cette institution devenue un outil de propagande et de mensoge au lieu de se consacrer aux problèmes des citoyens.

  4. l’hommage rendu à cet illustre personnage est la moindre des choses pour les services rendus à notre pays, mais ce qui m’étonne c’est l’étonnement de Mr Adel Aghiles qui souligne le silence affiché de l’ENTV et les sois disants nos ministres.
    mais Mr Adel, la mort de Mr BOUKHOUBZA et biens d’autres et la réponse pure et simple que notre trés beau pays est entre les mains des envahisseurs donc cessons chaque fois de répéter les mêmes remontrances mais, la sagesse nous interpelle afin de trouver la solution pour déloger ces intrus, et rendre l’Agérie à ses enfants, avant que le bâteau Alégrie ne sombre dans l’océan de la corruption et de la séparation de ses enfants.

  5. HOMMAGE A CEUX QUI SONT MORTS POUR NOUS ET POUR LA DÉMOCRATIE EN ALGERIE, MHAMED BOUKHOUBZA, HAFID SENHADRI, DJILLALI LIABES, LAADI FLICI, TAHAR DJAOUT, MAHMOUD BOUCEBCI ……ET POUR QUE NUL N OUBLIE, ET QU UN JOUR VIENDRA OU JUSTICE SERA FAITE LES BOURREAU ET LES COMMANDITAIRES CEUX QUI CIRCULENT EN TOUTE IMPUNITÉ GRÂCE A LA CHARTE DE LA HONTE SERONT CHÂTIÉ PAR LE PEUPLE.

  6. Le meilleur hommage que l’on puisse rendre à Mohamed Boukhobza est de rappeler son itinéraire, son oeuvre et les différentes études sociologiques qu’il avait conscrées à son peuple et à son pays. Tout ce que je sais de lui, c’est qu’il était un grand sociologue qui travaillait pour l’INESG (Institut national des études stratégiques globales) et s’était distingué notamment par ses connaissances approfondies sur le pastoralisme. Sur le reste, l’article de votre journaliste ne nous dit pas grand chose sur cet illustre sociologue, ni sur les conditions de son assassinat (atroces d’ailleurs). Je suis resté sur ma faim. Dommage que nos journalistes continuent à verser dans le commentaire au lieu de faire de l’investigation. Pour le reste, merci quand même de nous avoir rappelé qu’un séminaire a été consacré à sa mémoire par les amis du défunt. Quant à l’ENTV, il ne faut pas s’attendre à un miracle de sa part. Un médiocre restera un médiocre. Fraternellment pour votre journaliste.

  7. VOUS PARLEZ DE BOUKHOBZA…CITEZ NOUS JUSTE UN DE SES ECRIS .
    VOUS USEZ DES MEMOIRES COMME BON VOUS SEMBLE…SA MORT…LES COMMENDITAIRES DU MASSACRE DE BENTALHA ET LA FIN RAGIQUE DE DJILLALI LIABES SONT LES MEMES…

  8. La qualité intrinsèque d’un intellectuel est d’abord son honnêteté morale. Et feu M’hamed Boukhobza avait cette grande qualité. Les analyses qu’il avait faites dans le contexte sociologique algérien à l’époque, étaient très pertinentes. Paix à son âme!

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