Trois textes fondamentaux ont marqués l’Algérie de la seconde moitié du XXe siècle. La Déclaration du 1er Novembre 1954 (1 novembre 1954), la Plate-forme de la Soummam (PLS) et le Congrès de Tripoli en juin 1962 (CT62). A la lecture de ces trois textes fondamentaux de la lutte armée algérienne, une remarque socio-historique s’impose d’elle-même : le nationalisme autonomiste régnant.
Le texte 1er Novembre 54, dit « fondateur » de la nation algérienne tout le long des 1077 lexèmes composant le discours basé sur le pronom « nous », au nombre de 16 face à 4 «vous». Une pronominalisation appropriant l’acte identitaire qui laisse le destinaire en dehors de la communication idéologique, l’acte étant de s’affirmer que «nous FLN» vous disons que le « mouvement » pour réaliser une nation identitaire, est née et à vous de suivre. L’acte des signataires de la Déclaration est certes celui de la rupture historique, mais à perspective temporelle tout d’abord (le choix de la date) et ensuite mythologique (la Fête des martyrs de la chrétienté). Sur le plan programmatique, le 1N54 inscrit 5 fois le mot «libération» et 4 fois pour le mot «autonomie». Libérer pour autonomiser une nation ? Ou juste territorialiser un «peuple» ? Les mêmes rédacteurs de la Déclaration semblent se maintenir dans la confusion politique entre l’«autonomie» et l’ »indépendance », n’est-il pas écrit aussi clairement dans le texte que «notre mouvement national, terrassé par les années d’immobilisme et de routine, mal orienté, privé de soutien indispensable de l’opinion populaire, dépassé par les événements», propos qui dénote une attitude bien fébrile à vouloir tout exclure et effacer comme acquis de la lutte sociale et politique nationale et ne s’en remettre qu’à l’état de l’immédiat. C’est aussi la juvénilité de cette nouvelle expérience qui s’annonce à travers ce texte, «nous étions jeunes et sans expérience», témoignée récemment la moudjahidat Zohra Drif-Bitat, qui reflétait aussi la jeunesse du directoire révolutionnaire.
A la lecture morphosémantique du texte français du 1N54, auquel il y a lieu d’ajouter l’Appel de l’ALN, nous remarquons que le grand absent des classifications sémantiques propre aux déclarations des organisations révolutionnaires combattantes est le volet organisationnel et programmatique. En effet, les deux passages concernant «la restauration de l’état algérien souverain, démocratique et social dans le cadre des principes islamiques» et la conformité «aux principes révolutionnaires et comptes tenu des situations intérieures et extérieures de la lutte» ne répondent à aucune norme de l’édification d’une société nouvelle ou d’un état de type nouveau par rapport aux textes du même genre à travers les expériences révolutionnaires combattantes qui ont précédés, à la même époque, la déclaration algérienne. Précipitation dans l’état de fait ou absence d’une formation politique chez les animateurs de la Déclaration ? Ni l’une, ni l’autre. Les limites de l’idéologie nationaliste qui a régné en maitre-mot sur la scène du combat politique en Algérie sont bien manifestes dans le texte du 1N54. Il faudrait attendre le second texte de l’insurrection nationale armée, PLS, qui sera cette fois un outils de décryptage programmatique des congressistes de la Soummam qui se sont marqués par une ambivalence national-marxiste à la seule référence aux luttes des peuples de Syrie, du Liban, du Viêt-Nam et de Fezzan (Libye).
Le texte organique de la Soummam s’enferma, à sa clôture, dans la référence géographique, qui précise un peu plus la référence idéologique sur laquelle reposent les concepteurs du PLS. Historiquement, il eut trois foyers du nationalisme arabiste pour l’essentiel dont la composante religieuse est d’ordre culturel et non fondamentaliste comme laisse entendre les tenants «algériannistes» de l’islamo-nationalisme. Trois lieux géographiques, à savoir Le Caire, Damas-Beyrouth et Bagdad, qui s’imposaient par leur détermination à renouveler la cartographie d’un monde arabe en formation sur les bases de la patrie, l’ordre, le travail, la religion et la famille, au sein desquelles scintillait l’étoile d’un Chakib Arslan et d’un Abu Khaldun Sati al-Husri. La référence à la lutte des peuples du Maghreb dans le discours révolutionnaire algérien est le prolongement de la pensée nationaliste arabe des années 30 du siècle dernier, même si en Algérie le courant réformiste des Oulémas interrompra l’évolution étoiliste de l’ENA vers une revendication nationaliste sociale sur le modèle du PNSS d’Antoun Saada qui considérait déjà la lutte contre les colonialismes français et anglais ne pouvant s’affirmer que dans le cadre de la Grande Syrie et de même pour le Grand Maghreb uni.
Une question s’impose à ceux ne cessent de diviniser la PLS sur le seul seuil programmatique sans en lire la dimension idéologique. Y avait-il un marquage nationaliste social sous couvert d’une généralisation du discours nationaliste chez les congressistes de la vallée historique ? La réponse est à émettre par la communauté des historiens.
Le long des années de combat armée libérateur sur le seul plan politique, il faut noter que la Révolution algérienne est la seule lutte armée au XXe siècle qui a été marquée par une pauvreté flagrante de productions idéelles pour la simple raison que la collégialité du directoire politique empêchait l’émergence d’une élite qui s’adonnerait à la réflexion et à l’analyse des actions révolutionnaires et à des stratégies futurs, bien au contraire la collégialité ou mieux le collectivisme directionnel aboutit à chaque étape de la lutte armée à un travestissement des questions idéologiques et politiques dont nous (générations de l’Indépendance politique) continuons à payer le prix d’une dégénérescence de cet Etat qui se voulait être issu d’une Déclaration et qui ne fait nullement mention d’une construction ou d’un quelconque projet politique et économique ou d’une Plate-forme qui est teinté de pan-maghrébisme occultant la réalisation d’un Etat national. Les dérives institutionnelles avec leurs composantes idéologique, politique et économique ne trouveront leurs réponses que dans le choc des contraires, celle de la large paysannerie, qui fut le maitre-d’œuvre de l’émancipation politique et que l’on tente de travestir en bourgeoisie nationale ou rentière pour en faire d’elle une nouvelle chaire à canon à la veille d’une profonde crise politico-économique qui s’annonce à nous dès 2015.
M. K.A.
Université d’Alger-2




Je ne sais pas qui sait cet universitaire M.K.A , mais c'est vraiment trop dure pour moi de comprendre où il veut en venir et qu'est-ce qu'il veut démontrer !
Sur ce coup là, je reconnais que je suis un bourrourou pour n'avoir rien compris hélas à sa démonstration !!!
L'état nationaliste est mort et enterré en 1962, quand à la paysannerie regarder avant nous la révolution méxicaine du temps du président"Cardenas", c'est une classe aliénée à la terre selon les marxistes, et, en algérie c'est pire elle est tribale et mystique.
Tout le reste de votre article est un bla bla sans sens, tant votre echec et celui de votre paysannerie embourgeoisée est clair et explicite.
Relisez Frantz Fanon et la mentalité du colonisé: Il veut juste la ferme de Paul et la femme de Pierre, alors arrettez vos fantasmes et vos impostures, un paysan ne peut dégrossi par la civilisation qu'apres plusieurs générations, et, se citadiniser, rouler en voiture et mettre un costume cravate, cela est un maquillage de carnaval.
Votre paysannerie a détruit l'agriculture algérienne, la ruralité et la citadinité (al haddara) et s'autodétruit elle meme (paysannerie algérienne au pouvoir) pour revenir ataviquement au role qui lui sied le mieux: KHAMASSINE ET BERRAHIN.
Le reste du monde demeure effaré par ce train de vie d'un peuple qui ne travaille plus,roulant carosse, voilà le vrai état non nationaliste.
Le reste ce sont les drabkis, les vas nus pieds, les sans origines ou sans appartenance communautaires qui sont ministres et walis , de l'état non nationaliste.
En 1962 on a assassinez le nationalisme algérien, et aujourd'hui et bientot en 2014 on enterrera l'état nationaliste, apres l'avoir pillé, disloqué, fracturé , et par qui : Par ces paysans devenus ministres et walis et juges et capitalistes et bourgeois en génération spontanée.
D'horribles mutants monstrueux, des aliens politiques, donc ne pouvant ramener que la destruction.
Cela pour avoir défié et enfreint les lois régissant l'univers, aussi bien de la morale, de l'éducation, de la science et de l'ordre remplacé par le désordre paysan.
Un dernier mot j'ai le plus grand respect pour la véritable paysannerie du terroir attachée à sa terre , ses us et coutumes respectueuse, et à son effort de travail nourricier de l'humanité.
C'est là que commence et nait l'état nationaliste au plus profond de nos terroirs , qui, ont enfantés des hommes fabuleux et des femmes fabuleuses, qui ont fait le levain de la révolution du peuple.
Votre pseudo paysannerie d'aujourd'hui en algérie est un sous débris délictueux;
j'ai oublié de préciser que plus de 80% de notre population vit au Tell, et plus de 85% vivent dans les villes, donc un lumpen prolétariat des marxistes (je ne le suis pas c'est juste une théorie d'analyse sociologique des formations sociales et des rapports économiques qui la gerent),avec bien sur un 2% embourgeoisé et citadinisé, polluant tous les rouages étatiques et sociétaux.
En effet, il n'y a que dans les regimes capitalistes qu'on subventionne meme les riches et la seule regle respecte'e est celle de la proportionalite'. L'argument derriere, c'est que ce sont les riches qui paient plus d'impots !
J'arrive a tout ou presque tout m'expliquer, question de me comprendre ou du moins de la ou je viens, car je dois un memoire a mon fils et les siens; sauf le mal fait aux gens sans raison ! Le vol n'explique pas le mal.
La difficulte' a commence' avec les 200 000 victimes de la guerre civile. Toutes les guerres ont fait des victimes par milliers et millions, mais toujours le nombre de victimes et de tres tres loin multiple du nombre d'incident enregistre's – Pas en Algerie, il y aura eut autant de victimes que de crimes, c.a.d. des meutres et non des degats de guerre !
Vous savez quoi ?, si un jour, par je ne sais quel miracle " pas celui du peuple en tout cas "ce régime de merde d'Alger tombe, eh bien il faut que les historiens autruches répondent de leur silence, car a mon sens, ils n'avaient pas le droit, tout au contraire, c'était de leur devoir que de rapporter l'histoire telle qu'elle avait été vécu a son peuple, et ils n'avaient le droit de ne rien cacher.
dans la déchéance de l’Algérie, une très grande part de responsabilité leur est dû.
Une chose est sure, devant ce peuple, ou devant le créateur, ou bien devant les deux, des réponse, il y en aura.
Le graffiti sur le mur devrait dire "UN SEUL ZERO, le PEUPLE ! " vraiment on est des nuls.
Il ne reste que le faux nationalisme à 2 balles…..