L’ambivalence de Benbitour, entre hérésie et imposture !

Le peuple algérien est aujourd’hui acculé à mener son combat pour la démocratie avec la même détermination et la même volonté que la génération de novembre avait mise pour la conquête de la souveraineté nationale, tellement le système de pouvoir actuel présente de troubles similitudes avec le système colonial. Notamment, par la fraude électorale systématique, la répression de l’opposition au système de pouvoir, l’inféodation de la justice au profit des dominants, une économie dont la finalité est l’exportation des richesses nationales et d’investissements de prestige non productifs ni créateurs d’emploi, une politique sociale laxiste conjuguant répression des masses populaires et corruption des élites. 

Contrairement à la génération de novembre qui avait affaire à un pouvoir colonial, dont l’objectif était l’occupation et l’intégration du territoire national à la métropole, celle d’aujourd’hui doit faire face à un pouvoir contre révolutionnaire qui a perverti l’objectif ultime de la révolution de novembre, en tant que volonté de restitution au peuple algérien de son autodétermination, par la reconquête de sa liberté et de sa souveraineté. Il en résulte d’évidence que la transition vers la quête de cet idéal, dont le destin a été dévoyé machiavéliquement, ne pourra s’accomplir que sous forme d’une révolution populaire éclairée par une conscience collective souveraine. Celle-là même à laquelle nous a semble-t-il convié Ahmed Benbitour, toutefois en voulant nous convaincre de la nécessité que celle-ci doit-être pacifique et pragmatiquement participative au processus électoral émanent du système de pouvoir lui-même. Une proposition connotée d’une forte ambivalence, qui s’est prêtée à différents commentaires, allant de sa qualification positive d’hérésie par rapport au système de pouvoir actuel (du fait de son auto-sacralisation en « famille révolutionnaire »), à l’imposture négative pour les plus incrédules et les plus déterminés à renverser le système de pouvoir, qu’ils considèrent tyrannique et despotique et dont ils sont convaincus qu’il est disposé à recourir à la terre brulée plutôt que de céder une quelconque parcelle des privilèges que lui procure son hégémonie sur la société.

Mais qu’en est-il en fait à propos de cette ambivalence ? Tout le long de sa campagne préélectorale, Benbitour n’a pas cessé de marteler qu’il n’est pas le candidat de l’armée, mais plutôt celui du peuple, qu’il n’a jamais servi le système, mais plutôt l’État, que son objectif est d’instaurer un régime démocratique en garantissant la séparation des instances : le militaire du civil, le religieux du politique et l’identité de l’idéologie. Toutes ces déclarations plaident effectivement pour une posture d’hérésie par rapport au système de pouvoir, de sa structure et de son idéologie. Il aurait même insisté sur la nécessité de la liberté d’expression comme pilier de la transition démocratique, en projetant d’accorder toute sa liberté à la presse et aux médias généralement. 

Or, pendant ce temps, ses différentes déclarations appuyés par ses écris, qui sont au fondement de son programme, sont venus révéler une ambivalence plus profonde encore et sournoisement insoupçonnée. Elle s’est avérée aller au-delà de la forme de son action, caractérisée quant à elle par sa «stratégie» participative au processus électoral organisé par le système lui-même, qui consistait à déjouer la fraude par la participation massive. Bien que cette stratégie semble pouvoir lui faire gagner les élections, en s’appuyant sur son projet de former des «agents du changement» pour contrôler le bon déroulement du scrutin, elle s’annonce d’emblée vouée à l’échec. Par le fait que Belaiz vient d’apposer une fin de non-recevoir à la demande de l’opposition (le front des 19, partis politiques et personnalités indépendantes, de tendance majoritairement islamistes) de former une commission indépendante pour la surveillance des élections, en ne leur laissant l’opportunité que de figurer en bons lièvres à récompenser pour service rendu, celui d’accepter le fait accompli de la désignation du gouvernement, dont le destin est étroitement lié aux manœuvres de coulisses comme au temps colonial. Sans compter le nombre important d’électeurs qui sont hostiles à son initiative, qu’ils considèrent d’imposture !

Mais ce qui se révèle de véritable imposture dans son ambivalence discursive, qu’il faut distinguer d’une courageuse hérésie fondée sur une volonté révolutionnaire de changement radical du système de pouvoir, il faut aller la chercher dans les énonciations contradictoires de son discours, entre apparence hérétique et imposture sournoise. C’est toute sa stratégie de «transition démocratique» qui se révèle en tant qu’imposture ! Pour reconduire finalement le statu quo vers un apparent changement. 

Sur la séparation du militaire et du civil, Benbitour n’évoque jamais le changement radical du système de pouvoir, mais seulement le régime de gouvernance, celui que désigne en l’occurrence l’armée en tant que façade démocratique. Il ne s’agit pas non plus pour lui de restructurer le système de sécurité, incluant l’armée, mais de le professionnaliser. Dont il considère d’ailleurs l’armée comme étant un corps discipliné, alors que celle-ci se comporte abusivement par la violation systématique de ses prérogatives pour s’ingérer dans les affaires politiques et dans celles de toutes les institutions de l’État, sur lesquelles elle exerce un contrôle total de leur fonctionnement. Dans un texte publié en 2011, intitulé : «Démocratie ou libéralisation politique», son allégeance à l’armée est ici nettement tranchée. A y regarder de près c’est toute sa stratégie de «transition démocratique» qui devrait reposer sur son autoritarisme en tant que tutelle et non partenaire. L’incident qui a eu lieu tout récemment entre le journaliste Bouakba et l’état-major de l’armée à propos du Général Giap est venu étayer cette hypothèse, tout en laissant apparaitre l’existence d’un clan au sein de l’armée en appuie de la candidature de Benbitour. Bouakba étant un soutient de ce dernier, on a vu comment Khaled Nezzar est venu s’interposer entre l’Etat-Major et lui pour le défendre ! Au-delà de l’anecdote, dans ce texte, Benbitour expose sans ambiguïtés sa conception autoritaire de «la transition démocratique», en précisant qu’un régime autoritaire peut profiter de l’absence de pressions populaires pour mettre en œuvre des programmes de réformes économiques difficiles. En privilégiant l’option de ce qu’il appelle «libéralisation politique» par opposition à l’option démocratique. Qu’il justifie par le fait que «la démocratie permet d’exclure une partie importante des votants et peut offrir le pouvoir à des partis politiques non démocrates, tyranniques et populistes, en ralliant le suffrage par la propagande et d’autres formes de racismes et d’intolérance.» Contrairement à la libéralisation politique, qui s’adresse selon lui par contraste, «à la promotion d’un débat plus libre, la compétition à travers les médias, la société civile et les partis politiques.» En somme, un galimatias d’ambivalences qui se résume en un oxymore prêchant la transition démocratique sans démocratie. Alors que la transition démocratique devrait naturellement commencer au moment où le pouvoir autoritaire et totalitaire est définitivement disqualifié, laissant place à une constituante pour définir les règles de construction d’un Etat démocratique dans lequel la majorité élue se doit de respecter les droits de la minorité. Parmi ces règles justement, la principale parmi elles serait celle du respect du principe démocratique, qui devrait exclure toute dérive anti-démocratique. Par ailleurs, la promotion d’un débat plus libre promu dans sa conception de la libéralisation politique souffre d’une imposture qui frôle l’insolence. Après le débat ouvert sur des questions essentielles, tels que le rapport du civile et du militaire, du religieux et du politique, de l’identité et de l’idéologie, initié hardiment le mois de juin 2013 par l’inoxydable Kamel Tarwiht de BRTV, Benbitour s’est dit regretter d’y avoir participé. Un regret qui en dit long sur sa conception du débat démocratique. Ou alors cette autre méprise adressée sous forme d’éclat de rire, en réponse à une question concernant le droit à l’avortement de la part d’une militante des droits de la femme, à l’occasion du débat qui s’est déroulé ce même mois de juin à Lyon.

Sur la question de la séparation du politique et du religieux, Benbitour a essayé d’entretenir une certaine ambivalence, en excluant les partis fondés sur l’idéologie religieuse pour la course au pouvoir, mais ses profondes convictions sur la nécessité d’une identité de l’Etat religieux ne pouvaient que trahir son imposture. Celle-ci ne lui pose en fait aucun problème pour satisfaire l’idéologie nationalo-conservatrice qui permet au système de pouvoir de faire perdurer le statu quo, ni la majorité de la masse populaire qui est profondément aliénée dans l’imaginaire mythologique religieux. D’ailleurs, dans ce même texte, il définit sa conception du contrat social exclusivement à partir de cinq principes coraniques et la source du pouvoir qui ne peut émaner que de Dieu en ces termes : «Le pouvoir n’appartient ni à une lignée, ni à une oligarchie, ni à une catégorie sociale. El moulkou lillah». Comme pour balayer d’un revers de la main toute volonté populaire souveraine fondée sur la liberté de conscience.

Comme tout autre client du système de pouvoir, Benbitour, comme Benflis ou Hamrouche, ils doivent se plier aux trois principales exigences, pour prétendre séjourner à leur tour comme locataires de circonstance au Palais d’El Mouradia. A savoir, gouverner sous le commandement de l’armée, promouvoir et faire respecter l’idéologie nationalo-conservatrice et reléguer le problème identitaire au rang de conflit, pour entretenir la stratégie de la tension et de la division de la société dans le but d’affaiblir toute potentialité d’unification et d’organisation de celle-ci. Voilà pourquoi Benbitour s’est vu contraint d’appeler à l’aberration d’un référendum pour officialiser la langue maternelle des Algériens.

Une évidence s’impose aujourd’hui en Algérie, après plus de cinquante ans de dictature et d’usurpation de la souveraineté populaire par un système de pouvoir dont le centre de commandement se confond avec celui de l’armée, sous couvert d’une idéologie nationalo-conservatrice réactionnaire : le peuple doit s’organiser par lui-même, en dehors de toute institution étatique et de processus électoral émanant de son administration pour pouvoir s’affranchir de son aliénation.

Youcef Benzatat

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20 commentaires

  1. Bonjour chers lecteurs et lectrices,

    Enfin!
    nous nous réjouissons, Monsieur Y.BENZATAT, le "publicitaire" acharné de M A.BENBITOUR que vous vous rendiez à l'évidence de l'imposture de cette candidature, que nous avons (nous lecteurs) dénoncée fermement sous forme de mise en garde, dés vos 1er écrits propagandistes.

    "Re" Bienvenue dans la famille qui avance, que vous avez failli quitté en faisant le pari de soutenir, vaille-que-vaille, une dictature éternelle…

    Il n'y aura de salut à notre peuple, à notre état, à notre pays, que à travers une candidature d'un vrai fils du peuple ayant combattu, même dans sa chaire, ce système corrompu, "négationniste" et dictatorial qui s'est imposé (ou mis en place) après l'indépendance très chèrement acquise
    Tout ce qui se passe actuellement autour des vraies/fausses candidatures pour 2014, n'est que du folklore.

    Bien à vous.

  2. Donc cela suppose ou confirme que Benbitour est comme Hamrouche et encore plus Benflis sont des enfants du système alors que reste t-il à part Bouteflika?

  3. vous avez tout à fait raison, de quelle transition parle benbitour qui veut prolonger le statu-quo?.
    il croit que ce monde de pourris vont lui laisser les milliards de dollars de la rente et se retirer sur la pointe des pieds, non il va falloir les deloger de force dabors ,situer les responsabilités des uns et des autres et les juger pour haute trahison ,le president en premier,puis le plus vieux soldat du monde en service,khelil,ghoul ,saadani, sidi said …
    mais qui le fera?ce ghachi de chaab erkhis, qu'on peut acheter avec un sandwich?.
    il faut neutraliser les comités de soutien, ces harkis des temps moderne se sont eux qui font perdurer ce pouvoir de grabataires incultes

  4. Mr Benzatat.
    Votre Benbitour,comme tous les autres (une dizaine environ) ne sont là que pour diviser l'électorat et permettre au système de perdurer…..
    Si vraiment on avait une réelle envie de changer de système,la solution est de présenter un candidat unique.Que déjà les faux dévots refusent.
    Il nous reste Ait Ahmed en tant historique non corrompu..qui pourrait unir autour de lui toutes les franges de la société…ce n'est qu'une illusion de changement…

  5. Voilà ce que nous écrivions en mars 2013.

    Nous n'avons fait que répondre objectivement à notre hypothèse :

    " Mais ce soutien dépendra également du crédit que l’on peut accorder à la volonté d’Ahmed Benbitour, d’aller le plus loin possible vers l’objectif du changement. C’est sur cette question, qu’il sera attendu au tournant du débat public autour de son programme.

    Le changement doit avoir pour objectif premier, d’assurer la souveraineté à l’État et le droit à la citoyenneté au peuple, qui lui garantissent la restitution de ses droits fondamentaux. La refondation de l’État ne doit pas rester au stade de l’effet d’annonce, du slogan électoral ou de simple ravalement de sa façade. Il faut une véritable reconstruction de ses fondations.
    L’État doit être souverain et ne doit être inféodé à aucune force extérieure qui exercerait une pression sur lui et l’empêcherait de s’accomplir souverainement. Aujourd’hui, l’État algérien est soumis à la pression de deux forces extérieures, qui sont l’armée et la religion, d’où la nécessité de réaliser la séparation du politique et du militaire, et du politique et du religieux. Seules conditions pour restituer la souveraineté à l’État et les droits civiques au peuple.

    Si la séparation du politique et du militaire reste tributaire d’une problématique conjoncturelle, dont la résolution dépendrait du renversement des rapports de force et de la réussite de la transition démocratique, il en va autrement pour la séparation entre le politique et le religieux. Car l’imbrication de ces deux instances est plutôt structurelle, donc, la résolution est plus compliquée et nécessite beaucoup de courage et de volonté politique. Pourtant cette dernière séparation demeure essentielle pour accomplir un véritable changement du système de pouvoir et rendre son identité à l’État. Car, la séparation du politique et du religieux permet le désenclavement de l’État de l’emprise de la religion, qui lui impose l’identité d’un État religieux et le prive de sa souveraineté. De plus, l’État religieux pervertit les institutions en annexes de la représentation idéologique religieuse et devient de fait totalitaire.

    L’État souverain devrait représenter l’identité du peuple et non l’inverse. Ce n’est pas le peuple qui doit s’aliéner dans l’identité de l’État, préalablement instituée par une idéologie contraignante, qui lui aurait été imposée. L’État ne doit pas être figé, il doit évoluer au rythme de l’évolution de la société et doit être en perpétuel changement, pour refléter l’état de la société relativement à chaque étape de son évolution. Pour pouvoir assurer le droit à la citoyenneté au peuple et lui permettre de jouir de ses droits fondamentaux, l’État doit être souverain et ne pas être inféodé à la religion. Et c’est là où semble résider la clef du changement. C’est autour de la question de la souveraineté de l’État que dépendra toute la crédibilité du programme d’Ahmed Benbitour, pour faire valoir son projet de société, qui se veut ouvert sur le monde.

    Ce sera aussi l’occasion pour lui d’aller le plus loin possible avec son slogan de « paradigme de globalisation » pour dépasser la seule référence à l’économique et au technologique. Sa crédibilité dépendra de sa volonté d’aller le plus loin possible dans la relativisation des références à la religion dans la constitution, tel l’article N°2 « l’Islam est la religion de l’État ».

    Encore faut-il pouvoir convaincre l’électorat de base sur la séparation du religieux et du politique, connaissant le conservatisme massif de la population. Bien que l’on puisse mettre la clef de la réussite à ce propos sur un travail pédagogique de terrain bien maîtrisé. Il faudra aussi composer avec l’autisme ambiant dans la société, qui est basé sur un imaginaire collectif fonctionnant avec des schèmes mentaux, sur lesquels repose la représentation figée du système de pouvoir et d’être incapable, pour celle-ci, de le penser autrement, par son aliénation dans les valeurs politiques, supposées ou réelles, par quoi le système de pouvoir est identifié.

    La propagande populiste du pouvoir exploite cet autisme pour son compte, en maintenant la société dans un état de sous-développement politique et culturel, en l’acculant à rester enfermée sur elle-même. Telle qu’elle est, elle se présente et est perçue sous forme d’une promesse du rôle du patriarche assumant sa responsabilité de père de la Nation. L’efficacité de cette stratégie d’appliquer des catégories patriarcales dans la propagande électoraliste, vise un but inavoué, qui est celui d’inhiber chez l’électeur toute prétention à la contestation de l’illégitimité du pouvoir. Elle l’incite également à la relégation au second plan de la fraude massive pendant le processus électoral et son acceptation inconsciente comme une valeur politique acceptable, intégrée et intériorisée en tant que schème mental, qui l’empêche de se constituer en mouvement populaire de contestation permanente. Cette situation est responsable en grande partie de la résignation qui alimente le statu quo.

    Mais on n’est pas à l’abri d’une pression des mouvements islamistes, qui pourraient éventuellement infléchir l’ambition de changement espérée chez Ahmed Benbitour.Le débat sur la séparation du politique et du religieux ne peut être indéfiniment occulté ou ajourné. Il est urgent de le commencer, parce que de son dénouement dépendra le véritable changement. Tout le reste ne peut être que replâtrage. Le but n’est pas de tout avoir, tout de suite, mais d’enclencher volontairement le processus de son dénouement. De l’engagement d’Ahmed Benbitour dans le dénouement de ce débat dépendra la réussite du changement et aussi l’efficacité et la crédibilité de son initiative. "

  6. Je peux le dire sans me tromper, je pense : Si tous les partis politiques qui se veulent des partis d'opposition et si toutes les personnalités qui veulent se lancer dans les prochaines élections n'exigent pas des conditions minimales avant la prochaine élection, eh bien ils seront considérés comme des alliés objectif du pouvoir et des partisans de la pérennisation du système !
    Si on va aux élections:
    1/- sans une réactualisation sérieuse du fichier électoral,
    2/- sans l'acceptation par le pouvoir d'une véritable commission indépendante chargée de l'organisation des élections, de son contrôle depuis les bureaux de vote jusqu'au dépouillement (y compris l'acheminement des urnes itinérantes),
    3/- sans régler la question du vote des corps constitués
    4/- sans une authentique ouverture du champ médiatique surtout les médias lourds comme la radio et la télévision,
    5/- sans la liberté totale de la parole
    6/- sans une sanction financière si les partis politiques où les personnalités qui s'engageraient n'arrivent pas à obtenir une pourcentage de voix minimales (2 ou 5 %) . Si ces personnalités et ses partis politiques sont en dessous de ce pourcentage, il faut qu'ils remboursent à l'Etat l'aide qu'ils on reçue. Ils ne pourront plus se présenter aux élections ou faire de la politique tant qu’ils ne remboursent pas cet argent !

    eh ben alors on aura perdu encore son temps ..et ce sera encore malheureux et grave pour notre pays !

    NB : çà c'est vraiment un minimum car la date du scrutin est trop, trop proche ! Et après il faut vraiment que les politiques, les politiques, la société civile, les intellectuels, les élites avec les citoyens se mettent au boulot pour réfléchir sur une constituante, sur la démocratie, la gouvernance, l'alternance pour enfin s'occuper du développement économique et social du pays ! Le pays est en train de péricliter dans tous les domaines ! Il est urgent de tenir le taureau par les cornes sinon il va continuer à faire des dégâts énormes et irrattrapables !!

    Si les intentions ne vont pas dans ce sens, il me semble que la solution politique c'est le BOYCOTTAGE DE CETTE ELECTION et pas seulement la NON PARTICIPATION !! Il faut y réfléchir sérieuement en mobilisant chacun de son côté les citoyens qui en ont marre de ce système !!!

  7. Vous avez parfaitement raison de "douter" de la mise en branle solitaire et personnelle de cet ex premier ministre d'un pouvoir aux éléctions truquées et d'un bouteflika placé par l'état drs.
    J'écrivais,il ya peu,suite à une confidence que NEZZAR a des yeux de chiméne sur benbitour…
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    elvez Elbaz 26/03/2013 13:30:39
    Vous croyez aux sornettes des autoproclamés maîtres généraux qui pérpétuent le systéme maffieux militaro-FLNOpanarabiste algérien qui s'est accaparé l'algérie et ses richesses en empêchant ,pour se pérpétuer depuis 50ans, ses peuples de se développer !
    Les officines du DRS(sécurité militaire de repression des peuples d'algérie et surtout du peuple kabyle) se sont mises en branle ,suite à la catastrophique corruption tout azimuth de la "vitrine-bouteflika" nauséabonde de rapine,de gabegie,d'injustice et de corruption dévoilée à l'étranger par les scandales de la société misérablement nourriciére des peuples d'algérie et rentiére de bouteflika ,de son clan corrompu et de ses parrains du drs,LA SONATRACH.
    Les autoproclamés généraux ,maîtres de l'algérie,et leur cabinet noir(médienne,nezzar,elmokh…..pas retraités du tout pour se faire) ne veulent plus "cautionner" la destruction tout azimuth par la corruption et l'injustice provoquée par le clan néfaste dit présidentiel et lui cherche ,conformémént au systéme militaroflnopanarabiste qui s'est emparé de l'algérie depuis 50ans UN PRESIDENT A IMPOSER aux peuples d'algérie.

    Nezzar a des yeux de chimene pour benbitour….

    Quant à la vermine araboislamiste,le DRS en appliquant sa génocidaire"guerre pédagogique" et ensuite en pactisant avec elle,a commis un crime contre l humanité en l'algérie ,privant ce pays de ses "enfants démocrates et patriotes" .Cette vermine araboislamiste que le DRS a préservée ,à cause de calculs à court terme,lui explosera sur le visage ,bientôt.Les araboislamistes intramuros,belhaj,bouguera(celui qui a changé son nom en aboujerra pour faire plus arabe et moins algérien),ghoul,belkhadem,djaballh…) et extramuros(madani et son clan islamistes aux aguets,les rachad,et leurs kabylophobes ARABI zeitout ,le kabylophobe le plus abjecte avec son site panislamoarabiste colonial rachadco) sont entrain de fourber leurs armes!

    Said mekbel et "la séve authentique" détruites des enfants de cette algérie algérienne,nord africaine ,méditerranéenne,amazigh,amazighophone,arabophone et francophone ,séquestrée depuis 50ans ,ont été sacrifiés par "la guerre pédagogique" qui a engendré un clan des plus néfastes pour l'algérie,le clan dit présidentiel et la vermine islamiste ,tous deux algerie-algerienophobes..
    Que la providence protége l'algérie et ses peuples,car les nuages qui s'amoncellent,encore,à son ciel et à ses "cieux" n'annoncent rien de bon pour elle!

  8. Le concept de "libéralisation politique " revêt peut-être une grande importance , tout dépend en fait comment chacun ou chacune l'entend. S'il s'agit de décoloniser les mentalités ,de les délivrer de la "névrose d'indigénat " dans laquelle le système post -indépendance les a maintenues depuis 1962 , s'il s'agit de désaliéner les esprits , de les arracher à l'influence des sorciers et des prêcheurs de fausses illusions, je trouve dans ce cas que le concept de libéralisation politique est une bonne chose en soi comparé à la pseudo-démocratie pervertie et dévoyée par la propagande idéologique, le populisme et la démagogie , la religion et l'argent.

  9. R'gued oufaq, l'ga rouhou f'zqaq: < Mieux vaut tard que jamais >. < L'arbre tombe toujours du côté où il peche >. Cordialement.

  10. C’est quand même bizarre ces retournements de veste à une vitesse grand V ! Quand, ici même, des internautes avaient mis en avant l’appartenance Chaanbi de Benbitour, parti prenante d’une Algérie soumise à l’arabo-islamisme ravageur, nous étions témoins d’insultes et de positions hautaines à corps défendant aux côtés de Benbitour, et, (oh magie de l’écriture !) ne voilà-t-il pas qu’à peine quelques mois plus tard, on vient nous confectionner un dossier lourd, à contre-courant toutes, de ce qui avait été défendu auparavant !!!??
    J’avoue que cela me dépasse ! Que se passe-t-il dans ce bateau Algérie qui navigue sans boussole et sans capitaine à bord ?
    Madame, encore à boire !

  11. Welcome back a si Yucef.

    Il y a 2 problemes d'ordre politique en Algerie. Le 1er est celui de l'arme'e qui se retrouve avec 40 une population qu'il faut nourir, et le second est celui de la population qui se retrouve avec un monstre qui lui suce le sang. Le bras de fer est prive' et hors porte'e de toute entite', grace a l'Etat, c.a.d le statut et la reconnaissance des autres Nation-Etats de cette tchektchouka comme souverene.

    Je ne sais quelles sont les inttentions de benbitour, mais une chose est sure, c'est que son projet n'a de solution qu'au regime et non celui de la population. Cette population desire fonder une Nation avec un Etat souverain pour la representer. Elle desire d'une arme'e pour defendre cet Etat et un gouvernement pour le servir.

    De l'autre cote' l'arme'e par les armes a installe' un gouvernement pour se conformer aux exigences internationales et pour gerer cette population. Ainsi, l'arme'e s'est approprie' l'Etat et au nom de celui-ci s'est procure' une immunite' et un droit absolut sur ses richesses. Pour conformite' aux exigences internationales toujours, ou du moins pour disposer d'un argument quand a cet etat des choses, pour prevenir toute inseurrection mais surtout au cas elle viendrait a devoir la(population) massacrer. Les Islamistes ont jusque-la servi la separation et procure' l'alibi ideal pour la tyrannie, c.a.d. la violence physique envers des civiles. Une APN, en guise de secretariat a ce gouvernement fantoche.

    Le probleme de benbitour est le meme que celui des lievres dits independents et partis politique tout azimut. Il ne pose pas le probleme de la societe', mais celui du regime. Par consequent, pour solution aussi juste soit-elle ne peut repondre aux aspirations de cette population.Le probleme qui se pose est "comment reprendre l'Etat de l'arme'e, forcer le gouvernement a servir l'Etat et non l'inverse ?"
    La population doit reprendre l'autorite', aussi bien morale que securitaire. Le seul chemin pacifique vers cela est la constitution d'une Assemble'e Nationale, legitime et capable. Mais comme une telle assemble'e n'est qu'une equipe d'hommes et de femmes, cense's negotier, se contredire, etc. (en competition), mais le faire avec conviction, servitude et autorite', chacun des ses membres a besoin d'une souverenete' au nom de qui le faire, mais aussi qui lue surveille.

    La seule maniere de reussir une telle entreprise et de s'adresser a des societe's organise'es et regroupe's. Les memes que les Martyrs ont reconnues. Former un groupe d'opposants a ce regime etait en effet un bon depart, mais pourquoi faire ? Leur reponse est la course pour servir le systeme. Quelque chose comme "democratiser" comment la reine choisi son chauffeur.

    Les incoherences que vous souleve' en realite' sont des fausses erreurs et pas des problemes du tout. Il n'y a qu'une facon equitable de les regler – A travers la negotiation de ce qui est du ressort de cette APN et donc d'un eventuel gouvernement qu'elle surveille, de ce qui ne l'est pas. Ce qui ne l'est pas appartiendra necessairement un autre une autre Assemble et gouvernement, c.a.d un autre Etat.Quand a ce qui est commun de ce qui ne l'est pas, il n'y a qu'a reguarder pour voir pourquoi l'algerie est une population mais loin d'etre une nation du tout. Il n'y a pas de sous-nations non-plus !

    L'Algerie est un ensembles de societe', c.a.d. des populations organise'es seulement, chacun avec ses valeurs particulieres. Pour former une nation, il faudrait tout simplement identifier les domaines ou les valeurs sont identiques a TOUT le monde pour former une base de sujets traitables d'une facon commune, c.a.d. par l'assemble'e "nationale" ou adapter des regles specifiques relatives a ces domaines-valeurs, comme base reelle de la nation. C'est aussi les limites des services du gouvernement. Les seuls domaines d'interet communs, c.a.d. dont tout le monde se plaint est evidemment l'economie et la securite', surtout des frontieres sud. D'un point de vue securite' interne, chaque Etat se doit de disposer de sa police pour renforcer et non appliquer ses lois.

    L'experience au niveau national servira de model d'inspiration pour les etat-regions.

    Ainsi ce probleme de Tamazight par example sera vite resolue. Il n'y a pas lieu de l'imposer a tous les Algeriens, mais aux elus de tout etat qui souhaite avoir une opinion dans les affaires de ceux qui l'officialisent dans leurs Etats – de meme pour l'arabe, le francais ou toute autre langue officilis'ee par un etat de l'Union.

    Les problemes de l'education aussi seront vite regle's ! Chacun s'occupe de ses enfants. A quoi servirait le ministere de l'education alors? A sponsoriser des recherches de fond et a mettre a la disposition des etats les trouvailles. En voici un example: Comment rendre efficace l'apprentissage d'une seconde langue plutot que de decider quelle seconde langue enseigner, etc.
    Quelque chose du genre des instituts de sante' Americain confie' a Dr. Zerhouni durant 3 mandats et 2 administrations oppose'es. La recherche se concentre sur "developer des methodes de guerrison plutot que comment distribuer les traitement (ce que fait Obama contrairement a Bush)"

  12. Au risque d'imiter Mr De La Palisse, je dirais que "l'homme n'est pas parfait" et, pour reprendre Mr Jeus de Nazareth, je dirais "que celui qui n'a pas péché lui jette la pierre" mais, quand même, lorsque l'on se rend compte de ses errements, la moindre des probités intellectuelle est de le dire sans quoi cela s'apparenterait à un "retournement de veste" pour reprendre Mr Madani mais surtout de s'excuser auprès de ceux qu'on a traités de racistes, haineux et autres qualificatifs injurieux alors qu'ils n'ont fait que pointer du doigt la farce "Bentartor".

  13. Sel ghouch wa demmar i foudhegh machi dekra ……………..de connaitre les vérités de ce pays à la dérive . Merci Madani pour ce rappel.

  14. Piètre analyste, IBNOU ZOUTAT brûle aujourd'hui
    ce qu'il a adoré hier.
    ps : Vous savez ce qui arrive quand on prend des vessies
    pour de lanternes, mon cher Benzetate ? Eh bien on se brûle !

  15. Chapeau Mr Benzazat, après avoir soutenu contre vents et marrées , la ligne Ben Bitour, vous étes revenu a de meilleurs sentiments, en ouvrant les yeux sur la personnalité réelle et cachée du sieur B.Bitour. EN vérité il n'a pas de programme, pour un véritable changement démocratique, pour sortir notre pays, du marasme politique actuel, c'est un opportuniste rusé qui cherche a tromper tout le monde. Après avoir bénéficié des largesse du pouvoir, il veut nous faire croire qu'il est vrai opposant, mais les algériens ne sont pas dupes.

  16. C’est le recours au concept de "libéralisation politique " qui laissait justement entrevoir un espoir de changement du rapport au politique dans la perspective de sa désidéologisation et de sa dé mythologisation. Surtout que son programme prévoyait une période de transition de cinq ans qui devrait permettre à la société de mieux se préparer pour faire librement le choix de société dans le cadre d’un débat véritablement démocratique. Hélas, les différentes entrevues avec lui, et une étude approfondie de sa réflexion à travers ses déclarations et ses textes m’ont convaincu que l’ambivalence avec laquelle il avait l’habitude de répondre aux questions des journalistes dissimulait en fait des arrières pensées qui visaient non moins un certain assainissement de la gouvernance sans rien changer au système de pouvoir ni à la soumission de l’Etat à l’idéologie religieuse. D’autant que ses soutiens affichent de plus en plus leur attachement à l’idéologie religieuse, ce qui n’était pas le cas aux débuts, d’ailleurs, beaucoup parmi eux ont déserté ses rangs et ceux qui restent et qui ne sont pas d’accord sont très déçus et essaient d’inverser la tendance. Une scission dans son mouvement n’est pas à écarter d’ailleurs ! Pour le reste on ne peut pas mettre en doute l’intégrité de sa personne et son éloignement de toutes les dérives mafieuses du pouvoir, encore moins le considérer de raciste comme le font certaines mauvaises langues mal éduqués dans le racisme ethnique provincial. Pour dissiper le doute sur cette question, il faut savoir que son épouse est Kabyle et ses enfants sont tout simplement des Algériens comme tous les autres, c’est-à-dire des métisses imprégnés d’un multiculturalisme spécifiquement Algérien. Qu’on le veuille ou non l’Algérie n’est ni Arabe, ni Kabyle, ni Mozabite, elle est algérienne et c’est tant mieux comme ça et tant pis pour les racistes de tout bord !!

  17. Bonjour M. Benzatat

    Comme je vous l'avais déjà affirmé au Matindz, des amis de la même région que Benbitour, m'avaient déclaré que l'Algérien en général et plus particulièrement les Amazigh, n'ont rien à attendre de bon de ce candidat. Il vous a fallu un peu plus de temps pour finir par le comprendre mais, le plus important est que votre lucidité et ce, malgré le propos de certains esprits étroits, vous a permis d'en prendre conscience d'une façon que je considère honnête. C'est donc un plaisir de vous retrouver dans votre lucidité de discernement habituelle.

  18. Bravo Monsieur Benzatat pour cette auto-critique ; il n'y a que les imbéciles qui ne changent pas d'avis.

    Quant au candidat Ahmed Benbitour, c'est un arabo-islamiste pur jus. Lui à El Mouradia, ça sera le Qatar, le Koweit et les Séoudiens au pouvoir à Alger. Ils ont déjà un pas dans le pays avec Bouteflika, ils feront le regroupement familial avec le deuxième pas sous Benbitour.
    Allons-nous laisser faire ?

  19. Monsieur benzazat azul
    Merci pour cet article tres contributif a l'elaboration de la conscience nationale a propos de ces charognes qui guettent le peuple . Vous avez negocie un virage a 180 degres et c'est bien reussi
    Merci

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