Le FMI cherche de nouveaux marchés en Algérie !

« Le crédit à la consommation va avoir un effet positif sur l’économie dans son ensemble, ainsi que sur les conditions de vie des ménages, étant donné que les citoyens vont vivre dans de meilleures conditions. Je ne vois pas d’inquiétude particulière sur le fait que les crédits à la consommation peuvent porter un souci de stabilité macroéconomique globalement ». Ce n’est pas un vulgaire journaliste qui le dit mais c’est le chef de mission économique du FMI à Alger, Mr Zeidane Zeine. Au-dessus c’est le soleil, disait l’autre.

De qui se moque-t-il ? Il ne faut pas avoir un doctorat en économie, la vraie je vise ici, pour comprendre que cela est sans fondement est même d’une contradictoire ennuie. En fait selon cet expert de du Fonds Monétaire International (FMI), ce crédit à la consommation, déjà établi puis suspendu par les autorités algérienne, donnera un coup de pousse à la consommation des ménages et par voie de conséquence à toute l’économie nationale. Cela est vrai notamment sur le plan théorique, tellement cher aux économistes professionnels, mais sans rapport avec la réalité de l’économie algérienne. Cet agent, appelons-le ainsi du moment qu’il travaille pour une telle entreprise, a oublié juste d’ajouter que les ménages dépensent selon leur volonté et selon leurs besoins parce qu’ils sont «rationnels». Je ne vais pas parler du mensonge des allégations selon lesquelles le consommateur est souverain car le professeur J.K. Galbraith a démontré que c’était juste une chimère qui tient à cœur les économistes classiques (néoclassique surtout). Mais je tiens quand-même à rappeler que la rationalité est le fondement de l’économie classique et des institutions monétaires telles que le FMI et la Banque mondiale… Être rationnel est une « obligation » en économie sinon toutes les prévisions seront erronées. Mais si on décortique bien la scène économique internationale, on comprendra bien que la dernière des choses à faire, si on est vraiment doué de bon sens et d’un esprit rationnel, c’est d’écouter et de suivre les recommandations du FMI & Co (Cf. J. Perkins « Les confessions d’un assassin financiers »).

Si par malheur l’Algérie décide d’autoriser ces crédits à la consommation, l’économie algérienne va subir un choc de demande suite à la hausse de demande générale autour de certains biens. Le problème réside en fait dans la nature de ces biens sur lesquels va porter cette nouvelle demande. Il s’agit sans doute des biens importés car aucun algérien ne va penser à augmenter sa consommation en ognons si on lui augmente son salaire. Je dis salaire car, pour en résumer, le crédit est un revenu (salaire) anticipé que le ménage désir consommer avant de l’avoir, c’est-à-dire une utilisation de son revenu mais qui est interférée dans le temps. Je m’explique : au lieu d’épargner pour satisfaire ses besoins, le ménage va emprunter de l’argent pour acheter des biens qu’il ne pourrait bien se procuré avec son revenu courant. Jusqu’ici rien d’anormal. Cependant, une fois qu’il a emprunté et contrairement à l’utilisation de son épargne, le ménage sera obligé de payer un taux d’intérêt à son prêteur, le service de la dette. Au final, pour assurer les échéances de l’emprunt, le ménage qui s’est endetté doit faire attention à ses dépenses et surtout éviter un retard de paiement car cela impliquera automatiquement des sanctions financières qui vont alourdir davantage le fardeau initial. Pour illustrer le crédit à la consommation et afin de simplifier les calculs, j’ai pris un taux d’intérêt fixe et non pas variable:

– Un crédit de 500 000 DA sur 4 ans, avec un taux d’intérêt de 4% par mois : à la fin de ses 48 mensualités, le ménage se voit rembourser le capital emprunté (500 000 DA) et un intérêt de 41897,31 DA.

– Un crédit de 1 000 000 DA sur 4 ans, avec un taux d’intérêt de 4% par mois oblige le ménage à rembourser 22579.05 DA par mensualité soit un intérêt de 83794.62 DA à la fin de 4 ans, auquel on ajoute le capital emprunté soit un total de 1083794.62 DA.

Ces deux exemples montrent bien que celui qui gagne est bien le banquier qui a prêté de l’argent qu’il ne possède même pas, d’ailleurs, car une simple écriture suffira pour «créer» votre argent. À vrai dire, «c’est les crédits qui font les dépôts» et non pas l’inverse comme le pensent généralement les gens (cf. Holbecq et al., «La dette publique, une affaire rentable). Je ne vais pas entrer dans la discussion du « Haram ou Hallal » autour de ces taux d’intérêt. Néanmoins l’Algérie est un Etat Laïc sur le plan économique et, je signale au passage qu’aucun pays, soi-disant musulman, ne pratique les recommandations coraniques en économie.

Cela dit, il y a un autre aspect qu’il faut souligner à savoir que ces crédits à la consommation vont engendrer une hausse de l’inflation (hausse générale des prix). Sans y entrer dans les détails, une hausse de la demande des biens impliquera forcément une hausse de leurs prix. Cela est vrai surtout en Algérie où il n’y a aucun organisme pour contrôler les prix sauf le lait, le sucre, l’huile, le pain et les produits de première nécessité. D’ailleurs, assurer le contrôle et les subventions seulement sur ces produits nous laisse penser que l’Algérie est un pays tellement pauvre que le fait de les assurer relève d’un bien-commun indéniable qui profite à tous les algériens. Ce qui est nullement le cas si on prend en considération que l’Algérie est un pays riche et que ces subventions profitent plus aux gens aisés qu’aux pauvres car ces derniers ont une préférence (taux marginal de substitution) limitée ce qui n’est pas le cas des premiers. En d’autres termes, le riche peut manger du miel si le sucre lui semble inintéressant. Par ailleurs, si on ajoute à cette nouvelle inflation à celle qu’enregistre l’économie actuellement, je dirais même que le Dinar Algérien sera comme le Papiermark.

Revenons à l’économie algérienne, personne ne peut ignorer le fait que l’Algérie est un pays consommateur et ne produit quasiment-rien sur le plan industriel et si elle le fait c’est surtout sous des licences étrangères comme les produits électroménagers entre autres. Personne n’ignore aussi le fait que l’Algérie n’assure pas encore une autosuffisance alimentaire y compris dans les produits de première nécessité à l’instar du blé. Par ailleurs, un ménage qui se voit accorder un crédit de consommation peut avoir une illusion selon laquelle l’argent du crédit lui appartient définitivement et en conséquence il va le dépenser rapidement sous l’influence des publicités. Il va acheter une voiture neuve pour remplacer l’ancienne ; acheter un téléviseur Led LG pour remplacer l’ancien de marque ENIE… et un tas d’autres produits qui relèvent de « biens de prestige », c’est-à-dire des consommateurs ostentatoires achetant des biens qui les laissent penser qu’ils ont une certaine supériorité par rapport à leurs semblables ! En tout cas, la nouvelle demande impliquera certainement une hausse des importations par le simple fait que la production nationale ne répond pas suffisamment à la nouvelle demande. Le meilleur exemple est la viande rouge. À chaque fois que les ménages augmentent leur dépense en viande, sujet de polémique à chaque mois de ramadan, les autorités importent de la viande surgelée (je ne parle pas ici de la nature de cette viande car cela est toute une autre polémique) pour faire face à la hausse de la demande. En effet, suite à la hausse des importations la balance commerciale sera déstabilisée. Ceux qui gagnent vraiment avec ces crédits à la consommation sont des entreprises étrangères qui exporteront davantage de produits vers l’Algérie. Je pense que le FMI, avec ses recommandations, cherche de nouveaux marchés pour les multinationales qui subissent des coups, des pertes de profits, en ce moment dans tous les pays développés.

De notre côté, et en guise de conclusion, je rappelle que nous ne devons pas oublier que cette nouvelle consommation va rendre le mode de vie des Algériens, sur un plan matériel, plus proche de celui des Occidentaux. Mais pour maintenir un tel rythme de vie, l’Algérien sera dorénavant obligé d’emprunter pour dépenser. Une pratique d’ailleurs très courante, voir obligatoire, dans les pays développés et sans laquelle le simple citoyen sera à la marge de sa société. La consommation ostentatoire qui détruit les pays développé doit être combattue par le Algériens s’ils ne veulent pas aller à la dérive de l’Occident. Au lieu de se focaliser sur la consommation l’Etat doit soutenir davantage les entrepreneurs algériens afin qu’ils puissent mettre en marche une économie digne de ce nom. Faciliter le crédit est l’une des clés de réussite de l’industrie algérienne. On se demande pourquoi les autorités ferment les vannes de crédits à la première entreprise privée en Algérie, Cevital entre autres ! Cela va de soi qu’un simple économiste de formation va dire, entre autres, qu’il faut des crédits aux entreprises nationales, privées et publiques, ainsi qu’un protectionnisme intelligent (il faut favoriser les produits nationaux) pour une meilleure stabilité macroéconomique, contrairement à ce que préconise cet agent du FMI.

Nabil de S’Biha

8 commentaires

  1. Votre article aurait gagné en clarté, s'il était mieux rédigé. Dommage.

  2. La madame et son zeidani egyptien, mille bla bla vomis, concluent que l'algerie, c.a.d. les ignards incompetantes, que le dinard se doit d'etre sous-evalue', alors qu'il l'est a outrance et que la nomenclotura doit reduire la consommation energetique domestique et l'augmenter pour l'export.

    Ce que je n'arrive pas a assimiler, c'est comment peut-il y avoir de developement domestique sans energie? Il faudrait que les algeriens ne travaillent pas de telle sorte aussi a ne pas exiger qualite' et quantite' de leur dinard(sous-evalue') et qui est la seule mesure de leur sueur… Biensur, personne ne demande a cette dinde, pourquoi les europeens, du moins ceux sans energie, ne creusent-ils pas un trou pour se proteger du froid, bruler leurs arbres et s'entre-manger, puisqu'ils n'ont pas d'energie du tout ! Mais si, le nucleaire ! Et s'il le foutait dans leur bagnoles !

    Pourquoi chez eux, les gouvernements injectent-ils de l'argent survalue's, vole' et empreinte' pour payer pour une energie a mettre en mouvance meme des chomeurs, c.a.d. des chomeurs non-producteurs ? La valeur reelle du dinard est de l'ordre de 5 a 6 DA par Euros et pres de 9 le dollar. Si les algeriens consommaient plus domestique et Americain et moins Europeen, le dinard et le dollar s'equilibreraient et se stabilerait vers un taux de 7 dinards par dollar/Euro. La valeur de l'euro devrait donc descendre en faveur du dinard et du dollar, qui sont lie's d'un point de vue production, alors qu'avec l'Euro, c'est plutot consommation ! Le client payant mangera toujours moins que le cuisto !

    Je me rappel encore d'un article il y a quelques 6 ans sur l'impossibilite' des agriculteurs algeriens d'obtenir un stand et des visas pour exposer leurs produits agricoles en france, alors qu'un traite' euro-med de mes 2, etait en vigueur.

    Que peut-on acheter de nord africain en Amerique? des produits alimentaires et touristiques du Maroc et Tunisie, de l'habit et publications d'egypte (a composante petroliere lybien et algerien biensur), et rien absolument RIEN DU TOUT, sinon des valets de parking dans quelques metropoles algeriens. Des centaines de restaurants couscous/n.africains (des franchises de M6) marocains et UN SEUL restaurant qui identifie et sert le couscous ALGERIEN tenu par une Dame Deutch ! J'ai appris a preparer le couscous rapide (deja roule' vendu comme "French" Couscous) d'une Americano-Allemande,c.a.d. Deutch !

    Bref, ce que le regime algerien en attendant de faire face a la realite' et sortir de son fantasme franco-arabo-islamique-camembert, c'est de revoir ses alliances et priorite's ! Le reste se mettra en place de lui-meme. L'avenir est au sud, vers les pays Africains Anglo-Deutch, a commencer par l'Afrique du sud, le Ghana et d'autres…

  3. Faites attention à ce que vous écrivez !
    Quand on parle de taux d'intérêts, on parle toujours d'un pourcentage par/an et non par mois.
    En plus, on ne comprend pas vos calculs puisque 500 mille dinars à 4% par mois cela fait 20.000 dinars d'intérêts par mois.
    En revenant au titre de cet article: le FMI cherche de nouveaux marchés, vous présentez l'article comme si les banques algériennes appartenaient au FMI…

    Enfin, il faut être plus claire dans les idées.

    Au lieu de critiquer tout et n'importe quoi, essayez de trouver des solutions pour chaque problème.
    La question de la non productivité, elle existe parce qu'on bloque tout et on empêchent ceux qui veulent produire. Dans d'autres mots, ce qu'il faut c'est d'ouvrir les portes à tout le monde qui veut venir produire en Algérie. Vous voyez, c'est très simple, mais personne ne propose, par peur de perdre des acquis…
    Aimer l'Algérie ne peut pas se résumer à: one, two, three Viva l'Algérie.

    Tant qu'on tourne en rond, les vrais problèmes ne seront pas résolus, par manque de vision du type de société et d'économie qu'on prétend pour l'Algérie. Entretemps la planète continue à tourner et elle ne peut pas attendre les algériens.

  4. Cacher le soleil avec un GHARBEL! Spécialité algérienne !!!!
    Le FMI et, Mme Lagarde sont devenus des références, je vous rappelle que cette Dame a occupée des fonctions importantes en France ou elle a prouvée à l'instar de ces con.. frères algériens son incompétence, elle occupe un poste politique et sans plus. Elle est aussi con que ses prédécesseurs et aussi con que SELLAL qui ose dire que l'Algérie sera une puissance spatiale tout simplement parce que l'Algérie PAYE PLUS de 1 Million d'euros pour envoyer quelques personnes aussi compétentes soient elles pour assister simplement et à titre de spectateurs à la préparation de ce dit programme. Pauvre pays de Merde, un "chef" de Gouvernement incapable de résoudre les problèmes du chômage, du logement , de l'industrialisation etc… mais seulement capable d'avaliser les conneries de ceux qui veulent à tout prix maintenir malgré lui j'en suis certain un malade en poste.

    De plus Mr Sellal dernier des ministres affirme il y a quelques jours que tous les crédits ansej ont remboursés à 70%.
    ILS VEULENT ENCORE OUVRIR LA VANNE DU CREDIT Bon Dieu sur quelle planète vit il, est-il réellement honnête avec lui même ou, est- il obligé d'avaler des vipères et non des couleuvres. Ce n'est qu'un fonctionnaire de plus !!! et cela veut tout dire, il fait preuve d'une inconscience totale.
    Mr SELLAL offrez aux jeunes algériens des postes de travail et soyez exigeant et , vous serez reconnu comme un bienfaiteur même si les richesses ne vous appartiennent pas, faites votre travail de CHEF de Gouvernement rendez le sourire et la joie de vivre à ce peuple de zombis.

    PAUVRE ALGÉRIE, NOUS TES ENFANTS NOUS T'AVONS DÉÇUS, NOUS N'AVONS PAS ETE SUFFISAMMENT DIGNES POUR TE PROTEGER CONTRE NOTRE CUPIDITE, NOTRE BETISE. NOUS NE TE MERITONS PAS ! MILLES EXCUSES .

  5. @Nabil de Sbiha. Votre article est clair et bien rédigé. Il est à la portée de n'importe quel profane en économie. Vos exemples sont très bien assimilés et je présume que vous avez une respectable formation en économie. J'espère que l'État comprendra enfin que le développement du pays a accusé un énorme retard et dans tous les secteurs ; mais bien sûr qu'il sera question de recourir à l'importation de ce qui n'est pas nécessaire absolument, et gardons à l'esprit que nous ne produisons que 2 % de nos besoins, le reste est assumé par la rente pétrolière, je trouve que singer des comportements et/ou consommateurs occidentaux c'est aller vers une situation dangereuse, nous avons un État dépensier qui ne sait pas compter ses sous. On se retrouvera dans quelques années dans le rôle de la cigale, pas dans celui de la fourmi. J'attends de lire les avis de nos économistes à l'instar de M. Mebtoul et autres universitaires. J'ajouterai aussi que votre analyse est très pertinente surtout en ce qui concerne la situation actuelle de l'économie mondiale, beaucoup de pays occidentaux en crise, sont obligés de chercher à placer leurs produits dans les pays comme le notre où la prévoyance et la lucidité manquent cruellement, je dirais aussi que l'incompétence de ceux qui prennent des décisions hasardeuses nous coûtera très cher. Allons allons, il y a d'autres priorités, l'indépendance alimentaire, l'agriculture, l'emploi, l'habitat, la santé, etc. Je crois que nous allons revivre ce qui avait été une grave erreur au temps du Président Chadli, Je fais allusion à son "programme anti-pénurie". Enfin s'il y a des gens qui veulent s'enrichir sur le dos des générations futures….

  6. on bouffe on bouffe on bouffe voilà notre avenir vu par le FMI , monsieur l'Algerien demande la democratie pour elire un maire qui va s’occuper des déchets pour pas tomber malade et s'occuper de l’hôpital si on tombe malade et s’occuper de l'ecole pour avoir des mecs et des nanas pas cons, voilà si on nous fait credit pour ça c'est ok car c'est ça nos problemes mais qui nous demande notre avis monsieur ?

  7. Le mois etant un dividant de l'annee, tout interet (%) annual a un equivalent mensuel, hebdomadaire, par jour, jusqu'a la minute ! — Mais comme les payments sont generalement mensuels, je ne vois pas ou est le probleme. Ce qui est dit demeure valide. En fait c'est une meilleure facon de plannifier, de telle sorte a contempler un exces de payment mensuel de tel sorte a reduire le nombre de mois et donc le cout de la dette totale. Les payments anticipe's ne sont pas generalementinterdits. Aux USA, dans le cas des cartes de credit, il est interdit, c.a.d. les banques doivent appliquer le meme taux d'interet a l'argent paye' d'avance. En d'autres termes si un excesde payment est fait le 1er mois, celui-ci s'applique contre les derniers mois de la dette et cet exces aura gagne' en valeur. c.a.d. en doublant le 1er mois, on reduit la dure'e de la dette par 2 mois, et non pas d'un !

  8. Ce ne sont pas les quantite's qu'il y a lieu de revoir, mais les methodes. Il faut surtaxer les produits finis et privilegier les licenses de production locale a encourager avec une infrastructure et une energie competitive. Nike viendrait alors produire ses baskettes en Algerie, c.a.d. licensierait cette production a une compagnie algerienne contre une somme calcule'e sur les benefices realise's en algerie, que la compagnie algerienne aura le droit de payer. bref, chaque baril de petrole se doit de generer autant de produits locaux que 1000 barils en dollars acheteraient. En moins de 5 ans, il faudra ouvrir une agence d'immigration france–>algerie.

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