KOUKOU éditions boycotte le SILA 2013

Une fois de plus, KOUKOU Editions est la cible de manœuvres occultes.

Après les tentatives d’intimidation visant à bloquer la diffusion d’ouvrages jugés « politiquement incorrects », c’est le Commissariat du SILA qui vient de monter au créneau pour exclure KOUKOU Editions du Pavillon Central de la SAFEX, et reléguer son stand au « pavillon Casbah », réservé aux maisons d’édition orientales, dont les raisons sociales revendiquent une ligne éditoriale fortement islamiste.

Cette cohabitation contre-nature visant à isoler KOUKOU Editions dans un environnement hostile n’est pas innocente. Alors que des auteurs – notamment Djemila Benhabib, Bélaïd Abane et Hakim Laalam – aux convictions laïques bien assumées sont annoncés pour signer leurs ouvrages et rencontrer leurs lecteurs, cette opération relève d’une sinistre manipulation dont il reste à percer les objectifs. Nul n’ignore aujourd’hui que Djemila Benhabib, auteure de Ma vie à contre-Coran paru en 2010, de L’automne des femmes arabes et Les soldats d’Allah à l’assaut de l’Occident, parus en 2013, est la cible, au Canada où elle vit, de menaces récurrentes. Depuis quelques semaines, elle subit un harcèlement continu du lobby intégriste visant à la réduire au silence.

En dénonçant cette forfaiture des manipulateurs de l’ombre et la servilité de leurs supplétifs, KOUKOU Editions refuse de se soumettre au fait accompli.

Fidèle à sa ligne éditoriale et respectueux de ses auteurs et de leurs lecteurs, KOUKOU Editions décide de boycotter le SILA 2013. 

En attendant la fin du règne des pratiques clientélistes et des allégeances tribales, KOUKOU Editions donne rendez-vous à ses lecteurs dans les librairies habituelles où ils trouveront, dès la semaine prochaine, ses nouveaux ouvrages, et où ils pourront rencontrer leurs auteurs pour des séances de dédicace et de débat. 

Alger, le 30 octobre 2013.

Arezki AÏT-LARBI

Directeur de KOUKOU Editions

9 commentaires

  1. bravo, c'est un honneur pour vous d'etre interdit dans ce festival du livre de la bouffe , bonne chance

  2. Invitez Hakim le thésard, Benchicou, Sansal, Dilem, Hamouche, saadi,…. et tous les auteurs laïcs et progressistes à Tizi ou Bejaia, vous allez déplacé le centre de gravité du livre, et leur sella ne sera qu'une Zaouia de Mohammed Bey, paroles de Ramesses que vous allez les décevoir!

  3. On est avec vous a mis tmurt !! J'ai été l'année passée à cette foire du livre……religieux, j'ai juré de ne plus y mettre mes pieds !! Ce pays est vraiment foutu !!

  4. Salon du papier toilette a l'ere digitale, c'est tout… Comme l'a suggere' quelqu'un plus haut, invitez vos auteurs, quelque part a Alger, a cote' du metro sur les hauteurs, et les memes jours, et leur sila deviendra une salat, c.a.d. une mosque'e – vous verrez, vous creerez meme du travail, car meme leur invite's etrangers auront a embaucher des etudiants pour faire la guarde a leur stands, tandis qu'ils seront vos invite's !

  5. Salut! Une décision pareille est un point positif dans votre palmares. le malheur dans ce pays c'est que les gens ne lisent pas de livres et ceux qui pensent en dehors du système se trouvent du coup hors-jeu.

  6. Azul fellawen,
    Mes salutations fraternelles au grand Monsieur qu'est Arezki Ait Larbi.Tu as répondu avec dignité à ces personnes qui elles en sont dépourvues.
    Je suis fière de ton absence à ce festival de anti culture.

  7. Arezki Ait Larbi est connu et reconnu comme étant un rebelle dans le même sens que celui dont on a affublé le chanteur Kabyle Matoub Lounés. Un rebelle ne s'aliène pas , ne se soudoie pas ,ne se soumet pas, il demeure un éternel rebelle.Nous avons besoin de ces éclaireurs iconoclastes , de ces rebelles anti-conformistes , de ces pourfendeurs de l'inquisition et de ses pratiques arbitraires.

  8. Pour avoir les faveurs de ce pouvoir de malheur, il faut faire la courbette et produire des copies conformes aux discours du Calife Bouteflika et sa secte, sinon, vous êtes déclaré personna non gratta dans votre propre pays. Mais heureusement qu'il existe encore des hommes de principes de la trempe de Mr Arezki Ait Larbi, qui refusent de plier aux désidératas de ces dirigeants incultes et corrompus . Comme le dit le poète Si Mohand " Anarez ur n'kenu akhir daouassu anda ts quiden i chifan"

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