Les insultes ne me feront pas taire !

Monsieur Hannachi Mohamed, vous portez un nom lourd, je comprends parfaitement que mon discours ne vous convienne pas.

Dites-moi, cependant, pourquoi m’adressez-vous vos griefs en arabe, cette langue qui m’est étrangère. Je vous rassure. A l’époque où vous n’étiez encore peut-être qu’un spermatozoïde, j’ai quitté le lycée technique du Ruisseau à Alger pour aller préparer un bac lettres en arabe. Par amour pour la philosophie et la littérature arabe.

En chemin, j’ai égaré ma religion, mon islam. J’ai compris très tôt que les foutouhates (conquêtes) islamiques étaient des opérations de colonisation. J’ai le droit 15 siècle après de le dire.

Monsieur Hannachi, je ne sais pas où vous êtes planqué mais moi, au temps où vous n’étiez rien, j’ai bouffé de la matraque et de la soupe aux cafards dans les prisons de Chadli, pour atteinte à la sûreté de l’Etat et autres joyeusetés qui toutes valaient la peine de mort.

Le courage n’est pas donné à tout le monde. Les meilleurs en sont morts : Djilali Liabès, Mahfoud Boucebsi, Tahar Djaout, Matoub Lounès, Alloula, Hasni….

L’ingratitude est bien répandue, aujourd’hui. La preuve, l’entreprise de recouvrement des créances d’électricité d’Afrique du sud vient d’adresser à Nelson Mandela, le père de la nation agonisant un ordre à payer de 496 euros! La mairie de Johannesburg a été obligée de s’excuser. Quelle honte ! Mandela ! Vingt-sept ans de prison au service du peuple et de la liberté. L’administration est conne. Le peuple aussi parfois. Souvent.

Serions-nous maudits ? Pourquoi chaque fois qu’on prend nos valises pour quitter un village ou une ville, un pays, une situation de tourments, on retombe toujours à pieds joints dans la tourmente ?

J’ai dit serions-nous maudits, je crois sérieusement que nous le sommes, sinon comment expliquer que des gens comme nous, simples, paysans à l’origine, ayant appris quelques langues et quelques chiffres, ayant appris à réfléchir, à lire, à analyser se retrouvent dans la gadoue eu Europe ou aux Amériques.

Il est très dommageable que moi, toi ou un autre, nous ne puissions pas nous parler. Nous avons été engendrés par la même misère, le même remugle. Nous avons été bercés par les mêmes chansons, les mêmes musiques : le kabyle, le sahraoui, le gnaoui, le raï, l’andalou, le chaâbi…

Il est impossible après ça on soit, on devient ennemis.

Nous avons quitté l’Algérie à un moment tragique, dangereux. Avec femmes et enfants. Nos femmes, dérangées par cette fuite en avant ont pu penser que nous avions traversé la Méditerranée pour le camembert et le Côte du Rhone. Non ! nous avons pris la mer pour fuir les barbes et les qamis, l’environnement transfiguré, un pays défiguré. Même pas peur ! L’Algérie, ce pays où plus personne ne vient, c’est mon pays. C’est là-bas que j’enterrerai mes parents. C’est là-bas que je serai enterré.

Sur les terres de mes ancêtres. Celles qu’occupent à ce jour les pouilleux d’ »El Qaïda », dorlotés par Bouteflika et sa tribu. Je reviens à toi Hannachi, la parole du prophète n’est pas nécessairement meilleure que celle d’un autre !

Un philosophe juif anonyme disait: « Lorsque la bêtise gifle l’intelligence, alors l’intelligence a le droit de se conduire bêtement ! »

Meziane Ourad

7 commentaires

  1. Les insultes de Zi Mohand Hannachi, ne sont que des amabilités, par rapport aux œuvres de ses maitres, un petit kabyle égaré, l'argent de Acif n Sebaou n'a pas servi à la bonne cause!

    Et pourtant l'islam interdit l'insulte et l'invective? que j'ai lu sur la toile, et il écrivent en Arabe et en français, le mécréant kabyle meskine, il en a pris de Point Si Tout Kabyle aussi, de ZIZI Charles Baudelaire Kabyle aussi,…etc

    ZI Charles lui il est vraiment en transe, ramadhan, il n'a pas pris sa dose, il tire sur Benchicou et ils accusent même les commentateurs du Matindz d'apologie envers Ami Moh, il mélange entre admiration , Apologie, adhésion et Chiata! Mais Maaliche Zi Baudelaire, ensemhak!

    Une insulte ou même une critique venant d'un frère égaré, Comme leurs "désirs sont des ordres" on les accepte sans brocher!

    je ne savais pas que le bon dieu écris de droite à gauche, et ce même bon dieu avait interdit d'avoir un chien noir à la maison et une photographie, allez y Monsieur Ourad, acceptez vous une ânerie pareille de la part d'un messager d'Allah!

    Kodak existait déjà à l'époque? Même la branche armée de mes neurones n'arrive pas à comprendre, comment le bon dieu créa un chien noir, et le faire détester à son humanité sauf le Sloughi, le chien des berger Bédouins!

    Tant qu'on avance, tant que ça s'assombri mon frère sur la rue "Ecoute s'il Pleut"

    RMII "The Ugly"

  2. Cher Meziane,

    Nous sommes trésor heureux de ce côté-ci de la méditerranée de te lire. Tes chroniques coups de pieds nous fait du grand bien. Nous n'avons pas oublié, nous la génération des printemps 80 et 81. Je scanner ai une photo de toi debout sur le perron de la bibliothèque de la fac central , avec un écriteau '' serrahted i yimahbas'' ( libérez les détenus pour délit d'opinion). Devant toi il y avait le duo Ferhat et Dda Chérif Kheddam. Une époque de haute lutte frontale avec le régime FLN de Chadli le démocrate – paraît -il. Ils étaient bien embusqués ces temps là les '' opposants'' islamistes et les opportunistes de tout bord. Ils osent aujourd'hui ouvrir leur gueule pour te donner à toi et tes frères de lutte des leçons, eux qui et leur semblables qui ont bâtardisé notre peuple et qui singent une culture et des comportements complétèrent étrangers à nos origines et nos valeureux ancètres. Nous sommes toujours là, debouts

  3. " Il est impossible après ça on soit, on devient ennemis. " Vous avez raison ! Nous n'avons pas à devenir ennemis ! Nous devons seulement relever le niveau pour faire taire les médiocres de tous bords ! l'Algérie est UNE et indivisible !

  4. Il ne faut vous en faire un drame l'Ami : il y a d'autres qui se régalent en lisant vos chroniques.Je salue votre courage et vous applaudis. Ce n'est pas une bande de déracinés qui nous feront abdiquer.

  5. @R A M E S S E S II
    Je ne suis pas un messager d´allah ou mécréant kabyle meskine comme vous le dites; je suis qu´un simple citoyen algerien fier de sa region. pas comme vous qui etes bercé par votre chere FAFA.
    vous dites (Une insulte ou même une critique venant d'un frère égaré) quel egarement ! j´ai pas besoin se freres comme vous

  6. @ Meziane Ourad
    vous dites-(Dites-moi, cependant, pourquoi m'adressez-vous vos griefs en arabe) c´et pour vous dire que je ne suis pas arabe
    -(En chemin, j'ai égaré ma religion, mon islam) eh bien il faut la/le chercher et la recuperer il ne faut pas la/le laisser entre les mains des baathistes.
    ce n´est pas seulement vous qui a bouffé de la matraque monsieur et nous sommes tous passé par le stade spermatozoïdaire.
    -(Nous avons quitté l’Algérie à un moment tragique….C'est là-bas que je serai enterré) c´est là la difference entre nous moi je suis resté chez moi pour combattre quotidiennement.
    -(L'Algérie, ce pays où plus personne ne vient, c'est mon pays) c´est normale parcequ´on traversant la Méditerranée vous avez donnés a vos hotes une mauvaise image du bled.

  7. Bonsoir monsieur Meziane Ourad,
    Vos billets sont-ils à ce point séditieux qu'il convient de vous foutre un
    baillon sur la tronche ? D'un autre côté, vous avez beau montrer "patte blanche",
    vous resterez un paria -dans ma bouche, c'est plutôt un compliment- Assumez donc votre
    qualité de journaliste atypique. "Foutez en l'air vos pantoufles, asseyez vous sur des tonnes
    d'inconvenances" comme dirait Léo Ferré. Mais restez vous même ! Je n'ai, pour ma part, rien
    à b… de vous savoir supporter de l'E.N -drôle d'équipe nationale en vérité, constituée de joueurs
    formés à l'étranger !- ou du NAHD. J'ai été supporter de la JSMB puis de l'ASSE -du temps de
    Mekhloufi – et enfin de la JSK . J'ai fini par ne plus supporter le foot -à mort le foot ! disait Desproges. Bien à vous.

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