Bouteflika revient cette semaine, et alors ?

Les spéculations reprennent de plus belle sur le retour du patient Abdelaziz Bouteflika en Algérie.

Depuis vendredi, on allume des contrefeux, on ergote dans la presse nationale et française : Bouteflika va rejoindre l’Algérie dans les heures qui viennent. Promis juré. Il sera là, nous avait-on appris. On consulte même quelques gorges profondes, toujours anonymes, des sources sûres sans identité pour nous « confier » que Bouteflika va passer le ramadan au pays. Nous voilà rassuré. Que s’est-il passé pour que le patient Bouteflika ne donne pas signe de retour ? Pourquoi cette cacophonie ?

Tout a démarré le 5 juillet, fête de l’indépendance. Des voix commençaient à s’interroger sur ce président toujours en convalescence dans un hôpital militaire de l’ancien colonisateur. Ce qui fait désordre. Alors on sort les grands moyens. On laisse fonctionner la machine de la rumeur en activant quelques journaux réputés pour leur proximité avec le clan au pouvoir. Cinq jours durant, tout le monde est mené en bateau. Pourtant, l’enjeu est désormais ailleurs. Dans le destin de tout un pays plongé dans le coma.

Que le président reviennne en Algérie, grand bien lui fasse. Mais diable ! pourquoi les rumeurs ? Pourquoi tous ces silences ? jusqu’à quand on va ainsi jouer le destin de toute une nation pour les bons soins d’un seul homme ? Pourtant Abdelmalek Sellal qui n’est pas médecin de Bouteflika avait promis lors d’un colloque sur la communation que le gouvernement allait faire des efforts. Il avait même glissé un mea culpa à mi-voix. Depuis, de l’eau a coulé sous les ponts et les bonnes vieilles ficelles du pouvoir ont repris. C’est vrai que les promesses n’engagent que ceux qui les croient, dit-on.

En Algérie, pourtant les Algériens pensent plus au ramadan qu’à ce président qui les a habitués aux absences prolongées. Le citoyen lambda a d’autres soucis. Le ramadan qui commence avec ses prix qui prennent le ciel, ses tracas quotidiens comme les coupures de courant (là un autre ministre a promis qu’il n’y aura pas de délestage comme en 2012). Mais pas au président. Il reste les irréductibles soutiens, qui l’avaient attendu pour la finale de la coupe d’Algérie et la fête de l’indépendance. Ils scruteront les prières surérogatoires pour l’appercevoir, sinon ils prendront leur patience jusqu’au 27 e jour du ramadan. Patience alors.

Pour les autres, tous ceux qui ont tourné le dos au pouvoir et désespéré de ses lendemains qui chantent, le retour de Bouteflika est anecdotique. 

Yacine K.

12 commentaires

  1. Franchement je m'en bat les Kokhones sur le retour de Bouteflika ou pas . Enfin le mieux pour l'Algérie et tous les algériens et même les inconscients c'est qu'il reste là où il est , invalide aux invalides.

  2. Les algériens devraient s'inquiéter plutôt de leur devenir, les sangsues aspirent allègrement toutes nos richesses naturelles et autres, leurs protecteurs font semblant de demander des comptes à nos prédateurs pour consoler les sous-indignés que nous sommes. Nos dignes représentants ont eux aussi leur rôle pour lequel ils sont bien rétribués dans cette tragédie comique.

  3. ça doit être la nuit du doute du côté de val de disgrâce pour notre petit Mario, espérons que le ciel soit dégagé du côté des invalides, après toutes les bêtises, au moins le mois sacré va lui apporté des hassanates, une sorte de points de fidélité qui vont facilité son ascension de son minaret de 299,99 mètres.

  4. Managemette
    par El-Guellil

    Elle était heureuse de travailler, la Fourmi. Rendement excellent mais, malheur ! elle n'était pas pilotée par un manager… Le Frelon, patron de l'entreprise, considérant qu'il n'était pas possible que la situation puisse perdurer, créa un poste de manager pour lequel il recruta une Coccinelle. Elle créa de nombreuses procédures… afin de cerner la productivité de la Fourmi. Très vite, il fallut engager une secrétaire pour l'aider: l'Araignée, qui mit sur pied un système de classement et qui fut chargée de répondre au téléphone. Pendant ce temps-là, la Fourmi, nemla, travaillait, travaillait… Le Frelon, patron, était ravi de recevoir les rapports de la Coccinelle, si bien qu'il lui demanda des études comparatives avec graphiques, indicateurs et analyse de tendance. Il fallut donc embaucher un Cafard pour assister le manager. Assez vite, la Fourmi, nemla heureuse et productive, commença à baisser de rythme et à se plaindre de toute la paperasserie qui lui est dorénavant imposée. Le patron considéra qu'il était temps de prendre des mesures. Il créa donc le poste de chef de service pour superviser la Fourmi heureuse et productive. Une Cigale est recrutée. Il fallut aussi installer un serveur réseau. Le nouveau chef de service ressentit le besoin de recruter un adjoint (qui était son assistant dans son ancienne entreprise liquidée) afin de préparer un plan stratégique de pilotage ainsi que le budget de son nouveau service. Pendant ce temps-là, la Fourmi était de moins en moins heureuse et de moins en moins productive. «Il va nous falloir bientôt commander une étude sur le climat social», dit la Cigale.

    Mais un jour, le patron, en examinant les chiffres, se rendit compte que le service dans lequel la Fourmi heureuse et productive travaillait n'était plus aussi rentable qu'avant. Il eut donc recours aux services d'un prestigieux consultant, M. Hibou, afin qu'il fasse un diagnostic et qu'il apporte des solutions. Le Hibou fit une mission de trois mois dans l'entreprise, à l'issue de laquelle il rendit son rapport : «Il y a trop de personnel dans ce service !». Le Frelon, patron, suivit ses recommandations et… licencia la Fourmi ! Mais que se passe-t-il à Sonatrach ?

    quotidien d'Oran

  5. A quoi servira son retour?à dilapider encore et encore l'argent et les deniers du peuple ,et à accentuer et prolonger le statut quo!Une chose est sure rien de positif ne viendra du clan de malheur ,des Malgacho Tlemceniens;imposteurs,traîtres,à la solde de l'arabo islamisme négateur de la vie ,qui ont squatté le pays depuis 1962,si non depuis l'assassinat d'Abane en 1957;la logique serait de les juger tous pour haute trahison,assassinats,crime économique,destruction du pays sur tous les plans,aliénation du peuple et j'en passe, Alors qu'il aille mille fois au diable!

  6. Il aurait tout aussi bien rester aux invalides dans la mesure où nous avons constaté "matériellement" qu'il n'est vraiment pas indispensable autant qu'il l'affirmait en début de mandats pour gérer ce pays .

  7. Il aurait tout aussi bien rester aux invalides dans la mesure où nous avons constaté "matériellement" qu'il n'est vraiment pas indispensable autant qu'il l'affirmait en début de mandats pour gérer ce pays .

  8. ET ALORS? OU EST LE PROBLEME QU'IL REVIENNE OU PAS ? L'ALGERIE SE PORTE MIEUX SANS LUI …DIEU MERCI ET ELLE PROUVE QU'ELLE PEUT SE DIRIGER SANS PRESIDENT . …ET SANS MAROCAINS REPUBLICAINS.

  9. Non! On va vous le rendre en état de légume pour que vous puissiez le réélire en 2014 !

  10. %Monsieur Yacine, il faut toujours proposer un "SUJET" pour entretenir la populace, et la retourner dans un sens, Bouteflika n'est plus que e la petite histoire, rien de spécial collabo de naissance, il mourra collabo, là où il avait commencer son entreprise machiavélique en 1958 , il finira en 2013 et son retour annoncé pour faire la ramadhan au bled n'est que chimère, un malade est exonéré du ramadhan, et à mon avis, il se prépare pour son dernier envol, l'Algérie a besoin de meilleur de ses enfants, non pas de cette bande d'El paso de l'Ouest, vous les journaleux, il faut aller de l'avant sinon gare au stylo à plume!

    Le monde change à une vitesses éclaire et nous on attend El Mehdi El Mountazar, il n aura pas de changement si on attend juste au bas de la Rue :

    "Tu entend, il pleut"

    RMII

  11. Il se trouve que les arabes autant que les pheniciens ont foutu la m…. a Tamazgha, et ca va de mal en pis. L'Algerie a donc besoin d'un deuxieme MASSINISSA pour faire un nettoyage a sec.

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