Les émigrés, trois petits tours et puis s’en vont

Voici venu l’été, période des grandes chaleurs et des vacances. Le temps où nos émigrés vont rentrer au pays, au bled comme ils disent.

Comme chaque année à la même époque, nous verrons intervenir à la télévision nationale, moult responsables qui affirmeront, la main sur le cœur, « que tout est prêt pour accueillir nos compatriotes ». Les ports et les aéroports ont été repeints pour la circonstance, les policiers et les douaniers, sourire aux lèvres et le doigt sur le pli du pantalon, se tiennent prêts à contrôler et à tamponner promptement les passeports (verts bien entendu) dans un temps record, tout cela pour assurer le maximum de confort à ces algériens d’ailleurs. Tapis rouge, couloir vert, caméras de télévision rien n’est trop beau pour les immigrés qui connaitront leur jour de gloire, dès le moment où ils fouleront le sol du pays.

Branle-bas de combat et mobilisation générale de tous les responsables et personnels des ports et aéroports à l’occasion de l’arrivée des immigrés qui auront droit pour les premiers venus, à un accueil personnalisé du secrétaire d’Etat Belkacem Sahli, himself ! C’est ce qu’il a affirmé d’ailleurs lui-même lors d’une émission télévisée diffusée le 30 mai 2013 : « les immigrés sont en droit d’attendre un accueil humain aux ports et aéroports » (Istiqbal Insani, a-t-il dit). Dans la même émission, Mr. Belkacem Sahli n’a pas toutefois répondu à la question pourtant importante de savoir « combien sont-ils, nos compatriotes de l’étranger ? »

L’éludant presque, le secrétaire d’Etat chargé de la communauté nationale à l’étranger, a répondu par cet artifice : « il y a ceux qui résident à l’étranger de manière régulière et qui sont immatriculés, à travers nos consulats, ceux qui résident de manière régulière et qui préfèrent ne pas se rapprocher de nos services et sont donc, non immatriculés, et il y a ceux qui y vivent de manière irrégulière ou clandestine ».

C’est ce qu’on appelle une réponse à la normande comme pourrait le dire Souhila Lhachemi, elle qui est si pointieuse concernant les chiffres. Comment, sincèrement, peut-on être aussi nuancé pour ne pas dire évasif concernant ce segment particulier de notre population auquel on a consacré : Un secrétariat d’Etat, autant dire un ministère. Une représentation politique à l’APN. Un accompagnement cultuel et linguistique. Mais qui sont-ils ces immigrés dont le nombre échappe à M. Belkacem Sahli ? Je ne veux pas assommer les lecteurs de chiffres, mais il me semble nécessaire d’apporter quelques repaires indispensables à la connaissance des mouvements migratoires de nos compatriotes qui ont commencé au début du siècle. 

Le plus gros des troupes se trouve déjà en France où la première phase de migration algérienne a débuté en 1905. La main-d’œuvre qui la compose travaille essentiellement dans les raffineries et huileries de Marseille ou comme dockers sur les navires. Puis des centaines d’algériens sont embauchés dans les mines et les usines du Nord et du Pas-de- Calais, les industries de Clermont-Ferrand et Paris. Dès 1912, on parle d’un véritable mouvement migratoire de 4000 à 5000 Algériens qui s’accélère dès 1913, grâce à la suppression du permis de voyage qui était alors requis pour les Algériens en France. 

La seconde vague migratoire est composée globalement de 80.000 travailleurs et 175.000 soldats venus d’Algérie dans le cadre de la Première Guerre Mondiale. Ceux qui ne sont pas sur le front, sont employés dans la production d’armement, le génie, l’aéronautique, les transports et les mines. La troisième vague débute en 1920 avec une composante kabyle qui reste importante, avec la migration des habitants du nord-ouest Oranais qui commencent à gagner du terrain. La quatrième vague débute avec la fin de la Seconde Guerre Mondiale, après 1945 où les Algériens occupent des emplois dans les domaines de reconstruction de la France et de la relance économique, dans les mines, la sidérurgie, l’industrie et le bâtiment. La cinquième vague débute avec la guerre de libération nationale (1954-1962). Le GPRA est formé, le FLN prend le contrôle de l’émigration qui participe au combat libérateur et à l’effort de guerre.

De ce qui précède, il y a lieu de bien définir les concepts. Jusque là on a parlé de migration algérienne car en France, dès 1947, les algériens deviennent, officiellement du moins, des citoyens appelés par l’administration des « Français musulmans d’Algérie (FMA) ». Ils ne sont pas alors considérés comme des immigrants étrangers mais comme des migrants régionaux, un petit peu comme les Bretons et les Corses, même si je vous l’accorde bien évidemment, ils sont, dans les faits, traités durement, guerre d’Algérie oblige. D’un point de vue juridique, l’immigration algérienne débute officiellement en France, le 5 Juillet 1962.

Entre 1962 et 1982, la population algérienne dans ce pays, passe de 350 000 à plus de 800 000 personnes. Nous sommes en 2013, faites vos comptes concernant cette population qui ne cesse de croitre, qui se décuple en générations voyageant, étudiant, commerçant et s’établissant dans les cinq continents.

Ces Algériens là sont visibles et font étalage de leur amour du pays à chaque occasion et à chaque match de l’équipe nationale de football où ils déploient l’emblème national, une manière comme une autre de manifester leur présence et de se rappeler au bon souvenir de leurs gouvernants nationaux. Pour en terminer avec les statistiques, retenons que selon une étude réalisée par l’Institut national français des études démographiques (INED), l’Algérie figurerait parmi les 15 pays qui fournissent le plus de migrants au monde. Selon l’AIDA (Association Internationale de la Diaspora Algérienne) basée à Londres, les algériens ou personnes d’origine algérienne vivant à l’étranger en 2012, sont au nombre de 7 millions d’individus.

En France ils seraient au nombre de 5 millions. En Amérique du Nord, ils se situeraient entre 120.000 et 140.000 (110.000 au Canada, 30.000 aux U.S.A et 2000 au Mexique). Dans les pays arabes, ils seraient quelques milliers et en Afrique quelques centaines. Après les chiffres, examinons de plus près nos immigrés ou du moins les personnalités publiques françaises d’origine algérienne qui n’ont de cesse d’affirmer leur appartenance à l’Algérie, sans pour autant que cela ne profite au pays, faute de diaspora influente.

On peut citer dans le désordre Isabelle Adjani, Leïla Bekhti, Shéryfa Luna, Smaïn, Rachid Taha, Rachid Bouchareb, Zinedine Zidane, Brahim Asloun et beaucoup d’autres qui appartiennent au monde de la culture et du sport. Ou encore Fadéla Amara, Leila Aichi, Kader Arif, Azouz Begag, Nora Berra, Malika Benarab-Attou, Yamina Benguigui, Malek Boutih, Samia Ghali, Bariza Khiari, Tokia Saifi, Karim Zeribi qui appartiennent au monde de la politique. On peut même ajouter à cette liste qui n’est pas exhaustive, Rachida Dati dont la mère était d’origine algérienne.

Tout ceci pour dire que le potentiel humain existe mais que les mécanismes institutionnels, de ceux qui font actionner les lobbys font défaut comme par exemple le fameux « conseil consultatif de l’immigration » souvent annoncé mais tant de fois différé puis remisé dans les tiroirs de nos instances gouvernementales.

A propos de lobby, notons cette tentative de compatriotes installés aux U.S.A, qui comptent en leur sein quelques 4000 médecins dont des spécialistes, mais qui éprouvent quelques difficultés à s’organiser pour peser, peu ou prou, sur la politique américaine. La seule représentation consulaire algérienne est située à Washington, très loin donc de la résidence de bon nombre de nos immigrés « américains » et l’absence d’activités culturelles à même de faire connaitre l’Algérie et ses traditions sont les autres entraves empêchant l’émergence d’un quelconque lobby.

En matière de lobby perdu, mentionnons également le recul de notre pays dans le domaine cultuel dans la mesure où c’est le Maroc qui domine actuellement l’islam de France. Il y a aussi la question du transfert de devises par les immigrés qui continue à faire débat. Les Arméniens par exemple, réalisent un transfert annuel de devises de deux milliards de dollars américains et ce, à travers les seuls canaux bancaires et officiels, sans compter les transferts qu’ils font par des biais familiaux et les investissements qu’ils engagent dans le pays.

Malgré la crise, les transferts d’argent des travailleurs immigrés vers les pays en voie de développement devraient augmenter de plus de 6% cette année. C’est ce qu’affirme la Banque mondiale. L’Inde et la Chine sont les premiers bénéficiaires de ces fonds avec 70 milliards de dollars par chaque pays. En 2012 ces fonds ont atteint le seuil de 406 milliards de dollars, soit une hausse de 6,5% par rapport à 2011. Une manne en constante augmentation, selon la Banque mondiale ; ces flux devraient encore progresser de près de 8 % en 2013, puis de 10 % en 2014. Pour certains pays africains, les transferts des immigrés représentent prés de 10% du P.I.B. Le Nigéria est en, tête avec 21 milliards de dollars en 2012, suivi du Soudan, le Kenya, le Sénégal et l’Afrique du Sud.

En Afrique du Nord, le Maroc se taille la part du lion avec plus de 6 milliards de dollars. Les travailleurs immigrés n’hésitent pas à augmenter les sommes envoyées en cas de situation difficile, dans leur pays d’origine. Le printemps arabe a aussi, en de fortes conséquences sur la croissance des transferts (Tunisie-Egypte notamment). En Algérie le seuil des transferts est négligeable et le nationalisme aussi peut-être ? Autre exemple, lors de la crise politique en Côte-D’ivoire en 2011, la diaspora ivoirienne a doublé le montant des transferts afin de soutenir les familles au pays.

Interpellé au sujet de l’apport des Algériens établis à l’étranger, à l’économie du pays, Belkacem Sahli secrétaire d’Etat chargé de la communauté nationale à l’étranger a estimé que « leur contribution est insignifiante ». Poursuivant son propos il a ajouté : « Les sommes qui transitent par le canal bancaire ne se hissent pas au niveau souhaité, et comparativement aux seuls voisins maghrébins, nous sommes les derniers. Nous travaillons justement pour rétablir la confiance et les encourager à transférer leur argent ». Mais qu’est-ce qui nous empêche de faire comme ces pays, copions intelligemment leurs systèmes, il n’y a pas de mal à ça ! 

Toutes les assurances ministérielles et autres mesures institutionnelles pour rétablir un climat de confiance non pas abouties et n’ont pas eu l’écho escompté auprès des immigrés toutes générations confondues, à en juger par le faible niveau de transfert d’argent. Toutes les tournées ministérielles dans le monde, effectuées tant par monsieur Sahli que par son prédécesseur, sans parler de toutes ces assises tenues à grands frais, les appels du pied et autres mesures attractives n’ont pas eu de résultats, encore moins de retour sur investissement à en juger par la fronde persistante d’une certaine catégorie d’immigrés. 

Et puis, de quelle confiance parle-t-on aussi, quand on apprend de la bouche même de monsieur Belkacem Sahli que «des immigrés résident de manière régulière à l’étranger mais refusent pour autant de se rapprocher des consulats et sont donc, non immatriculés !». C’est énorme, le mal est donc plus profond et la crise ne peut être résolue par «l’établissement saisonnier d’un couloir ou d’un téléphone, fussent-ils verts ou même rouge, pour faciliter l’entrée au pays desdits immigrés». A la limite, c’est beaucoup de bruit pour rien que ce battage médiatique redondant qu’on nous sert à chaque saison estivale. 

Il faut aller apparemment vers d’autres solutions, de celles qui consistent à prendre en charge les préoccupations des algériens dans leur pays d’accueil. Ça c’est le travail de nos chancelleries et autres consulats ! Et il y a à faire à en juger par les récriminations des algériens de France. 

Pour prendre la mesure des problèmes, il faut lire ce sondage réalisé en France, par Ifop/Atlantico qui révèle que 26 % des français seulement ont une bonne image des algériens contre 71 % des Marocains et 53 % des Tunisiens. Existe-t-il un lien entre le déficit d’image dont souffre l’algérien en France et la façon dont sont intégrés les immigrés et leurs enfants ? Sont-ils moins intégrés que les autres magrébins ? Sont-ils moins défendus au plan des droits ? C’est un petit peu tout cela qu’il faut peut-être discuter si l’on veut comprendre les immigrés et capter de nouveau la confiance perdue. Notre immigration n’est pas organisée ni socialement ni culturellement et aujourd’hui, on en arrive même à regretter «l’Amicale des Algériens en France» organisation sous l’égide du FLN certes, mais qui arrivait tout de même à encadrer, peu ou prou, cette population de l’étranger.

Certes l’immigration a payé un lourd tribut et a conquis ses lettres de noblesse pendant la révolution. Les ainés regroupés dans la fédération de France ont contribué financièrement et plus encore à faire progresser la lutte de libération (Mourepiane et les manifestations du 17 octobre 1961 en sont les marqueurs). 

Mais çà, c’était avant. Aujourd’hui, l’immigration algérienne en France notamment, continue à être marquée par ses divisions historiques, politiques et même ethniques. Elle est préoccupée par son existence quotidienne car l’immigré, le beur est avant tout une condition sociale dont il est difficile d’en sortir. Que dire alors de ceux qui ne possèdent ni titre de séjour ni permis de travail, les sans-papiers qui vivent dans la clandestinité la plus totale échappant même au recensement le plus approximatif du Secrétaire d’Etat qui a précisé «qu’il est difficile de donner d’eux un chiffre précis». Un ancien ambassadeur Français les a situés autour de 350.000, chiffre qu’il faut prendre sous toute réserve, bien entendu, dans ce qu’il cache comme manipulation politicienne. 

C’est vrai qu’il est difficile de compter des gens dans la clandestinité mais ce qui est aussi vrai c’est que ces personnes sont décidées « de faire leur trou là-bas envers et contre tous » et tous ce qu’on a mis en place comme Secrétariat d’Etat, représentation politique à l’APN, ouverture de nouvelles dessertes aériennes et maritimes ne leur feront pas changer d’avis, eux qui n’ont foi qu’en leur destinée.

Il existe quand même quelques algériens immigrés, diplômés, et expérimentés qui ont accumulé un petit capital, qui songent à retourner au pays. Ce phénomène de retour répandu chez les retraités, s’est étendu ces dernières années chez les plus jeunes. Apparemment et à les entendre, ils n’éprouvent aucun regret à quitter la France et l’Europe où sévissent, selon eux, le racisme, la discrimination dans l’emploi et le logement, ainsi que la bureaucratie pour qui veut obtenir la nationalité française.

C’est à cette catégorie d’immigrés, désireux de participer au développement du pays, que le programme d’habitat généreusement pensé par Abdelmadjid Teboune, doit être réservé. Et le coup est génial, puisque cette nouvelle formule, si elle devait être retenue par le gouvernement, donnerait la possibilité au bénéficiaire immigré de s’acquitter de l’achat de son appartement en devises, sans un soutien direct de l’Etat, bien entendu.

Qu’il me soit permis cependant de suggérer au Ministre de l’Habitat de réserver ce type de logement, exclusivement, à l’immigré qui s’engage dans un processus de retour au pays et qui serait porteur d’un projet économique viable, quelque soit la taille et porteur d’emploi. Les immigrés qui viennent au pays fuient les projecteurs pour la plupart car en fait, ils se sont habitués «à leur caricature d’immigrés qui ne contribuent pas au développement de l’économie du pays».

Ils retournent au bled en été, pendant le Ramadhan ou à l’occasion de l’Aïd, le bagage léger et le sentiment que le pays est prospère grâce à son pétrole, qu’il regorge de tout et qu’il peut, somme toute, se passer de leur maigre pécule, fut-il libellé en devises. Ils rentrent en Algérie les mains dans les poches et le portefeuille bien garni. Ils repartent le cœur léger et les bras chargés de valises pleines de produits «made in» acquis grâce aux euros souvent non déclarés, puis échangés au square Port Saïd «espace plus ou moins toléré par les autorités».

Le pays se résume pour un certain nombre d’entre eux et c’est cruel de le dire à «trois petits tours et puis s’en vont».

Chérif Ali

[email protected]

14 commentaires

  1. Le pays se résume pour un certain nombre d’entre eux et c’est cruel de le dire à « trois petits tours et puis s’en vont ».
    _____________

    Permettez-moi de penser que vous ne faites vraiment pas mieux que les fonctionnaires que vous citez tout au long de votre article.

    Les immigrés comme vous les appelez sont avant tout des hommes et des femmes qui souffrent chaque jour et des deux côté de la mer.

    Non monsieur, nous ne pensons pas que le pays est prospère, au contraire nous suivons avec beaucoup d'attention tout ce qui touche l'Algérie, vous dénoncez le change que font les algériens de France, mais vous oubliez de dire qui est derrière ce trafic de devise alors que vous le savez sans aucun doute, ce sont les hommes politiques algériens qui l'organisent, qui d'autre peut le faire ?

    Vous demandez aux algériens de l'immigration d'être plus patriotes que les algériens d'Algérie, ces derniers vendraient jusqu'à leur dernière sandale pour pouvoir partir et aller sur d'autres cieux et d'ailleurs tous les enfants d'Algérie partent sur des chaloupes au risque de leur vie.

    Qui parmi nous n'a pas un cousin, un neveu, un frère qui soit en Italie, en Grèce, etc…

    Le bateau Algérie coule et vous demandez aux immigrés de le sauver, c'est incohérent comme raisonnement, c'est d'abord aux algériens d'Algérie de sauver le pays, à titre personnel je n'ai pas envie de donner des leçons de comment faire sachant justement que je ne viens que pour voir ma famille qui est restée sur place.

    Je ne vais pas non plus voter pour les mêmes raisons, je ne veux pas voter pour des gens qui vont par exemple voter des lois qui concernent les algériens au quotidien alors que moi je ne suis pas concerné ne vivant pas sur place.

    Cordialement.

  2. au moins certains font trois tours et puis s'en vont, beaucoup sont interdits de venir et beaucoup ne peuvent pas parce que le billet est trop cher, alors ceux qui font trois tours sont pas bezaf monsieur

  3. Ce serait très intéressant de connaitre le montant des sommes transférées illégalement vers l'étranger par nos dirigeants et leurs affidés. De plus, a quoi bon envoyer de l'argent officiellement alors que le taux de change est artificiellement bas ( environ 100 DA pour 1 euros alors que sur le marché parallèle officielle il est de 150 DA pour un euros). Ajoutons a cela que le système bancaire est complètement hors course et ne propose aucun placement en devise intéressant. Bien plus, ramener ses devises en Algérie pour les placer sur un compte, n'est pas trés attractif vu le taux de placement offert.Pire, vous vous expose a ne plus revoir votre argent en cas de détournement . Et si par hasard vous récupérez votre argent ares plusieurs années, vous ne recevrez au mieux que la somme qui a été détournée. Pas un seul euro de dédommagement !!! Ceci vient d'une amère expérience personnellement vécue. Cela fait plus de 10 ans maintenant que que l'Algérie est être les mains de prédateurs dont la devise est " pour un venir meilleur … il faut vivre ailleurs !". Il suffit de se rappeler les scandales des gros marchés internationaux ( autoroute, sonatrach, sonelgaz…) sans parler des contrats du MDN qui sont inconnus (?). Le fruits de toutes ces malversations se trouve au mieux en France ou en Suisse… au pire dans un de ces paradis fiscaux si décries ces derniers temps. Soyons sérieux. L'Algérie est toujours une fiction à réaliser. Entre l'Algérie coloniale qui a duré un peu plus d'un siècle et celle d'aujourd'hui qui n 'a qu'un demi siècle, cette chimère se cherche et a du mal a trouver son chemin…. L'échec du colonialisme n'était dû qu'a l'exclusion des populations autochtones… schéma que semble reproduire le pouvoir en place depuis l'indépendance. Le relais colonial a bien été transmis… perpétuant l'exclusion du peuple Algérien qui aboutira inévitablement a une balkanisation programmée du pays. Nous assistons au Mali a une répétition générale du scénario a venir…. Le moment est propice pour les bonnes décisions afin d'éviter le pire. Esperons qu'au règne de Boutef succèdera celui du peuple algérien… jusque là entre zaïm et parti unique l'Algerie a été tout sauf algérienne

  4. Décidément,les journalistes algériens n'arrivent toujours pas à faire la différence entre l'émigré et l'immigré, à moins que pour ce dernier, il doit s'agir de celui qui a la double nationalité. Comme vient de le dire monsieur,Kenouche,l'émigré ne fait que profiter du système de change parallèle mis en place par la mafia locale pour blanchir l'argent détourné et le placer à l'étranger.Quant aux rapports avec les français, il ne faut pas perdre de vue que ceux-ci se rendent et s'installent quand ils veulent au Maroc ou en Tunisie sans visa, ce ,qui est loin d'être le cas en Algérie.Car, pour ce qui est de l'intégration, les algériens sont, de loin, les plus adaptés.Vous avez deux catégories d'algériens qui gagnent plus ou moins bien leur vie:ceux partis à l'étranger qui mettent toutes leurs économies dans la construction de leur maison et leurs vacances au bled; Ceux restés au pays qui font tout pour acheter une maison en Espagne ou ailleurs et y passer leurs vacances.Chercher l'erreur!!!

  5. Bonjour

    Il n'est pas essentiel de savoir si les exilés métèques, appelés communément "émigrés", vont, cette année encore, faire un, deux ou trois tours au pays et repartir.

    Aussi, il n'est guère important de savoir s'ils vont être convenablement accueillis, si le tapis déroulé sera rouge, vert ou blanc, si la bouteille de gazouze offerte à l' arrivée est fraiche ou chaude, ou si les quantités d'Euros transférées au pays sont fortes ou faibles.

    La question fondamentale qu'il faut peut être poser à l'enfoiré de" secrétaire d'état", représentant des en…c.. lés, hammamdjia Malghacho – Tlemceniens, "Chouakers" d'Alger, est la suivante:

    Quelle est la logique qui fait qu'un pays riche comme crésus, situé à deux heures de vol des principales métropoles européennes et où tout est à construire, puisse être fier de compter, sept (07) millions d'âmes (selon les chiffres de l'auteur du présent article), de Z'maghras directs et/ou indirects, d'origine et/ou de contre façon??

    Quelle est cette mécanique qui a permis à ce pays de perdre, en moins d'un siècle, environ un cinquième de la population globale qu'il compte aujourd'hui.??

    Quelle est la logique de l'absurde qui fait que ce pays soit, aujourd'hui encore, un des principaux fournisseurs de migrants au monde. Et par ailleurs, il fait appel, toujours et toujours, encore et encore, à des centaines de milliers de chinois et d'avanturiers de toutes races et couleurs pour construire gîtes et abrits, routes et chemins, usines à bouffe et égoûts d'évacuation au reste de la population qui n'a pas eu d'oportunité à l'exil.??

    Au lieu du faux débat sur le nombre de tours que fera M'hend ou Mouhand de Barbes ou de la Vilette, lors de leur visites annuelles au bled, il est peut être plus nécessaire d'évaluer l'ampleur de la tragédie et de lui trouver solution.

    Une chose est certaine, tous les M'hend et Mouhand aujourd'hui exilés, rentreront, sans l'ombre d'un doute, définitivement chez eux, dés le départ des e…c..lés Malghachos soit réalisable.

    Que ce soit les étrangers, occidentaux en particuliers, qui creusent à ce jour les trous pour faire jaillir des entrailles de cette malheureuse Algérie, le pétrole nécessaire pour payer le gîte et la pitance aux non "Z'maghras" retenus dans le pays, est connu de tout un chacun ayant les yeux en face des trous.

    Mais que ce soit à présent, les créateurs de mode, tailleurs et couturiers industriels Chinois qui donnent le "LA" et dictent les normes et qualité des culottes de l' Algérienne, dépasse toute imagination et entendement.

    Apparemment le c… de la femme Algérienne est totalement différent de celui de la Chinoise. Parole d'Ex Tangos converti et recyclé par P'ti Mario zieux bleux dans le "H'hanouting" de dessous de femmes souhaitant demeurer chics sous la bourka et le Jelbab.

    Pour avoir réponse à ces bizarreries perverses contre nature, il faut peut être poser les bonnes questions aux en…c..lés, Malghacho-Tlemceniens qui ont fait de l'Algérie ce qu'elle est aujourd'hui.

    Le nombre de tours que le malheureux exilé fera lors de sa visite prochaine au bled est secondaire.

    Demander plutôt à l'enfoiré de "Secrétaire d'Etat" chargés des affaires Z'maghras, pourquoi est ce que le capo des e…c..lés Malghachos, préfère plutôt le tendre doigt du toubib "francisse" à celui d'un des quatre milles (4000) médecins Algeriens exilés aux US, pour le trifouiller et constater si ses hémoroides sont bien en place ou non.

    S'il y a réponse à toutes ces questions toutes simples, la problématique annuelle "Z'Maghras" et le nombre de tours qu'ils feront lors de leur Visite sera résolue comme sera résolu aussi celle des non Z'Maghras demeurés malgrés eux au bled.

    Le "secrétaire d'état" aux affaires "Z'Maghras" deviendra "Arbeitlos" (Chomeur en Allemand).
    Il retournera avec tous ses semblables chez lui dans son hammam Tlemcenien.
    Rabah Benali

  6. Je me rappelle encore de ma tendre enfance ici en France ou "chez les gwerr" comme il est dit maintenant. Mon père nous avait fait venir de notre village perché sur le flanc d'une des nombreuses montagnes kabyles. Ils ne cessait de nous répéter : "…attention, ici c'est la France, il faudra faire comme ci et comme ça, éviter de faire ci et ça …et réussir à l'école plus que d'autres …". Il disait la même chose à ma mère. Nous avons grandi donc avec cette crainte de décevoir le père et donc cette envie de faire mieux que les autochtones. A peine une année ou deux après notre arrivée, on commençait déjà à prendre ma mère pour une Italienne avec ses deux enfants (mon frère et moi-même). Nous étions les chouchous de nos maitresses d'école et avions souvent leurs fellicitations.
    Vient malheureusement le temps où il fallait faire un choix entre le père et la mère et nous dûmes rentrer au pays non sans un dépaysement complet.
    Nous avons intégré l'école algérienne où les maitres passaient à tabac de pauvres gamins au seul tort de ne pas maitriser TOUT DE SUITE la langue d'El Akkad.
    La, parenthèse "Algérie ou Bled" a été assez longue et rude jusqu'à notre retour ici.

    La France, mon cher ami, n'est plus ce qu'elle fut, parole d'Algérien!! Des barbus en veux-tu en voilà, des tchadors, des niqab … quel bor…! Et, tout ceci au nom de la liberté. Laissez-moi vous dire que je vomis cette liberté qui en gache d'autres; entre-autres, la mienne.

    J'ai, de temps en temps quelques flashs de la ville d'Alger le vendredi durant les années 89, 90 . Une sorte de "Youm El Quiyama" mis en scène par les fous de Dieu. Cela a fait naitre en moi plus qu'une aversion envers ces porteurs(ses) de tissus quelconques parfumés(ées) au musk rappelant étrangement l'Au-delà.

    Il se trouve aujourd'hui de plus en plus d'Algériens à peine lettrés qui ont LA CHANCE d'échapper à un quotidien morrose à Bab El Oued et El Harrach qui viennent cracher dans la soupe en clamant vouloir "changer la France".

    Tfouuuuuh, comme dirait mon père! Quelle racaille! Il suffit de les voir ensuite aux différents guichets de la préfecture peinant à aligner plus de 5 mots en français…

    Ce sont les mêmes qui , en prenant le bateau vers l'Algérie, essaient de dicter leur règles. Un coin "prière" rendu obligatoire, un art de la tchippa jamais égalé dès les débarquement au port d'Alger ou de Béjaia. Les nouveaux bougnoules version "Madani et Benhadj".

    Vous allez au consulat d'Algérie à Pontoise et vous avez des "fakhamatouhou" aux costumes de l'époque avec des tentations de leçons de patriotisme tandis qu'aux guichets, vous êtes "cuillis" par de jeunes femmes machant leur chwingum tel des prostituées de la Place Pigalle.

    J'en passe et des meilleures, et vous venez, cher monsieur, nous parler de "communauté" algérienne en France!

    Même chose concernant certains(nes) parvenu(e)s, néo-Français(es) de pacotille que trahit souvent l'accent algérien chantant, mais qui s'entêtent à gommer coute que coute leur passé de bougnoules.

    Donc, de grâce, parlons plutôt de communautéS algérienneS (au pluriel), et essayons de comaprer seulement ce qui est comparable. Me comparer à un harraga de Bab El Oued ayant fui Banhadj après l'avoir adulé serait une atteinte à ma réputation!

  7. Les rackets officiels dont sont victimes les émigrés, on n’en parle pas ?

    -Tarifs des vols sur l’Algérie exorbitants ! A certaines périodes de l’année, un billet AR sur NY coûte moins cher qu’un vol sur Alger.

    -Timbre pour passeport lequel valait 500 DA, refourgué à 500FF (l’équivalent de 75 euros) payables cash ! Ce n’est que tout récemment que son prix a été baissé à 20 euros.

    Pas la peine d'endosser sur le dos des « pauv » petits émigrés toutes sortes de frustrations. La France fait montre de suffisamment de mépris à leur endroit pour que leurs propres frères se permettent autant de légèretés à leur endroit.

    Donnez leurs juste un petit point d’appui et ils viendront tous vous aider à soulever l’Algérie ! Et avec de tels propos diffamatoires, même les trois petits tours disparaîtront sous peu.

  8. Tout est dit @ raveh. On pourrait bien placarder votre contribution en lieu et place de cet article que cela éclairerait davantage cette problématique. Une nuance, cependant, les malgaches ne sont pas les seuls enc…lés de la mangeoire. D'Alger à Tamanrasset, il en foisonne dans toutes les administrations, les zaouïas, les mosquées, et jusque dans les lieux les moins soupçonnés.

  9. La chute de votre écrit n'est ni loyale ni charitable. N'ayant pas été formés
    par la Régence d'Alger, ces émigrés, qu'il n'est pas très élégant de culpabiliser, n'ont pas à renvoyer un ascenseur que, du reste, personne n'a songé à leur envoyer.

  10. bonsoir,
    cherif ali, avec autant de lignes pour ce papier,le fait que ces zmegras soient si nombreux de part le monde,cela ne vous a pas un instant taraude l esprit?

  11. Je précise que " …Me comparer à un harraga de Bab El Oued ayant fui Banhadj après l'avoir adulé serait une atteinte à ma réputation! " est à prendre au 10e degré bien évidemment. Et, que les voyeurites de tous bords n'ont qu'à bien se tenir concernant les passages relatant quelques "bribes" de la vie de votre serviteur; le but était purement pédagogique. Gala et Clooser sont plus appropriés pour assouvir les éventuelles envies de voyeurisme.

    Thivarra madème ahma'nt, sinon la meute risque de se réveiller!

  12. @ Mr Urfane

    Affirmatif Mr Urfane. Les métastases dévastatrices qui gangrènent aujoud'hui la société Algérienne dans ses entrailles les plus profondes, ont des leviers fonctionnels multiformes et divers.

    En revanche, vous n'êtes certainement pas sans le savoir que l'origine primaire du socle du système est 100 % d'origine Malghacho -Tlemcenien.

    Le génocide mis en place en 58 dans quelques hammams douteux d'Oujda et de Guerdimaou a pris forme lors du fameux "Nahnou A3rabes" de 62. Il s'est developpé dans une cacophonie "révolutionnaire" jusqu'en 78, pour exploser vertigineusement et atteindre une vitesse supersonnique depuis 99.

    Richement saupoudré à l'idéologie arabo – message de la grotte,dréssé en projet de société. Il poursuit de nos jours son œuvre dévastatrice.

    La question qui demeure pour le moment sans réponse est:

    Est ce que la totalité de la société Algérienne est définitivement au fond de l'abîme??
    Ou bien est ce qu'en décapitant la tête du monstre, (Les enc…lés Malgacho-Tlemceniens d 'origine), elle a espoir de bondir enfin parmi les humains de l'univers.??

    A mon heuble avis, l'espoir est permis. La disparition naturelle totale des dinosaures risiduels Malgacho-Tlemceniens est en bonne voie. Leur capo a dèjà actionné la sonnette de "A3zaine" qui l'attend d'un pied ferme. Pour le moment, à défaut du Whisky habituel, il sirote un de ses derniers cafés dans sa maison d'odoption à Paris.

    La renaissance commencera alors par l'autonomie de Tamzgha du Nord.
    pour finir par l'Algérie fédérale.

    Oui Mr Urfane, les "Malghachos" sont partout en Algérie, mais les originaux sont "Hammamou Tlemceniens".
    Cordialement.
    Rabah Benali

  13. Oyé…Oyé; après les porteurs de valises durant la révolution nous voilà avec les porteurs de valises ramenées bien chargées de produits "made in" par les immigrés.

    Sous le titre " Immigrés, trois petits tours et puis s'en vont" Monsieur Cherif Ali ne tarit lésine point avec "la carotte et le bâton"

    Je ne connaissais point ce Monsieur, mais je trouve qu'il a gâché son article qui a été publié dans le Quotidien d'Oran également le 15 juin 2013 et auquel j'ai répondu et je remercie le journal de l'avoir publié le 20, car il en va de l'honneur des "immigrés" comme ils disent (je préfère expatriés)

    Cordialement à tous

  14. air algerie sent mais plein les poche aux prie ou sont les billet ces abuser pour ma part je ne part pas et je pense que si tout le monde bohicotter je pense que les prix serait bcp plus résonable

Les commentaires sont fermés.