Algérie: réserves de change en baisse, transferts illégaux de devises…

Contrairement aux discours officiels, l’économie nationale accuse de graves faiblesses structurelles. Les chiffres sont là pour le prouver. Et l’inquiétude est grande au sein de la société. Si le gouvernement continue de nier l’évidence, le directeur de la Banque d’Algérie vient de tirer la sonnette d’alarme. Sera-t-il entendu ? Peu sûr.

1.- Selon des chiffres officiels, les réserves de change de l’Algérie ont baissé d’un milliard de dollars entre fin décembre 2012 et fin mars 2013, l’encours des réserves de change de l’Algérie (non compris les 173 tonnes d’or) étant évalué à 189,768 milliards de dollars à la fin mars 2013 contre 190, 661 milliards à fin décembre 2012 alors que les rapports du FMI tablait sur 200 milliards de dollars, dont 86% placées en majorité en bons de trésor américains et en obligations européennes à un taux fixe de 3%. C’est la première fois que les autorités algériennes annoncent officiellement une baisse des réserves de change traduisant une dépense sans précédent, puisement dans ces réserves qui s‘ajoutent aux recettes de Sonatrach sur la base d’un cours de pétrole de 2012/2013 de 105/110 dollars durant cette période. En annonçant ces données alarmantes, le gouverneur de la Banque d’Algérie ne donne pas d’explications convaincantes. Tout au plus le constat est toujours le même : l’Algérie reste très dépendante des hydrocarbures (98% des recettes en devises), qui ne sont pas inépuisables, et importe l’essentiel de ses besoins en produits et services, dont la facture a augmenté plus de 400% entre 2002 et 2012 (45 milliards de dollars auquel il faut ajouter 12 milliards de dollars de sorties de devises en services), toujours selon des données officielles.

2.- Le président Abdelaziz Bouteflika a lancé, durant ses deux précédents quinquennats, deux plans de développement économique (2004/2009- puis 2010/2013 avec un pré plan de 7 milliards de dollars entre 2001/2003) d’un montant total de dépense publique plus de 500 milliards de dollars,( part devises et part dinars) financés grâce à la manne pétrolière qui étaient destinés en grande partie à moderniser les infrastructures de base ou à réduire la crise du logement. Mais on ne connait pas à ce jour le bilan exact. Tout au plus, la majorité des experts et des rapports internationaux objectifs constatent des réévaluations sans fin du fait de la faiblesse de la capacité d’absorption et un désordre dans la réalisation des projets sans visions stratégique globale, étant admis que les impacts sont mitigés par rapport aux dépenses, l’Algérie dépensant sans compter. C’est que le PIB algérien reste modeste à 188,6 milliards de dollars en 2012 selon le FMI, dont plus de 40-45 % générés par les hydrocarbures et en réalité, tenant compte des effets indirects de la dépense publique via toujours les hydrocarbures, restant que moins de 20% pour les véritables producteurs de richesses et ce pour de 37,9 millions d’habitants au 1er janvier 2013, selon l’estimation de l’Office national des statistiques (ONS). Et pourtant, le président avait annoncé officiellement début 2002 que cette politique d’investissements massifs visait à réduire la dépendance du pays vis-à-vis des hydrocarbures. Or la situation de forte dépendance de la rente des hydrocarbures relève du manque de visibilité dans la démarche économique du gouvernement et de la faiblesse de la bonne gouvernance. Les tares de l’économie algérienne résident dans la bureaucratie, l’insécurité juridique, la corruption qui atteint une ampleur inégalée depuis l’indépendance politique faute d’institutions de contrôle à la fois démocratiques et techniques, un système financier sclérosé et déconnecté du reste du monde, un système d’information économique peu fiable.

3.- La crise économique mondiale n’ayant pas été prise au sérieux en Algérie, l’Algérie peut-elle continuer à fonctionner sur la base de la dépense sur un cours variant entre 108/110 dollars ? Peut-elle continuer à verser des traitements sans contreparties productives par la dominance des emplois rentes voilant ainsi le taux de chômage officiel sans craindre à l’avenir d’une hyperinflation en cas de chute des cours des hydrocarbures qui ne permettrait plus la généralisation des subventions qui comprime artificiellement le taux d’inflation réel ? Peut-elle à travers le voile de la règle des 49/51% généralisable à tous les secteurs, n’ayant pas réduit les importations et favoriser la création de la valeur ajoutée interne : 83% du tissu économique dominé par le commerce selon l’ONS et 90% du secteur industriel par les PMI-PME peu innovantes de structures familiales. Elle n’a pas non plus diminué la corruption, bien au contraire. Un rapport, rendu public le 29 mai 2013 par la Banque africaine de développement (BAD) sur la fuite des capitaux en Afrique, faisant ressortir que le montant des capitaux transférés en dehors de l’Algérie de manière illicite, (dominée par les surfacturations) entre la période allant de 1980 à 2009, a atteint la somme astronomique de 173,711 milliards de dollars US. Ce montant faramineux représente 91,90% des réserves cumulées de l’Algérie fin 2012 et aurait dû avoir pour conséquence une grande enquête d’envergure nationale. Certes, il faudrait avoir la méthodologie d’enquête de la BAD pour déterminer la fraction du montant transféré à travers l’épargne de l’émigration sachant qu’existe une grande déconnection entre le cours officiel et celui du marché parallèle depuis la date du rééchelonnement où le dinar a été fortement dévalué lors du rééchelonnement de 1994, (le cour actuel étant d’environ 100 dinars un euro), le cours du parallèle étant depuis trois années entre 140 et 150 dinas un euro et la fraction due à de la surfacturation qui est certainement la plus importante, c’est à dire un transfert indirect de la rente des hydrocarbures. Comment dès lors peut-on parler d’attirer les capitaux étrangers alors qu’une minorité d’Algériens fait le transfert inverse traduisant le manque de confiance ? L’Algérie peut-elle continuer à supporter tous les surcouts. On peut démontrer que pour les projets lancés la balance devise est négative pour l’Algérie sans avoir permis le transfert technologique et managérial étant bien entendu que certains investisseurs étant sur d’être payé du fait des réserves de change, certains peu préoccupés par la qualité des ouvrages, n’ayant pas, dans la majorité des secteurs de management stratégique de suivi des projets réalisés par les étrangers ? 

4.- Les tensions sociales se généralisent du fait de l’appauvrissement d’une grande majorité des Algériens frustrés par l’étalement sans risques de redressement fiscal de la richesse d’une minorité. La crise de confiance atteint le sommet entre l’Etat et les citoyens face à une corruption généralisée où tous les segments de la société réclament leur part de rente et immédiatement. La crise mondiale est là et le risque de toucher à terme l’Algérie qui n’est pas une île déserte, mais qui dépend essentiellement sur le plan finance à 98% de Sonatrach», dont les réserves vont à l’épuisement avec une nouvelle carte géostratégique énergétique mondiale qui se dessine horizon 2017, notamment en matière de gaz dont le prix de cession ne sera plus indexé sur celui du pétrole et qui sera certainement révisé à la baisse, impliquant pour Sonatrach de réduire impérativement ses couts supposant un audit stratégique approfondi. Cette situation combinée aux évolutions géostratégiques futures, à moins d’une révision profonde de la gouvernance, et l’approfondissement des réformes structurelles toujours différées, tant politiques qu’économiques, tenant compte des nouvelles mutations mondiales, pourrait pénaliser l’Algérie avec une chute de ses moyens de financement et accroitre les tensions, devant tirer leçons des conséquences économiques, sociales et politiques de la chute des cours des hydrocarbures des années 1986/1987 dont les ondes de choc ne sont pas encore terminés. Aussi, après de longs calculs, j’arrive à la conclusion que la période 2014/2020 sera une période de gestion de la crise en Algérie, dont la faiblesse du taux de croissance,( le FMI vient de revoir à la baisse le taux de croissance de l’Algérie en 2013 de 2,8% contre 3,3% prévu) malgré des dépenses monétaires sans précédent, qui aurait du donner une croissance entre 2004/2013 à plus de 10%. Cela n’est que la conséquence du blocage systémique de l’Algérie avec des risques croissants de tensions sociales, du fait de la marginalisation du travail et de l’entreprise créatrice de richesses, avec une concentration du revenus au profit d’une minorité rentière, traduisant la faiblesse de la morale et donc de l’Etat de droit et de la démocratisation. En fait en ce mois de juin 2013, du fait du manque de visibilité, on peut résumer la situation de l’Algérie par cette phrase lapidaire : « Aisance financière artificielle et inquiétudes pour l’avenir ».

Pr Abderrahmane Mebtoul, expert International en management stratégique

13 commentaires

  1. Merci Mr Mebtoul pour vos analyses alarmantes.
    Mais dites moi,il faut ajouter que seule la mafia de l'import export ,ainsi que le clan Présidentiel en sont les seuls responsable de cette catastrophe….
    Essayer d'enquêter au sujet des transfert illégaux de devises…..
    Il parait que l'un de nos eternels Ministres possède bon nombre d'hotels et de résidences en Espagne.
    Une enquête a été initiée sur les acqéreurs de logements en Espagne…..Qui l'a stopée???? c'est lui..

  2. La présidence est devenue une grade braderie, on brade des milliards à tour de mega-projets qui n'apporte rein à la société mais qui font les affaires de certains bureaux d'études fictifs, des "blanchisseries en Ingénierie", mais Monsieur Mebtoul vous nous éclairez sur un tas de trucs mais aucun de l'autre coté de lamer ne se soucis, même Benbitor qu'il nous présente comme un messie tarde à réagir à ce genre de danger est pourtant c'est ça qui va ruiner ce pays, c'est juste attendre quelques années, oui les séminaires sous le haut patronage de : Monsieur x, des réunions, des voyages organisés, des halaquates, mouselssalates, à nous donner la nausée, au final Rahmani qui essaye de privatiser notre peu d'industrie qui nous reste pour la brader, un ministre du lait, avec des slogans creux, "De la table à l'étable" ou de "L'étable à la Panse" mais qui va secouer le cocotier pour faire tomber les fruits! Ulach personne, les généraux sont bien ou ils sont, porte feuille bien garni, les partis politiques, après 50 ans de politique un leader nous déclare "La continuité dans le statut quo".

    Une seule chose, il faudrait prendre son mal en patience et revenir aux sources, du moins des gens sincéres, le grand père Cheikh Mohand Oul Hocine a dit: " La fin du monde, il ne restera que le paysan et celui qui retieint sa langue", en bon Kabyle "Tagara nzman, Ad Yugru Affelah dhimmis, idhwin Yetafen Immis".

    Des milliards entre les mains d'ignares, vous voulez quoi?

    RMII Alias Ysl Mld

  3. Qui vole les reliquats des missions diplomatiques, vole les réserves de l'état. Un proverbe moderne qui a attiré les chinois, les turques, les émiratis, les qataris, les omanais, les égyptiens et tous les escrocs de la planète vers l’Algérie. et qui a fait le bonheur des arnaqueurs et affairistes locaux.

  4. L 'algérie est poussée droit vers le mûr à cause de ces voyous du clan dit présidentiel ,qui sous la protection des "irresponsables généraux" du drs,ont ruiné l'algérie!
    90% des dépenses quotidiennes de l'algérie et de ses peuples ,vivres,logistiques,fonctionnement tout azimuth(état,administration,infrastructures,enseignement..) ne sont rendus possibles que grâce aux revenus engrangés par la vente d'hydrocarbures.
    Haiti,la côte d'ivoire,le sénégal, le bengladesh ont des revenus par tête d'habitant en produit national brut plus élévés que les à peine 10% du produit national brut hors hydocarbures de l'algérien!
    Sur un salaire perçu en algérie de 30000 DA ,27000 DA sont payés par la recette des hydrocarbures et 300DA par le revenu du travail!!!!
    Pourquoi ont ils laissé bouteflika et son clan prédateur ruiné l'algérie à ce point et la diriger vers un apocalypse certain?
    Les généraux du drs détestent t ils à ce point ce pays et ses peuples pour avoir permis çà?EN SONT ILS AU MOINS CONSCIENTS DE LEUR CRIMINELLE RESPONSABILITE en oeuvrant pour un systéme prédateur panarabiste qui depuis 1962,avec le bâton et la gégéne de la SM et de la DRS ,a pris en captivité l'algérie et ses peuples en empêchant tout développement humain et industriel?

  5. Il s'agit de savoir où passent nos richesses du sous-sol, le pétrole, le gaz et en particulier l'or. Nous n'avons aucune indication officielle sur la quantité extraite de l'or et une connaissance précise sur sa transformation en lingots d'or. Si nous prenions une balance d'un coté la masse de richesses naturelles et de l'autre, l'économie et la prospérité nationales, on constaterait immédiatement que l'impact, sur notre économie nationale tous secteurs confondus est inversement proportionnel à ce qu'il devrait être !!!

  6. L'un des commandements divins est de ne pas mentir , parce que le mensonge corrompt la réalité et trompe sur la nature de toute chose . A beau mentir qui vient de loin , particulièrement d'Oujda . Aujourd'hui la vie politique est corrompue , toutes les affaires sont corrompues . Comment espérer bâtir une économie ou concevoir un projet de société dans ce cas ? Purifier le tout ! Et l'un des moyens les plus efficaces pour purifier reste le feu . Ce n'est pas une insinuation à la violence , mais ne dit-on pas qu'"aux grands maux les grands remèdes ".

  7. "Aussi, après de longs calculs, j’arrive à la conclusion que la période 2014/2020 sera une période de gestion de la crise en Algérie, dont la faiblesse du taux de croissance,( le FMI vient de revoir à la baisse le taux de croissance de l’Algérie en 2013 de 2,8% contre 3,3% prévu) malgré des dépenses monétaires sans précédent, qui aurait du donner une croissance entre 2004/2013 à plus de 10%."

    Le Pr Mebtoul est coutumier de ces phrases à la syntaxe improbable qui s'étirent jusqu'à perdre leur sens en chemin.
    Et puis, est-il besoin de "longs calculs" pour se rendre à la conclusion que nous sommes dans la crise et que celle-ci ne peut que perdurer faute d'avoir préparé la transition -celle qui occupe bon nombre de pays- vers une économie non dépendante des seules ressources fossiles?
    Encore une preuve de notre efficacité intellectuelle…

  8. Vous nous pompez l'air avec votre divinité allahou,qui semble t il ne comprend que les priéres adressees à lui en arabe,selon son ex envoyé arabe koreichite!!!
    Vous savez quoi ,mr gueldring,tant que les us et coutumes arabes ,appelées islam seront imposées à l'algérie par des illuminés qui se servent de l'ignorance ,de l'analphabétisme et de dénuement de la majorité des peuples de ce pays merveilleux qu'est l'algérie ,il restera plonger dans les tenebres panarabiste pour longtemps-
    Lisez ce que l' internationale fraterie islamoarabe ,reunie en colloque à sidi ferruch a comme intentions islamistes en algérie!
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    Les Frères musulmans “débarquent” à Sidi-Fredj

    Abderrezak Makri, le tout nouveau patron du MSP, entend faire de ce raout qui a regroupé une partie de l’Internationale islamiste un tremplin pour son ambition de fédérateur de cette mouvance en Algérie.

    De Rached Ghannouchi, chef d’Ennahda de Tunisie, le Pakistanais Abderachid El-Tourabid, le Koweitien Nour Sanaâ, secrétaire adjoint du Congrès islamique mondial, Oussama Hamdane du Hamas palestinien, Cheikh El-Djabri du Liban, le représentant du parti turc des Frères musulmans et un invité du Soudan, en passant par les présidents des partis islamistes Ennahda, le Front du changement (FC), ou encore le TAJ de Amar Ghoul, même si ce dernier ne se réclame plus de cette obédience, jusqu’au “célèbre” cheikh Sahnoun, le colloque célébrant le 10e anniversaire du décès de cheikh Mahfoud Nahnah, organisé par le Mouvement de la société pour la paix (MSP), hier à l’hôtel Riadh de Sidi-Fredj, a réuni une bonne partie de l’Internationale islamiste. Ne manquaient à l’appel que Abassi Madani et Ali Benhadj, alors que Abdallah Djaballah, sans se présenter, a donné son “accord de principe” pour soutenir l’initiative, selon Abderrazek Makri, président du MSP. La couleur a été d’emblée annoncée?:
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    “Dieu est notre but, le Prophète est notre référence, le djihad est notre chemin, le sacrifice au nom de Dieu est l’objectif suprême”. Cette sentence prononcée à l’ouverture des travaux, par Frouk Tifour, membre de la direction du MSP, désigné directeur de ce colloque, a provoqué des applaudissements nourris, ponctués par des “Allah Akbar”, dans la salle où flottait l’odeur de jasmin.
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    Les discours des invités de marque du MSP qui se succédaient au pupitre, ont eu pour effet d’enflammer l’assistance. Ces derniers convergent tous vers l’idée de fédérer les “frères” autour d’un même idéal, celui d’édifier un État fondé sur les principes islamiques dans tous les pays où rayonne l’islam. Ayant vraisemblablement appris la leçon, ils éviteront, cependant, avec habilité, d’user de terminologie idéologiquement trop marquée. Ils ne parleront pas d’État théocratique et/ou islamiste, feignant par moment de prôner un langage plutôt nationaliste. Toutefois, le message est clair. “On en a que trop souffert de la séparation”, regrette Abdelmadjid Menasra, accueillant avec enthousiasme la réconciliation avec son ancien parti, le MSP. “Cheikh Nahnah nous avait réunis lorsqu’il était vivant. Je reste persuadé qu’il sera content de nous voir de sa tombe aujourd’hui réunis”, s’est-il enthousiasmé. Mais juste après, il met un bémol à son envolée en expliquant que l’idée d’une alliance n’a pas encore mûrie. “C’est juste une unité entre partis, (FC, MSP, Ennahda et El-Islah, ndlr)”, a-t-il précisé, soulignant que “nos erreurs commises par le passé contrastaient avec les principes de notre religion”. “Parfois, on devient même intégristes pour défendre certaines de nos positions”, a-t-il encore regretté. Cette union retrouvée, le temps de cette rencontre est également partagé par le chef d’Ennahda, Fateh Rebaï, qui a mis en avant l’exemple de l’Alliance de l’Algérie verte, (AAV), souhaitant que celle-ci ouvre la porte à d’autres alliances plus larges. “Aujourd’hui, l’Algérie a besoin plus que jamais d’hommes et d’unité (…)”. Un appel du pied au reste des partis islamistes hésitant à se joindre à cette alliance, que soutiendra automatiquement Abderrazek Makri, visiblement revigoré par certains sondages le classant en troisième position sur la liste des potentiels présidentiables. Chafik Mesbah, auteur de ce sondage, révélé lors de son passage au colloque de Liberté, croit que les islamistes représentent un tiers de l’électorat national. Hier, il a été aperçu à Sidi-Fredj dans la matinée. “Notre joie est indescriptible aujourd’hui, du fait d’être tous réunis ici. Notre rencontre est pleine de sens”, a lancé le chef du MSP, visiblement content de retrouver les responsables des deux ailes dissidentes du parti mère représentées par les partis du TAJ de Amar Ghoul et le FC de Menasra. “On ne sera jamais tranquille jusqu’à réunir tous les (anciens) militants du MSP”, a-t-il renchéri, citant en outre l’aile dissidente du FC, le Mouvement pour la construction qui a boycotté ce colloque. “S’il faut que je démissionne pour permettre à tous les militants de revenir au parti, je le ferai sans aucune hésitation. Aujourd’hui, l’Algérie a plus que jamais besoin de l’unité des islamistes. Cette unité est indispensable pour sauver le pays”, a martelé le chef du MSP, réclamant au passage la nécessité de reconfigurer le paysage politique dans le pays. Un appel qui n’enchante visiblement pas Amar Ghoul, lui qui préfère inscrire son parti au sein de la mouvance nationaliste. “Le TAJ est un parti nationaliste et rassembleur, il reste ouvert à tous les Algériens”, a-t-il rappelé. Makri ne manquera pas de lancer un appel au président de la République et au Premier ministre, Sellal, à “œuvrer de sorte à faire de la prochaine présidentielle une occasion à ne pas rater pour permettre au pays une sortie de crise?; pour sauver l’Algérie. Arrêtez les fabrications de laboratoire?!”.
    Pour Makri, désormais, “le rêve est possible”… Et l’islamiste tunisien, Ghannouchi, qui a accédé au pouvoir à la faveur de la révolution du Jasmin, de profiter de cette tribune pour donner un coup de pousse, ne serait-ce que moral, à ses “frères” en Algérie. Ghannouchi, qui a fait irruption dans la salle à une demi-heure de la prière du vendredi, a tenu un prêche digne d’un prédicateur rôdé. À noter que le leader tunisien était accompagné du conseiller de la Présidence, Mohamed-Ali Boughazi.

    liberté
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  9. qui s'en soucie à part, aujourdhui les femmes lancent des youyous parce que leurs gosses ont reussi leur exam 6 BEM et aprés le bac et les peres se soucient de la bouffe du ram

  10. C’est de l’utopie ! Le prix du gaz restera toujours indexé à celui du pétrole. Ce sont les pays industrialisés qui avaient exigé cette indexation car au début le pétrole ne coûtait pas cher et ils tablaient sur le rapport énergétique existant (millions de BTU) entre les deux (2) produits que sont le pétrole et le gaz : côté scientifique, ces pays n’avaient pas tord ! Maintenant que le prix du pétrole avoisine les 100 dollars le baril, ces pays, avec l’appui de leurs « éclaireurs » tel que Mr. Mebtoul et d’autres encore, cherchent à nous faire avaler des couleuvres par des tergiversations sans fondement. Non messieurs, le prix du gaz restera indexé à celui du pétrole ; c’est à prendre ou à laisser !

  11. L’Algérie n’a pas besoin d’un « Ghannouchi » dans ses structures politiques ! Ce dernier n’est pas digne des tunisiens ! En réponse aux demandes sociales légitimes du peuple Tunisien, Mr. Ghannouchi, avec le soutien de ses maîtres Saoudiens et occidentaux, n’a pas trouvé mieux pour les pauvres jeunes tunisiens, désemparés par le chômage et la misère, que de les envoyer à son « djihad » contre le peuple Syrien. C’est criminel ce que fait le pouvoir en Tunisie : il exploite le désarroi de sa jeunesse pour l’utiliser dans des objectifs aux desseins morbides de ses maîtres penseurs.

  12. Actualités : LIGUE ARABE
    Que pèse réellement l’Algérie ?

    L’influence de la diplomatie algérienne au sein de la Ligue arabe a grandement baissé ces dernières années. Membre incontournable par le passé, l’Algérie se retrouve isolée au sein d’une instance aujourd’hui dominée par le Qatar et l’Arabie saoudite.
    Tarek Hafid – Alger (Le Soir) – Emettre des réserves. C’est le seul moyen dont dispose l’Algérie pour affirmer sa position au sein de la Ligue arabe. Lundi, par la voix de son ministre des Affaires étrangères, l’Etat algérien a annoncé ne pas cautionner, dans son intégralité, la décision appelant «le président syrien à renoncer au pouvoir» adoptée par le Conseil ministériel de la Ligue arabe au terme de la réunion à Doha, au Qatar. «L’Algérie émet des réserves sur le troisième paragraphe partant du fait que cette décision ne relève pas des prérogatives de ce conseil mais demeure une décision souveraine du peuple syrien frère», précise le document. Une position que partagent aussi les gouvernements irakien et libanais. Le rejet de toute ingérence dans les affaires internes d’un autre Etat est un principe fondamental de la politique extérieure algérienne. Au plus fort de la crise libyenne, ce principe avait également été mis en avant pour éviter tout acte contraire à la légalité internationale à l’encontre de Mouamar Kadhafi. Alger avait alors était soumise à une très forte pression internationale, de la part de la majorité des pays arabe, de ceux de l’Otan et, surtout, de l’opposition libyenne représentée par le Conseil national de transition (CNT). Depuis le début du «Printemps arabe», la diplomatie algérienne n’a cessé d’être sur la défensive. Au sein de la Ligue arabe, elle se retrouve dans l’incapacité d’imposer ses choix. Aujourd’hui, cette instance est sous l’emprise des monarchies du Golfe, notamment du Qatar. «Le monde a beaucoup changé ces vingt dernières années et la Ligue arabe n’est plus dominée par le front du refus ( Algérie, Irak, Syrie, Yémen et l’Organisation de libération de la Palestine). Cette alliance relève du passé et cela ne sert à rien de s’y accrocher parce que cela met notre pays en décalage non seulement avec la nouvelle réalité du monde arabe mais également avec ses propres intérêts. Si nous conjuguons cela à l’effacement de l’Égypte en raison de ses problèmes internes, il ne reste plus que quelques pays du Golfe comme acteurs influents au sein de la Ligue. Ils ont le soutien diplomatique des puissances occidentales, une aisance financière et un audiovisuel extérieur performant. A ce titre, on ne peut pas considérer notre pays comme un acteur influent au sein de la Ligue. Chercherait-il à l’être ? Je n’en suis pas si sûr», estime Abdelaziz Rahabi. Selon l’ancien ministre et diplomate, le renforcement de la position de l’Algérie est avant tout une question de volonté politique. «Il ne s’agit pas d'une question de moyens, il s'agit de l'inscrire comme une constante de politique extérieure, d'avoir une vision sur la synergie entre les intérêts diplomatiques, sécuritaires et économiques et de confier cette mission à des professionnels. Pour faire entendre sa voix il faut au préalable veiller à préserver un consensus national en matière de politique étrangère, impliquer les nouveaux acteurs des relations internationales comme les partis politiques, les médias, les milieux universitaires, ceux des affaires, le monde associatif. Cela ne s'est pas fait de manière optimale et on peut faire le reproche à l'Algérie officielle de ne pas avoir accompagné de sa voix les aspirations populaires dans le monde arabe», insiste Abdelaziz Rahabi. Selon lui, la diplomatie doit absolument changer d’approche pour ne pas rester calée «dans les années soixante-dix».
    T. H.

    Source de cet article :
    http://www.lesoirdalgerie.com/articles/2012/07/25/article.php?sid=137121&cid=2

  13. La ligue arabe s'est vidée d'elle même de sa substance: défendre les intérêts du monde arabe ! Elle n'est devenue qu'un valet de l'impéréalisme car tous les royaumes du golfe arabe ont été implanté par cet impéréalisme. Les peuples du monde arabe savent bien que cette entité est nulle et ne sert que leurs ennemis.

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