« On ne naît pas femme, on le devient ». (Simone de Beauvoir, 1908-1986)
Il est des femmes rebelles ; des femmes révoltées et des femmes au souffle d’acier. Celles ayant répondu bravement aux cris de la résistance mais hélas enduré tant de déceptions et de douleurs. Il est vrai que la femme algérienne, cette digne fondatrice de notre destinée collective, avait participé à la libération de sa patrie en sacrifiant son être et son âme. Son dévouement et sa volonté l’ont poussé à se battre aux côtés des hommes afin de nous redonner la confiance et l’espoir perdus durant les pires ères coloniales et les désenchantements post-indépendance, synonymes du joug et de l’usure ( plus d’un siècle d’oppression et une décennie de ravages terroristes). Il y a lieu de rappeler ici que ces souffrances ont déchiré le coeur et la mémoire de la femme algérienne. Néanmoins, cette expérience subie dans la douleur n’a guère empêché cette dernière de chasser avec courage le colon. C’est l’illustre exemple de Hassiba Ben Bouali, une combattante-martyre parmi d’autres, qui a refusé de se rendre aux parachutistes français ayant encerclé et fait exploser par la suite la demeure où elle se trouvait avec ses compagnons d’arme dans la Casbah d’Alger.
Autrefois, la femme d’Algérie s’est engagée dans une lutte anticolonialiste tant bien armée qu’idéologique. Elle avait repoussé toutes les tentatives d’aliénation et de manipulations visant à détruire son identité. En ce sens, cette femme qui est berbère de conscience, arabe de culture, paysanne de nature, citadine par circonstances a barré la route à la domination culturelle que le colonialiste français avait essayé d’exercer sur elle : « Si nous voulons frapper la société algérienne dans sa contexture, dans ses facultés de résistance, il nous faut d’abord conquérir les femmes ; il faut que nous allions les chercher derrière le voile où elles se dissimulent et dans les maisons où l’homme les cache » (1). Cette guerre psychologique menée subtilement contre la femme était à la fois amère et ignoble d’autant que celle-ci était une proie facile à l’hégémonie des hommes. C’est pourquoi, la femme rebelle s’est posée rapidement en gardienne vigilante de la culture, et a demeuré fidèle à ses convictions algériennes (traditions, coutumes, religion..). Bien que l’on rende aujourd’hui hommage aux femmes révolutionnaires, un grand nombre de figures féminines algériennes sombre dans l’oubli. Or ces combattantes de l’ombre ne méritent que mille respect.
Après l’indépendance, l’attitude de l’homme algérien vis-à-vis de la femme, euphorique à bien des égards au départ, a basculé dans l’exclusion et dans le rejet. Autrement dit, l’identité de cette dernière s’est vue engouffrer dans un moule de valeurs conservatrices essentiellement à caractère religieux/traditionaliste. Evidemment, cela a donné naissance à la mentalité misogyne qui a malheureusement freiné l’émancipation féminine. En gros, les conditions de la femme ont tellement régressé et son image s’est d’elle-même dévalorisée. L’altérité ou cette conception de l’autre vis-à-vis d’elle a influé sur sa représentation personnelle. En ce sens que l’oubli de soi ait pris le dessus sur le souci de soi. Par ailleurs, les violences ayant lieu pendant la guerre civile ont fait de la femme la principale victime du machisme de l’homme. Du coup, l’on a assisté il y a quelques années à la montée fulgurante d’une idéologie à dominante religieuse où les islamistes s’en sont pris violemment aux femmes dont la vision est contraire avec la Charia (ensemble de lois coraniques régissant la communauté des croyants). Bien entendu, cette situation est à la fois complexe et compliquée puisque la femme est contrainte d’assumer, malgré elle, la figure de la haine sous le prisme de laquelle « la société des hommes » la voit. Une haine se traduisant par des viols individuels et/ou collectifs et des tortures ou des supplices. A ce titre, il convient d’affirmer qu’autant la femme (représentation en miniature du corps social) enfreint les normes traditionnelles et le code d’honneur (nif/horma), autant l’Etat (cadre macro-sociétal des interférences politico-idéologiques) refuse de se soumettre à l’extrémisme religieux. Ici, comme on le constate bien, la rigidité sociale de la famille conservatrice et de la société des tabous qui empêche l’épanouissement de la femme rime incontestablement avec l’extrémisme religieux qui est à même d’asphyxier l’Etat. D’où il ressort, à mon humble avis, que le conflit qui oppose l’Etat aux islamistes s’est glissé inconsciemment d’un référentiel politique (Etat-Islamisme) vers un référentiel culturel (femme-conservatisme). Ainsi le corps de la femme est-il devenu, si j’ose dire, un champ de bataille entre les islamistes et l’Etat. Selon cette logique, s’emparer du corps de la femme signifie symboliquement dans l’imaginaire des islamistes s’emparer du pouvoir. Que l’on se rappelle bien des histoires dramatiques des jeunes filles algériennes violées et torturées sous couvert de zawadj al-mutaâ « mariage de la jouissance ». En clair, la femme algérienne, que l’on veuille ou pas, porte dans ses entrailles les traces d’une guerre sans nom (2) que son partenaire masculin a déclenché dans les circonstances qu’on sait tous. Outre la violence qu’elle a endurée, elle a froidement subi le rejet de sa famille. La plupart des pères ont abandonné leurs filles violées parce que l’honneur de la famille dans notre société repose principalement sur la pureté sexuelle. La virginité de la femme est perçue dans «la conscience virile» comme un objet de pouvoir et de contrôle. D’où leur désir de maintenir la femme au foyer et de la voiler afin qu’elle préserve ce sacerdoce socio-familial.
Mais « … Le voile qui a été pensé comme l’ultime recours pour protéger les femmes, constaterait Wassyla Tamzali, n’est pas une protection, il n’est pas la barrière des instincts sexuels. Il ne l’est pas parce que ce n’est pas sa fonction. Nous avons compris qu’il était l’instrument d’un discours sur la sexualité qui construit un ordre sexuel auquel toutes les femmes se soumettent progressivement » (3).
Il paraît que le destin qu’on lui a dessiné jusque-là n’est qu’un fantasme sadique qui permet à l’homme d’affirmer sa virilité. Celle-ci étant une vertu qui se construit sur des valeurs masculines telles que la force physique/sexuelle, la robustesse, la vigueur, le courage et le rationalisme…etc. En réalité, « la virilité […], est une notion éminemment relationnelle, construite devant et pour les autres hommes contre la féminité, dans une sorte de peur du féminin, et d’abord en soi-même » (4). L’homme peut interpréter la féminité comme une menace pour son pouvoir hégémonique dans la mesure où il manifeste ce qu’on pourrait appeler une « angoisse de virilité ». Sous cet angle de vision, la femme est perçue du point de vue social comme étant source de malheur et de frustrations et du point de vue religieux comme une incarnation du diable. Ainsi constate-t-on que «le processus de virilisation» qui est au coeur de l’idéologie patriarcale empêche l’homme de prendre conscience d’une part de soi, au demeurant « féminin » que le psychologue Carl Gustave Jung (1875-1961) appelle à juste titre l’Anima (5). Celui-ci, étant selon ce dernier une image innée de la femme chez l’homme en rapport avec l’Animus (son opposé chez la femme). Il est bien souvent refoulé par des pratiques sociales (sport, force physique, travail dur) et éducatives (culture, contraintes morale, traditions) puisque les valeurs féminines telles la sensibilité, l’intuition, la tendresse et la souplesse sont considérées dans l’imaginaire de l’homme comme autant de signes de faiblesse. Cela dit, la violence symbolique (le machisme, la misogynie et les discriminations) qui est faite aux femmes est à interpréter en vérité par la difficulté de l’homme algérien à s’identifier à son élément féminin intérieur, lequel est un moteur d’énergie déclenchant en lui l’étincelle de créativité, d’amour de la beauté et de spiritualité. Mais saurait-on affirmer que chaque femme qui se soumet à la volonté des hommes participe à leur idéologie ? Les femmes battues, voilées et violées sombrent-elles dans cette fatalité silencieuse qui les rend sujettes au machisme ? Il est vrai que quand on essaie d’ensevelir la beauté de la femme dans le linceul du silence en la stigmatisant de surcroît, celle-ci cesse d’exister et devient chez l’homme « femme-objet ».
C’est clair, de nos jours, la femme algérienne subit de plein fouet les affres de la violence sociale. En effet, le harcèlement moral et/ou sexuel sur le milieu de travail a atteint son degré le plus paroxystique.
A en juger par les données statistiques issues des enquêtes de la gendarmerie nationale. Chaque année, près de 12 000 femmes se plaignent de violences en Algérie (261 femmes ont été impitoyablement assassinées en 2012). Bien entendu, ce taux indiqué n’englobe pas les femmes n’ayant pas osé déposer leurs plaintes. Il semble que la peur des préjugés de la communauté sociale qui les rend souvent responsables de ce qu’il leur advient l’a emporté sur leur volonté de dénoncer les dépassements dont elles sont victimes. Le recours à ces pratiques abominables à savoir le harcèlement sexuel et la violence conjugale pousse logiquement la femme à se retirer de l’espace public, ou tout au moins à se faire le moins visible possible. L’on s’interroge d’ailleurs sur l’utilité d’une législation qui ne réprime pas ou peu la violence sous toutes ses formes (paroles obscènes, insultes, violence conjugale, inceste, viol…). Il y a ici une certaine forme d’injustice car la violence est un acte condamnable portant atteinte à la dignité de la femme. Outre l’oubli et la marginalisation dont ils l’accablent, nos responsables ne penchent plus sur son destin et n’essaient pas d’apaiser les douleurs de la femme. Paradoxalement, ils tentent de colmater cette réalité frustrante par des discours officiels complaisants par le biais desquels ils présentent la femme sous forme d’image caricaturale (femme-mère-soeur-épouse). Cela dit, ils n’abordent pas de façon suffisante les questions ayant trait à l’évolution de la condition féminine, à savoir le mariage, le divorce, l’héritage, l’éducation, le travail, l’égalité homme-femme, etc. En ce sens, cette situation donne l’impression qu’on n’a pas encore attient le niveau de diagnostic, de résolution des problèmes et de projections sur l’avenir. L’absence d’analyse objective s’explique en partie par le manque d’implication et d’engagement étatique dans la chose féminine. A dire vrai, peu d’efforts ont été fournis dans la perspective de rompre avec le « modèle patriarcal » qui est intériorisé dans l’inconscient collectif. C’est plus qu’une évidence, la femme en Algérie est considérée par le code de la famille comme étant une éternelle assistée. Autrement dit, elle est condamnée à vivre sous la tutelle de l’homme (6). Ce destin presque préétabli par l’homme n’encourage que sexisme et exclusion de la femme de la sphère publique. Or, « il n’est jamais inutile de le rappeler hinc et nunc comme dirait K. Guerroua, une nation construite sans le soutien actif des femmes est condamnée à périr, c’est une nation dure et sans esprit ; une nation où les valeurs génitrices de la morale perdent tout sens, une nation qui n’arriverait jamais à planter son étendard dans le coeur de la modernité » (7). Le paradoxe du Monde Arabo-musulman en général et de l’Algérie en particulier est hallucinant dans la mesure où il y a un décalage entre la réalité du vécu social de la femme et le fond de sa représentation politique. C’est pourquoi, il est légitime de s’interroger comment une femme pourrait être enseignante, médecin, avocate, magistrate, députée, ou ministre alors que son semblable et peut-être elle-même vit marginalisée dans l’inconscient collectif.
Toutes ces contradictions pourraient susciter chez la femme une interrogation identitaire, laquelle est une volonté consciente de construire une expérience spécifique à la lumière de son histoire personnelle. Bien que le mouvement féministe exprime son désir de renouveau à travers l’organisation des associations, des colloques et des séminaires scientifiques, l’élan de ses manifestations est vite freiné par la force des obstacles de toute nature (violence, agression physique/verbale, manque de moyens logistiques et de capacité managériale…). En Algérie, « le mouvement féminin, écrirait Y. Haddar, a besoin d’un nouveau souffle, d’un nouveau leader, d’une nouvelle génération de femmes courageuses, convaincues et déterminées » (8).
Il convient de conclure en dernière instance que dans une société patriarcale comme la nôtre, la revendication de l’identité féminine est essentiellement conçue comme le rejet des coutumes et des traditions. Le quotidien de la femme en Algérie est marqué par de criantes inégalités dues à la dominance masculine. C’est pourquoi le changement suppose des sacrifices importants de la part de la femme et des immenses défis de nature à briser les reflexes de la dictature misogyne. Que le chemin de la résistance soit parsemé d’embûches, il n’en reste pas moins que rebelle et courageuse que tu es, femme de l’Algérie du deuil et de bravoure, il t’appartient à toi seule, de te souvenir de ton patrimoine de résistance.
Chérifa Sider, doctorante en psychologie
Références
(1) Frantz, F. (1959). L’An V de la révolution algérienne. Paris : La Découverte. p19.
(2) Stora, B. (2001). La Guerre invisible, Algérie, année 90. Paris : Presses des Sciences Po.
(3) Tamzali W. (2009). Une femme en colère. Lettre d’Alger aux Européens désabusés. Paris : Gallimard. p108
(4) Bourdieu, P. (1998). La domination masculine. Paris : Seuil. p59.
(5) Jung, C-G. (1973). Dialectique du moi et de l’inconscient. Paris : Gallimard.
(6) Ordonnance n° 05-02 du 18 Moharram 1426 correspondant au 27 février 2005. Modifiant et complétant la loi n° 84-11 du 9 juin 1984 portant code de la famille.
(7) Guerroua, K. (2012,08 mars). À toi femme de l’Algérie résistante. Le Quotidien d’Oran, n° 5251, pp.8-9.
(8) Haddar, Y. (2010,03 mars). Lettre à la femme algérienne. Le Matin DZ, www.lematindz.net.





Enième déni identitaire berbère d'une doctorante, qui plus est !! La berbérité d'une grande partie des Algériens est encore niée, c'est affligeant ! Je croyais que les femmes étaient plus courageuses et intelligentes que les hommes !! Comment lire le suite de cet article quand on tombe sur des sentences pareilles :" En ce sens, cette femme qui est berbère de conscience, arabe de culture, paysanne de nature, citadine par circonstances a barré la route à la domination culturelle que le colonialiste français avait essayé d’exercer sur elle" !!
C'est de la perte de temps d'espérer être rationnel quand on tient un langage aussi loin de la vérité !! Comment dire sans rougir que toutes les Algériennes sont de culture arabe, c'est vraiment incroyable et indigne d'une doctoresse, qui plus est !! Mais bon, ce n'est pas étonnant pour moi !! Les dégâts de l'école du FLN sont incommensurables !!
Toutes ces bonnes références à Fanon, Bourdieu , Tamzali etc pour nous pondre un article où il est écrit que la femme berbère est de culture arabe. C’est bien dé-ce-vant pour ne pas dire autre chose à notre psychologue.
Lors d’un déjeuner avec Khalida Messaoudi, nous avons reçu la visite surprise du ministre des Affaires maghrébines et africaines, M. Abdelkader Messahel, lequel nous a déclaré :
-Je ne viens pas en ma qualité de ministre, mais de la part de monsieur le président de la République, Abdelkader Bouteflica. Il m’a chargé de vous remettre cette enveloppe de 260.000 dinars, à répartir entre vous treize. Je précise qu’il n’a pas touché au bien des contribuables, mais que cette somme fait partie de son argent personnel. Il faudra que je reparte avec vos dossiers, car monsieur le président les a réclamés pour intervenir personnellement dans cette affaire (p.177).
Intervention qui se solde par :
L’imam d’el Haïcha est maintenant imam d’une plus grande mosquée (p.242).
Ces deux phrases tirées de « Laissées pour mortes. Le lynchage des femmes de Hassi Messaoud» résument, à elles seules, la bestialité des musulmans et la légèreté avec laquelle les putschistes d’Alger se soucient de la condition de la femme.
Pour rappel ; c’est à la suite d’un prêche virulent de l’imam que 500 femmes de Hassi Messaoud avaient été agressées et torturées de la façon la plus sauvage par 500 hommes transformés en barbares de la pire espèce par le discours inhumain d’un représentant d’Allah.
20.000 dinars ridicules ! Voilà ce que vaut un acte barbare, perpétré sur des innocentes, aux yeux de l’état! Abdelkader el Mali, le filou, tenait à souligner que cet argent venait de sa poche, mise au point destinée certainement pour Allah et la remise à jour de son compte de «hassanats»! Quand de tels imbéciles sont aux commandes, il ne faut s’étonner de rien !
C’est vrai que l’Algérien lambda est formaté dans un moule rétrograde calqué sur des Textes sataniques qu’il est inutile de rabâcher d’avantage, mais Il faut aussi admettre que si la condition de la femme n’est pas ce qu’elle devrait être, cela est dû aussi, en grande partie, à la trahison d’autres femmes aveuglées, tout autant que les hommes, par le confort de vie personnel que procure le pouvoir oubliant de ce fait le combat collectif pour une condition moderne de la femme algérienne: Zohra Drif et Khalida Messaoudi en sont les exemples vivants.
-Tout homme civilisé a pour règle absolue : Ne frappe jamais une femme, même avec des fleurs !
-La règle du machiste formaté par des prêches d’imams incultes stipule : Bats ta femme chaque matin, si tu ne sais pas pourquoi, elle le sait !
Le jour où nous aurons à la tête de l’état des hommes civilisés, qu'elle s'assume berbère ou qu'elle se considère arabe, la femme sera respectée, encensée, honorée, célébrée, adulée, aimée, et tous les imams d’Algérie renvoyés au seul endroit qui leur sied, la grotte «hira ».
Lire 50 femmes agressées (et non pas 500). A égalité en nombre, les femmes auraient battus ces lâches qui se mettent à 10 contre une femme.
En somme ,la femme algérienne est passée du joug colonialiste au joug intégriste islamiste ,s'est-elle vraiment libérée et décolonisée depuis la date historique du recouvrement de l'indépendance du pays? rien n'est moins sûr,elle s'est faite piéger et emprisonner dans une société bigote et phallocratique qui veut régenter sa destinée et lui imposer un code de conduite. Dans les préjugés traditionnels et l'inconscient collectif elle est devenue l'incarnation du diable ,vous l'avez dit. Freud écrivait aussi :" Le Diable est le meilleur subterfuge pour disculper Dieu " , vous vous imaginez donc tout le cercle vicieux dans lequel vous entraine ces tartufes dont la seule préoccupation est la femme et tous ses attributs physiques et sexuels qui les tentent et les absorbent au plus haut point pour ne pas faillir à leur foi et à ses préceptes. C'est à dire qu'il y a du faux et de l'hypocrisie dans la dévotion et l'adoration de Dieu , des frustrations sexuelles cachées , des fantasmes érotiques inassouvis y trouvent un bouc-émissaire , la femme ,la responsable de tous les maux de la société.
Cette doctorante est un cas psychologique pour avoir denie l'existence des imazighen en Algerie, mais elle n'est n'est que le sommet de l'iceberg. Basta
Madame,
Vous n'avez parlé que d'une partie des femmes algériennes. Celles, de conscience berbère, mais arabisées par l'islam. Mais, votre ignorance réelle de la société algérienne, vous a malheureusement empêchée, de rapporter aussi la vie de ces femmes, algériennes aussi, et qui ne savent même pas prononcer un mot en arabe. Les femmes Kabyles!
Vous avez parlé de la femme "arabe" algérienne face au colonialisme français. Mais, et si l'on parle encore de la femme kabyle face à cet autre colonialisme séculaire encore plus redoutable et négativiste que l'est réellement le français!
Aussi, permettez-moi, de vous reprendre un paragraphe en le reformulant légèrement de telle sorte que votre "contribution" devienne quelque peu objective.
"Aujourd'hui, la femme de Kabylie s’est engagée dans une lutte anticolonialiste idéologique. Elle repousse toutes les tentatives d’aliénation et de manipulations visant à détruire son identité. En ce sens, cette femme (dont une majorité ne comprennent rien à la langue arabe), qui est berbère de conscience et de culture, paysanne de nature, citadine par circonstances barre la route à la domination culturelle que le colonialiste arabo islamique essaie d’exercer sur elle : "Si nous voulons frapper la société kabyle dans sa contexture, dans ses facultés de résistance, il nous faut d’abord conquérir les femmes kabyle; il faut que nous allions les chercher dans l'intimité de leurs maisons par l'entremise de la télévision et ainsi capter leur regard par la diffusion de feuilletons arabes et religieux, garant d'une acculturation certains et d'un reniement identitaire … " (1). Cette guerre psychologique menée subtilement contre la femme kabyle est à la fois amère et ignoble d’autant que celle-ci est une proie facile à l’hégémonie de l'idéologie arabo musulmane. C’est pourquoi, la femme rebelle s’est posée rapidement en gardienne vigilante de la culture, et a demeuré fidèle à ses convictions kabyles (traditions, coutumes, religion..)"
Mes respects Madame!
l'autre jour un prof d'université m'a dit que si j'ai du piston je peux faire un doctorat, mon oeil, moi si j'avais du piston je fouterai le camp d'ici, passons, en tant que nana j'aime bien lire des articles sur la femme mais cet article sent la langue de bois du systeme qui veut seduire avant le vote 2014, merci on a déjà donné nous les femmes, madame il n'y a pas de dictature des hommes, il y a une dictature tout court, et psy il n'y a pas de culture arabe juste une culture algerienne point barre, cessez de diviser on est déjà en miettes
Madame,
Vous n'avez parlé que d'une partie des femmes algériennes. Celles, de conscience berbère, mais arabisées par l'islam. Mais, votre ignorance réelle de la société algérienne, vous a malheureusement empêchée, de rapporter aussi la vie de ces femmes, algériennes aussi, et qui ne savent même pas prononcer un mot en arabe. Les femmes Kabyles!
Vous avez parlé de la femme "arabe" algérienne face au colonialisme français. Mais, et si l'on parle encore de la femme kabyle face à cet autre colonialisme séculaire encore plus redoutable et négativiste que l'est réellement le français!
Aussi, permettez-moi, de vous reprendre un paragraphe en le reformulant légèrement de telle sorte que votre "contribution" devienne quelque peu objective.
"Aujourd'hui, la femme de Kabylie s’est engagée dans une lutte anticolonialiste idéologique. Elle repousse toutes les tentatives d’aliénation et de manipulations visant à détruire son identité. En ce sens, cette femme (dont une majorité ne comprennent rien à la langue arabe), qui est berbère de conscience et de culture, paysanne de nature, citadine par circonstances barre la route à la domination culturelle que le colonialiste arabo islamique essaie d’exercer sur elle : "Si nous voulons frapper la société kabyle dans sa contexture, dans ses facultés de résistance, il nous faut d’abord conquérir les femmes kabyle; il faut que nous allions les chercher dans l'intimité de leurs maisons par l'entremise de la télévision et ainsi capter leur regard par la diffusion de feuilletons arabes et religieux, garant d'une acculturation certains et d'un reniement identitaire … " (1). Cette guerre psychologique menée subtilement contre la femme kabyle est à la fois amère et ignoble d’autant que celle-ci est une proie facile à l’hégémonie de l'idéologie arabo musulmane. C’est pourquoi, la femme rebelle s’est posée rapidement en gardienne vigilante de la culture, et a demeuré fidèle à ses convictions kabyles (traditions, coutumes, religion..)"
Mes respects Madame!
Il parait que l'islam a libéré la femme mais il parait aussi que la femme est plus libre , plus émancipée et mieux protégée là ou l'islam n'existe pas . Donc répliquer séchement aux prêchis-prêchas interminables des mosquées qui tendent à le faire croire , les femmes peuvent dire : Merci ! Merci ! pour toute la peine que vous vous faites de le rabâcher sans cesse sachez que l'on peut vivre libres , heureuses et dignes sans ça ! C'est soulageant de le savoir , n'est-ce pas?
Pour ne pas rester prisonnier de clichés et de replis identitaires extrêmement rigides , il aurait été plus correct de dire que la femme Algérienne est de conscience berbèro-amazighe , mais sa culture est à la fois berbère , arabe , turque , française , un patchwork muticulturel qui a fait son originalité d'Algérienne, une originalité qui ne verse pas dans le déni historique , la segrégation et l'intégrisme culturel.
A lire très souvent les commentaires , je découvre malheureusement que la société algérienne est très tribale et ne peut être élevée au rang de nation moderne . Si Bouteflika a instauré le régionalisme par le nomination de ministres et autre cadres de l'état , il y a ceux qui veulent coûte que coûte vanter le mérite et mettre en exergue la Kabylie comme région suprême et le kabyle comme langue au détriment de l'amazigh . Tout ce beau monde se vaut ce qui implicitement aurait tendance a nous prédire une crise similaire a celle générée par le clan Bouteflika compte tenu des propos que nous recueillons . Allons , restons citoyens sans vanité , ni arrogance , bannissons le régionalisme , le népotisme et la ségrégation entre les citoyens. Nul n'est le phénix de ces bois.
"… a nous prédire une crise similaire a celle générée par le clan Bouteflika compte tenu des propos que nous recueillons…"
Mais, mon pauvre ami, l'Algérie est loin d'être le paradis des libertés que vous croyez. La crise née des tentatives "ethnocidaires" existe déjà depuis bien avant l'indépendance. Elle n'est donc pas à venir! Ce n'est là, aujourd'hui, que légitime défense face à l'empire négativiste des thuriféraires de l'ordre oriental. Le Kabyle, ils le considère comme ennemi tant qu'il renie les constantes infondées des planqués et reste fidèle à l'âme séculaire non arabe de l'Algérie.
merci madame pour votre article, mais où est la femme algerienne ? rebellle sans doute mais disparue, rien certaines sont dans le systeme d'autres sont les victimes de ce systeme comme les hommes. Dans ce pays il faut que les deux sexes se reveillent pour faire avancer l'Algerie