Corruption en Algérie : quel rôle pour la Cour des comptes ?

Les scandales à répétition, de l’affaire Khalifa, à Sonatrach en passant par la route Est-Ouest, repris par la majorité des médias internationaux discréditent l’image de l’Algérie au niveau international et démobilisent les citoyens au niveau interne.

La prolifération d’institution de contrôle, dont la dernière en date est l’institution de lutte contre la corruption, est inefficace sans un Etat de droit, la démocratisation de la société et sans vision stratégique d’ensemble. Aussi, la problématique posée, objet de cette contribution : l’efficacité de la Cour des comptes dont j’ai été magistrat (premier conseiller et directeur central des études économiques entre 1980/1983 du temps de feu Dr Amir) et d’une manière générale toutes les institutions de contrôle, y compris celles des services de sécurité, ne sera-t-elle pas fonction d’une gouvernance globale rénovée ?

1.- En moins de 30 ans, les textes régissant le fonctionnement de la Cour des comptes dépendant de la présidence de la république et prévue dans la constitution (JORADP N°76 du 8 décembre 1996 modifiée par loi n°02-03 du 10 avril 2002 JORADP n°25 du 14 avril 2002 loi n°08-19 du 15 novembre 2008 JORADP N°63 du 16 novembre 2008) et le Conseil des ministres en date du 25 aout 2010 qui a approuvé une ordonnance élargissant et renforçant les missions de la Cour des comptes, modifiant et complétant l’ordonnance n°95-20 du 17 juillet 1995. La Cour des comptes est organisée en chambres à compétence nationale (au nombre de huit), et en chambres à compétence territoriale (au nombre de neuf) et une chambre de discipline budgétaire et financière.

Au terme de la loi, la chambre de discipline budgétaire et financière (CDBF) est compétente pour juger et sanctionner certaines fautes ou irrégularités commises par les gestionnaires publics et agents assimilés ayant causé un préjudice certain au trésor public ou au patrimoine des organismes publics. Les chambres à compétence nationale sont chargées du contrôle des comptes et de la gestion financière des ministères, le contrôle des établissements et organismes publics de toute nature dépendant d´un ministère ou recevant des subventions inscrites à son indicatif ainsi que le contrôle des entreprises publiques économiques dont l´activité est liée au secteur couvert par ledit ministère. Les chambres à compétence territoriale sont chargées de contrôler les finances des collectivités territoriales (wilayas et communes) relevant de leur compétence géographique. Les chambres territoriales peuvent également contrôler les comptes et la gestion des organismes publics auxquels les collectivités territoriales concèdent des concours financiers ou détiennent partiellement ou majoritairement leur capital. Institution supérieure du contrôle à posteriori des finances de l’Etat (article 2) étant une institution à compétence administrative et juridictionnelle (article 3), la Cour des comptes assiste le gouvernement et les deux chambres législatives (APN- Sénat) dans l´exécution des lois de finances pouvant être saisie par le président de la République, le Chef du gouvernement (actuellement le premier ministre) ou tout président de groupe parlementaire pour étudier des dossiers d’importance nationale.

Ses procédures de contrôle et d´investigation, sont inspirées des normes internationales, notamment celles élaborées par l’INTOSAI dont l’apurement des comptes des comptables publics, est un acte juridictionnel portant sur l´exactitude matérielle des opérations de recettes et de dépenses portées au compte du comptable public ainsi que leur conformité avec les lois et règlements en vigueur, la reddition des comptes, tout comptable public est tenu de déposer son compte de gestion au greffe de la Cour des Comptes en conservant les pièces justificatives qu´il doit mettre à la disposition de l´institution. Les ordonnateurs des organismes publics sont également tenus de déposer leurs comptes administratifs dans les mêmes formes, le contrôle de la discipline budgétaire et financière, s´assure du respect des règles de discipline budgétaire et financière, et prononce des amendes à l´encontre des responsables ou agents des institutions, établissements ou organismes publics ayant commis une faute ou irrégularité préjudiciable au Trésor public ou à un organisme public, le contrôle de la qualité de gestion a pour finalité d´apprécier les conditions d´utilisation et de gestion des fonds et valeurs gérés par les services de l’état, les établissements et organismes publics et enfin l´évaluation des projets, programmes et politiques publiques, la Cour des comptes participant à l´évaluation, au plan économique et financier, de l´efficacité des actions, plans, programmes et mesures initiées par les pouvoirs publics en vue de la réalisation d´objectifs d´intérêts national et engagés directement ou indirectement par les institutions de l´Etat ou des organismes publics soumis à son contrôle.

2.- Quelles sont les nouvelles prérogatives de la Cour des comptes ? L’ordonnance 2010, élargit les missions de la Cour des comptes quant au renforcement de la prévention et de la lutte contre les diverses formes de fraude, de pratiques illégales ou illicites, portant atteinte au patrimoine et aux deniers publics. “La Cour des comptes exerce un contrôle sur la gestion des sociétés, entreprises et organismes, quel que soit leur statut juridique, dans lesquels l’État, les collectivités locales, les établissements, les entreprises ou autres organismes publics détiennent, conjointement ou séparément, une participation majoritaire au capital ou un pouvoir prépondérant de décision”, Ainsi, la Cour des comptes s’assurera de l’existence, de la pertinence et de l’effectivité des mécanismes et procédures de contrôle et d’audit interne, chargés de garantir la régularité de la gestion des ressources, la protection du patrimoine et des intérêts de l’entreprise, ainsi que la traçabilité des opérations financières, comptables et patrimoniales réalisées. Un autre article de l’ordonnance en question, en l’occurrence le 27 bis, stipule que « si la Cour des comptes relève des faits de nature à justifier une action disciplinaire à l’encontre d’un responsable ou d’un agent d’un organisme public soumis à son contrôle, par référence au statut de ce dernier, elle signale ces faits à l’autorité ayant pouvoir disciplinaire à l’encontre du responsable ou de l’agent concerné ». L’ordonnance prévoit le pouvoir de consultation de la Cour des comptes dans l’élaboration des avant-projets annuels de loi de règlement budgétaire et cette révision confère au président de la République l’attribution de saisir la Cour des comptes pour tout dossier d’importance nationale dont : en premier lieu au renforcement de la prévention et de la lutte contre les diverses formes de fraudes, de pratiques illégales ou illicites, portant atteinte au patrimoine et aux deniers publics. En second lieu, il est question du renforcement de l’efficacité du contrôle de la Cour des comptes à travers l’obligation faite aux responsables des collectivités et organismes qu’elle contrôle de communiquer ses conclusions aux organes délibérants dans un délai maximal de deux mois, tout en tenant informée la Cour des comptes des suites réservées”. La cour des comptes devrait travailler en étroite collaboration avec l’office central chargé de la prévention et de la répression de la corruption. L’accent a été mis sur la modernisation de cet outil permettant de mieux contrôler l’économie nationale afin de lutter efficacement contre toute forme de fraude et de détournement et atteinte aux deniers publics et au patrimoine national. Qu’en est-il du dernier rapport de la Cour des Comptes ?

3.- Dans son rapport rendu pour la première fois public, dont la presse algérienne s’est fait l’écho le 7 novembre 2012 le rapport de la cour des comptes met en relief la mauvaise gestion des deniers publics, manque de volonté et de transparence. Le rapport de la Cour des comptes, concernant la gestion de l’argent de l’Etat, est accablant. Le rapport dénombre105 comptes spéciaux du Trésor, dont 16 n’ont pas connu de mouvements. Le nombre de comptes d’affectation spéciale reste prépondérant avec 77 comptes, soit 73% des CST. Pour les autres catégories, il est recensé 11 comptes de prêts, 9 comptes de participation, 4 comptes d’avance, 3 de commerce et un compte d’affectation spécial « dotation ». Les ministres des Finances, de l’Agriculture, de la Culture, de l’Intérieur, de l’Industrie et de la PME se sont vu confier la gestion de 35 comptes soit 45% de la liste en vigueur. Les investigations de la Cour des comptes ont mis en exergue, la gestion défectueuse des Comptes d’affectation spéciale (CAS), étant sollicités pour la réalisation des projets inscrits dans le cadre des plans quinquennaux 2004-2009 et 2009- 2014.

Le rapport note outre la non conformité aux principes de la comptabilité publique et aux dispositions de la loi que les objectifs assignés, que la réalisation de projets et de programmes, afférents au budget d’équipement par l’intermédiaire des CAS s’est faite en violation du principe d’affectation des crédits et du caractère exceptionnel dédié à ces comptes, la quasi-totalité des Comptes d’affectation spéciale n’ayant pas été réalisés malgré le soutien de l’Etat et le volume des subventions. Les dépenses relatives aux CAS dans le budget de fonctionnement de 2010, ont été de l’ordre de 90% en 2010, 98% en 2009 et 162% en 2008 et la part des CAS dans le budget d’équipement est passé de 96% en 2009 à 89% en 2010. De plus, les banques ne produisent pas les états faisant apparaître la liste des bénéficiaires (particulier ou organisme) des bonifications sur les crédits accordés. Il a été noté également les insuffisances du contrôle fiscal. Sur un effectif global estimé à 13.797, en 2010 seuls 536 agents sont affectés au contrôle fiscal soit un taux faible de 4%. Sur un nombre de 376.770 dossiers fiscaux, 1465 ont été programmés pour la vérification de la comptabilité, le rapport soulignant les insuffisances et les dysfonctionnements relevés, faute de programme de modernisation de l’administration fiscale. Pour le seul exercice 2010, le ministre des finances a déclaré un montant exorbitant de 430 MDA, (près de 5 milliards de dollars) au titre des dépenses fiscales sans pour autant décliner la base de calcul, ni fournir de détails ou d’explications sur les segments d’activités et les bénéficiaires pour lesquels celles-ci avaient été consenties.

La Cour des comptes note également dans son rapport que le taux de recouvrement des impôts est très faible. « À titre indicatif et pour les seuls restes à recouvrer (RAR) portant sur l’IRG et l’IBS, leurs montants ont totalisé 543 milliards de dinars(- 100 dinars algériens = 1 euro), à fin 2010. « La contribution des entreprises nationales à l’IBS n’est que de 44,885 MDA, soit 17%, les 83% restant, soit plus de 210 MDA sont réalisés avec des entreprises étrangères par voie de retenues à la source ». Plus grave, le document révélé fait état de détournements et d’opacité dans la gestion des dossiers du microcrédit. Ainsi, le rapport souligne qu’une bonne partie de ces dépenses est constituée par des exonérations fiscales, dans le cadre de mesures incitatives introduites par les différentes lois de finances afin d’encourager l’investissement et l’emploi. Le montant des exonérations a atteint, en 2010 de 93,66 MDA, l’Andi et l’Ansej ayant bénéficié respectivement de 73,18 et 20,48 MDA, soit des taux respectifs de 78% et 22% du montant global des exonérations. Malgré l’importance des exonérations accordées, le suivi des projets retenus n’a pas été au rendez-vous. L’absence de contrôle a encouragé certains promoteurs à ne pas respecter leurs obligations ou engagements. Cette situation s’est aggravée également par une défaillance dans la coordination des différents intervenants, Douanes, Impôts, Ansej et Andi. Ce qui a amené certains investisseurs à détourner les projets de leur destination initiale et, dans certains cas, à la cession des équipements acquis dans ce cadre.

4.- D’une manière générale, et au vu de la situation actuelle en 2013, il est évident que l’impact de la dépense publique de 500 milliards de dollars entre 2004/2013 est très mitigé. Si on avait économisé seulement 10% par une meilleure gestion et une lutte efficace contre la corruption, le gain net serait de 50 milliards de dollars soit 1850 milliards de dinars algériens. Dans un rapport élaboré le 27 février 2013, repris par l’agence officielle algérienne APS, de la Caisse nationale d’équipement pour le développement (CNED), il est mentionné qu’uniquement que les grands projets (non compris les petits projets, ni ceux de Sonatrach/Sonelgaz non inclus dans le calcul) inscrits au titre du plan de relance économique 2004/2009 ont connu un surcoût global de 40% pour l’ensemble de ces projets, c’est-à-dire un surcroît d’argent public de l’ordre de 1050 milliards de dinars, (plus de 13 milliards de dollars) soit un montant d’autorisations de programmes porté à 3655 milliards de dinars algériens (1oo dinars environ 1 euro) contre 2625 dinars prévus initialement. Le rapport note que le maître d’ouvrage élabore souvent une offre financière et un délai de réalisation prévisionnel en croyant qu’il maîtrise tous les facteurs qui entourent son projet ne prenant pas en considération des contraintes ce qui engendrent des réévaluations des autorisations de programmes, récurrentes et coûteuses pour le budget de l’Etat.

Le manque de maturation des études n’est pas le seul obstacle des réévaluations Ces difficultés sont généralement liées « à la libération des assiettes foncières et des emprises, aux retards dans le déplacement des réseaux divers, le retard dans le choix et l’installation des bureaux et suivi de contrôle des travaux, la faiblesse des capacités nationales de gestion et de suivi des grands projets, la non maîtrise » des prix en Algérie en raison de l’existence de « marchés déstructurés ». A ce tire ile st signalé que dès que la réévaluation dépasse 15% du montant du projet, le ministre de tutelle est obligé d’aller justifier la hausse devant le Conseil des ministres. Cependant il faut s’attaquer à l’essentiel et non au secondaire c’est-à-dire le fonctionnement réel de la société, l’Algérie ayant les meilleures lois du monde mais rarement appliquées et avec des institutions qui se télescopent. Ainsi a été adoptée entre 2010/2012 la loi relative à la prévention et à la lutte contre la corruption prévoyant la création d’un office central de répression de la corruption (OCRC),qui vise « la consolidation des règles de transparence, de probité et de concurrence loyale concernant les marchés publics ». Comme il a été procédé durant cette période à l’adoption d’autres textes de loi traitant, également, de la lutte contre la corruption, comme à la monnaie et le crédit ainsi qu’à la répression des infractions de change et des mouvements des capitaux de/et vers l’étranger. Mais des lois sont inefficaces sans une réelle volonté politique. Dans tous les pays du monde où existe un Etat de droit, la Cour des comptes est une institution hautement stratégique, elle est composé de 100 magistrats financiers ne pouvant pas contrôler environ 17.000 entités (administration et entreprises publiques), notant qu’uniquement le contrôle de Sonatrach nécessiterait 200 magistrats financiers. Ayant eu l’occasion de visiter ces structures au niveau international et de diriger en Algérie par le passé (pendant la présidence du feu docteur Amir ex-secrétaire général de la présidence de la république), trois importants audits sur l’efficacité des programmes de construction de logements et d’infrastructures de l’époque, sur les surestaries au niveau des ports et les programmes de développement des wilayas, en relations avec le ministère de l’Intérieur, et celui de l’habitat assisté de tous les walis de l’époque, je ne saurai donc trop insister sur son importance en évitant, comme par le passé, qu’elle ne soit pas instrumentalisée à des fins politiques. Concernant les responsabilités, il y a lieu de tenir compte que l’Algérie est toujours en transition depuis 1986 ni économie de marché, ni économie planifiée.

C’est cette interminable transition qui explique les difficultés de régulation, avec une tendance nettement affirmée, depuis 2009, à un retour à la gestion administrée bureaucratique, posant d’ailleurs la problématique de la responsabilité du manager de l’entreprise publique en cas d’interférences ministérielles donc du politique où la loi sur l’autonomie des entreprises publiques de 1990 n’a jamais été appliquée. Dans ce cas, la responsabilité n’est-elle pas collective et renvoie au blocage systémique, les managers prenant de moins en moins d’initiatives ? Cela explique la bureaucratisation de la société et la déperdition des entreprises productives. Or, la Cour des comptes, qui doit éviter cette vision répressive mais être un garde fou, une autorité morale par des contrôles réguliers et des propositions peut jouer son rôle de lutte contre la mauvaise gestion et la corruption qui touchent tant les entreprises que les services collectifs et administrations et donc éviter ce classement déplorable de l’Algérie entre 2004/20102 au niveau des institutions internationales comme un des pays les plus corrompus au monde.

5.- En résumé, je ne saurai trop insister que le contrôle efficace doit avant tout se fonder sur un Etat de Droit, avec l’implication des citoyens à travers la société civile, une véritable opposition sur le plan politique, une véritable indépendance de la justice, tout cela accompagné par une cohérence et visibilité dans la démarche de la politique socio-économique, un renouveau de la gouvernance au niveau global afin de délimiter clairement les responsabilités et pour plus moralité des dirigeants aux plus hauts niveaux afin de faciliter la symbiose Etat/citoyens. Comme il ya urgence de revoir le système d’information qui s’est totalement écroulé depuis plus de 20 ans posant la problématique d’ailleurs de la transparence des comptes y compris dans une grande société comme Sonatrach où ayant eu à diriger un audit financier avec une importante équipe composé d’experts, sur cette société entre 2006/2007, il nous a été impossible de cerner avec exactitude la structure des coûts. Sans une in formation interne fiable, tout contrôle externe est difficile et dans ce cas la mission de la Cour des comptes serait biaisée. Dans les administrations disons que c’est presque impossible, du fait que leurs méthodes de gestion relèvent de méthode du début des années 1960. Cela ne peut que favoriser la corruption qui prend une dimension dangereuse remettant en cause les fondements de l’Etat et donc sa sécurité, en Algérie réside en l’effritement des valeurs morales contrairement aux valeurs défendues par les classiques de l’économie pour qui c’est le travail qui est la source de la richesse des nations. L’Algérie a deux choix : faire des efforts pour réformer ses institutions, l’économie vers plus de libertés, de démocratie de transparence et réhabiliter les vertus du travail ou régresser en optant pour le statu quo économique et politique, d’où l’urgence de s’adapter, au mieux des intérêts de l’Algérie, comme le font les pays émergents, au nouveau monde. Et pour cela, nous revenons toujours à la morale, surtout la moralité des responsables qui doivent donner l’exemple s’ils veulent mobiliser leur population et éviter l’anémisation de la société. Un phénomène déjà analysé avec minutie par le grand sociologue maghrébin Ibn Khaldoun, dès le XIVe siècle, dans la Muqaddima, qui a montré que l’immoralité des dirigeants, avec comme impact la corruption gangrenant toute la société, comme ces distributions de revenus sans contreparties productives et des subventions généralisées sans ciblage, pour une paix sociale fictive provoquent la décadence des civilisations. Pour l’Algérie tant qu’il y a la rente des hydrocarbures.

Abderrahmane Mebtoul, professeur d’universités et expert international

7 commentaires

  1. La Cour des comptes.
    Elle lui faut quelqu’un d Ouakouren pour faire le ménage, de toute manière aucun (e) Algérien (enne) n’échappera …

  2. Bonjour Mr Mebtoul et l`équipe de la rédaction du e_Matindz,
    Vous savez que ces choses relèves des hautes autorités de l`état en commençant par le premier magistrat du pays d`une manière descendante… Le Taylorisme de la RADP oblige….
    Vous savez que ma déontologie et mon ontologie ne me permettent pas de vous répondre à votre question et par dessus sur un journal en litige avec la justice de son pays…
    De toutes les façons, vous me connaissez et vous pouvez à tous moment en discuter en respectant les règles de la RADP et Bien sur les miennes…
    J`ai cru quand je vous ai transmis toutes ces questions en vrac, en tant qu`expert en management stratégique vous pourriez aisément les transformées en propositions de travail….
    Mais, apparemment avec votre méconnaissance de la stratégie opérationnelle, butez aux procédures qui est la réponse à votre question..
    Je n`ai pas trouvé un signe de la clef de votre question dans l`article ou récit autrement je vous orienterais..
    Warm Regards

  3. La première grosse affaire est celle de Bouteflika en tant que Ministre des étranges Affaires pour ne pas dire affaires étrangères.

  4. Dans le contexte actuel , la cour des comptes n' aucun role a jouer , figée , neutralisée , par ceux la méme qui doivent rendre des comptes .La justice dans notre pays ne s' occupê que des petits larcins , ou ceux qui ne sont pas protégés , par le clan qui dirige le pays. A ce propos , on raconte une blague , qui illustre bien la situation dans la quelle nous vivons, on a demandé a un chien " es tu
    heureux , il a répondu , avant je gardai la maison contre les voleurs , maintenant c' est mon maitre qui vole , alors je dois me taire , sinon , il me jettera dans la rue "

  5. Ericsson aurait versé des pots de vin à Djilali Mehri

    La radio publique suédoise, Sveriges Radio (SR), a annoncé, mercredi 21 novembre, que le numéro un mondial des réseaux de téléphonie mobile, Ericsson, aurait versé des pots-de-vin à des hommes politiques à la fin des années 1990, afin de remporter des contrats. Parmi ces derniers, l’homme d’affaires algérien et ancien député Djillali Mehri qui aurait reçu de fortes sommes entre 1997 et 2002, à un moment où ce dernier aurait fait office d'agent pour l'équipementier de téléphonie. Le milliardaire aurait perçu pour la seule année 1999, 20 millions de couronnes de commissions de la part du groupe suédois.

    Djilali Mehri aurait travaillé avec Ericsson autour des contrats dans le GSM avec Algérie Télécom. Des documents et des courriers, découverts par la police suédoise, attestent qu’il jouait à l’intermédiaire pour des projets de plusieurs centaines de millions de dollars au prorata desquels il obtenait de substantielles rémunérations.
    Réagissant aux informations de Sveriges Radio, Örjan Berner, l'un des responsables de l'organisation non gouvernementale Transparency International, a estimé que "s'il a été fait appel aux services de la personne en question (M. Mehri) en tant qu'agent, cela est très inapproprié, car on est à la limite de la corruption". Ericsson n'a pas souhaité réagir aux accusations.
    ET ,EVIDEMMENT LES SOCIETES CORRUPTRICES,RECUPERE L'ARGENT VERSE A CES "CORROMPUS" EN LE FACTURANT A CELUI QUI PAIE ,ICI ,LE TRESOR ALGERIEN.
    _______________________________________________________________________________
    Cherif rahmani
    ahmani

    Par Anne Vidalie, publié le 27/01/2012 à 09:26, mis à jour à 09:28

    Le ministre algérien Chérif Rahmani et ses proches sont mis en cause par l'un de leurs compatriotes résidant en France.

    Algérie: les bonnes affaires de la famille Rahmani

    Ministre sans interruption (ou presque) depuis 1988, Chérif Rahmani est aussi un businessman avisé.

    Farouk Batiche/AFP

    C'est le pot de terre contre le pot de fer. Hocine Djidel, anthropologue algérien installé en France, accuse Chérif Rahmani, ministre de l'Aménagement du territoire et de l'Environnement, de l'avoir spolié. Une proche de ce dernier aurait, avec sa bénédiction, mis la main sur un local de 500 mètres carrés appartenant à Djidel, dans le centre d'Alger, et l'aurait transformé en très lucratif parking. Excédé par l'interminable guérilla judiciaire en cours devant les tribunaux de son pays, l'anthropologue s'est mis en tête de dénoncer, en France cette fois, les détournements de fonds publics dont Chérif Rahmani et ses affidés seraient coupables, selon lui. Après avoir tenu un blog, il prépare un livre au titre évocateur : One, two, three, voleur de l'Algérie !
    La famille règne sur une galaxie d'entreprises

    L'objet de sa vindicte tutoie le pouvoir depuis des années. Neveu de l'ex-patron de la gendarmerie Ahmed Bencherif, ministre sans interruption (ou presque) depuis 1988, Rahmani, 67 ans, n'est pas né riche. Mais c'est aujourd'hui un businessman avisé, comme en témoigne la galaxie d'entreprises sur laquelle règne sa famille. Ainsi, son épouse, Zoubida, 59 ans, ex-dactylo, est associée ou gérante de trois sociétés algériennes dans des domaines aussi divers que l'immobilier, les installations sportives et les services hôteliers. Elle serait aussi propriétaire d'une boutique de vêtements à l'enseigne Aladin, aux Canaries, et d'un magasin de chaussures aux Bermudes.

    Les enfants Rahmani ne sont pas en reste. Fella, diplômée de l'université de Monaco, est associée à son frère Mokhtar, ancien étudiant à Oxford, dans la SARL Felmo Dounia Sahari, dont les activités s'étendent du commerce de vêtements à la publicité. Elle est également propriétaire d'une pizzeria à Hydra, près d'Alger, et actionnaire d'une société de promotion médicale et scientifique. Son frère Mokhtar, gérant du cabinet de conseil et d'ingénierie Polyfinance Algeria et actionnaire de Bricorama Algérie, est associé à un conseiller de son père au sein de l'entreprise Les Bétons du Maghreb. Il serait aussi à la tête d'une boutique de vêtements Aladin en Thaïlande. Son cadet, Mahdi, lui, s'intéresse à la confection de vêtements, de lingerie et de chaussures, ainsi qu'à l'importation de produits cosmétiques et parapharmaceutiques. Il est actionnaire de trois sociétés qui travaillent dans ces secteurs.
    "Le sommet de la partie émergée de l'iceberg"

    Comme le révélait Le Canard enchaîné le 16 février 2011, les Rahmani ont également investi à Paris en acquérant un appartement de 85 mètres carrés, un studio de 20 mètres carrés et un deux-pièces de 31 mètres carrés dans le très chic XVIe arrondissement. Trois pied-à-terre achetés par des proches du ministre, dont son chauffeur, avant de se retrouver entre les mains de… Mme Rahmani.

    "Tout ceci n'est que le sommet de la partie émergée de l'iceberg, affirme Hocine Djidel. Le ministre est à la tête de nombreuses autres entreprises par l'intermédiaire de membres de sa famille ou de celle de sa femme, ainsi qu'à travers une poignée de fidèles associés en affaires. Reste à savoir quelle est l'origine de l'argent qui a financé ces investissements." Ces accusations agacent l'avocat parisien de Chérif Rahmani, Me Edgard Vincensini, qui conteste tout détournement de fonds : "Ce monsieur Djidel n'est pas sérieux, explique-t-il. Il n'existe aucun élément de preuve contre M. Rahmani."
    ————————————————————————————————————————————ABDELAZIIZ BOUTEFLIKA ,SAID BOUTEFLIKA ET LEUR CLAN DE PREDATEURS
    Et la fortune de Bouteflika ?

    Dans son enquête, le magazine Challenge classe la fortune de Bouteflika parmi celles des « invisibles », les moins apparentes car provenant du pétrole.

    On lit, en effet : "Ces autocrates arabes sont tous dotés d'un insatiable appétit de richesses, résume Maud Perdriel-Vaissière. Mais leur façon de s'enrichir dépend des ressources du pays. S'il n'y a pas de pétrole, il faut spéculer sur le foncier, s'arroger des participations ou prélever des commissions. Si l'or noir est là, il suffit de prélever sa part et de placer le cash. Ces dernières fortunes sont les plus liquides, donc les mieux cachées." Ainsi de celle, en Algérie, du président Abdelaziz Bouteflika, encore en poste malgré la contestation de la rue. Officiellement, il ne disposerait que de deux appartements à Alger. Mais, selon des opposants algériens, il aurait détourné avec les généraux une trentaine de milliards de dollars, placés du Liechtenstein au Brésil »

    Ce que possède officiellement Abdelaziz Bouteflika

    Dans sa déclaration de patrimoine, en février 2009, le président avait écrit ceci :

    «Je soussigné, Abdelaziz Bouteflika, Président de la République, demeurant au 135, rue Cheikh El Bachir El Ibrahimi, El Biar, Alger, candidat à l'élection à la Présidence de la République, prévue le 9 avril 2009. En application de l'article 157 de l'ordonnance 97-07 du 6 mars 1997, modifiée et complétée, portant loi organique relative au régime électoral. Déclare être propriétaire des biens ci-après:

    I- Biens immobiliers :

    Une maison individuelle sise à Sidi Fredj (commune de Staouéli) suivant acte enregistré sous le n° 226 du 11.11.1987.
    Une maison individuelle sise rue de la Rochelle, Alger, suivant livret foncier n° 70-68/07 du 11/12/2007.
    Un appartement sise au 135, rue Cheikh El Bachir El Ibrahimi, El Biar, suivant livret foncier n° 29-39/07 du 26/06/2007.

    II- Biens mobiliers

    Deux (02) véhicules particuliers.
    Déclare qu'il n'est propriétaire d'aucun autre bien à l'intérieur du pays ou à l'étranger.»

    Mais l’opinion fait la moue.

    Elle n’oublie pas que le 22 décembre 1981, Bouteflika fut poursuivi pour « gestion occulte de devises au niveau du ministère des Affaires étrangères» (entre 1965 et 1978) par la Cour des comptes. Dans son arrêt définitif du 8 août 1983, la Cour des comptes donnait son verdict : « M. Abdelaziz Bouteflika a pratiqué à des fins frauduleuses une opération non conforme aux dispositions légales et réglementaires, commettant de ce fait des infractions prévues et punies par l’ordonnance n° 66-10 du 21 juin 1966 et les articles 424 et 425 du Code pénal. ». La Cour des comptes évaluait à « plus de 6 milliards de centimes » (l’équivalent de 100 milliards de centimes actuels) le montant dont Bouteflika restait redevable auprès du Trésor.

    Pour sa défense, Bouteflika invoquera aux magistrats de la Cour des comptes la construction d’un nouveau siège du ministère des Affaires étrangères pour laquelle il destinerait la trésorerie amassée sur les comptes suisses. La réponse de la cour : « Ce motif fallacieux ne peut être pris en considération sachant qu’une opération d’investissement obéit à des règles bien précises qu’aucun ordonnateur ne peut ignorer et que l’éventuelle construction d’un nouveau siège du ministère des Affaires étrangères doit être financée par des crédits normalement inscrits au budget de l’État.»

    De plus, l’opinion sait que les proches de Bouteflika se sont enrichis avec Khalifa, notamment ses frères.

    Les personnes impliquées dans le scandale Sonatrach (Khelil, Hemche), sont des intimes de Bouteflika.

    Personne ne peut croire aujourd’hui que celui qui parlait des 15 chats et qui a su au moment opportun se débarrasser des responsables «encombrants», est complètement innocent de la rapine qui s’est installée dans le pays depuis que les prix du pétrole ont connu une augmentation sensible et que la tirelire de l’Etat est devenue fort alléchante.
    Les scandales financiers se sont succédé à un rythme soutenu, plaçant le pays parmi les pays les plus corrompus du monde. Aucun haut responsable n’a été jugé. Même lors du jugement du hold-up du siècle en Algérie, à savoir l’affaire Khalifa, les ministres dont la responsabilité était avérée sont venus au tribunal de Blida en témoin et reparti en témoin, par la grâce de la juge en charge de ce procès et de la justice de nuit.

    Même le ministre des Finances de l’époque, qui a eu un aveu fort révélateur devant la juge obstinée à épargner les hauts responsables de sa majesté, en disant «qu’il n’a pas été assez intelligent», s’est vu propulser au poste du premier responsable de la diplomatie du pays, une diplomatie dans laquelle continue à activer le plus vieux diplomate du monde, Missoum Sbih et dans une capitale-clé pour l’Algérie (Paris). Missoum Sbih a, aujourd’hui, 82 ans. Le pouvoir n’ayant pas tiré de leçons de l’affaire Khalifa qui a lourdement terni son image, voilà qu’il récidive avec les affaires de l’autoroute, le FNDRA, Sonatrach, des barrages. Le président ne peut pas endosser toute la responsabilité au gouvernement, il est personnellement responsable de la systématisation de la rapine et de la corruption en Algérie. Ce triste épisode de la gestion du président Bouteflika ne peut renvoyer qu’à l’absence de projet ou de stratégie de développement pour le pays qui traverse une période rare d’aisance financière, il a gouverné et continue à le faire sous l’emprise de l’improvisation. C’est là, la triste vérité de 12 ans de règne sans partage.
    _______________________________________________________________________________
    KHALIFA ABDELMOUMENE ET LE CARDINAL AUTOPROCLAME GENERAL D ARMEE ET DE LA CORRUPTION QUI A PLACE BOUTEFLIKA "PRESIDENT"

    La face cachée de l'"empire" Khalifa

    Le groupe, dont les pertes sont colossales, viserait surtout à moderniser l'image du régime d'Alger.

    Par Florence AUBENAS et Jose GARÇON et Renaud LECADRE et Cédric MATHIOT

    Depuis plusieurs semaines, Rafik Abdelmoumène Khalifa défie la chronique en France. En moins de cinq ans, cet homme d'affaires algérien de 36 ans a construit ce qu'il aime à appeler "le premier empire privé d'Algérie". Une success story qu'il jure "partie de rien" et affiche aujourd'hui banque, compagnie aérienne, sponsoring avec son nom sur les maillots de l'OM, virées à Alger avec les Depardieu et Deneuve, et bientôt une chaîne de télévision pour laquelle son groupe distribue déjà des antennes paraboliques en kit dans les quartiers populaires de la capitale algérienne…
    Les démêlés de son "ami" Gérard Depardieu avec le député vert Noël Mamère sur son ascension fulgurante et l'origine de sa fortune ont toutefois quelque peu écorné l'image de celui qu'Alger présente comme l'icône d'une nouvelle génération d'entrepreneurs qui veulent réussir. Et qui réussissent. Mais qui n'aiment pas répondre aux enquêtes des journalistes et notamment à ceux de Libération.
    Qui se cache en effet derrière cet "empire" qui, curieusement, perd beaucoup plus d'argent qu'il en gagne ? Pour la rue algérienne, la réponse ne fait pas de doute et entraîne dans les ténèbres du pouvoir militaire : là où se "blanchissent" les milliards de dollars de la rente pétrolière et gazière.
    Si Rafik Khalifa semble surtout être lié au "clan" du président Abdelaziz Bouteflika, la réalité pourrait être plus proche d'une tentative de redorer le blason d'un régime militaire mis à mal par dix ans de "sale guerre". Quitte à utiliser aussi le groupe pour quelques opérations financières rentables liées aux futures privatisations en Algérie.
    Ce serait un groupe "immense, puissant, comme celui de Bill Gates", avec une compagnie d'aviation, une banque, une chaîne de télé, explique à Washington un diplomate algérien. A sa tête, il y aurait "un type formidable, un jeune qui fait rêver, qui prouve qu'en Algérie tout est possible pour qui veut réussir. Un peu comme Bernard Tapie", raconte en France un homme d'affaires d'Oran. Ce serait beau comme le Festival de Cannes, avec des stars partout, des Patrick Bruel, des Gérard Depardieu ou des Claudia Schiffer. Ce serait enthousiasmant comme un Mondial de football, avec le sponsoring de grands clubs, comme l'Olympique de Marseille. Ce serait féerique comme Disneyland, avec une ville, Sidi Abdallah, surgie de la pierre et des broussailles à 130 kilomètres d'Alger et qui deviendrait, d'ici à 2005, la nouvelle capitale. Ce serait "l'icône de l'Algérie nouvelle", ouverte sur le monde. Et comme par magie, dans ce pays à genoux après dix ans de guerre et près de 200 000 morts, où plus rien ne fonctionne pas même le réseau d'eau potable, là où trouver une place d'avion nécessite des relations de ministre, "un jeune entrepreneur de 36 ans, Rafik Abdelmoumène Khalifa, a réussi à créer en moins de dix ans le premier empire privé diversifié du pays", explique son dossier de presse. Rideau.
    Maire de Bègles, le député vert Noël Mamère a été le premier à écorner publiquement le conte de fées, le 27 septembre, refusant d'assister "pour des raisons politiques" à un match de l'équipe de rugby de Bègles, dont Khalifa vient de devenir un des sponsors. "Il est allié des généraux algériens avec lesquels il a fait sa fortune, allié de ce pouvoir algérien qui contribue à la barbarie, qui assassine et torture". Il a demandé une enquête parlementaire sur le groupe Khalifa.
    Selon une note confidentielle du gouvernement français, rédigée depuis que le groupe cherche à s'implanter dans l'Hexagone, ce serait surtout le montant des pertes de l'"empire" Khalifa qui serait exceptionnel : 500 millions d'euros par an. Chiffre toutefois "invérifiable", précise le texte. A la DGSE, les services de renseignements extérieurs, même étonnement. "Les financements et passe-droits dont profite Khalifa pour asseoir sa stratégie de croissance, alors même que les avis répétés d'experts du transport aérien lui prédisent une faillite prochaine, laissent perplexes. (…). Le maintien en vie et même la bonne santé apparente du groupe ne peuvent donc s'expliquer que par un soutien financier extérieur et/ou par des activités autres que celles officiellement mentionnées. (…). Le groupe ne compte que sept actionnaires, tous issus de la famille Khalifa. Ces derniers ne disposent cependant pas de la réalité du pouvoir et ne servent que de prête-noms", détaille un document interne.
    "Nous sommes arrivés au moment où sonne le douzième coup de minuit, estime un policier des renseignements généraux (RG). Juste avant de savoir si le carrosse va se transformer en citrouille."

    1 Khalifa Airways "La Compagnie des fils et des filles de…"
    Dès le départ, le carrosse a pourtant étrange allure. En 1999, un an après sa création en Algérie, Khalifa Airways débarque en France, sollicitant un agrément pour desservir l'aéroport Charles-de-Gaulle auprès du ministère français des Transports. Tous ceux qui approchent le groupe racontent le même choc. "Quand quelqu'un se présente pour une société avec une telle surface, on s'attend à une équipe costaud", raconte ce consultant français à qui Khalifa demande ses services. Rendez-vous dans l'un des restaurants les plus chers de Paris. "Ils sont arrivés à six. Le plus âgé n'avait pas 30 ans. Aucun n'a parlé affaires. La seule chose qui les intéressait, c'était un carnet d'adresses, décrocher des appuis. Une question revenait sans cesse : "Et au ministère de l'Intérieur ou à la présidence, vous avez une touche ?" Ils m'ont raconté avoir payé un intermédiaire 50 000 francs pour un rendez-vous avec Gayssot (le ministre des Transports de l'époque, ndlr). J'étais soufflé par leur méconnaissance totale de l'aérien : quand on démarche pour un agrément, on obtient de toute façon un rendez-vous."
    Plusieurs fournisseurs français se lancent dans l'aventure. Tout fonctionne dans l'urgence, sans facture, sans bon de commande. L'un d'eux relève : "Ces jeunes gens semblent savoir mieux dépenser de l'argent qu'en gagner." Des hôtesses jusqu'aux directeurs, toutes les grandes familles algériennes ont casé là leur descendance. Du coup, on surnomme Khalifa "la Compagnie des fils et des filles de…". Mais dès qu'il s'agit de se faire payer, plus personne. Au bord de la faillite, un créditeur proteste. "Je vais appeler "Moumène" (le surnom du patron, ndlr)", lui répond un des jeunes gens. Il revient quelques jours plus tard. "Vous me devez 2 000 francs pour le coup de fil."
    Au-delà de ce premier cercle, ceux du second "se reconnaissent au même manteau de cachemire", poursuit un autre. "Des cadres compétents mais le turn-over est vertigineux." Un chef de service algérien relève : "Dans cette entreprise, aucune hiérarchie n'est possible. Dès qu'on signale un manquement, on est cassé."
    En 1998, à bord d'un jet privé pour Alger, un entrepreneur français se souvient d'avoir remarqué "un jeune type, vêtu de la marque GAP du pantalon à la casquette. Pas mondain, il ne s'exprimait pas facilement". Il lui est présenté : "le président" Rafik Abdelmoumène Khalifa. A l'époque, son passeport, plein de visas des pays du Golfe et du Maroc, le domicilie à Vitrolles (Var).
    Quand on arrive à l'aéroport Houari-Boumediene, à Alger, "le plus frappant, ce sont les avions Khalifa "bétonnés", c'est-à-dire rangés au sol. Or un long courrier doit voler de quinze à dix-huit heures par jour pour être amorti. Là, ils en sont très loin", explique un spécialiste. Pour les lignes intérieures et européennes, le coefficient moyen de remplissage est inférieur à 65 %, sous le seuil critique des 70 %. Là encore, l'argent fonctionne comme un étrange alliage. Parfois, il semble couler à flots. Plusieurs petits avions de courrier domestique viennent ainsi d'être achetés à Eads. Cash, ce qui n'est pas commun. Parfois, il sert juste de paravent. En 2000, Khalifa claironne une commande de 18 Airbus pour 1,6 milliard d'euros. Mais l'avionneur affirme que, depuis la lettre d'intention, "aucune commande ferme n'a été passée".
    Un policier français des RG poursuit : "Chaque fois que Khalifa doit fournir des informations sur une de ses sociétés, il montre un contrat de location de bureau, le nom de dix directeurs et des autorisations ou plutôt des demandes d'autorisation. Bref, des dossiers de 3 tonnes mais jamais aucun chiffre. Comme un décor de théâtre."

    2 Khalifa Bank Une coquille vide… mais très "protégée"
    Dans la banque, même fonctionnement. En France, Khalifa Bank n'a pas déposé de demande d'agrément auprès de la Banque de France, se contentant d'ouvrir un "bureau de représentation" à Paris, non soumis à autorisation. Simple structure de liaison, il n'a pas le droit d'exercer une activité bancaire : sa seule obligation est de se déclarer à la tutelle. Ce qui n'a toujours pas été fait. En Algérie, Khalifa Bank revendique 700 000 clients et 74 agences, un record quand la Banque nationale d'Algérie (BNA) n'en compte qu'une centaine. Mais aucun nom d'actionnaire, aucun bilan en cinq ans : "fonctionnement absolument opaque", souligne la DGSE.
    "En Algérie, l'inefficacité économique est remarquablement organisée : l'Etat ne contrôle rien, sauf lorsqu'il s'agit de sanctionner ou de couler quelqu'un. Dans ce cas, le fisc et les lois sont utilisés dans un rôle inquisitorial de nuisance, explique un expert. Notre pays est aussi le meilleur des paradis fiscaux, même si les étrangers l'utilisent peu faute de confiance dans le système. On peut déposer 10 millions sans en déclarer la provenance." Dans ce paysage, Khalifa Bank concède, à la tête du client, des prêts à court terme à des taux exorbitants . Là aussi, "sans les perfusions de la Banque centrale, Khalifa Bank aurait explosé depuis longtemps", poursuit l'économiste, tandis que le rapport de la DGSE avance : "Ce soutien pourrait en expliquer le financement mystérieux."
    En Algérie, la rue ne parle évidemment que de ça. Mais avec 40 % de chômeurs, qui a les moyens d'être regardant ? Une phrase revient sans cesse : "Peu importe d'où vient l'argent, lui au moins n'oublie pas son pays." Depuis son apparition, le groupe fait figure de loterie nationale. "Quand on le voit arriver, c'est le gros lot. L'espoir fait vivre, non ?", rigole un garagiste. En moyenne, les salaires y sont trois fois plus élevés qu'à Air Algérie ou dans les banques nationales. Le mythe est entretenu avec soin. Quelques opérations ciblées, largement diffusées sur la chaîne publique, le confortent. En juin 2001, l'"empire" offre, "un bus à l'équipe nationale de football, un avion spécial et prospecte à travers son réseau relationnel pour conclure des matchs amicaux", se félicite El-Watan. Dix millions de dinars sont distribués après les inondations de Bab el-Oued, il y a un an. Et pour le prochain ramadan, des restaurants ont été loués pour l'opération "F'tour (repas de rupture du jeûne, ndlr) pour tous".
    "Il est amusant de voir comment une société aussi endettée et mystérieuse s'échine à se rendre la plus visible possible, note un banquier algérien. Comme si leur première bataille était celle de l'image et des apparences." L'affaire de Khalifa TV (KTV) est, à cet égard, significative (lire ci-dessous).

    3 Une famille liée aux militaires "Pour situer le fils, cherchez le père"
    En Algérie, Khalifa affiche 1 milliard d'euros de chiffre d'affaires, 200 millions de bénéfices et 12 000 employés. Pourtant, ce fleuron national, "symbole de l'avenir du pays", loue absolument tout, jusqu'à ses bureaux d'Alger. "Comme s'il voulait pouvoir plier boutique du jour au lendemain", note un économiste. Quelle que soit la manière dont on tente d'agencer les pièces du puzzle, il y en a toujours une qui ne colle pas. Et l'éblouissante aventure plonge soudain dans les rouages secrets du pouvoir algérien.
    Dans sa version officielle, un mot est sans cesse brandi pour éclairer la saga Khalifa : la chance. L'hagiographie du jeune homme, publiée l'an dernier (1), raconte ainsi une succession abracadabrante de miracles qui lui auraient permis de décrocher autorisations bancaires ou aéronautiques là où "d'autres n'ont plus d'ongles à force d'essayer d'entrouvrir la porte d'un puissant", selon les termes d'un cadre algérien.
    Car la construction de l'empire conduit dans la pénombre des antichambres du pouvoir où l'élite algérienne ne se renouvelle que par cooptation. "Pour situer le fils, cherchez le père." Celui de Rafik s'appelle Laroussi et on pénètre avec lui dans une dimension qui va bien au-delà de la simple réussite financière. Il va lui léguer quelque chose qui, en Algérie, n'a pas de prix : plus qu'un nom, une appartenance.
    Car Laroussi est l'un des organisateurs de ce qui deviendra, après l'indépendance, la Sécurité militaire (SM), la toute-puissante police politique, ce cercle fermé qui constitue toujours la colonne vertébrale du régime. Pendant la guerre, on le retrouve en effet à Tripoli, en Libye, où est basé le Malg (ministère de l'Armement, des Liaisons générales et des Communications), l'ancêtre des "services" algériens. Il y devient directeur de cabinet d'Abdelhafid Boussouf, le "patron" du Malg, l'un des hommes forts des appareils militaires qui vont présider aux destinées de l'Algérie. A Tripoli, Khalifa père dirige aussi l'Ecole des cadres, d'où sortiront les chefs de la SM, surnommés les "Boussouf's Boys". "La rapide croissance de Khalifa illustre la puissance du réseau constitué par les anciens du Malg", résume la DGSE.
    Dans les premières lueurs de l'indépendance, à l'été 1962, alors que militaires et politiques se déchirent, Laroussi garantit son avenir. Il choisit son camp : les militaires, emmenant avec lui les meilleurs des "Boussouf's Boys". Après avoir négocié le statut des futures concessions pétrolières, il devient ministre de l'Industrie, puis patron d'Air Algérie. Sa carrière se termine sur deux ans de prison : tentative de coup d'Etat manqué en 1967. A la tête des putschistes: le colonel Tahar Zbiri, qu'on retrouve aujourd'hui "comme un des protecteurs du groupe Khalifa", note la DGSE.
    Quand Laroussi meurt en 1990, on ne lui connaît pas de fortune. Mais il est vrai que la culture du silence voilait, dans l'Algérie "démocratique, populaire et socialiste", tout ce qui touche aux affaires. Que l'argent ne doive pas s'afficher, ne signifie toutefois pas qu'il soit absent. Officiellement, le père ne laisse en tout cas au fils qu'une pharmacie dans un quartier aisé d'Alger, officine qui va prendre une place considérable dans l'histoire officielle de l'"empire".
    La fable paraît grosse. D'où vient cet argent, flambé en champagne et jets privés, "distribué" en retentissantes opérations de prestige ou caritatives ? Sans hésiter, la rue répond : "les généraux", ce petit cercle qui détient la réalité du pouvoir. "Nous sommes un peuple des plus pauvres dans un des pays les plus riches, s'amuse un étudiant. Aussi étrange que cela puisse paraître, on se sent presque soulagé de savoir enfin, avec Khalifa, où passent les dollars."

    4 Une façade de modernité Une tentative de lifting des circuits de corruption
    Mais en Algérie, depuis que le pétrole est pétrole, les circuits ne manquent pas pour blanchir la rente de l'or noir et du gaz. "Les généraux possèdent hôtels et immeubles à Paris place des Ternes, avenue Marceau. En Suisse. A Monaco", énumère un des meilleurs économistes algériens. "Une gestion dans la pierre, à la paysanne. Ils disent : "Quand j'ai un peu d'argent, j'achète une brasserie. Quand j'en ai plus, j'en achète deux."" L'idée d'avoir besoin de Khalifa pour recycler la rente fâcherait même les hauts gradés. Face à cette rumeur insistante, l'un d'eux a récemment explosé : "Depuis le temps, on a l'habitude quand même. On n'a pas attendu un jeune de 36 ans pour ça."
    La sortie de l'économie socialiste dans les années 90 a posé un problème plus inédit. Si les circuits et leur contrôle basculent du public au privé, "comment va-t-on transmettre le pays à nos enfants ?", soupirait un responsable militaire. En Algérie, où tout est importé, depuis les grands hôtels livrés clés en main jusqu'aux oranges, la fin du monopole d'Etat sur le commerce extérieur a fonctionné comme l'esquisse de privatisations. Un premier dispositif a été mis en place avec la loi 78/02 : pour importer, vers l'Algérie, les entreprises étrangères ne peuvent pas faire appel à ce qui est pudiquement appelé "les intermédiaires extérieurs". Autrement dit, non agréés par le régime. "Cela permet une gestion centralisée de la corruption, chaque secteur, des céréales aux médicaments, se retrouve ainsi sous la coupe d'une ou deux petites sociétés très contrôlées, qui servent d'interface, explique un spécialiste. Qui ne passe pas par ces réseaux voit ses marchandises bloquées en douane."
    Même si elle ne fait encore que s'ébaucher, cette libéralisation suppose des circuits plus larges, d'autant qu'Alger réclame à cor et à cri la venue des investisseurs étrangers. "Les partenaires étrangers du régime lui ont donc conseillé de changer au moins de méthodes, de soigner les apparences et de créer une tête de pont plus crédible, plus acceptable à l'extérieur, explique un policier français du "renseignement". On ne peut plus gérer un pays comme une salle de jeu clandestine."
    Cette tentative de lifting s'appelle-t-elle Khalifa ? Derrière la façade clinquante de la modernité, pas un bilan réel n'est disponible pour aucune des sociétés du groupe. Le trou noir. Pas même le nom des actionnaires. "La compagnie est présentée soit comme une société uninominale, propriété de Rafik Khalifa, soit comme une société mixte de sept actionnaires, tous issus de la famille Khalifa (…). Mais ces derniers (…) ne servent que de prête-nom", estime la DGSE. Dans ce contexte, le choix du fils Laroussi est "un coup de génie", affirme un policier français. "Quand l'entreprise a commencé à vouloir s'implanter en France, nous avons demandé des renseignements. Mais pour enquêter sur un Algérien, nous passons par les services là-bas. Or comment récolter du sérieux sur quelqu'un qui est en quelque sorte "de la maison", puisque son père est un ancien du Malg ? En entendant le nom "Khalifa", les types d'Alger sont déjà morts de trouille. Dans ce dossier, nous n'avons même pas eu une fuite."

    5 Les généraux en embuscade Une entreprise de "blanchiment d'image"
    Derrière ce théâtre d'ombres émergent pourtant quelques figures et se dessinent des pistes. "Le vrai numéro 2 de la compagnie n'est autre que Abdelghani Bouteflika, frère du Président" et avocat, détaille la DGSE. Ou Saïd, "un autre de ses frères, affairiste notoire". A la fois "ancien du Malg" et très lié au président Bouteflika, Abdelkhader Koudjiti, richissime homme d'affaires est "associé également au capital du groupe". Considéré comme le parrain du régime, le général Larbi Belkheir est "lié à certains des projets" de l'"empire". Il y a quelques mois, un déjeuner à la présidence algérienne, où se trouvait également Gérard Depardieu, avait placé Rafik Khalifa à côté de Larbi Belkheir. "Il ne bougeait pas une oreille. Face à lui, il avait l'air d'avoir 12 ans", se souvient un des hôtes.
    Tous ces noms tracent les contours d'un des clans du pouvoir algérien, même si cela n'exclut pas les réseaux annexes. Par exemple, les vieux amis du père, comme le général Attaïllia, en qui les services français voient "un des militaires les plus corrompus d'Algérie et un des actionnaires réels principaux". Mais, au-delà, "Khalifa est surtout et aussi une arme de guerre pour préparer la deuxième candidature de Bouteflika en 2004", estime un responsable français. L'indéfectible alliance qui soude les généraux pour préserver la pérennité du système n'empêche pas une concurrence féroce. Indice qui indiquerait que Khalifa se trouve au milieu de cette lutte d'influence, les déclarations du général Mohamed Touati, ennemi juré du "clan présidentiel" en dépit de son statut de "conseiller à la présidence". Acceptant pour la première fois une interview télévisée le 24 octobre, il loue, sur TV5, Khalifa, "jeune chef d'entreprise dynamique". Avant de planter une banderille assassine : "Certains craignent que ce succès rapide ne soit pas durable en raison d'aspects qui leur échappent. Ils aimeraient bien être éclairés sur cette question."
    Tout bien compté, il ne s'agit pas seulement d'argent avec Khalifa. "A l'échelle des sommes gigantesques brassées par les hydrocarbures ou les circuits de corruption classique, Khalifa paraît bien médiocre, si ce n'est pour des profits ou du blanchiment à la marge", constate un économiste. Là, l'aventure industrielle tourne au roman noir. "Plus que du blanchiment d'argent, il y a un souci immédiat de blanchiment d'image", poursuit cet économiste. Les accusations d'exactions portées contre l'armée inquiètent sérieusement le régime. Il y a deux ans, le général Nezzar fut contraint d'écourter précipitamment une visite dans la capitale française en raison de plaintes pour "tortures" déposées contre lui. Si celles-ci débouchèrent finalement sur un non-lieu, l'ancien homme fort d'Alger fut à son tour débouté d'une plainte contre un sous-officier, qui témoignait des "massacres" de l'armée, après un effrayant déballage public sur les méthodes des militaires algériens devant un tribunal parisien. "Cette vieille génération qui tient tout, le pouvoir, le pétrole, se retrouve soudain frappée du syndrome Pinochet. Alors, elle se demande : "Mais où va-t-on mourir ?", raconte un juriste algérien. Les vieux réseaux de la guerre de libération et les moyens traditionnels de l'Etat algérien ne suffisent plus à redorer son blason et à mobiliser des soutiens extérieurs. Vous pensez que s'ils invitaient Catherine Deneuve à dîner, elle viendrait ?"
    Pour Khalifa, elle est venue. C'était à l'occasion d'un match de l'équipe nationale algérienne contre l'OM, dont l'"empire" est devenu sponsor en juin 2001. Aujourd'hui, les rapports, les rumeurs de plus en plus insistantes, la demande d'une commission d'enquête, ont voilé les sunlights. Une fête qui s'annonçait somptueuse fin octobre à Paris a été annulée. "Et si ça tournait mal ?", s'inquiète un proche du régime lors d'une réunion sur ce dossier à Alger. Un gradé : "En France, il peut faire toutes les bêtises. En Algérie, s'il bouge de travers, il est mort. Après tout, le commerce, c'est privé. Il prend ses risques."

  6. Quand les généraux, les Américains, l'Arabie Saoudite avaient imposé Bouteftef ont 1999 comme président de la RADP,il fallait s’attendre à toutes les dérives,vu que celui qui ne veut pas être un 3/4 de président,des son intronisation par le simulacre d’élections ou les 4 autres candidats de l'opposition avaient flairé la mascarade,et donc s'étaient retirés le laissant seul face à sa triche et ses magouilles;la première décision qu'il avait imposée ,c'était la dissolution justement de cette coure des comptes en 1999; laquelle coure l'avait condamné en 1978,pour détournement de 3 milliards de francs suisses, argent des reliquats des ambassades dont il était responsables du temps de son faiseur Boukharouba,car il était ministre des affaires étrangères,automatiquement c'était lui qui gérait cet argent.A partir de là,tout était permis,le pays est devenu sa propriété,il n'avait de compte à rendre à personne!Se sachant donc visé par la cour des comptes,peut être qu'un jour, il serait rattrapé par cette dernière,il instaura donc la corruption ,la rapine, la prébende,le siphonnage du pays,laissant donc son entourage,sa tribu,les Malgacho tlémceniens, ses ministres,ses copains,le FLN et toute la vermine s'écrémés et se servir afin que personne ne puisse lui reprocher ses dérives,car tout le monde a volé!Voilà !pourquoi on se retrouve ,parmi les pays les plus corrompus de la planète!c'est machiavélique!n'est ce pas?Il faut vraiment être ce 3/4 de président pour ne pas le nommer pour mettre le pays dans cette situation ,laquelle situation mènerait certainement notre pays dans une crise tout azimut,et dont il ne se relèvera jamais!

  7. La cour des comptes comme le parlement, comme le sénat font partie du décor, c'est une vitrine démocratique ou plutôt la démocratie de façade, car le premier que la cour dû aurait poursuivre se trouve à El Mouradia, il a vider la caisse de la chancellerie en 1978.

Les commentaires sont fermés.