L’écrivain Hamza Zirem vient de publier chez l’éditeur Lulu, « L’exil norvégien d’un écrivain kabyle ».
Si pour certains voyager c’est surtout pour changer de vie et de pays. On a l’impression à la lecture de L’exil norvégien d’un écrivain kabyle que l’auteur porte avec lui son pays, ses douleurs et les lourds souvenirs qui le taraudent. Hamza Zirem attaque le roman sur les chapeaux de roue. Le décor est planté dès la première phrase. « Quelque part dans le monde, il y a toujours une personne qui cherche son chemin. » Cette quête perpétuelle est celle de l’auteur mais en filigrane, elle pourrait être aussi celle de tout un pays qui se cherche.
Massinissa Argaz est un écrivain algérien. A travers Massinissa c’est un peu le destin de nombreux intellectuels algériens qui est convoqué dans ce roman. Pas seulement, Hamza Zirem nous plonge dans les années noires du terrorisme qui coûta cher à l’intelligentsia engagée. Celle qui avec sa plume avait refusé de se taire. Puis, au-delà, c’est la chaîne de solidarité internationale pour accueillir les écrivains menacées de mort que nous retrouvons dans ce livre. Hamza Zirem fixe à travers ce livre, un épisode particulièrement, douloureux, violent et coûteux pour l’Algérie. « Le 26 mai 1993, le journaliste et écrivain kabyle Tahar Djaout sort de son domicile situé dans une cité populaire de la banlieue ouest d’Alger à neuf heures du matin, il entre dans sa voiture et allume le moteur. Un homme tapote sur la vitre avant de son véhicule et Djaout se retrouve soudainement face à un canon d’une arme à feu. On lui tire froidement deux balles dans la tète, et avant de mourir, il sombre dans un coma profond durant une semaine », écrit l’auteur. Evidemment, ce premier assassinat (des dizaines d’autres suivront malheureusement) a marqué au fer rouge le milieu intellectuel et journalistique.
Massi trace sa route dans le froid de l’exil. Le 20 août, Massi a déposé une demande au bureau de l’organisation ICORN pour être accepté en ville refuge pour écrivains. Le roman se divise de deux parties qui portent les noms des villes norvégiennes où a vécu le personnage principal du roman (Stavanger et Oslo). L’auteur explique que plusieurs thèmes son abordés : l’exil, description des lieux magiques où a vécu le personnage principal, ses diverses rencontres avec des écrivains norvégiens et d’autres personnes, le rôle joué par les organisations qui aident les écrivains en difficulté (comme ICORN, PEN International, PEN de Norvège…), la demande d’asile politique… Des hommages appuyés sont rendus à Tahar Djaout, Saïd Mekbel, Slimane Azem, Matoub Lounès, Miriam Makeba, Mansur Rajih…
Dans L’exil norvégien d’un écrivain kabyle, on trouve aussi des exposés originaux sur le mode de vie des norvégiens. Beaucoup d’informations sur la Norvège… Zirem est séduit par ce pays, ses fjords, sa nature. D’où les nombreuses descriptions très inspirées de ces espaces norvégiens. « Fébrile étoile qui secoue les amours perdus ! Un refrain indéchiffrable s’écoute pareil aux carences de l’avenir. Durant les longues nuits, Massi entend trembloter dans les branchages le vent inquiétant qui traverse les passages creux de la raison. L’hiver foudroyant tremble comme une respiration insolite », souligne l’écrivain dans un élan poétique. Ou cet autre morceau de littérature : « Comme un chant qui provoque des frissons, des espoirs vagabonds planent en toute liberté. Massi transforme les fumées de ses paroles en élixirs grandis. Il donne à sa confiance incertaine une grande quantité de merveilleux. Il fait un balade du côté de Særheim où il a visité des monuments de pierres. Sur la colline où on domine la vue, on voit au loin la ville de Bryne. Libre comme le vent, il méditait en voyageant avec ses idées disséminées. Il se souvient de l’odeur qu’avaient les champs de blé d’Akfadou, quand ils sont fraichement coupés et pas encore ramassés, parfumaient les campagnes et les villages. »
Plume fluide, le verbe simple coulant comme l’eau sur galets, l’auteur décrit à la troisième personne les états d’âme du personnage principal et lui donne rarement la parole pour mieux mettre en évidence sa situation d’exilé qui s’efface parfois complètement dans une patrie de rechange.
« Le roman de Hamza Zirem est un hymne à la liberté d’expression. Le personnage principal Massinissa Argaz ayant reçu des menaces de mort, fuit son pays et part en Norvège. Il prend contact avec l’organisation Icornet fait une demande pour être accepté dans le réseau des villes-refuges pour écrivains. Ses périples sont pleins d’expériences, il vit continuellement dans l’attente et l’espérance, à la recherche d’une protection internationale. Les lieux exceptionnels de Stavanger et d’Oslo l’inspirent vigoureusement. Il fait d’admirables rencontres avec différentes personnes et trouve toujours un moyen pour supporter les dures épreuves de son exil. Dans cette contrée très attachée à la défense des droits de l’homme et des libertés démocratiques, il est marqué à jamais par certaines caractéristiques nordiques. En définitive, il sera contraint de quitter le pays scandinave dans lequel il a vécu pendant une année. » Peut-on lire sur la quatrième de couverture.
Le récit de cet ouvrage se lit d’un trait. Drôle par moment et émouvant par d’autres.
Kassia G.A.




On ne se remet jamais dans l'exil de sa patrie quitter par volonté ou forcé, je suis parti en 1995 à l'âge de 20 de ma belle et rebelle Kabyle, jusqu'a présent je ne suis pas vraiment dans ma peau, l'odeur des fleurs du printemps, le bruits des ruisseaux du début de printemps, l'odeur et le bruit de l'herbe qui jaunit à l'approche du mois de juin, ils sont toujours dans ma mémoire, le bruit des oiseaux, tel que AZI, AJAHMOUM, TIMARKAMTE, sont toujours en moi, vint le mois d'aout avec les figues et le melon vert de chez nous, puis le mois décembre avec la cueillette des olives puis la nouvelle l'huile d'olive pressée dans un moulin traditionnel, avec un morceau de galette Kabyle chaud dit AGHRUM, c'est un délice, par moment quand cela me remonte à la tête, une colère immense m'envahis, heureusement j'ai deux petits enfants à la maison, en croisant leurs petit regard innocent, ils calment mes colères et mes tristesses, ils effacent de ma mémoire la colère, hélas nous sommes gouvernés par des harkis et les islamoracailles.
Pourquoi un exile,il a son propre pay,les gents comme celui la mettent leur dignité très bas mais refuse d'admettre qui'il y'a un problème avec eux,la vie n'est pas pour toujours, vivre avec la paix et admiration et combatre l'injustice,india vivent avec 300 dielect,l'Angleterre avec 10 dielect sans damagerappartenance,je suis desole il ya ceux qui vivent au 10em ciecle
@ Kassia. "Fébrile étoile qui secoue les amours perdus ! Un refrain indéchiffrable s'écoute pareil aux carences de l’avenir. Durant les longues nuits, Massi entend trembloter dans les branchages le vent inquiétant qui traverse les passages creux de la raison. L'hiver foudroyant tremble comme une respiration insolite"
’’Libre comme le vent, il méditait en voyageant avec ses idées disséminées. Il se souvient de l’odeur qu’avaient les champs de blé d’Akfadou, quand ils sont fraichement coupés et pas encore ramassés, parfumaient les campagnes et les villages."
Les quelques mots de cet auteur – livrés par Kassia G.A. -révèlent la profondeur dramatique des sentiments de l’exilé, dont l’attachement à sa terre est commune à tous ceux qui la quittent pour diverses raisons : politique, mauvaise condition socilale, déception sentimentale, qu’ils soient anonymes ou poètes et artistes. Victor Hugo, Chateaubriand, Dostoievski, et autres personnages illustres ont eux aussi connu l’exil.
Kassia, nous revient avec ce livre sur l’exil, je le lirai avec beaucoup d’intérêt ; à vrai dire beaucoup d’entre nous ont été tenté par l’exil, croyant échapper à une vie devenue sans espoir. Je crois même que le livre nous aide à voyager en compagnie de personnages exceptionnels, à partager leur exil aussi. À ma bibliothèque manque un livre, celui des Quatrains de Omar Khayyâm, auteur persan tourmenté par des questions d’ordre métaphysique, je l’avais confié à une amie lycéenne à l’époque, je les ai perdus, et le livre et mon amie ! Je trouvais chez ce philosophe mathématicien, du 11e siècle, quelques sujets de méditation sur la vie.
Bonjour Atala Atlale :
Vous pouvez retrouvez le texte Les-Quatrains de Omar Khayyam
http://fr.scribd.com/doc/6226809/-Les-Quatrains-Omar-Khayyam
Cordialement.
@ Bonjour Patric Mohend. je vous remercie vivement pour votre aimable geste et m'en vais immédiatement retrouver ce site et les quatrains de Omar Khayyam. Merci encore. Cordialement.