Le 03 janvier 1967 à Madrid. Loin de sa patrie à qui il a donné sa jeunesse et toutes ses forces pour lui permettre d’accéder à l’indépendance, Mohamed Khider, l’un des 9 chefs historiques qui ont déclenché le 1er novembre 1954, la lutte de libération nationale, est lâchement assassiné.
C’est un soir de ramadan, alors qu’il démarrait sa voiture pour se rendre chez un ami, qu’une personne se présenta à mon père en tant qu’algérien. Il lui demande la possibilité de le voir pour discuter d’une affaire importante. Mon père au volant de sa voiture, accompagné de sa femme, lui répond d’attendre le lendemain. Celui-ci insiste et pour finir, il dégaine un pistolet qu’il décharge à plusieurs reprises sur Mohamed Khider. Il met fin ainsi à 55 années de vie dont 40 ans ont été consacrés à son pays. Durant 35 ans, mon père a réussi à échapper aux balles des Français, mais il a suffi de 5 années d’indépendance pour qu’il soit éliminé par ses propres ‘’frères’’.
Ses assassins sont pourtant connus depuis 45 ans. « …. Je rappelle que la police espagnole avait identifié les coupables, que leurs photos et leurs identités ont été publiées, mais que l’affaire fut classée par le régime franquiste d’entente avec le gouvernement algérien d’alors », disait à ce propos la veuve de Mohamed Khider (1).
J’aimerais en 46e anniversaire de sa mort raviver son nom et ainsi permettre à tout Algérien qui a vécu cette guerre d’Algérie de se souvenir de l’un des héros, ceux-là même qui ont été les fers de lance de cette guerre mais qui ont été les victimes de leur honnêteté militante. Ils ont été trahis. En définitive, leurs meurtriers ont été plus abjects que l’ont été les colons. En les assassinant ils ont fait perdre à notre pays des exemples de courage, de probité, d’engagement dans le combat qu’ils ont mené pour l’indépendance de leur pays. Ils ne méritaient pas la fin brutale qu’ils ont subie.
L’Etat algérien doit assumer ses responsabilités
La demande faite par l’Etat algérien à la France de reconnaître les effets destructeurs de la colonisation et toutes les atrocités et crimes commis durant la période coloniale, est compréhensible et légitime. Mais elle reste paradoxale lorsqu’on sait que ce même Etat n’est pas lui-même capable d’assumer ses propres responsabilités devant l’histoire et devant ses concitoyens pour tous les crimes commis avant et après l’indépendance. Le régime persiste à camoufler des vérités et à travestir l’histoire de l’Algérie. C’est en se remettant en question qu’il retrouvera une crédibilité qu’il n’a plus et permettra enfin à notre de jeunesse de connaitre et reconnaitre avec fierté l’histoire réel de leur pays. A ce propos, Hassan Ouali, journaliste à El Watan, pointe clairement du doigt les responsabilités. L’Etat algérien veut faire oublier tous ceux qui les ont dérangés. Dans son article du 10 mai 2012 ‘’Méconnaissance de l’histoire ou responsabilité du régime’’ il cite « … les noms de Boudiaf, Aït Ahmed, Ben Bella, Krim, Ferhat Abbas et tous les autres opposants à la dictature de Boumediene ont été incroyablement rayés des manuels de l’histoire. Pour rendre impossible la construction de l’Etat démocratique, il fallait, pour le régime de Boumediene, organiser la liquidation de tous ceux qui s’inscrivaient dans le prolongement de la Libération nationale», analyse un politologue. Faut-il s’étonner alors de ce que la jeunesse algérienne ne connaisse pas, en 2012, ces têtes pensantes de la Révolution coupées par l’histoire officielle ? »
Il cite également Abane Ramdane, Krim Belkacem, l’un » …. lâchement assassiné par ses «frères» d’armes à Tétouan (Maroc), alors que l’histoire officielle raconte qu’«il est tombé au champ d’honneur. Un déshonneur…Le second a été étranglé avec une cravate dans une chambre d’hôtel à Frankfurt, en Allemagne…. ». J’aurais aimé qu’il n’omette pas le nom de Mohamed Khider, également lâchement assassiné par le régime de Boumediene.
Que l’Etat algérien prenne exemple de la France qui, comme l’a déclaré son président à propos de l’affaire Maurice Audin, « …doit faire face à ses responsabilités et au devoir de vérité qui lui incombe » envers les victimes, leurs familles et envers la nation toute entière. La déclaration du Président français François Hollande est courageuse et prouve la force d’une vraie démocratie. Celle qui permet à un simple citoyen face à un Etat de réclamer et d’obtenir justice.
On ne peut parler de Mohamed Khider sans citer également l’affaire des fonds du FLN. Cette affaire a largement été utilisée par le pouvoir algérien pour discréditer mon père en lui donnant un caractère crapuleux. En juin 2008, je répondais au « journaliste » Rachid Yahou qui détaillait cette affaire dans un article, « Les premières dilapidations », édité dans un site informatique appartenant à la communauté juive et francophone, isranews.com.
« … Pour votre information, concernant l’affaire des fonds du FLN, celle-ci a été réglée en avril 1979 par la restitution de ces fonds. Je dois vous rappeler que Mohamed Khider prend la responsabilité de garder la maîtrise des fonds du FLN dont il avait la charge déclarant qu’il les mettait à la disposition de tous les partis d’opposition ou de toutes personnalités politiques luttant contre le régime existant… Le président Boumediene va utiliser l’affaire des fonds du FLN pour discréditer la personnalité de Mohamed Khider et bien évidement tous les partis d’oppositions existant à cette époque… »
L’acharnement de mon père contre le régime en place, sa détermination, son rôle fédérateur, des différents partis d’oppositions, va pousser Boumediene à faire éliminer physiquement son adversaire, le 3 janvier 1967.
Mohamed Khider assassiné, le problème des fonds restait entier. Qui allait continuer à gérer ces fonds ? Cadeau empoisonné, comme le disait lui-même mon père, il devenait un poids pour l’opposition dont il fallait se débarrasser. Le président algérien le sait et c’est pour cela qu’il fera tout pour le laisser en souffrance. En effet, rappelons qu’afin d’en terminer et dans le but de laver la mémoire de son mari, Madame veuve Khider va en 1970 rencontrer le président Boumediene pour remettre entre ses mains tous les documents concernant cette affaire (1). Le gouvernement algérien pouvait dès lors constater la gestion purement politique de ces fonds et les documents fournis lui permettaient d’immédiatement récupérer son fameux trésor. Mieux encore, Mohamed Khider laissait en héritage à son pays un établissement bancaire en Suisse.
Qu’est devenue la banque BCA laissée par Khider ?
Dès 1970, l’Etat algérien avait donc la possibilité de récupérer son bien, puisque les héritiers Khider étaient disposés à céder leurs droits et cela en conformité à l’esprit qu’avait toujours donné Mohamed Khider à l’appartenance de ces fonds…. Malgré donc la visite de Mme veuve Khider au président Boumediene et la mise à disposition des documents, ce dernier va continuer à attaquer par le biais des tribunaux cherchant toujours à démontrer le caractère malhonnête de cette affaire. Sans succès, puisque l’Etat algérien se verra débouté en 1974 devant le tribunal fédéral helvétique, considérant la famille Khider comme les seuls ayants droits légaux de ses fonds. Ce n’est qu’à la mort du président Boumediene, et donc à l’accession au pouvoir du président Chadli Bendjedid, que le gouvernement algérien accepte de s’asseoir à la même table que la famille Khider pour signer un accord en avril 1979. L’hoirie Khider, qui n’avait jamais eu aucune prétention sur ces fonds, accepte le transfert des actions de la BCA au profit de l’Algérie qui récupère ainsi ses fonds et devient propriétaire d’une banque en Suisse. Celle-ci est actuellement installée à Zürich et se nomme Algerishe Aussenhandels.
A travers l’affaire des fonds du FLN, on a voulu salir la mémoire d’un leader algérien et cela malgré les évidences. Cette affaire est belle et bien terminée et en son honneur et en celui de l’Algérie qui se retrouve propriétaire d’une banque en Suisse.
La question serait de savoir ce qu’on en a fait depuis.
A l’aboutissement de cette affaire, je rappelle un article paru dans le journal El Moudjahid (13 décembre 1979) et rapportée par l’agence nationale de presse APS « Dans le cadre de la récupération des fonds du FLN par l’Algérie, l’Etat algérien avait intenté une série de procès contre la Banque Commerciale Arabe (BCA) et son administrateur-délégué, M. Zouheir Mardam. Le tribunal fédéral helvétique, la plus haute instance judiciaire de Suisse avait en dernier recours, en 1974, débouté l’Algérie. Une plainte pénale est alors introduite par Mme Khider et l’Algérie se constitue partie civile contre M. Mardam. L’inculpation de Mardam allait permettre de régler ce problème et ainsi l’Algérie sortait victorieuse de cette bataille juridique. En effet, le 24 avril 1979, la Commission fédérale des banques reconnaissait que la BCA appartenait légitimement à l’Algérie et le transfert des actions de la BCA à l’Algérie a été réalisé. L’Algérie prend donc le contrôle effectif de la BCA. La contribution de Mme Khider et de ses enfants dans cette affaire a permis à notre pays d’être enfin rétabli dans ses droits ».
22 ans après, l’affaire des fonds du FLN est encore relatée par des officiels de l’Etat, tel que M Ali Benflis, à l’époque chef du gouvernement, membre de la direction du FLN, ancien ministre de la justice, avocat et ancien magistrat. Celui-ci s’exprimait le 26 juin 2001, à l’ouverture du débat général sur les événements qui ont endeuillé, et marqué pour longtemps, le centre Est et l’Est du pays. Enfin, je termine par cette surprenante et inattendue déclaration venant du Premier ministre et secrétaire général du FLN sensé connaitre le règlement de cette affaire.
« Certains pays occidentaux versent des larmes de crocodile sur la gouvernance dans nos pays et s’offusquent des commissions que leurs entreprises versent dans les comptes bancaires de la honte, abrités chez eux, à des dirigeants véreux d’entreprises ou d’administration du tiers-monde, dont l’Algérie. Ils versent des larmes de crocodile car ils ont la possibilité d’aider le peuple algérien en dévoilant la liste des bénéficiaires de ces comptes, et en révélant tous les dessous de ce qu’on appelle les finances du FLN et du trésor du FLN ».
Tarik Khider
(1) In le quotidien La Suisse (19 décembre 1979).
Biographie express de Mohamed Khider
Il est né à Alger en 1912, de condition modeste. Dès l’âge de 17 ans on le rencontre dans les caves de La Casbah discutant de l’injustice que subissaient ses frères algériens
• En 1934, il adhère à l’ENA (Etoile Nord Africaine)
• Le 2 août 1936 il milite au sein du PPA (Parti du Peuple Algérien).
• En 1937, il est élu permanent du PPA en qualité de secrétaire du bureau d’Alger et assumera également les fonctions de trésorier de la section Alger marine.
• Le PPA dissout durant la Seconde guerre mondiale, ses membres sont traqués et le 28/03/1941, Mohamed Khider est arrêté pour atteinte à la sécurité de l’Etat. Il sera emprisonné jusqu’en 1944.
• Libéré, il est de nouveau arrêté en 1945 après le massacre de Sétif du 8 mai 1945 et emprisonné au fort militaire de Bouzéreah.
• Libéré en 1946, Mohamed Khider sera l’un des artisans de la transformation du parti du PPA, qui se divise en 2 partis, l’un légal, le MTLD, l’autre secret, l’OS. Le 10 novembre de cette même année il est élu sur la liste du MTLD député d’Alger à l’assemblée nationale française; Son élection est validée le 31/01/1947. Il est nommé membre de la commission des pensions et le 30/01/1948 de la commission de la famille, de la population, de la santé publique et de la commission de la presse.
• En avril 1949, il est impliqué dans l’attaque de la poste d’Oran, attaque préparée par l’OS. Il fait l’objet d’une demande de levée de l’immunité parlementaire.
• A la fin de son mandat en juin 1951, Khider pour éviter une arrestation quitte la France à destination de l’Egypte, via la Suisse.
• A son arrivé au Caire, il est adjoint à Chadli Mekki responsable de la section algérienne du bureau du Maghreb arabe. En octobre 1952, lors de l’exclusion de ce dernier, Khider prend la direction de la section algérienne en tant que délégué du MTLD.
• Vers la fin de 1951 arrive au Caire Hocine Aït Ahmed, rejoint quelques mois plus tard par Ahmed Ben Bella qui s’intègrent dans le bureau. Pour mémoire, rappelons que L’OS dirigé par Hocine Aït Ahmed puis par Ben Bella est démantelé en 1950. A cette époque une scission se produit au sein du MTLD. Les Messalistes et les centralistes s’affrontent sans merci. Ces derniers dénoncent le culte de la personnalité qui entoure Messali.
• C’est pour tenter de venir à bout de ces querelles, pour ressouder le parti, que le CRUA (Comité Révolutionnaire d’Unité et d’Action) est créé par ceux qu’on a appelé les 9 chefs historiques dont Md Khider, Md Boudiaf, Mustapha Ben Boulaid, Larbi Ben M’hidi, Rabah Bitat, Mourad Didouche, Krim Belkacem, Hocine Aït Ahmed et Ahmed Ben Bella).
• Le 10 octobre 1954, les membres du CRUA fixe la date de l’insurrection au lundi 1er novembre 1954 et créent 2 organismes, l’un politique, le FLN, l’autre militaire, l’ALN.
• Lamine Debaghine, Ahmed Bouda, Abderrahmane Kiouane Toufik Al Madani, Ferhat Abbass et Ahmed Francis se joindront à la délégation FLN du Caire. Khider restera président de cette délégation.
• Entre 1955 et 1956, Khider se rend dans plusieurs pays européens dont l’Italie et la Yougoslavie où il rencontre un envoyé de Guy Mollet. Il se rend également en juillet 56 en Libye pour y obtenir un soutien.
• Le 20 août 1956, lors du congrès clandestin de la Soummam, la direction politique du FLN est confiée au CNRA (Conseil National de la Révolution Algérienne), composé de 34 membres dont Khider.
• Le 19 octobre 1956, Khider accompagné d’Aït Ahmed, de Ben Bella, de Boudiaf et de Lacheraf se rend au Maroc pour rencontrer le Sultan Mohammed V. Il s’agissait de discuter de la réunion qui devait se tenir à Tunis pour la création d’un tout nord-africain qui resterait lié à la France d’une manière encore à déterminer. La création d’une confédération Nord-Africaine devait permettre de résoudre tous les problèmes en suspens.
• Le 22 octobre 1956, l’avion transportant Khider et ses quatre compagnons de Rabat vers Tunis est détourné sur Alger par l’aviation militaire française. Les 5 leaders y sont interrogés puis transférés à Paris à la prison de Fresnes.
• En sept 1958, Khider et ses compagnons sont nommés Ministres d’Etat du GPRA.
• En mars 59, ils sont transférés à l’Ils d’Aix, puis le 20 mai 61 au château de Turquant où ils feront la grève de la faim qui durera une vingtaine de jours. Quelques jours plus tard, ils sont emmenés au château d’Aulnoy.
• Le 4 janvier 1962, c’est la réunion du GPRA à Mohammedia au Maroc qui allait montrer les dissensions qui existaient au sein du FLN ; Les militaires contre les politiques du GPRA.
• Fin mars 1962, après les accords d’Evian, les 5 sont libérés. Mohamed Khider rompt avec le GPRA de Benkhedda en démissionnant en juillet 1962. Il proclame ‘’ …l’instance suprême de la révolution algérienne, le CNRA, avait décidé à Tripoli à l’unanimité de créer un bureau politique de 7 membres pour remplacer le GPRA, rénover les structures du FLN et préparer à la fois les élections et un congrès. La désignation de ce bureau intervient à une majorité de plus de 2/3. Elle écarta certains membres du GPRA dont Benkhedda qui continuèrent à se prévaloir d’une légitimité et d’une autorité à laquelle il venait d’être mis fin.’’. Khider soutient donc l’Etat major que le GPRA entendait destituer. 2 blocs s’affrontent jusqu’à fin septembre. D’un coté le GPRA soutenu par la zone autonome d’Alger, la Fédération de France, les willayas II, III et IV et la plus grande partie de l’appareil syndical, l’autre bloc sera constitué du tandem Khider-Ben Bella-Boumediene, et des willayas I et V. Le risque de guerre civile existe.
• Le 3 juillet 1962, Alger en liesse accueille Benkhedda et tous les membres du GPRA à l’exception de Khider et de Ben Bella démissionnaires.
• Le 11 juillet Ben Bella soutenu par Khider entre à Tlemcen. Ils s’emploient à appliquer les décisions de Tripoli. Des négociations s’engagent. Des délégués des willayas II, III, et IV proposent que le CNRA soit réuni et tranche publiquement. Khider refuse et annonce le 22 juillet 1962 la constitution d’un bureau politique à Tlemcen composé des membres qui avaient été désignés précédemment. Le bureau s’occuperait de politique intérieure, tandis que le GPRA subsisterait pour assurer la représentativité extérieure de l’Algérie. Krim Belkacem refuse.
• Mohamed Khider par ses qualités de négociateur réussit à dénouer la crise. Le 2 août 1962, Il tient avec Boudiaf, Krim Belkacem et le colonel Mohand Ou El Hadj, chef de la willaya III une réunion à Alger et concrétise un accord. Le bureau politique est accepté et se compose de 7 membres : Khider, Ben Bella, Boudiaf, Bitat, Aït Ahmed, Mohand Saïd, Hadj Ben Alla. Dés sa 1er réunion, le bureau adopte 2 décisions :
• date des élections de l’assemblée constituante fixée au 2 septembre 1962.
• répartition des responsabilités entre les différents membres du bureau. Khider occupe la 1ere place avec le titre de secrétaire général et responsable unique des finances du parti et chargé de l’information.
• 20 septembre 1962, élection à l’assemblée nationale.
• 25 septembre 1962, l’assemblée proclame la naissance de la république algérienne démocratique et populaire et investit à la majorité absolue le gouvernement Ben Bella.
• Début 63, des divergences avec Ben Bella apparaissent à propos de l’organisation du parti. Le fossé se creuse entre les 2 hommes. Mohamed Khider se rend compte de la dérive du président Ben Bella vers le pouvoir personnel et le 17 avril 1963, Khider démissionne de ses fonctions de secrétaire général du FLN. Il s’enfuit en Europe et en
• Juin 1964, il tient une conférence où il annonce la rupture totale avec Ben Bella.
• Juillet 1964, il déclare mettre à la disposition de l’opposition les fonds qu’il détient.
• Ben Bella dépose une plainte et accuse Khider d’escroquerie.
• Le 3 mai 1965, Ben Bella revient sur sa déclaration et officiellement déclare que Khider a pris cet argent à des fins politiques et non personnelles et envisage un rapprochement. Ben Bella se trouve dans un étau sous la pression des militaires. C’est sur le tard qu’il réagit en tentant de se rapprocher de l’opposition (le FFS) et d’écarter les amis d Boumediene dont Bouteflika alors ministre des affaires étrangères.
• Juin 1965, coup d’état de Boumediene et son clan de l’EMG élargi à certains hommes politiques. Ben Bella est cueilli dans son lit et emprisonné jusqu’à la mort de Boumediene.
• Khider à travers des émissaires tente un rapprochement suite à la déclaration de Boumediene fustigeant la dictature de Ben Bella et promettant la démocratie. Sans surprise les contacts se soldent par un échec, Boumediene choisit de gouverner seul et à la manière dure.
• Durant l’année 1966, l’opposition se regroupe autour de Khider et en début mai.
• Le 3 janvier 1967, Mohamed Khider devenant trop dangereux pour le pouvoir est assassiné à Madrid sous les yeux de sa femme. L’enquête menée minutieusement établit l’implication de membre de l’ambassade algérienne en Espagne.





Il avait choisi de suivre les ennemis de l'algerie(clan de tlemcen) contre ses amis légitimes de combat(gpra).Il aurait du savoir que c'etaient des serpents.Comme tant d'autres il le regrettera amèrement…la table est desservie.
Il arrivera le jour historique (qui sera chomé et payé) où seront jugés même post mortem les criminels dont les plus importants sont Boumédiène Ben Bella et toute la lignée dont certains sont encore vivants et qui s'accrochent désespérement au pouvoir. Là l'Algérie pourra respirer et penser à tous ses enfants.
Voilà ce qu'a engendré la gouvernance de Boukharouba le sanguinaire;l'ennemi déclare de l’Algerie. Tous ceux qui avaient l’Algérie dans le coeur , les nationalistes de la première heure ,ceux qu'il craignait,les vrais baroudeurs étaient devenus des ennemis à abattre,de peur qu'ils le dégomment, lui le planqué d'Oujda, Ghardimaou et de l'EMG,fabriqué par Boussouf,son ac colite,l'enfant illégitime de Djamel Abdenacer qui a voulu être le porte parole de la révolution algérienne.
Que la secte illégitime d'Oujda sache une fois pour toute, qu'on ira vers une deuxième république , bientôt,peut être en 2013, et que chacun,reprenne son vrai statut, qui de planqué des frontières,criminel; lâche, traître;arabo baathistes..etc.On ira jusqu'à débaptiser l'aéroport actuel d'Alger qui porte le nom du sanguinaire Boukharouba;lui le planqué des frontières et le remplacer par un grand révolutionnaire à l'image d'Abane;Ben M'hidi;Khidher;Amirouche,etc..on déterrera les ossements des vrais révolutionnaires qui seront enterrés loin de leurs bourreaux;on ne peut mettre le corps d'Amirouche, Khidher, Krim;Abane ,Boudiaf dans le même carré que celui de leur bourreau,c'est une insulte à leurs mémoire, c'est une trahison, cela voudrait dire qu'on est d'accord qu'ils soient assassinés par les planqués des frontières,cela voudrait aussi dire qu'on est pour la falsification de l'histoire que les futures générations doivent connaitre et dans le détail ,cela devrait dire qu'on les a assassiné une seconde fois!respectons donc nos héros! Évitons d’être des négationnistes, que chacun reprenne son vrai statut!
Mr Tarik khider. Merci pour cette page de l'histoire occultée par un régime qui demeure encore.
Vous écrivez: "Ses assassins sont pourtant connus depuis 45 ans. "…. Je rappelle que la police espagnole avait identifié les coupables, que leurs photos et leurs identités ont été publiées, mais que l’affaire fut classée par le régime franquiste d’entente avec le gouvernement algérien d’alors"
Pourquoi vous ne donnez pas les Noms de ces assassins???puisque cela a tété publier.
Matoub Lounes est le seul chanteur a avoir parlé de votre père et de tous les autres révolutionnaire assassinés par Boumedienne et tous les autres enfants du mal.
A vous enfants de révolutionnaires de rendre hommage a Matoub
Les prémonitions du chahid Ben Mhidi , ses tourmentes de leadership de la guerre de libération nationale et les pressentiments qu'il a eu vers la fin de sa vie se sont révélées être vraies et se sont confirmées aprés l'indépendance de notre pays dans la citation suivante qui lui est attribuée : " Je voudrais être soumis à ces tortures, pour être sûr que cette chair misérable ne me trahisse pas. J'ai la hantise de voir se réaliser mon plus cher désir car, lorsque nous serons libres, il se passera des choses terribles. On oubliera toutes les souffrances de notre peuple pour se disputer des places; ce sera la lutte pour le pouvoir. Nous sommes en pleine guerre et certains y pensent déjà, des clans se forment. A Tunis, tout ne va pas pour le mieux; oui, j'aimerais mourir au combat avant la fin »Remarquez la noblesse de de ses idéaux , de ses valeurs humaines qui ne sont plus celles des dirigeants politiques d'aujourdhui et leur soit-disante famille révolutionnaire . Il a préféré mourir que d'assister à des choses terribles comme l' odieux assassinat de Boudiaf aprés ceux de Krim , Abane , Khider , Chabani , comme le terrorisme islamiste des années 90 , comme le viol de la Constitution de 2009 pour confisquer le pouvoir etc… etc…
Monsieur Khider, merci de nous avoir rappelé le nom de votre papa. Merci pour votre travail rafraîchissant des mémoires (celles qui ont comme moi soif de connaitre l'histoire de notre pays pour lequel des grands de cette nation ont payé de leur vie)
On ne peut reprocher aux générations actuelles d'ignorer leur histoire , car les falsificateurs sont beaucoup plus forts que vous et que nous les gens du peuples , votre père dérangeait et dérange encore ceux qui ne veulent pas que le peuple Algérien connaisse son histoire , ils se prennent pour le passé , le présent et surtout le futur et ils ont quelque peu réussi ( ils maudissent l'internet qui leur échappe ) et pour nous malgré leurs propagandes intégristes leur menaces de faire subir au peuple ce qu'il subi déjà depuis bien longtemps .
Moi je voudrais qu'on s'attaque au grand faussé qui sépare les francophones Algériens des arabophones , ce serait pas à mon avis une mauvaise initiative de traduire votre article et leur faire lire peu importe leur commentaires il y a bien des gens honnêtes qui ne demande que savoir , ( pour ceux qui aiment lire) car permettez moi de dire que l'Algérien n'est pas lecteur il l'est de moins en moins , il aurait d'autres chats à fouetter et puis même y a qu'a voir les livres qu'on expose dans les foires du livre on privilégie les tendances religieuses pour endormir le peuple , l'écarter de toute source de protestation .
En plus la presse en arabe (il y a sûrement des titres de valeurs) mais franchement et volontairement pollués, par les sbires du pouvoir qui constituent ses oreilles et ses yeux, cela ne date pas d'aujourd'hui certes mais ça prend des dimensions étouffantes.
Pour revenir à votre initiative, sachez monsieur que de nombreux opposants continuent à payer …
votre défunt père , Krim Belkacem , Abane Ramdane , Boudiaf , Matoub aussi , lui qui soutenait Boudaif coeur et âme , le soutien de nos anciens vient essentiellement de la Kabylie , mais à chaque fois on a réussi à mettre dans les têtes des gens ( que c'est un peuple impie , séparatiste , raciste et j'en passe) tant qu'il n y a pas de conscience nationale ces gens là resterons au pouvoir indéfiniment , c'était boumédiene , bousouf , c'était chadli , c'était , et c'était , ils sont toujours là à nous pourrir l'Algérie )
Un travail colossal attend les Algériens et leur unité n'est pas pour demain, quand je lis les commentaires des Algériens arabophones je désespère pour la pollution des propos quasi systématiquement attachés à la religion et je me dis ils nous ont eu nos décideurs.
Une question-proposition de bon sens:
Pourquoi les familles de ces personnes assassinées ,telles les familles de khider,medeghri,khmisiti,mouloud mameri,matoub,djaout,boudiaf,abane ,mhenni(pour son fils),et des milliers d'autres ne s'associent elles pour porter ces crimes de ce systéme maffieux militarofln d'alger qui dure depuis plus de 50ans au sein des instances internationales tel le tribunal pénal international.
Qui est ce qui les empêche de défendre la mémoire de leurs chers disparus assassinés par les autoproclamés maîtres des peuples d'algérie avant et aprés 62?
Mohamed Khider est une grande figure du nationalisme algérien, il a prédit le sort que réservait le très machiavélique au piètre parcours révolutionnaire Houari Boumediene à l'autre opportuniste Ben Bella "Boumdienne soutient Benbella comme la corde du pendu" disait Mohamed Khider qui lui aussi à l'instar des vieux routiers du mouvement nationaliste Algérien n'était pas épargné de la machine de falsification de l'histoire mise en service par les planqués des frontières depuis 62. Il ne faut pas s’étonner “ Une révolution est toujours inaugurée par des naïfs, poursuivie par des intrigants, consommée par des scélérats ” comme disait Paul Bourget.et Boumediene autrefois adulé par les masses populaires , ne pouvait échapper au tribunal de l’histoire, il s'est fabriqué une roche tarpéienne qui l'avait élevé très haut, au grand dame des grands hommes de l'Algérie, aujourd’hui 35 après sa mort il est près du capitole, La dynamique de l'histoire finira tôt ou tard par rétablir la vérité de ce tartuffe de la révolution qui a fait beaucoup de mal à l'Algérie et au peuple.Repose en paix Mophamed Khider l' ALGÉRIE AUTHENTIQUE NE T'OUBLIERA JAMAIS;
Même si des gens comme Khider ont été assassinés, même si des gens comme Ben Bella ont volé ou actuellement le Lilliputien, la vérité nous rattrape toujours, aujourd'hui l'Algérie est une risée de par le monde, nous le devons à nos gouvernants et au peuple, le dernier en date Mohamed Boudiaf (paix à son âme), je me rappelle d'un journal Français qui titrait avec une photo à la une : HONTEUX. Je ne sais pas ce qu'ils avaient à gagner en le tuant, peut-être le faire taire mais tuer un homme d'état comme ils l'ont fait sort de l'ordinaire, je me rappelle aussi de Kasdi Merbah et le peuple dans l'histoire ou bien acquiesce ou par bêtise comme en 90 vote barbu, tout simplement hallucinant mais le jour où nous serons lucides n'est pas encore là, franchement, je pense que l'Algérie est unique au monde, pas de quoi être fiers !
Je me corrige ci-dessous : Le viol de la Constitution a été opéré le 12 Novembre 2008 par le parlement illégitime et corrompu de l'époque pour permettre la confiscation du pouvoir .
Agérie authentique ! c'est quoi pour vous mme?
Une algerie panislamoarabiste ne sera jamais authentique…Ce systéme illégitime d'alger qui s'autoreproduit grâce à la gégéne et à l'araberie ,le jour où il tombera ,si l'araboislamisme s'emparera d'elle ,un siécle encore de misére et de destruction l'attendent.
Tant que le peuple kabyle sera empêché de recouvrer son identité ,sa langue et sera maintenu sous le joug colonial arabomusulman JAMAIS l ALGERIE NE SERA AUTHENTIQUE .
Quelle légitimité les descendants des colons arabomusulmans ont ils de plus que les colons "pieds-noirs" pour imposer leur panarabisme colonial au peuple kabyle et à la kabylie?
Au nom de quel principe l'araboislamisme a t il le droit de vie et de mort sur la kabylie et son peuple?
@ elvez Elbaz qu'est ce qui vous fait croire ou imaginer que l'Algérie authentique est pour moi celle des partisans du panarabisme c'est drôle de le penser ainsi, en plus je ne comprends pas quel est le lien entre cet article et la revendication identitaire du peuple Kabyle ,votre réaction est déconnectée du contenu de cet article , je vous conseille de ne pas confondre histoire et géographie en faisant une fixation sur le peuple Kabyle dont les deux tiers s'est installé depuis des générations dans tous les coins de l'Algérie et dont grand nombre a rendu et rend toujours de loyaux services à ce système de tous les maux.
bonjour à tous
A l'école, on nous a toujours enseigné une histoire à la fois falsifiée et bidon. C'est clair ! Les vrais compatriotes qui ont survécu à l'après-guerre ont été assassinés par notre gouvernement mafieux dont certains sont toujours au pouvoir .
La preuve ? Qui a assassiné nos journalistes et nos têtes pensantes qui étaient toujours contre le régime en place ?
Qui a assassiné le défunt Boudiaf?
Qui mène à ce jour notre pays à la dérive ? Qui et qui et qui ….
désolé nos martyrs ! Vous avez sacrifié vos vies pour que le peuple Algérien puisse vivre en paix et en Harmonie mais, hélas, le régime Algérien à la fois mafieux et lâche vous a trahi. C'est un diable bis.
Ces diables sont partout : des maires et walis sans dignité, des juges corrompus, des ministres minables , des sénateurs et députés analphabètes et hypocrites, des gendarmes et policiers méprisants, des chefs d'entreprises pistonnés, des généraux assassins et un président « OUFFFFFF ».
et le peuple ? Le pauvre peuple !! dans sa majorité , c'est un troupeau malade.
Personnellement, je n'ai même pas le courage de faire du mal à une mouche, mais les diables cités méritent la guillotine. C'est la moindre des choses !!!
Permettez moi de rétablir une certaine vérité par rapport à la biographie express. La création du bureau politique en 1962 à Tripoli n'a pas été décidée à l'unanimité et non plus par vote de la majorité des deux tiers du CNRA. Il y avait une lutte de pouvoir entre deux camps et Mr KHIDER a choisi le sien (celui de Ben Bella et l'état major avec sa puissante armée des frontières). La guerre civile, même si elle a été de courte durée, elle a bien eu lieu et le défunt KHIDER, sans lui renier son passé de révolutionnaire y a bien contribué. Je ne tiens pas à le juger et je condamne fermement sa liquidation par le régime de l'époque qu'il aidé dans l'accession au pouvoir. En attendant, tâchons d'être objectifs et neutres dans la narration de notre histoire.
Bonjour
ALLAH IRHAM tous les martyrs ,qui se sont sacrifiés pour notre cher pays .Que le DIABLE emporte ceux qui ont assassinés les véritables révolutionnaires ,dont certains coupables ne sont plus parmi nous .Les Khider,Krim,Abane ,Boudiaf ,ALLAH IRHAMHOUM ,ont été liquidés par leurs frères .Le régime actuel renferme en son sein pour la plus part des faux moudjahidines ,pour que ces derniers puissent encore régner ,il fallait assassiner les vrais révolutionnaires aidés bien sur ,par certains ,qui ne se sont pas bien impliqués dans la révolution .