Hollande : un voyage inutile et regrettable – Par Mohamed Benchicou

Il aurait eu plus d’effet avec une barbe et une perruque blanches, un bonnet rouge, une paire de bottes.

Dans Alger où l’on ne célèbre plus Noël depuis l’éveil du puritanisme islamiste, cela aurait, ma foi, donné un peu de piquant à cette visite qui en manqua tellement. Parce qu’enfin, la France, depuis toujours, et surtout à cette période de l’année, la France ça a la saveur des bonbons, des chocolats, des grands pains d’épices, des cadeaux pour tous, pour les uns mais aussi pour les autres, des éloges à Bouteflika qui sonnent déjà comme autant de soutiens au prochain mandat l’autocrate algérien, mais aussi quelques visas de plus à ceux-là, pour accompagner… Oui, en Père Noël, à la rigueur.

Mais, rétorquerait-on du côté de Bercy, cette France sans le sou, n’a même plus de friandises à mettre dans sa hotte. Et puis, cela aurait fait trop Saint-Nicolas. Quel mauvais goût, aurait ajouté Mme Benguigui ! Non, pas Saint-Nicolas dont on se souvient qu’il vint lui aussi à Alger, un mois de décembre de l’an 2007, sur son pakjesboot, avec sa grande barbe blanche et sa mitre, et qui repartit avec un chèque de 5 milliards de dollars, confirmant le paradoxe des temps qui courent : le père Noël vient moins pour les cadeaux que pour le bol de lait que les enfants déposent devant la cheminée. François Hollande, c’est la France en crise mais une France élégante, qui tient à sauver les apparences. Cela dit, cette fois, l’exercice s’avère un peu ardu. Car enfin, M. Hollande, qu’êtes-vous donc venus faire, chez nous, à Alger livré aux barbouzes-proxénètes si ce n’est de serrer la main aux barbouzes proxénètes, ceux-là même dont on dira demain « on ne savait pas« , demain, quand il sera trop tard ? Bouteflika, qui feint de ne pas avoir entendu les réponses un tantinet méprisantes de Paris aux revendications algériennes de repentance pour les crimes coloniaux, sera le seul gagnant de ce safari regrettable.

Sauf à faire l’injure à François Hollande de le classer parmi ceux, chérubins sans avenir, qui pensent pratiquer la politique sans cynisme, nul ne pourrait donner crédit d’innocence à sa démarche. Il restera de son voyage à Alger comme un arrière-goût de tromperie, une sorte de délit de compagnonnage avec un des derniers autocrates arabes encore en exercice et qui n’en demandait pas tant. Il n’y a qu’à lire le subtil article du Point pour le deviner : « C’est Hollande qui doit être fêté et pourtant les drapeaux français sont rares, clairsemés dans la foule, alors que les couleurs algériennes et les portraits de Bouteflika sont partout. Au milieu des youyous et des déflagrations de pétoires en tout genre, on entend des cris d’amour adressés à Bouteflika et des « One two three Algérie » chantés par des jeunes déchaînés. On se demande alors qui, du chef de l’État français ou de son homologue algérien, est la vedette de cette fête. » Quelle urgence y avait-il à se pavaner avec un autocrate affaibli politiquement, isolé sur le plan international, et dont la France ne pouvait ignorer qu’il se maintient au pouvoir par la trique, le bakchich, le mensonge et tous ces outrages répétés aux valeurs démocratiques ? N’est-ce pas M. Fabius qui, parlant de la France et des révoltes arabes devant les étudiants de sciences politiques, en juin dernier à Paris, rappelait solennellement qu’« il n’est pas de société libre sans possibilité d’alternance politique et sans pluralisme« , lançant cette promesse sentencieuse qui résonne encore à nos oreilles : « Nous dénoncerons toute tentative de confisquer le pouvoir ou de restreindre les droits démocratiques » ?

A voir les scènes d’Alger, le serment est plutôt mal parti. Nous espérons, pour la réputation de la diplomatie française et la légende de Talleyrand, que M. Fabius ne s’est pas laissé prendre par toutes ces fadaises que le président algérien, avec de nouveaux accents de prophète démocrate, a cru habile d’aligner dans sa grotesque interview à l’AFP. Il ne lui manquait que le nez rouge quand, pathétique, il affirmait vouloir réformer le système et « amener notre dispositif législatif et réglementaire aux standards universels actuels« . Il y avait du Machiavel et du Scapin dans ce personnage qui se désavouait publiquement, ne répugnant pas à se revendiquer des réformes de 1989, celles-là dont il avait pourtant déclarées qu’elles avaient affaibli l’Algérie et « l’avaient livrée à un « totalitarisme millénariste » et « à un déferlement de violence brutale ». (El-Moudjahid, 7 juin 2005). Le revoilà, sept ans plus tard, partisan des révoltes d’octobre 1988 qu’il avait qualifiées de « la plus grande fitna (crise sanglante) jamais connue depuis l’ère d’Ali Ibn Taleb. »

Dans sa posture délicate, Bouteflika est prêt à promettre la lune à tous ceux qui lui épargneraient le sort de Ben Ali. La lune ou quelque chose de démon, comme dirait Caligula. La Constituante, la démocratie, l’alternance, le bonheur… Il sera Mandela, Mirabeau, Barnave, Cazalès et même l’abbé Maury, pourvu qu’il reste un peu Louis XVI et plus du tout « Bouteflika l’indésirable« , « Bouteflika dégage !« , quelle infamie ! Il laissera les représentants du peuple décider de l’avenir, il abolira les privilèges féodaux, réhabilitera le tiers Etat, supprimera tous les titres de noblesse, pourvu qu’il demeure roi. Le temps que se taise le vacarme d’une révolution qui a déjà emporté trois dictateurs arabes.

L’avez-vous donc cru, cher François Hollande, qu’on surprend à Alger porteur d’éloges envers celui qui a violé la Constitution algérienne pour rester au pouvoir à vie ? A l’heure où les tyrans chutent face à la rue survoltée, quoi de plus salutaire qu’une gloriole dite par un dirigeant du « monde libre » ? C’est cela, le but de la politique, pour Machiavel, faire croire, puisque la finalité ce n’est pas la morale mais la réussite : obtenir et conserver le pouvoir ! La politique est un art de la dissimulation au nom de l’efficacité. Et l’efficacité, ici, c’est s’assurer de sa propre succession pour 2014 ! Je ne crois pas que l’Elysée soit dupe de tout cela. M. Hollande qui, en dépit des apparences, n’est pas connu pour son goût pour la sainteté, n’ignore pas que chez nous, la politique reste la science des forbans, une basse aptitude, celle de se jouer des esprits communs, à tromper, louvoyer, pour la seule finalité qui compte, conserver le pouvoir personnel, y compris dans les moments les plus désespérés. Que la méthode rencontre encore quelque succès auprès de ce gotha de l’esbroufe et du mensonge qu’est devenue la classe politico-médiatique algérienne, est chose fort logique. Chez nous, la politique a fini par devenir chose de vils entremetteurs et la presse affaire de Jourdain enrichis et de barbouzes reconvertis.

Nous savions depuis Balzac que l’hypocrisie est, chez une nation, le dernier degré du vice. Ajoutée à l’ignorance et à la fatuité des prévôts, elle devient, chez nous, un mode de gouvernance. C’est comme ça. Mais la France, cher M. Hollande, la France de gauche, c’est censé être différent ! On attendait du nouveau pouvoir de gauche qu’il laissât à la droite cette besogne peu originale qui consiste à faire commerce du narcissisme de Bouteflika, de son manque d’épaisseur et de son envoûtement pour la France. Chirac comme Sarkozy, en ont fait un profitable business. Cela suffit. L’épisode de l’association entre Gaz de France (GDF) et Sonatrach, suggéré par Sarkozy et accepté par Bouteflika, est encore dans les esprits. Oui, on avait espéré du nouveau pouvoir socialiste, par fidélité à Jaurès, qu’il divorcerait avec cette tentation française de vouloir se servir de ce président fasciné par la France.

Après tout, cela relève d’une nostalgie de la vieille France bourgeoise, quand Alexandre de Marenches, « pacha » du SDECE, disait : « L’Algérie, c’est la profondeur stratégique de la France« . Entre Jaurès et Alexandre de Marenches, il faut choisir, même si des esprits savants nous répètent que l’avenir de la France en tant que puissance influente est moins en Europe où elle est surclassée par l’Allemagne mais dans le sud, salutaire nouvel espace économique et politique où elle pourrait prendre le leadership. Ah oui, il y a le Sahel. L’intervention militaire au Mali. Mais Bouteflika avait tout accepté il y a un mois de cela ! Il y a bien longtemps que l’Algérie n’a plus de voix et que sa diplomatie ressemble à ces anciens charmes de créatures autrefois belle et que l’on n’évoque plus que pour maudire le temps qui passe trop vite.

En juin dernier, Laurent Fabius déclarait vouloir assumer le paradoxe de Jacques Berque qui disait en 1956, à propos du monde arabe : « Nous avons le devoir de contribuer à de jeunes libertés, ne fût-ce que pour ménager en elles notre place. Proclamer l’avenir de la chose franco-arabe, au moment où beaucoup, parmi les autres et parmi nous, le déchirent, l’audace semble paradoxale. Je soutiendrai ce paradoxe…« . Il ne suffisait donc pas de choisir entre Jaurès et Alexandre de Marenches, il faut encore y ajouter Jacques Berque ! La partie ne s’annonce pas simple pour Hollande ni pour Fabius. Joyeux Noël quand même !

Mohamed Benchicou

26 commentaires

  1. Ma parole, on se croirait en Turquie sur cette photo! Admirer que il n ya pas une fillette dans le groupe. Des signes tres caracterisistiques de l'Algerie fuillante vers le vide , entre autre, culturelle.

  2. Vous avez tout à fait le droit d'interpeller F.Hollande sur "sa prestation" dans le contexte algérien avec le sens que celle-ci pourrait prendre (soutien affiché ou voilé au despote du moment …)
    Cependant, sauf votre respect, il me semble que dans le cas des exemples de despotes "arabes" déchus que vous citez, l'isolement diplomatique a été plus que tardif et beaucoup plus de circonstance qu'une réelle mesure ou démarche de désaveu par les puissances occidentales dont la France de Sarkozy.

    C'est que dans le cas de ces despotes déchus, il y a d'abord eu des soulèvements populaires (ou révoltes) émanant des populations locales. Tel n'est pas le cas en Algérie, et n'est pas près de l'être (de mon point de vue). Car force est de reconnaître que les Algériens (en tant que soit-disant peuple) ne sont plus UN indivisible.

    Demandez à celles et à ceux qui scandaient "one, two, three, viva l'Algérie" en soutien à Boutef pendant que des adolescents tombaient sous les balles des gendarmes en kabylie.

    Donc, monsieur Hollande ne peut pas (et ne doit pas) faire le boulot à la place des Algériens eux-mêmes. S'il avait le malheur d'avoir ne serait-ce que la tentation de le faire, vous allez tout de suite ré-entendre parler la populace s'offusquant de la fameuse "main de l'étranger" et de l'ingérence dans les affaires internes etc (n'est-ce pas monsieur Ali Mansouri?).

    Hollande est en Algérie pour traiter "argent" et, à ce titre, que ce soit avec Boutef, Benhadj ou Said Sadi, le plus important sera le montant de ces chiffres et surtout leur balance (+ ou – pour la France et l'Algérie).

    Ainsi, comme dirait l'autre "ya3waq Rabbi ségwéne" ou "on ne sait plus sur quel pied danser" avec l'Algérie. Constituez-vous d'abord en VERITABLE peuple capable de déloger des despotes comme ceux qui gouverne l'Algérie depuis toujours, ensuite venez donner des leçons de vertu à des chefs d'Etats soucieux des intérêts de leurs peuples

  3. Le Bachagha Boualem d'Algérie, tente par tous les moyens de racheter sa survie et de ses supplétifs il s'accroche aux pans de ses maîtres par les embrassades et les pétrodollars quoi de plus normal il est né ainsi et il périra un supplétif rampant.

  4. Les vendus restent aux pouvoir, les arabes de services rendent hommages a leurs maitres

  5. Tant que les bougies de sonatrach seront allumées, tout les coups seront permis, et puis ce n'est pas nouveau, en fait, cela n'a pas changé depuis 1830,un rampant, rampera toujours, mais qu'en sera-t-il quand ces p…. de bougies s’éteindront ?
    c'est de l’Hypocrisie personnifiée moi je dit, d'un côté comme de l'autre, pauvre algérie qui supporte encore les minables, ALLAH YARHEM ECHOUHADA, elli djabouha lechouada.

  6. Qui a besoin d'excuses ou de quoi que ce soit d'eux? Les harkis et leurs collaborateurs – Quand a nous Kabyles, on les a defendu contre les Allemands par symphatie aux Americains et puis un coup de pieds dans le Q pour le prouver, et je n'ai pas d'excuses pour ce que mes aine's ont prouve' au monde entier… que fransa c'est du vide…. poussy poussy . . . Ils cherchent a nourrit leur orgueuil, et ca ne marchera jamais avec moi – Ni regret, ni apology. Dans tout conflit, il y a vainqueurs et vaincus !

  7. M.B VOUS AVEZ TOUT DIT.
    J'ajouterais seulement que cette fois la France n'a plus besoin d'un "coup d' éventail" pour trouver l'Argent et faire face à la crise….
    Notre Président adore être flatter et adulé,alors il ouvre les caisse.pleines de gênant $…
    Seulement j'ai rêvé qu'au lieu d'aller vers Tlemcen pour la parade,ils se sont trompé de route et se retrouvèrent à Tizi ouzou chez les "Hommes"….c'était un beau rêve.

  8. Vous parlez bien monsieur Benchicou mais si vous étiez à la place de Hollande qu'auriez_vous fait, vous avez fait de la prison et votre journal a disparu pour avoir dit stop! Je suis ok avec vous mais le problème de l’Algérie c'est les Algériens. Allah ghalab on a raté notre printemps.Cette visite a été une mascarade et nous le dindon du repas de Noël

  9. Un article magistral…permez moi "mohamed mon frére" de te féliciter.
    Personnellement je suis de plus en plus déçu par Hollande . Il ne peut ignorer la situation de l'algérie: corrompu jusqu'à la moelle, gérée par une gérontocratie archaique , dépassée et fonctionnant par la force avec les schémas de 1965.Il est vrai que "bouteflika le petit" a le vent en poupe;l'argent , le petrole la géopolitique; tout lui sourit , comme tout souriait à saddam et à gueddafi ect… mais ineluctablement ce systéme sombrera dans l'égout comme tous ceux qui l'ont précedaient. Hollande s'en excusera profondément et expliquera que sa position était dictée par des considérations économiques exclusivement: le quatriéme mandat aura lieu ,mais se terminera dans la douleur et l'algérie entrera dans le concert des nations émergentes et corrigera les catastrophes engendrées par les usurpateurs et leurs cours.

  10. Votre commentaire a été enregistré et sera visible après modération. c gens là osent donner des leçons de démocratie.

  11. Boutefeux a peur qu'il vive ses fins de jour comme Ben Ali,Kadafi et Moubarak!ceci a été bien perçu par Fafa,crise économique européenne oblige!Oui Alexandre de Marenches et la bourgeoisie française ont raison d'utiliser le pays d'Abane,Boudiaf…comme bouée de sauvetage en cas d'une quelconque crise.D''ailleurs ce n'est pas par hasard que Boutefeux ,s'est rendu à Tlemcen !c'est toute une symbolique!n'est ce pas Degaulle qui avait aidé le clan d'Oujda à prendre le pouvoir et à pénétrer par Tlemcen pour violer le pays d'Amirouche,Ben Boulaid.Boutefeux, sait bien qu' il sera hué ailleurs,et que Hollande par contre sera adulé par la foule comme lors de la visite de Chirac et sa virée à Bab Eloued,ou toute la foule hystérique scandait le nom de Chirac et ignorait complétement notre <Bachagha Boualem>
    Voilà!Hollande vient donc pour avoir des contrats juteux et de l'argent;c'est tout ce qui les intéresse;le reste les droits de l'homme en Algérie,la violation de la constitution pour rester président à vie,la liberté de culte et tout ce qui a attrait aux droits de l'homme,cela n’intéresse pas Fafa!On est toujours des indignes pour les descendants du maréchal de Bourmont;on demeure toujours des indigènes!

  12. OUI MR BENCHIKOU.MADAME LA FRANCE EST TOUJOUR RESPONSABLE DES MALHEURES QUE NOTRE PEUPLE VIES.POURQUOI A T IL CHOISIE L OUEST (TLEMCENE?)c est UN OURDI COMPLOT CONTRE L ALGERIE EN GENERAL ET LA KABYLIE EN PARTICULIER.HEUREUX MARTYRS QUI N ONT RIEN VUES.L ALGERIE EST EN DANGER.IL FAUT QU ONT LA SAUVE QLQ SOIT LE PRIX.

  13. Monsieur Hollande est dans son rôle . Il cherche à récupérer des parts de marché . C'est l'Algérie qui n'est pas dans son rôle car elle vient de piétiner les lois de la république en signant de gros contrats en gré à gré avec le partenaire français. Où est la transparence ? Pour de petits contrats en gré à gré, plusieurs dirigents de sociétés nationales sont en prison. Pourtant, nul n'est sensé ignorer la loi ! Et particulièrement ceux qui l'édictent. Le premier magistrat sensé défendre la loi est bien connu ! C'est une honte !

  14. Une image résume à elle seule le bonhomme, celle ou on le voit s’accrocher, tel un morpion, à la barre fixée au toit de la voiture présidentielle. C’est comme ça qu’il s’accroche au pouvoir que les généraux (transfuges de l’armée française, leur mère patrie) lui ont généreusement offert.
    Il ne lui manquait plus que le burnous, le tarbouche, des babouches et quelques médailles de pacotilles pour compléter cette allégeance au « patron »
    Si ce n’est pas de la traitrise envers ce pays et tous ceux qui ont sacrifiés leurs vies pour lui…..

  15. Avec Hollande comme avec Sarkozy c'est la Françafrique ou si vous voulez la France-à-fric qui débarque chez nous non pas pour nous faire des cadeaux mais en récolter jusqu'à trois fois ou quatre la mise aux profit de ses multinationales : Total , Elf , Areva , Alstom , Bouigues etc… Tous les moyens sont bons pour reconquérir ses anciennes colonies et accéder à leurs matiéres premiéres stratègiques. Des soutiens aux GIA jusqu'à la mise au ban des nations du régime Algérien des années 90 , tout a été manigancé, semble-t-il , pour offrir à l'ancienne puissance coloniale une dictature fantoche digne des grandes figures de la Françafrique , de celles qui lui facilitent le détournement de la rente et la concrétisation de ses ambitions prédatrices et néocoloniales au détriment des peuples.

  16. Le pouvoir méprise le peuple en transformant une partie à la mendicité et fait des contrats de milliards avec ces criminels français .le pouvoir mérite une sortie comme kadafi pour tout ce que les population ont endure avec ce régime

  17. La malédiction du peuple Algérien c'est son Gaz son pétrole et les richesses de son sol .
    S'il n'y avait rien de tout cela , la France n'aurait pas fait la guerre pendant plus de 7 ans en Algérie, elle n'aurait pas essayé de séparer le Sahara et ses richesses du reste du pays , il n'y aurait pas eu besoin de bras de fer … l'Algérie d'après l'indépendance ne serait pas un pays riche mais franchement qu'est ce qui a changé pour nous avec cette richesse , objet de convoitises de manipulations de politique de clans de gueguerres , et je passe .Elle aurait été un pays démocratique , touristique , beau propre , son peuple serait travailleur aimé de son son pays , ou chacun peut trouver sa place , y aurait eu peu de corruption , peu de mafieux peu de prédateurs , mais un pays de dignité dont on nous prive .
    La France avec sa gauche , sa droite à du retard économique à rattraper par rapport à d'autres puissance mondiale , tout est à prendre pour redresser la barre même en faisant affaire avec de la mafia ( un état mafieux ) sinon d'autre le ferait à sa place , pour vue que Hollande ne soit pas ( comme Sarko ) le premier chef d'état occidental à féliciter le renouvellement de confiance à notre … en 2014. si non le peuple pourrait brûler son usine Renault fraîchement installée .

  18. Je pense que la malédiction de l'Algérie c'est plutôt son régime qui sévit depuis 1962. La Norvège est un pays pétrolier. Les Etats-Unis aussi. Et pourtant, ces deux pays sont les premiers au monde à tous points de vue.

    Si je pouvais, je vous sommerais tous les dépenses publiques de l'Algérie depuis 1962 à 2012. Vous verrez que se sont des sommes " infiniment considérables " que ne reflètent ni les réalisations sur terrain (infrastructures de base, constructions diverses, logements, voitures, camions, avions, écoles, hôpitaux, fabriques, usines etc…).

  19. L’année se terminera dans quelques jours et, avec elle, se clôtureront tous les comptes de l’exercice comptable de l’Etat, des collectivités locales, des entreprises publiques et privées …
    Dès le premier janvier 2013, nous entamerons une nouvelle année et tous les comptes clôturés se rouvriront sur des reports de soldes aussi bien créditeurs que débiteurs.
    Nos pendules ne seront pas remises à zéro. Elles continueront à compter le temps perdu et le temps que nous perdons sans nous lancer dans une véritable entreprise de changements social, politique, économique et culturel.
    Le pays, souffrant d’une très mauvaise gestion dans tous les domaines de la vie, continuera à en souffrir pour l’année que nous accueillerons sans aucun doute avec beaucoup de joie et de fêtes.
    La corruption bat son plein. Elle ronge toutes les institutions de l’Etat, selon les observateurs et les organisations nationales et internationales. Les réformes promises n’ont rien apporté sinon le quota des femmes dans les Assemblées Elues au suffrage universel que je ne dirai pas truqué pour ne pas traumatiser encore les citoyens.
    Les crimes, parait-il, sont en nette augmentation d’année en année. Des simples vols de portables, des vols à la casse, à la sauvette aux enlèvements d’enfants, en passant par le trafic de drogue, la fausse monnaie, le terrorisme pour arriver enfin à la fraude électorale dont certains auteurs, filmés discrètement par un citoyen, sont arrêtés et l’enquête est en cours. Une première en Algérie indépendante. Même coloniale.
    François Hollande, venu en pèlerinage en cette cinquantième année de l’indépendance de notre pays que de vaillants enfants de l’Algérie et d’autres pays amis ont libéré à prix de sang, d’argent et de sueur, ma pensée va droit à nos mères et grands-mères, les oubliées de l’histoire récente comme antique de notre pays, n’aura pas présenté les excuses de la « France millénaire à la jeune nation Algérienne. »
    Même scénario, mêmes euphories, mêmes promesses qui ne seront bien sûr pas tenues comme à l’accoutumée. Il nous a vendu du vent. De belles paroles contre des nos milliards de dollars. Il est venu demander de l’aide à la Régence d’Alger sans même demander pardon aux Algériens pour n’avoir pas encore honoré la dette contractée par la « France Révolutionnaire avec le Dey d’Alger. » Espérant que cette fois-ci, la France ne viendrait pas nous occuper si un jour nous lui demanderons de nous pays notre dette nouvellement contractée sous des formes diverses.
    De toute façon, il est reparti pour revenir avant la clôture de sa mandature. Espérant aussi qu’il ne reviendrait pas avec des fantassins et qu’il n’emprunterait pas le même chemin que l’armée coloniale en juin 1830 et que d’ici là, notre jeune Etat survivra à la corruption qui le ronge et aux hommes qui le gouvernent.

  20. Mr. Benchicou – Je vous suis presque partout, jusqu'au joyeux Noel. Mais Noel, c'est pour les Chretiens, pas les cretains ! Je ne comprends pas pourquoi et comment les Algeriens leur font cadeau d'une telle oeuvre . . . Le Christianisme Occidental n'a rien d'Europeen – Pas seulement sa redaction comme philosophie inspire'e, mais sa pratique, surtout la pratique – Et par occident, il est temps d'extraire l'Europe.

  21. Et qui sera a l'origine de cette renaissances, les baltaguias d'El Harrach ou de Bab el Oued?

  22. M. M.B, bien que je vous respecte et admire votre courage. La plupart des gens qui vous lisent et qui appouvent ce que vous dites vivent a l'étranger, plus ou moins instruits et en majorité kabyles. A moins de trouver un moyen de communiquer avec la majorité qui réside en Algérie, dont le niveau d'instruction est en dessous de la moyenne, qui n'a pas accès ou n'a pas le temps d'accèder a Internet et qui est facilement manipulable et corruptible par le pouvoir, tout ce bla bla n'apportera rien. C'est justement toutes ces causes qui font qu'il n'y a pas et il n'y aura jamais de printemps algérien. C'est aussi ça la difference entre les Tunisiens/Egyptiens qui ont fait leurs revolutions sur Facebook et Twitter et les Algériens.qui ont été abrutis par ce système machiavélique et qui ne comprennent ni votre message ni celui des autres intellectuels.

  23. Le peuple algérien se souviendra longtemps des glorifications et du fait de dorer le blason du blazé qu'est Bouteflika par Maître Hollande. Bouteflika sait pertinnement qu'il est condamné par le temps même si l'utilisation des média ont tendance à lui rendre des hommages à répétition. C'est normal c'est dans les habitudes des Djoumloukias c'est ce qu'on appelle "el med h ", mais la réalité veut autre chose. L'avenir du mensonge sombre dans les abimes de la vérité.On le dit bien chez nous "ma yanfa3 ghir essah".

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