Oran (sénatoriales) : une mise à prix à 100.000 dinars la voix, qui dit mieux ?

Alors que 6 candidats sont annoncés à Oran, la bataille pour le Sénat entre dans sa phase active.

La bataille pour les sénatoriales commence à agiter les états-majors des partis qui lorgnent des sièges dans la Chambre du Parlement, question de consolider leur place dans l’échiquier politique national.

L’exercice paraît difficile dans la conjoncture actuelle qui n’offre que peu de manœuvres aux formations minoritaires au niveau des assemblées locales. C’est pourquoi le jeu des alliances semble le moyen le plus sûr pour accéder au Sénat. Et de prime abord, on constate que le FLN et le RND paraissent bien partis pour faire table rase, le 29 décembre prochain, sur la moitié des sièges mis en jeu.

En réalité, la partie n’est pas gagnée pour ces deux ténors, qui doivent composer avec une scène politique où ils n’ont plus l’hégémonie. Des alliances commencent à prendre des airs de jeu de quilles où tous les coups sont permis. Le siège dans une assemblée locale est devenu une monnaie d’échange qui vaut son pesant de voix lors des élections. La bataille pour les commissions de l’exécutif local n’est qu’un simple round dans la véritable guerre engagée aussi bien pour les sénatoriales que les présidentielles de 2014.

Et si pour certains potentiels candidats, le jeu des deux fers dans le feu est une garantie, pour d’autres, c’est à une véritable campagne de séduction où tous les coups sont permis, que nous assistons. L’exemple le plus frappant nous vient de la wilaya d’Oran où pas moins de six candidats sont annoncés. Ces derniers ont déposé leurs dossiers au niveau de la Drag pour tenter de briguer le siège qui sera vacant après la fin du mandat de Tayeb Mehiaoui, l’ancien président du MCO et de l’ASMO et concessionnaire automobile dans la capitale de l’Ouest. Rappelons au passage que ce dernier a été élu en misant sur une chekkara de plus de 5 milliards.

Le jeu des alliances qui a déjà servi pour barrer la route au FLN, qui visait le poste de président de l’Assemblée populaire de wilaya, sera « ré-usité« , encore une fois, pour tenter de recentrer la bataille entre le RND, vainqueur de la passe d’armes pour l’APW, et le MPA, véritable invité surprise dans la cour des grands. Mais en attendant, outre la bataille de la séduction, on parle même de tentatives d’achat de voix à raison de 10 millions de cts par élu, ce qui est une façon de vicier la scène politique, sortie sans force hégémonique après les élections du 29 novembre dernier.   

Medjadji H.

Rédaction
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3 commentaires

  1. Dans le temps, on est honoré pour sa sincérité, sa loyauté, son courage et l'on est craint, parce que les valeurs étaient ce qu'elles étaient humaines conformes à la sagesse et la raison humaine . Aujourd'hui, on s'abaisse devant "la matière" symbolisée par l'argent qui de bon serviteur est devenu un mauvais maître . Le mal des maux c'est le fait de servir de mauvais exemple . Que ça soit un dirigeant, un enseignant, un parent, un agent de l'ordre ,un élu , tous ceux qui traduisent une force morale, psychologique , leur impact sur le comportement de la société est indéniable . C'est pour cela qu'il convient dans un sens large d'user d'un critère de sélection bien apprécié de l'homme qu'il faut à la place qu'il faut , sur le plan de la moralité et non sur le principe de la fin qui justifie les moyens . Le résultat est là .

  2. Ils se battent et perdent de l'argent pour l'amour du pays et du peuple.Ceux qui ont vraiment aimaient le pays sont parttis en 62

  3. ah maintenant ils achètent avant c'était gratis, c'est vrai qu'ils achètent le piston qui achète le koursi, pauvre Algérie on est arrivé à la pourriture de la pourriture

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