Plusieurs citoyens de la région kabyle de Tubirett (Bouira) ont procédé, ce matin, à la fermeture de plusieurs bureaux de vote dans la localité de Haïzer. D’autres citoyens d’Aghbalou ont tout simplement brulées les urnes destinées à l’opération de vote.
Les citoyens kabyles de Tubirett, conscients de l’inutilité de ces élections organisées par le pouvoir algérien, ont procédé, tôt ce matin, à la fermeture des bureaux de vote dans la localité de Haïzer, où le centre de vote de l’école Amzal a été le premier à être fermé. Et au saccage des urnes dans la localité d’Aghhbalou, a constaté Siwel sur place.
Contacté par Siwel, un des habitants de la localité a indiqué que hormis le fait que la région ait décidé de bouder les urnes, la présence des militaires, venus en force dans les bureaux a été la goutte qui a fait déborder le vase. « Comment expliquer que des militaires venus des régions étrangères à la mienne, puissent-ils élire l’édile communal ? », s’interroge ce citoyen, qui a ajouté que « de toute les façon, le taux de participation sera des plus faibles en Kabylie« .
A Aghbalou, un groupe de jeunes hostile au vote a mis en exécution son plan d’action pour empêcher les élections. Rejoints par des dizaines d’autres jeunes, ce groupe a saccagé toutes les urnes.
Le même climat règne actuellement dans la localité de Takerboust, où des affrontements entre citoyens et forces de répression risquent d’entacher l’opération de vote.
Siwel





C'est ce qu"il faut faire dans tout le pays
À l’origine de tout cela est le fantôme de Boukharouba pour toujours ; je m’explique si je me permets.
Voilà. Tout a commencé avec ce Monsieur et ce que je veux reprocher à Boukharouba à part les minables petites révolutions agraires, industrielles, etc. qui ont couté tant d’argent et tellement d’efforts, c’est :
• De s’être imposé sans y être invité
• D’avoir profité de sa force pour aplatir tout le monde, petite élite chancelante de l’époque, populations locales meurtries, etc.
• D’avoir définitivement affirmé l’idée du Zaim, déjà entamée par BB avant lui.
• Et de notamment d’avoir structuré toute la politique de la nation, du pays, de l’administration nationale et locale unilatéralement ; référence est faite ici à ces élections locales qui généralement pondus d’en haut font qu’elles n’ont aucun sens pour toutes les diverses populations locales
• De soudainement laisser le pays a sa mort devant un fait accompli impossible à défaire
• Et ce qui me chagrine le plus est d’avoir poussé les populations dans leur haine de l’Occident, et d’avoir rapproché l’Algérie de l’Orient, qu’il soit arabe ou soviétique de l’époque, ressentie jusqu’à aujourd’hui. On ne vote pas dans ces pays, faut-il le rappeler.
• Et finalement d’avoir engrainé cet esprit d’arrogance imbécile de croire naïvement qu’on peut faire sans la participation de la majorité et en même temps de filouter ces institutions qui durent jusqu’à aujourd’hui et en qui personne n’y croit sans pour cette grande majorité savoir pourquoi.
Maintenant, afin de déstructurer tout cela et de se donner de vraies institutions durables, les algériens avec énormément de clairvoyance et beaucoup de chance doivent y passer un temps relativement long, j’ose imaginer quelques décennies au moins.
À mon humble avis, le grand malheur de l’Algérie est d’être née une république en 62 et que Boukharouba avait réintroduit cette notion du Conseil de la Révolution, (qui je suppose existait d’une certaine façon du temps des Janissaires et autres Corsaires), sorte de Senat obscur et restreint (autour du Dey/Bey) décidant des grandes stratégies sans aucune consultation/participation.
Il serait intéressant de voir ce que ce Senat de décideurs (seigneurs militaires et/ou civils) vont nous sortir avant 2014. La bonne nouvelle malgré tous ces malheurs, est que l’OTAN n’est plus très loin et que ces décideurs doivent faire avec.
Un dictateur/despote/tyran/etc. une fois au sommet de la pyramide peut généralement faire tout sauf se faire obéir si les populations n’en veulent pas. L’ABC de la Démocratie, quoi. Tout simplement dit : on choisit et on élit ses propres chefs pour leur obéir ensuite pendant un mandat accepté d’avance. L’Algérie n’a jamais eu cette chance au niveau national, bien qu’au niveau local que cela soit en Kabylie, dans les Aurès, les Hautes-plaines, la Mitidja, le Titteri, l’Ouarsenis, le Dahra, etc. et/ou dans chacune des oasis du grand désert sans oublier chez les Touaregs du Tassili et de l’Azawad, etc. cela se pratiquait réellement le plus normalement du monde jusqu’à possiblement aujourd’hui malgré la présence superficielle de 300 ans d’Empire Ottoman et du fiasco colonial français de 132 ans de tentatives forcées mais combien vaines car non avalisées par la base. Exactement comme aujourd’hui. Rien n’a changé donc, depuis maintenant presque 500 ans. À méditer.
Y a-t-il meilleure expression d'une population pour son rejet de ces élections ? C'est aux gouvernants
d'apprécier .
bravo, c'est ce qui aurait du se faire partout sur tout le territoire national
Dans mon précédent commentaire, j’avais énuméré quelques régions du pays en oubliant d’autres.
Que l’on me pardonne. J’aimerais ici les revoir et si j’en oublie ; je voudrais demander à toutes et à tous de les lister ici même et/ou corriger ce qui suit.
Donc la Kabylie, les Aurès, les Hautes-plaines, la Mitidja, le Titteri, l’Ouarsenis, le Dahra, etc. et/ou les oasis du grand désert, du Mzab sans oublier les régions Touaregs du Hoggar, du Tassili et de l’Azawad, etc.
Comment s’appelle la région de Bechar, celle d’El Oued et de Touggourt. Et la région de Tlemcen a-t-elle un nom ou n’est-elle pas une région au sens propre du terme mais seulement une cite féodale surmontant une région vassalisée.
Peut-on comme dans tous les pays du monde définir nos régions d’une façon naturelle sans faire ni laisser l’administration et la politique s’immiscer. Et d’en tirer une carte.