DANS LA BOÎTE DU MATIN : Libre arbitre

Des commentateurs outre Méditerranée, outre Manche, outre Atlantique…s’égarent et donc ne peuvent que conjecturer comme beaucoup d’autres sur la capacité d’une « institution » que peu de gens, en fait, connaissent . Une « institution » qui a toujours su s’adapter à la dure réalité d’un terrain mouvant et souvent hostile. Ainsi donc « le prestigieux journal Le Monde » parle « d’un poulain » comme certains « d’un canasson. ». Veut-on signifier par là que le pouvoir algérien est devenu une écurie ? Disons alors tout de suite que L’Elysée s’est transformé en mairie où l’on célèbre divorce et mariage et que les intrigues à la Maison Blanche n’ont rien à envier aux secrets d’alcôve du palais de Buckingham !!! Je me suis donc plongé dans une lecture instructive. Les insinuations que l’on peut entendre ici et là servent incontestablement d’autres intérêts que ceux de l’Algérie. Ou bien on dénigre et on apporte de l’eau au moulin des adversaires, ou bien, exercice difficile et hors de portée du simple quidam, on dit la réalité des faits et là on éclaire sur la quintessence du pouvoir. Dans les deux cas, on ouvre une brèche. Est ce ainsi qu’il faut interpréter le sabordage de « l’Hebdo Libéré » par le regretté Abderrahmane Mahmoudi ou le torpillage en règle du « Matin »? . Un internaute, candide, disait : « La SM a une liste inépuisable de poulains(tiens le même mot !)…le choix des potentiels présidentiables est large ». Pas si large que ça et cela devrait donner à réfléchir quand on sait qu’il a fallu faire appel à Boudiaf en exil, à Zerroual en retraite, à Bouteflika aux émirats pour occuper la magistrature suprême. Eh Non ; ce réservoir n’est pas inépuisable et justement, la répartition du pouvoir pose problème car personne, ça parait incroyable, ne se sent assez capable de l’assumer. Le général Nezzar (idem pour Kasdi Merbah) n’a même pas osé s’en emparer et lorsqu’il a commis son ouvrage fustigeant le Président Bouteflika, il s’est étonné de ne plus être invité aux réceptions, étant devenu « personna non grata ». Et chacun argumente en disant : nous voulons rester dans la légalité,( quitte à changer la constitution, ou bien la suspendre comme en 1965). Etrange, n’est ce pas ? Principe de Peter, Complexe de l’Imposteur, abnégation… à chacun de comprendre à sa manière. Une autre réflexion , toujours sur ce site, pousse à réagir : « Le véritable problème n’est pas le choix par la SM de son poulain (encore), mais le fait que cette « institution » ait survécu avec autant de pouvoirs ». D’abord a-t-elle autant de pouvoirs ? Comme on ne prête qu’aux riches ce fut d’ailleurs, et c’est normal, l’objectif numéro 1 de la guerre psychologique. La bleuïtte a fait suffisamment de dégâts en son temps. Il conviendrait d’être vigilant et de ne pas tomber dans le piège du « Monde qui ne nous veut que du bien ! »et pour qui l’Indépendance de l’Algérie est restée en travers de la gorge.

Lorsque un intervenant, après avoir tenté de nous ligoter par un lien internet revient, en disant ingénument: « Je suis étonné de voir qu’un message banal, un simple coup de gueule mis en évidence par Le Matin, suscite autant de réactions », il nous prend soit pour des imbéciles ou alors il serait le Candide de Voltaire comme d’autres se prennent pour le Mehdi de Lettres Persanes inspiré de Versets équivoques qu’un juif-ALGERIEN menace de brandir en guise de révélations fracassantes. Ce qui donne à réfléchir c’est cette ponctualisation , ce tir groupé qui est fait sur la personne de Abdelaziz Bouteflika. Serait-il l’arbre qui cache la forêt ? Il aurait pu, s’il l’avait voulu, être lui aussi Général, comme de Gaulle, mais il a suivi un autre itinéraire . Doit-on aussi le lui reprocher ?. La dialectique est évidemment plus complexe car elle nous propose un choix vicieux : Bouteflika/les généraux/les islamistes. Bien sûr, on pourra dire, vous oubliez la société civile, un mot-valise qui dans les faits ne signifie pas grand chose quand on a à l’esprit certaines positions sécessionnistes. Il serait avisé de ne pas se tromper de cible, comme l’insinue cyniquement Khalida Toumi ( qu’il est inutile de comparer à Malraux ou Jack Lang) et de nous méfier de ces douces et envoûtantes mélopées qui savent nous séduire en chantant…que c’est la faute à Voltaire ou que tout est de notre faute . En filigrane de toute cette controverse il y a une immense et sordide manipulation dont chacun croit être le maître. Nous sommes à un tournant de la vie politique Algérienne, dans ce que nous devons considérer comme une fin de règne que de très habiles stratèges présentent subtilement comme un départ vers un potentat à vie. Devant un Président affaibli par la maladie, c’est une lutte de pouvoir qui se joue sous nos yeux et nombreuses sont les velléités d’aspirants au titre prestigieux de Président de la République. Mais il y a un problème. Le rôle que doit incarner le Chef de l’Etat n’a pas encore été compris et se résume pour beaucoup à un rôle de composition qui fait ménager la chèvre et le choux. Certains veulent d’ailleurs manger et la chèvre et le choux. Le Chef de l’Etat doit être au service de l’Intérêt National et il doit avoir la capacité et la volonté de se poser en arbitre libre, objectif et neutre. Il doit rassurer , fédérer et avoir pour souci la cohésion nationale dans toute sa diversité culturelle, linguistique, religieuse, ethnique ; sinon c’est la peur qui s’installe ; une brèche dans laquelle s’est engouffré l’islamisme intégriste. Le Général Zeroual après son élection aurait éventuellement pu jouer ce rôle qui longtemps fut dévolu à l’Armée. Boudiaf l’a tenté en vain bien que coopté. Alors ? Une question se pose : l’Armée a-t-elle été piégée et s’est elle disqualifiée en intervenant, on a tendance à l’oublier sous la pression de la Rue, pour que soit suspendu le processus électoral ?. Le choix est clair à présent. Il est enfin entre les mains des Algériens et des Algériennes qui sont les véritables arbitres d’un jeu dont ils ont été exclus.

elMenfi

18 commentaires

  1. L’assassinat de JFK reste une enigme a ce jour!, les complots en amerique sont monaie courante, mais il y a une chose qui est sur l’americain Alpha, ne souffre pas comme l’algerien Super alpha. La question qui se pose, ce n’est pas la manip, les domages collateraux…, et dans le cas de l’Agerie et de l’afrique…., vous avez la reponse!. les de toutes les regions de l’Algerie demande a vivre digne et fier en Algerie…, mais pas en exiles, monsieur!. C’est dommage pour toute un pays, pour notre Algerie, desole ma cherie.

  2. Que l’on soit « américain alpha (α) ou algérien super alpha » nous sommes tous des citoyens lambda (λ). Si pour vous l’assassinat de Kennedy est encore une énigme, qu’en est il de celui de Boudiaf ? Tout le monde a, ou croit avoir la réponse, n’est ce pas ? Vous soulevez là un point capital. : la question ce n’est pas LA manip ( sous entendu celle d’officines…). La manip vient d’ailleurs, du plus profond de ceux qui croient tout savoir, de ceux qui plongent tête baissée dans des pièges pourtant évidents. Vous êtes vous même l’objet de votre propre manipulation. Et vous prêtez le flanc, bien innocemment. Que devient alors votre « libre arbitre ? »Mais j’arrête car je risque de vous choquer !

  3. De gaulle a résisté au fascisme contrairement à Petain.C’est cet antifascisme qui caractérise le plus ce général. Bouteflika aurait pu être de Gaulle s’il avait résister aux islamistes et à la maffia politico-financière comme l’a fait Boudiaf.Bouteflicat ne l’a pas fait et a préférer les Emirats.On peut critiquer vos vérités de cette façon et c’est un point de vue qu’on ne peut imposer à l’autre .Vous confondez démocratie et anti-démocratie parceque vous ne voulez pas prendre parti.C’est à mon avis une fuite et vous ne pouvez donner de leçon même si par l’absurde elle était correcte

  4. mais qu’est ce que c’est que cet article ????y a t il des erreurs de frappes, des coquiles ou un chapitre a t il été sauté ???? toujours est il que je n’ai rien compris à ce qu’a voulu dire l’auteur ni ou il voulait en venir……

  5. Mr El Menfi !!! qu’est ce que je serais fière d’avoir un president de la republique de votre trempe ! mais comme ça n’arrivera pas, je vais supplier Mr Brice de me compter parmi ses citoyens, une citoyenneté c’est se reconnaitre dans un etat, je ne me reconnais pas dans le notre…sinon je m’achete une barque dès que j’en ai les moyens !

  6. Il est vrai que quand le débat sort des clichés habituels, nous nous confrontons à la dure réalité du vide ! Effectivement, la classe politique algérienne dans son ensemble n’a pas enfanté de personnalités à la mesure d’assumer la responsabilité d’homme d’état pour postuler en rassurant à la magistrature suprême, capable de rassembler, de susciter l’adhésion large, de traduire la tendance lourde de la société et d’incarner le pouvoir au sens de protecteur du peuple. Quand l’insulte, la suspicion et l’invective sont érigées en discours politique, cela fait des dégâts. Quand un Ministre d’état, Ministre de l’intérieur est traité de voyou par un leader politique, quand un chef de parti d’opposition parle de clan de « Tikrit », quand un chef de gouvernement mène toute une bruyante campagne pour un troisième mandat sans se soucier des conséquences « constitutionnelles » que cela induit en terme de crédibilité du débat et en oubliant carrément ses responsabilités gouvernementales, quand un ex-chef de gouvernement, chef de parti « crache » le morceau du soutien à la révision de la constitution et au troisième mandat du président de la république à la sauvette à Sidi-Fredj, alors qu’il développait un autre argumentaire quelques semaines uniquement auparavant, quand le vrai débat politique a lieu en dehors des canaux officiels (la radio, la télévision, les journaux publiques et privés) et quand ce débat est réduit à des pour ou contre Abdelaziz Bouteflika, et surtout quand certains « responsables » politiques parlent des institutions de leurs pays comme s’il s’agissait d’un pays ennemi en réduisant l’Algérie en Oranais, Chaouis, Kabyles… etc, cela fait peur pour le lendemain de notre pays !!! La population algérienne a besoin d’être apaisée par ses « politiques » d’abord. Nul ne détient toute la vérité ni le monopole du patriotisme. Chacun de nous porte en lui une part de cette vérité, de cet espoir national. Le monde nous regarde et ricane !!! L’Algérie est peut-être à la croisée des chemins, peut-on relever le défi mais ensemble ??????? Je l’espère parce que nos enfants regardent nos jeux d’adultes !

  7. Cher Takfarinas, j’apprécie votre clairvoyante intervention qui me permet enfin de comprendre ce que sont le fascisme et la démocratie, des concepts que je n’avais pu saisir. Effectivement je ne prends pas parti car je suis libre de décider de ce que je dois faire en mon âme et conscience et ne m’engouffre pas béatement dans des voies royales balisées par d’autres. Chère Algérienne, ne partez pas ! nous avons vraiment besoin de vous !. Et surtout ne vous mettez pas dans cet « état ! ».Ne cherchez pas, pour l’instant à vous « reconnaître » dans un Etat et celui dans lequel vous auriez la tentation de vous réfugier ne serait pas le vôtre non plus. Pensez plutôt à vous connaître davantage. Cela est un préalable. Cela explique que des gens qui habitent à des milliers de km les uns des autres partagent un sentiment commun d’appartenance au delà des différences qui font la richesse de leur identité. Spring 1980, a évoqué cet aspect en parlant du clivage qui réduit « l’Algérie à un conflit entre Oranais, Chaouis, Kabyles… » alors que « chacun de nous porte en lui une part de cette vérité, de cet espoir national ». Cher Farouk Bouguendoura, il n’y a ni erreur, ni coquille, ni faute de frappe et le Matin, que je remercie, a publié ce texte in extenso. Tout est clair et si tant est qu’il y ait un « mode d’emploi » il se trouverait dans le texte lui même. Je suis persuadé, comme vous l’avez démontré à maintes reprises, que vous aurez la capacité de le trouver .Cordialement. elMenfi

  8. C’est un galimatias tout a fait incompréhensible que vous nous servez là M. El Menfi. Que ne prenez-vous pas exemple sur le canard enchaîné qui a dit un peu – mais pas tout a fait – la même chose que vous mais en des termes directs et limpides, au lieu de nous noyer dans des digressions et détours discursifs. Est-ce vos idées qui s’embrouillent, la situation qui est trop complexe pour être décryptée ou est-ce là un moyen d’emmener le débat sur un terrain moins glissant. Dans tout les cas, pour un exercice de style qui consiste à faire croire une chose alors que l’on dit son contraire, je dois vous dire que c’est plutôt réussi.
    Car tout décousu qu’il soit, votre article, qui prétend faire une lecture des différentes interventions éditoriales publiées sur ce site à propos du rôle de l’armée dans le jeu politique en Algérie et son intervention (ou non) dans le choix du futur président, est plutôt un subtile et insidieux plaidoyer en faveur de l’institution militaire. Adroitement, en quelques phrases vous tentez de dédouaner la hiérarchie militaire – généraux et services spéciaux – de l’accusation de monopole et de contrôle de la décision politique, en les présentant comme des victimes d’une propagande qui surdimensionne leurs pouvoirs. « Guerre psychologique », « bleuïte », tel est, selon vous, l’arsenal attribué aux ennemis de la Grande muette. Une Grande muette tellement désintéressée par le pouvoir et si soucieuse de légalité qu’elle préféré laisser le pouvoir à un civil. Passe encore que d’entrée de jeu, vous décrétez que « les insinuations que l’on peut entendre ici et là servent incontestablement d’autres intérêts que ceux de l’Algérie. », sans nous éclairer sur ce que vous considérez être des insinuations… Je ne sais pas à qui vous pouvez faire avaler cette couleuvre d’une armée suspendant le processus électoral « sous pression de la Rue ». Je pense ici que c’est plutôt vous qui surestimez le poids de la rue sur les décisions et les interventions militaires ; je considère également que c’est une cynique mystification que de faire croire aux algériens, comme vous l’affirmez avec un aplomb sans pareil en conclusion de ce texte, que le choix est entre leurs mains et qu’ils sont désormais les véritables arbitres d’un jeu dont ils ont été exclus.

  9. Prendre exemple sur Le Canard enchaine! En voila une référence!Qui m`éclaire sur votre facon de penser!.L armée n a pas besoin de moi pour se dédouanner. A elle de sortir seule du pétrin dans lequel elle s`est fourvoyé.A chaque Algérien de prendre son destin en main. Et vous aussi Lili Marlene, vous le devez.cordialement.elMenfi

  10. Ce n’est pas dans mon intention de vous faire comprendre quoi que ce soit. D’apres ce que vous avez écrit vous avez confondu et vous presistez à confondre un démocrate d’un anti démocrate.Il est plus que normal que tout individu fait référence à des concepts qui résument des siècles de luttes, et ces références ne font pas de quelqu’un un suiviste mais un citoyen qui a choisi un camp ou un autre, il est à mon humble avis
    impossible ou surnaturel de ne pas
    s’engager dans un camp ou dans l’autre quand dans son propre pays les assassinats se font au nom d’une religion instrumentalisée.Religion qui en surplus est la religion de l’Etat.

  11. votre pseudo justifie votre position, par rapport au pouvoir! Oui, il n’y a qu’un seul pouvoir. Il n’y a eu qu’un seul pouvoir : le clan de Oujda. Le reste relève de mutations et recyclages imposés par les conjonctures. LE POUVOIR A CHOISI UNE CONSTANTE : ne pas constituer un état. Comment ? En fuyant et en cachant l’authenticité algerien. La voie est toute tracé et consiste à nous jeter pieds et poings liés à l’arabo-islamisme. Les énormes moyens aidant, il a réussi et continu à durer au grand dam des intellectuels et des éveillés de cette pauvre contrées qui est l’Afrique du nord (dans sa globalité). Les relais sont nombreux et les alternatives sont esquissés. C’est dans ce deuxième champs que vous exercez vos talents Mr El Menfi. Sinon, s’il faut faire des efforts il faut que ce soit dans le sens de retrouver notre authenticité. Et résoudre de nombreux problèmes. Au delà toute comparaison avec le monde extérieure (surtout les pays que vous avez cités)et la victimisation que vous nous mettez en avant restent une manipulation. C’est obsolète. Quant au choix que vous mettez entre les mains des algeriens, je crois qu’il importe de remettre d’abord ces algeriens à leur source. Là, ils sauront choisir leur destin, relever les défis économiques et rivaliser avec les meilleurs de ce monde.

  12. C’est justement cela le problème! Aujourd’hui, le débat national est pressé autour de deux points: Dans quel camp êtes vous? Or nous vivons une crise multidimensionnelle qui a généré une suspicion maladive entre les enfants d’un même pays et dont le destin est inévitablement commun. A mon sens, lorsque on entame un débat, pour mieux s’entendre au sens OUIE du terme, les sentiments et les préjugés doivent disparaitre pour une meilleure objectivité. Il faut cerner les quelles nous devons tous répondre chacun à sa façon et selon ses propres convictions sans craindre à ce ue l’autre lui dise : Toi il t’ont envoyé pour dire ça! Concrêtement, la situation sécuritaire, est ce ue elle concerne tout le monde? Je pense que oui! Doit-on tous travailler pour éradiuer cette gangrène qui destabilise l’avenir de tous. Comment? En dénigrant nos propres services de sécurité et en demandant de faire intervenir les étrangers (Américains)? Je ne le pense pas! En semant le doute et la suspicion sur les intentions de tel ou tel général ou officier supérieur ou telle institution? Beaucoup parlent de régionalisme et à leur tête le Dr Said SADI: Mais doit-on oublier que lorsque le RCD a participé au gouvernement de Benflis, Said SADI a désigné les (ses) deux ministres de sa wilaya d’origine? Aujourd’hui, doit-on cautionner que tous les ministres sont des truands et que rien n’a été fait par Bouteflika? Les situations sécuritaire, diplomatiques …c’est du néant? Mais dès que vous entamez ce genre débat vous êtes répertoriés pro-pouvoir. Dès que vous dites que l’institution militaire a évité un chaos (K.O.) au pays vous êtes traités de DRS. Dès que quelqu’un ne gagne pas une élection, il crie à la fraude. Je n’ai pas en tête un responsable politique Algérien qui a parlé de son propre échec électoral et reconnaitre ses propres erreurs.Une fois c’est la faute au peple ui n’a pas su choisir, ou qui n’a carrément pas voté, une autre fois c’est la faute au DRS qui a donné un coup de pousse à tel parti. Mais ou va-t-on bon sang. L’ambassadeur américain les "convoque" ils font la queue pour expliquer leur position et le lendemain ils crient au scandale de l’ingérence étrangère…etc. Avant de parler de tel ou tel responsable ils demandent son extrait de naissance pour mieux l’étiqueter! Une pétition quelconque est lancée, avant de lire le texte ils regardent les signataires…Rebbi ydjib elkhir ouekhlass. Excusez ma spontanéité SVP! Je suis sincère et j’aime mon pays c’est tout.

  13. A mon avis, le système du parti unique aux commandes du pays depuis l’indépendance qui a perdu de son prestige et de son charisme hérité de notre glorieuse révolution (1954-1962) a failli être emporté lors de la fracture sociale du 5 OCTOBRE 1988 et l’avénement du pluralisme démocratique et l’exigence de plus de libertés et d’ouverture qui ont suivi. Il a récupéré et retrouvé ses aises et son souffle du passé depuis l’intronisation de Bouteflika. Il en a profité pour engranger le maximum de potentialités et d’interêts et se reconstituer durablement sous la houlette du nouveau Président. Il est même devenu plus dangereux en s’accoquinant avec l’islamisme pur et dur et sans faillir à ses habitudes il a réussi à l’emballer et le domestiquer sous les doux vocables de : "concorde civile", "programme présidentiel" et "réconciliation nationale". Comme il est rompu aux basses manoeuvres et qu’il n’a de leçons à recevoir de personne sur ce coté, il va s’atteler au moment venu à donner le coup de grâce à la République et rafler la mise en propulsant un Président mourrant au troisiéme mandat et ce faisant ériger un Califat islamo-conservateur eternel en Algérie .Nous n’avons pas le droit de dire plus tard que nous le savions pas.

  14. J’ai été toujours frappé par le caractère décousu et intempestif des contributions d’El Menfi, mais là je dois avouer que je suis sidéré par tant de confusion, d’incohérence et d’inepties débitées par phrase. Difficile en effet de suivre et de comprendre ce sombre internaute dans ses analyses boîteuses et ses digressions à donner le vertige. C’est d’ailleurs à se demander pourquoi Le Matin nous inflige de
    une telle lecture, car la modération passe aussi par l’élimination de tels charabias.
    Quoi qu’il en soit, il se dégage en filigrane, voire clairement par endroit, qu’El Menfi veut angéliser les génraux au pouvoir et brandir, comme un bon élève de la propagande officielle, les interférences étrangères. Piètre argument que de mettre constamment le mal algérien sur le dos des intérêts étrangers. Ce reflèxe déternel colonisé fige davantage le pays dans son immobilisme, car le problème, tout le monde le sait, est dans ces généraux qui prennent en otage le pays depuis l’indépendance. Boutef et ses gesticulations ne sont que l’oeuvre d’habiles marionnetistes. El Menfi le reconnaît d’ailleurs quelque peu en avouant qu’en le président en Algérie est condamné à un rôle de composition. Mais il ne tarde pas à s’enfarger dans es contradctions et d’autres considérations presque ésotériques en insinuant que l’insstitution militaire « a toujours su s’adapter à la dure réalité d’un terrain mouvant et souvent hostile. » Je croyais un moment donné lire la revue El Djeich du ministère de la Défense.
    Passons. La contribution d’El Menfi n’est pas seulement insignifiante, mais elle est aussi insidieuse en ce sens qu’elle decontextualise des extraits de messages pour les broyer à sa manière. Exemple, El Menfi repprend une phrase que j’ai écrite dans un de mes précédents messages : «Je suis étonné de voir qu’un message banal, un simple coup de gueule mis en évidence par Le Matin, suscite autant de réactions »
    Cette phrase a été écrite suite aux réactions qu’a suscitées un de mes textes sur la situation en Algérie. Mais l’ingérieux El Menfi lie ce passage à un tout autre sujet, celui d’un message d’un juif algérien. D’où son commentaire: « il nous prend soit pour des imbéciles ou alors il serait le Candide de Voltaire comme d’autres se prennent pour le Mehdi de Lettres Persanes inspiré de Versets équivoques qu’un juif-ALGERIEN menace de brandir en guise de révélations fracassantes. »
    Il faut en effet avoir le culot d’El Menfi et être dénué de toute honnêteté intellectuelle pour oser faire de tels parallèles.
    Bref, tout cela pour dire que Le Matin nous a habitué à de meilleures lectures et qu’il gagnerait donc à nous faire l’économie de tels écrtis illisibles. J’espère que mon message sera publié.

  15. Mr. El-Menfi, vous en faites un peu trop dans le politiquement correct et la manipulation aux pincettes vis-à-vis d’un systéme politique aguerri qui ne recule devant rien pour consolider son emprise religieuse et asseoir son hégémonie comme le fait de tirer à balles réelles sur les manifestants de kabylie juste aprés la decennie sanglante dont il en est pleinement responsable. Un systéme execrable qui a semé le régionalisme, la haine et la xénophobie, le fanatisme et le terrorisme islamiste ; la hogra et aujourdhui encore la harga dans le coeur de notre Societé.A ce rythme il finira par triompher seul sans son peuple, ce sera une victoire à la pyrrus qui n’épargnera personne.je veux dire que nous sommes tenu au devoir d’irréverence et d’irrespect à l’encontre de ce système qui nous fait souffrir et qui nous désespére jour aprés jour.

  16. Réponse au groupe El menfi.
    Cette réponse par définition ne peut etre que modeste par rapport à un groupe.
    Le drame de notre pays, c’est qu’à ce jour, le peuple a toujours vécu sous la botte de quelqu’un(orient, occident, peu importe)
    Cet état de fait a forcément produit des effets dévastateurs sur les mentalités(les notres)Certains tirent à droite, d’autres tirent à gauche… Tout ceci, au détriment de notre authenticité. Authenticité que que très peu de voix revendiquent malheueusement.
    Nous sommes de souche Amazigh(ceci est indéniable j’espère) Tout en sachant que cette affirmation fait dresser les cheveux de la tete de certains.Musulmans. Cela donne la chaire de poule à l’autre camp.
    Pourquoi essayer de nous arrimer à d’autres civilations alors que la notre est plusieurs fois millenaire
    et donc plus ancienne à toutes celles où l’on voudrait nous rattacher?
    Soyons nous meme, Algériens(fiers), Africains, Méditérané
    nts, Musulmants. N’est-ce pas suffisant?

  17. Je me doutais bien que cet article ( écrit il y a plusieurs semaines) allait susciter de telles réactions et j’ai bien compris l’hésitation du Matin avant de le publier. Je remercie la rédaction et Monsieur Benchicou pour son courage, son honnêteté et son souci d’ouvrir un véritable dialogue. Je dois dire que j’ai également fait parvenir ce texte au site Bakchich qui l’a immédiatement publié et j’en espère des réactions tout aussi enflammées. Ce site avait présenté, au propre et au figuré, une caricature d’une situation qui l’intrigue. C’est un peu la réponse du berger à la bergère. En tout cas sur le site du Matin les langues se délient, enfin ! Merci à tous les internautes d’accepter d’échanger des points de vues souvent divergents et qui permettent de se faire sa propre idée. J’accepte, pour ma part, tous les commentaires et même s’ils sont souvent péremptoires et sans appel ils sont toujours plus brillants que les miens. Je souhaite que chacun trouve, en lui d’abord, les ressources pour comprendre une problématique particulièrement complexe et parfois ésotérique. La politique est un monde toujours en mouvement et s’y aventurer implique d’en connaître la cartographie. Ensuite, tout est question de réflexion et d’intuition. Cela doit être Votre liberté. Cordialement. elMenfi

  18. Je partage entierement l’avis de Zem Zem.Sincérement, je n’ai rien compris à la littérature de mr El Menfi.Cela dit, et les choses étant ce qu’elles sont, les ésprits affranchis ne peuvent en aucun cas trouver des circonstances atténuantes au systeme né du Congrés de Tripoli qui à confisqué la souveraineté du peuple à ce jour.Il est le creuset naturel de l’ignorance, de l’imposture, de l’usurpation, du karchisme, du mépris, des inégalites, de l’exclusion et des crimes impunis. A la limite, pour faire dans l’élégance intelléctuelle, on peut dire que le renouvellement du 3eme mandat de bouteflika ne changera rien à la situation dramatique des millions d’algeriennes et d’algeriens qui sont en attente depuis 1962. Son départ ne resoudra pas les problemes du pays.A ce sujet, la gesticulation de bouteflika et de ses soutiens fabriqués par l’entv via le drs, est comme l’histoire du moucheron qui croyait pouvoir sortir à la place du cocher le carosse de la boue.De meme la fin des généraux sans celle du systeme qui les produit, ne signifie rien, absolument rien.

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