Abdelmalek Sellal : place aux amis émiratis de Bouteflika !

Le gouvernement Sellal, à l’heure d’une rentrée sociale des plus torrides en revendications citoyennes, se complaît dans des activités protocolaires en recevant ces derniers jours les amis émiratis d’Abdelaziz Bouteflika.

A l’heure d’une rentrée sociale qui ne voit rien venir malgré un été torride en revendications citoyennes, le « nouveau » gouvernement Sellal se complait dans des activités protocolaires dès les premières heures de sa nomination par le chef de l’Etat, Abdelaziz Bouteflika qui a multiplié ces dernières vingt-quatre heures ses activités protocolaires auxquelles s’empressent de se mobiliser les ministres à peine installés.

Le Premier ministre, lui-même, s’est entretenu hier à la résidence El Mithak (Alger) avec le Premier ministre qatari, ministre des Affaires étrangères, Cheikh Hamad Bin Jassim Bin Jaber al-Thani qui a été reçu auparavant par le chef de l’Etat, en présence du ministre des Affaires étrangères, M. Mourad Medelci. Le précédent gouvernement d’Ahmed Ouyahia avait annoncé un grand projet industriel financé par ce pays en Algérie, censé offrir des milliers d’emplois aux jeunes chômeurs algériens. Plaque-tournante du wahhabisme et soutien principal d’Al Qaïda internationale, le Qatar a renforcé sa présence en Algérie sous le règne de Bouteflika qui entend lui accorder toutes les faveurs et tissé sa toile d’araignée en Afrique sur le sillage d’Al Qaïda au Maghreb islamique.

Le ministre de l’Education nationale, M. Abdelatif Baba Ahmed, confronté à une rentrée scolaire dont il n’a pour le moment rien de plus que ses solutions palliatives aux surcharges des classes qu’il a minimisées à quelques wilayas, a reçu, ce mardi, au siège de son département, le ministre koweïtien de l’Education et de l’Enseignement supérieur et des Finances par intérim, M. Nayef Falah Al Hajraf, en visite à Alger. M. Baba Ahmed a indiqué que l’entretien avec le ministre koweitien a porté sur « les relations bilatérales dans le domaine de l’éducation et les moyens de leur raffermissement ». L’école algérienne n’est-elle pas suffisamment endoctrinée par l’arabo-islamisme pour encore l’arrimer à des pays arabes, comme le Koweit où la séparation des sexes est de rigueur dans son système éducatif et où les femmes sont confinées sous le voile noir, à la procréation et aux taches domestiques. Les entretiens ont également porté sur « le projet de convention-cadre entre l’Algérie et le Koweït dans le domaine de l’éducation, qui a sanctionné les travaux de la commission mixte algéro-koweïtienne », a précisé M. Baba Ahmed qui, selon lui, dans le jargon protocolaire, « permettra de booster la coopération qui existe déjà entre les deux pays dans le domaine de l’éducation. »

Ainsi, les amis émiratis de Bouteflika ont eu les premières faveurs des membres du gouvernement. Faut-il relever que le ministre des travaux publics, Amar Ghoul, qui a échappé des griffes de Bouguerra Soltani, a reçu l’ambassadeur de Chine, M. Liu Yune dont les armées concitoyennes s’activent sur le chantier de la Grande mosquée d’Alger.

A ces activités insipides et rondonnantes, teintées d’arabo-islamo-terrorisme, s’ajoute, dans la même optique, le « va-t’en-guerre » de Bouabdellah Ghlamallah qui, détournant à son profit les réformes de Bouteflika, ne demande rien de moins qu’une Institution de la religion, un Etat dans un Etat. Voilà donc les premières activités d’un gouvernement à ses premières heures de sa nomination.

R.N

8 commentaires

  1. Peuvent ils vraiment avoir autre chose comme occupation ??! Si c'était vraiment le cas ça aurait du se savoir , depuis qu'ils sont au pouvoir !! Le système éducatif algérien étant fait pour obtenir des moutons, la coopération avec ces états moyenâgeux est le meilleure choix, en effet !!

  2. Cela est tout à fait normal puisque les Qatari sont les valets de l'oncle Sam pour les pays Arabes.
    Et en quelque sorte ils peuvent décider du sort de Bouteflika…

  3. La richesse des nations, c'est d'abord et encore le savoir que détiennent leurs populations. C’est le savoir qui crée les richesses à l’infini. L’argent, la rente et tout l’or du monde ne vous donnent que l’illusion d’une richesse en réalité éphémère, car l’échelle de temps pour les nations est millénaire.
    Au lieu de passer son temps à aller chercher l’argent où il se trouve, il serait judicieux d’aller trouver le savoir là où il existe. Il est vrai que nous appartenons à cet espace culturel qui s’étend sur des millions de kilomètres carrés que nous partageons avec de nombreux peuples. Il est vrai aussi qu’un rapprochement avec ces peuples est important. Cependant, même si ces peuples et ces nations détiennent de gigantesques réserves en devises fortes, ils ne disposent pas du savoir dont nous avons besoin pour préparer et construire l’avenir de nos enfants.
    Nous nous situons aux portes de l’Europe, ce grand espace de savoirs et de technologies, dont nous partageons les langues (Anglais, Français, Espagnole, Italien) en tant que Maghrébins anciennement colonisés par ces puissances. Les pays des Proche et Moyen Orients n’ont rien à nous offrir n’étaient l’islamisme meurtrier et le wahhabisme génocidaire. Il n’est pas possible de nier la beauté des parfums d’une littérature riche et millénaire, d’une musique et d’une danse sensuelles ou d’une spiritualité tridimensionnelle et monothéiste.
    Les Maghrébins se situent entre deux mondes qui, finalement, ne s’opposent plus mais ils se complètent. Ils sont les traits d’union entre un Orient ancré dans les racines du passé et un Occident vivant et tourné vers l’avenir. De là viennent toutes les difficultés qu’on les Maghrébins de rompre le cordon avec cet Orient turbulent pour le nouer avec cet Occident hégémonique.

  4. Super un modèle d'enseignement kowetien !
    sachant qu'ils sont dernier au classement mondial ( resolution d'exercices mathematiques)
    ils tentent de nous exporter leurs systeme educatif pour que l'algerie soit la derniere et eux avant dernier .

  5. Abdelmalek Sellal avec son homologue du Qatar, ce mari, à Alger. mari de qui? mardi au lieu de mari hein!. On ne sait pas vraiment ce qui se passe, mais pas ….

  6. Ce n'est pas en fricotant avec ces arrièrés friqués que l'Algérie sortira de son sous développement. Mais nos chers gouvernants font passer leurs intérêts au dessus de tout.
    Qui a dit que l'Algérie est indépendante ?

  7. C'est une question de souveraineté. Les vrais algériens doivent voir la réalité en face: la France a quitté formellement l'Algérie mais après avoir assuré la relève pour la continuation de la colonisation. Donc c'est une perte de temps, d'argent et d'énergie à s'égarer dans les détails.

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