Boumediene et les officiers de l'armée française

Le colonel Chaabani a été l'un des officiers qui avait dénoncé l'affaire des officiers de l'armée française.
Le colonel Chaabani a été l'un des officiers qui avait dénoncé l'affaire des officiers de l'armée française.

Beaucoup de personnes parlent d’officiers (que des officiers jamais des autres sous-officiers, soldats !) de l’armée française au sein de l’armée algérienne. Sans préciser lesquels.

La plupart des observateurs pensent à ceux qui ont rejoint la lutte armée pendant la guerre d’indépendance tels Khaled Nezzar, Mohamed Lamari et beaucoup d’autres qui ont pignon sur rue aujourd’hui. Certains l’ont fait quelques jours seulement avant la proclamation de l’indépendance, juste avant la signature des accords d’Evian. Pour ceux-là, il n’y a rien à dire, en tout cas en ce qui me concerne.

Pourtant, il y en a d’autres, peu de personnes en parlent, les officiers de l’armée française qui ont intégré l’ANP après l’indépendance, après des accords secrets passés entre les ministères de la Défense français et algériens (Houari Boumédiène) sans en informer les autorités supérieures de l’époque (Ben Bella, Bureau politique du FLN qui ont rué dans les brancards mais laissé faire). Oui, après l’indépendance, après juillet 1962 ! Des officiers qui ont combattu le peuple algérien et notre indépendance !

Il y a aussi une autre chose, plus grave, et là, personne n’en parle, que tous ignorent, même Aït Hamouda, non pas de leur effectif, ils ne sont pas très nombreux, selon certains témoignages, ils ont été moins d’un millier, dans des grades d’officiers subalternes (lieutenants, capitaines), pas de quoi renverser les rapports de force, mais de leurs affectations, là est la raison mais leur recrutement : Tous sont restés autour de Boumediene à qui ils doivent tout. Dans les bureaux du ministère de la Défense, dans la Région militaire et dans les casernes d’Alger. Là est le secret de leur recrutement. Une garde prétorienne au service de Boumediene et de la France.

Remarque : après leur retraite, la plupart sont retournés en France.

Abdelhak Hamidi

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Commentaires (17) | Réagir ?

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Ahmed Umeri

Pour information, Nezzar a été le premier parmi ceux qui ont rejoint le maquis, ensuite, il y a ceux qui ont été poussé par De Gaule, dés 1961, dans le but de noyauter l 'A L N, qu'on soupçonne d' être composée par des officiers sympathisants du communisme. Ensuite, Boumedienne a fait appel a des officiers qui ont servi dans l'Armée Française, pour structurer l' A N P et organiser le service national.

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Bachir Ariouat

Monsieur, l'auteur de l'article, dès l'instant que vous introduisez un microbe dans quelque chose, il affecte tous qu'il y a autour.

À partir du moment que vous engager un traitre, il s'entourera des gens comme lui, que des traitres, le raisonnement il est simple, plus nous sommes nombreux mieux ils exerceront le contrôle de la situation.

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