Non à une structure moderne près du site de Djemila
Mots clés : algerie, Djemila, patrimoine archéologique
Un appel à signatures est lancé par des associations et militants pour la protection du patrimoine national pour sauver le site de Djemila. En voici le texte.
Comme d'autres pays de par le monde, l'Algérie a longtemps organisé des festivals musicaux dans de prestigieux sites historiques et archéologiques classés par l'Unesco patrimoine mondial de l'humanité. Des dégradations notoires, comme à Timgad, causées par la mise en place des structures de spectacles ou par les spectateurs eux-mêmes, comme récemment à Djemila/Cuicul, ont été signalées. A Timgad, la construction d’un théâtre moderne véritable colosse de béton a vu le jour à deux pas du site archéologique et sur l’emplacement de vestiges antiques.
Que l’image de marque de ces sites soit utilisée comme élément de promotion pour ces spectacles nous n’y voyons pas d’objection mais nous doutons fortement que la construction de structures de spectacles monumentales, esthétiquement laides, aux abords immédiats de ces sites aide à valoriser les sites archéologiques sur le plan touristique. Sur le plan scientifique c’est un véritable désastre si ces constructions s’opèrent aussi près des anciens centres urbains antiques qui se sont développés très souvent hors des limites des structures actuellement visibles et dégagées privant irrémédiablement la recherche archéologique d’investigations sur ces terrains.
Des informations récentes confirmant l'annonce précédente faite par les autorités, lors de l'émission radiophonique carnets d'Algérie sur les antennes de la Radio nationale, confirment la volonté des autorités en charge de ces dossiers d'envisager la construction de structures de spectacles dans l’enceinte même du site de Djemila / Cuicul sur un terrain "jouxtant le musée et la porte principale du site".
L’objet de cette pétition est d’obtenir l’assurance des autorités algériennes et de l'Unesco que de telles opérations n’auront plus lieu à l’intérieur du périmètre protégé et aux abords immédiats du site afin d’éviter la pollution visuelle que pourrait constituer des édifices monumentaux en dur comme à Timgad ou de structures temporaires. Quelles que soient les solutions envisagées, les sites archéologiques paient un lourd tribut lors d'un afflux aussi massif de population. Nous avons en mémoire les dégradations catastrophiques causées lors de la tenue du festival de l'année dernière. Cest donc hors des sites que ces manifestations doivent se dérouler.
Afin que Djemila ne soit pas un Timgad bis ou ne soit pas livrée une nouvelle fois au vandalisme, nous appelons ceux qui le souhaitent à signer cette pétition et nous rejoindre sur https://www.facebook.com/groups/319500354762486/
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