Législatives : le RCD boycotte, le FFS tergiverse
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Le RCD a annoncé sa décision de boycotter le scrutin du 10 mai prochain, le qualifiant de "fumisterie". Le FFS n'a pas écarté son éventuelle participation à la course aux législatives.
Le RCD a annoncé ce vendredi 17 février sa décision de boycotter les prochaines élections législatives Pour Saïd Sadi, plusieurs raisons justifient ce boycott. Usant de termes crus, il s’en est pris aux fichiers électoraux qui "sont une gigantesque usine à gaz", qualifiant l’annonce par le ministère de l’Intérieur de quatre millions de nouveaux électeurs en quatre ans de "fumisterie". Revenant sur les lois votées récemment au parlement que ses députés avaient boycottées, le chef du RCD estime que celles-ci cadenassent davantage les champs politiques. Toujours dans la crudité du propos, Saïd Sadi les a qualifiées de "proxénétisme politique": "La vulgarité avec laquelle a été menée l’action publique ces derniers mois ne laisse pas beaucoup de choix à celles et ceux qui ont un minimum de bon sens. La prochaine assemblée sera recrutée sur le mode du proxénétisme et aura une mission de prostitution politique" Enfin, Saïd Sadi accuse le DRS de vouloir discréditer son parti.
Dans la même journée de ce vendredi 17, le FFS n’a pas écarté l’éventualité de participer au scrutin du 10 mai qui a été largement évoquée dans le discours de son premier secrétaire national. Revenant sur les débats engagés au sein des fédérations sur l’échéance électorale, Ali Laskri, a semblé donné des signes positifs quant à la participation du FFS au prochain scrutin: "la position du FFS concernant cette échéance semblait inscrite dans le marbre et que toute remise en question relevait du tabou." Ali Laskri a évoqué "l’émergence de nouveaux paramètres dans l’équation politique algérienne et la problématique de l’élection législative au vu de la conjoncture internationale", tout en y mettant un bémol: "Pour nous, une éventuelle participation à ces élections n’implique, en aucun cas, un consensus sur les règles du jeu politique tel qu’il se joue actuellement." Pour le premier secrétaire du FFS, l’éventuelle participation de son parti "n’impliquerait pas non plus que les autorités aient donné suffisamment de garanties quant au pluralisme, aux libertés et encore moins à une possibilité réelle d’alternance."
RN et agences
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