Marine Le Pen contre la commémoration des accords d’Evian

Marine Le Pen, héritière politique de Jean Marie Le Pen, président perpétuel du FN français.
Marine Le Pen, héritière politique de Jean Marie Le Pen, président perpétuel du FN français.

Marine Le Pen, patronne du Front national, a rendu hommage dimanche lors de son meeting à Perpignan (sud de la France), où l'électorat pied-noir est important, aux harkis et aux rapatriés d'Algérie, en réaffirmant son opposition à toute commémoration des accords d'Evian.

Faisant un parallèle avec la pénalisation de la négation du génocide arménien, la présidente du FN a estimé que "la première chose qu'il aurait fallu faire, c'est de respecter la promesse qui a été faite aux Français d'Algérie, celle de leur témoigner la reconnaissance de la communauté nationale".

Pour Marine Le Pen, il fallait "régler d'une manière définitive par une loi-cadre les questions patrimoniales et morales liées à l'exode de ces mêmes rapatriés, de ces harkis, ce que je fais dans mon projet présidentiel". Il fallait aussi, selon elle, "réaffirmer notre opposition à toute commémoration du 19 mars 1962", date des accords d'Evian marquant la fin de la guerre d'Algérie.

"Je vous ai compris, vous avez déjà donné", a-t-elle ajouté dans une salle de 1.500 personnes pleine à craquer et chauffée à blanc. Une référence aux propos lancés à l'époque par le général de Gaulle, personnage honni par l'extrême droite nostalgique de l'Algérie française, mais dont Marine Le Pen se réclame parfois aujourd'hui. Fondé en 1972, notamment par des partisans de l'Algérie française, le FN a toujours fait de la question des harkis un symbole.

Même raisonnement pour la précarité du travail. "Je dis, moi, qu'elle a été construite et voulue par le pouvoir en place", car "c'est tellement plus facile d'empêcher un salarié de réclamer quoi que ce soit quand il vit dans la peur du chômage".

Dans cette région où le FN fait parmi ses meilleurs scores, Marine Le Pen a aussi soigné ses fondamentaux, comme la préférence nationale, rebaptisée "patriotisme social", mais qui consiste toujours à réserver un traitement différencié aux étrangers en les privant d'aides sociales.

"Il va falloir contrôler ce qu'on appelle pudiquement les trains de vie suspects", a poursuivi Marine Le Pen, parlant de "berlines flambant neuves" dans "les camps de Roms", sous des applaudissements nourris. A plusieurs reprises, Marine Le Pen a quitté son pupitre et poursuivi son discours en marchant sur l'estrade, comme le faisait son père lors de ses précédentes campagnes.

Marine Le Pen a consacré toute une partie de son discours à la "valeur travail", reprenant un thème cher à Nicolas Sarkozy en 2007. "Le rêve du "travailler plus pour gagner plus" est devenu le cauchemar du chômage de masse et du "trimer plus pour gagner moins", a-t-elle lancé, face à ses partisans, qui avaient payé 5 euros leur entrée, comme à chaque meeting frontiste.

Avec AFP

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Commentaires (7) | Réagir ?

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amazigh zouvaligh

La France doit demander pardon aux autochtones berbères, car c'est elle qui a initié l'arabisme et l'islamisme qui ont fait beaucoup plus de mal à l'identité plusieurs fois millénaire de la contrée Algérie voir même maghrébine. C'est Fafa qui a encouragé l'arabisation et l'islamisation du peuple berbère de l’Algérie, et ce sont les conséquences de ce mal qui ont gardé le pays dans le sous développement et aliénation mentale ;partant de là ; la France doit donc avouer son génocide culturel, en Algérie;et demander un grand pardon aux autochtones berbères!

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samir tazlaoui

la France doit déclarer son génocide à l'identité algérien...

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