Benjamin Stora poursuivra en justice Jacques Simon

L'historien Benjamin Stora.
L'historien Benjamin Stora.

L'historien Benjamin Stora nous a envoyé le courriel suivant l'article écrit par l'historien du Mouvement national Jacques Simon.

Bonjour, Je viens de découvrir, avec stupéfaction, un article publié par Mr J. Simon, publié par votre journal, et gravement diffamatoire. En effet il est écrit: "Précisons que B. Stora n’a jamais soutenu le combat des Berbères pour leur identité et il n’a jamais participé à des actions contre la répression permanente contre la Kabylie, normal puisqu’il a toujours soutenu les régimes en place et que pour lui l’identité du peuple algérien, ce n’est pas l’amazighité mais l’arabo-islamisme".

J'ai toute ma vie, intellectuelle et militante, soutenu le combat livré pour le respect des droits culturels et politiques berbères, et tout mon livre est un plaidoyer pour la démocratie en Algérie. Je vous demande donc de publier ce rectificatif, et me réserve le droit de poursuivre en justice M. Simon pour diffamation. Je vous prie de croire à mes meilleures salutations.

Benjamin Stora

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Commentaires (9) | Réagir ?

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Afif HAOULI

Un Amazigh, sauf s'il est un renégat, reste toujours fidèle à la mémoire de ses ancêtres : pour le moment, nos ancêtres ont adopté la langue arabe dans leur grande majorité, la nation amazighe n’étant pas confinée dans les seules régions amazighophones, mais s'étendant sur toute l'Afrique du Nord. Dans les régions amazighophones, nos ancêtres ont adopté les prénoms et les caractères d’écriture arabes. Comment qualifier ceux qui veulent remettre en cause les choix faits par nos ancêtres. A-t-on vu des Français ou des Espagnols remettre en cause l’héritage romain adopté par leurs ancêtres ? En réalité, ceux qui veulent remettre en cause les choix de leurs ancêtres amazighs, veulent en fait mendier la culture romaine que leurs propres ancêtres ont rejetée il y a de cela plusieurs siècles. Complexe de sous-dév en réalité. Que de fois n’a-t-on pas entendu de ces sous-dév culturels rejeter l’appartenance arabe parce qu’ils reprochaient aux « arabes » leur soi-disant résignation devant la dictature et la monarchie, résignation en fait partagée à égalité entre les Amazighs d’Afrique du Nord et les autres « arabes ». Aujourd’hui, tous les deux se sont levés comme un seul homme pour dire basta, ça suffit. C’est un problème de temps, les occidentaux, eux aussi, n’ont pas toujours vécu dans la démocratie. Quand on respecte le choix de ses ancêtres, on ne varie jamais de position, quels que soient les obstacles. Enfin, chacun est libre dans ses choix, sauf qu’il ne doit pas les imposer à la majorité, même dans sa propre région.

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mstfa yazid

Je crois que M. Stora devait mieux maitriser sa colère : on ne peut intenter un procès pour délit d'idée ou éission d'opinion.

Je ne sais pas si M. Stora, dans ses différentes interventions écrites ou télévisées, a eu la possibilité de mesurer ses propos qui, sans verser dans la compromission avec le régime algérien et sans se départir de sa "confortable" situation d'universitaire -chercheur, n'a pas été la clareté ni la précision même...... comme un arbitre craignant pour sa santé, il s'arrange toujours pour envoyer le bourreau et la victime, le voleur et le volé, le régime et le peuple algériens...... tranquillement..... scientifiquement..... dos à dos !

Ce soin de M. Stora pour ne pas compromettre le "scientifique " qu'il est et, il faut l'avouer aussi, pour garder un "crédit" auprès des régimes pour avoir "ses" "entrées " pour pouvoir continuer à jouer son rôle d'observateur "neutre" et non pas celui de la "conscience concernée".

Libre à M. Stora d'intenter ce qu'il veut, mais je ne crois pas que les actions judiciaires remedieront aux effets de certains de ses choix et calculs qui, avec l'erosion du temps et des evenements, se sont averés ni justes, ni concernés.

Je crois que au crépuscule du régime algérien, M. Stora devrait garder la "même" attitude "éditoriale et non pas soudainement crier une quelconque "compromission" humanitaire... quitte à la faire authentifier par les tribunaux.

Quitte même à comparaitre devant un juge, je partage le même avis que M. Simon : le discours super "neutre" et hautement débarrassé de tout "militantisme" ne peut, du jour au lendemain, se transformer en prise de position claire et déterminée.

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