Libye : le silence troublant de l’Algérie

Par Le Matin DZ | 22/08/2011 16:22:00 | 14242 lecture(s) | Réactions (15)

Dans les hautes sphères du gouvernement, on s’enorgueillissait jusqu’il y a quelque temps du retour d’une diplomatie algérienne agressive et rompue aux affaires internationales. Sauf que depuis le début de l’année, elle est inaudible. Sans prise sur l’accélération des événements dans l’espace sud de la Méditerranée.

Libye : le silence troublant de l’Algérie

Alors qu’à nos frontières Est, le monde suite minute par minute la fin libératrice de 42 ans du règne absolutiste de Mouammar Kadhafi et le triomphe des insurgés du Conseil national de transition, en Algérie, on préfère plonger la tête dans le sable, continuer comme si de rien n’était. Aucun commentaire, ni réaction de la part des autorités. Malgré les accusations de présence de mercenaires, tantôt du côté de Kadhafi et tantôt des insurgés du CNT, on applique le silence. La diplomatie algérienne se mure dans le mutisme.

Comment interpréter le black-out informationnel sur la révolution libyenne de la part des officiels ? Par le sacro-saint argument de non-ingérence dans les affaires intérieur ? Ou par une gêne due à une position plutôt ambigüe affichée par nos autorités sur le conflit libyen ? Sans doute. Il est quand même ahurissant que pendant qu’un pays voisin vit un extraordinaire bouleversement politique, l’Algérie ne dise rien. Tourne le dos aux bouleversements qui touchent les pays limitrophes.

Sauf qu’on ne peut longtemps ignorer l’évidence. Déjà que les frontières ouest sont fermées, celles du sud, immenses et difficiles à surveiller, sont sujettes à des incursions ponctuelles de terroristes donc sous tension, on ne peut pour longtemps nous aliéner le voisin de l’est et le Conseil national de transition. Pourquoi le ferait-on ? Sous prétexte d’une longue amitié entre le tyran libyen et les autorités algériennes ?

Une évidence tout de même : il sera difficile de rétablir des relations saines avec notre voisin libyen. La tension est sourde pour le moment. Et c’est notre ambassade pillée la nuit dernière à Tripoli qui a, en premier, payé les frais de cette glaciation diplomatique.

La Ligue arabe fidèle à ses vieux réflexes

Après des semaines de silence sur les soulèvements populaires qui ont balayé deux dictateurs et font trembler les régimes autocratiques et séniles du monde arabe, la Ligue arabe a comme à ses sempiternelles habitudes dénoncé l’agression israélienne et demandé l’intervention de la communauté internationale. Du copié-collé de ses vieux communiqués. Aux yeux des membres de la Ligue, rien donc n’a changé ces derniers mois. Avec l’implacable cynisme qui l’a caractérise, la Ligue arabe dénonce l’agression israélienne et se tait sur ce qui se passe à l’intérieur des pays arabe. Aucune déclaration sur la Libye, pourtant membre, ni sur les massacres qui ont lieu en Syrie. Plus de 2000 morts et des milliers de disparus et la Ligue arabe n’a toujours pas sa langue, elle ferme les yeux.

Manifestement, au sein de cette organisation panarabe, on n’a pas compris que des révolutions populaires sont passées par là. Qu’un séisme politique est en train de balayer un par un les despotes qui la composent.

La nouveauté c’est que désormais le fonctionnement de ce "syndicat de dictateurs" ne trouve plus grâce auprès de certains de ses membres. Ceux-là même qui ont fait leur révolution voudraient lui impulser une nouvelle dynamique. Ainsi, l’Egypte est déçue par le communiqué de la Ligue. Elle souhaitait un changement radical des pratiques à la lumière des derniers développements dans la région.

On ne peut pas dire que Nabil Al Arabi ait pris quelque risque depuis son arrivée à sa tête. La preuve ? Sur la question libyenne également, la Ligue arabe s’est montré d’une complaisance renversante avec le "guide" libyen, ignorant complètement les affrontements armés qui durent depuis février. Le cas libyen est l’autre preuve que l’organisation panarabe cultive toujours les vieux réflexes de soutien aveugle à ses membres. Il a fallu que la rébellion prenne le contrôle de Tripoli pour que son secrétaire général Nabil Al Arabi exprime, hypocritement "sa totale solidarité avec les efforts menés par le CNT".

Sans doute soutiendra-t-elle encore longtemps le président Bachar Al Assad dans sa répression contre son peuple. Comme d’ailleurs les derniers potentats encore au pouvoir dans le monde arabe.

Sofiane Ayache

 
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Al Jardine 25/08/2011 00:15:06
Erratum: Mon premier message était adressé à Ferhat Ait Ali et non à Akli ath laarat. Désolé pour la confusion.
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madjid ali 24/08/2011 23:25:21
Il est temps que le peuple libère le Club des Pins. Il est temps que cette citadelle tombe. Il est aussi temps que les gens qui y vivent soient jugés
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Aziz FARES 24/08/2011 21:37:14
Pas besoin d'être "grand mufti. pour savoir ce qui va se passer, bientôt, en Algérie. La rue arabe a déferlé comme un tsunami sur des dirigeants corrompus, vieillis, malades mais surtout incompétents, personnellement je ne leur pardonnerai jamais d'avoir gâché ainsi les espoirs de 100 millions d'hommes et de femmes qui pour la plupart n'ont rien connu d'autre que la dictature, le despotisme, le népotisme, le clanisme, le régionalisme, élevés à la dignité de la gestion de l'Etat. L'Algérie, pays révolutionnaire et courageux, porteur d'espoir et maitre de son destin, a dû subir les affronts d'individus ignares et sans vergogne. Cette Algérie est avant tout la nôtre et si quelques voix ont tenté de s'élever pour dénoncer la gabegie, elles ont été vite et toujours réduites au silence. Pourquoi? Il me semble que les années de violence terroriste ont affecté notre détermination. Nous ne voulons plus de violence, plus de guerre, plus de sans versé par des innocents. Aussi nous avons accepté de subir l'arbitraire, l'injustice, et surtout nous avons accepté de nous taire en espérant que le cauchemar allait s'arrêter et que les dirigeants allaient nous sortir de cet impossible drame. Nous sommes lassés depuis un demi siècle d'entendre encore les balles siffler, l'incertitude peser sur nous comme un poids intolérable. Nous sommes fatigués de parler sans être entendus. Nous vivons dans une illusion que l'espoir renaitra et cet espoir nos dirigeants tentent encore nous faire croire qu'ils sont en mesure de le réaliser. Kadhafi, Bachar El Assad... n'ont pas hésité à tirer sur leurs frères. Mais les Libyens, les Tunisiens, les Egyptiens, les Syriens ont compris que leur destin était entre leurs mains. Et nous?
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sam abed 24/08/2011 21:20:24
Je ne sais pas si vous avez fait expres de parler dans cet article du mutisme de la diplomatie algérienne en meme temps que les réactions de la ligue arabe au printemps arabe et la supposée agression israélienne. Pour moi les positions sont similaires ce qui me pousse à penser qu'il y a la un véritable alignement des positions.
Pour ce qui est des relations de l'Algérie et de la Lilbye, je pense qu'elles n'ont et ne seront jamais au beau fixe du moment que l'Algérie a aidé le despote à reverser Al-Senoussi il y a 42 ans et qu'elle s'est positionnée contre le CNT recemment. C'est ce qu'on appelle une politique du perdant-perdant. Résultat des courses, ennemi de part et d'autre ce qui provoquera peut-être le changement tant espéré.
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arezki maouche 24/08/2011 18:37:03
Ne vous en faites pas. Passée la tempête aussi bien le CNT que l'Algérie officielle trouveront les circonstances et les termes qu'il faut pour rappeler:"les relations d'amitié entre les peuples, l'aide de la Libye à la révolution algérienne, et tutti quanti pour ressouder les ealakates matina entre les peuples frères libyens et algériens. La crise libyenne nous a permis de connaître ce pays : Kadhafi n'a vraiment rien fait durant quarante deux années. Pas d'armée régulière, pas de police, pas d'administration. Comment fera le CNT après et que fera-t-il ? Le chantier est immense. Quelle sera la contribution des pays arabes, ? L’Europe ne demandera -t-elle pas une autre résolution pour la Construction de la Libye?
L'Algérie a été très frileuse dans tous les cas tant pour la Libye que pour la Tunisie et l'Egypte. Wait and see. En réalité c'est un silence éloquent: que dire de situations qui sont identiques aux nôtres, sinon qu'espérer sourdement ou sournoisement que ces révoltes échouent.
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Al Jardine 24/08/2011 01:05:24
À l'attention de Akli ath laarat:
Plus rien à rajouter. Merci pour cette lucidité. Vous avez bien résumer le marasme de la diplomatie algérienne qui n'a jamais été, en passant, une diplomatie d'envergure mais plus une politique de prestige. En vous lisant vous me rappeler un certain Madih. Un grand habitué de ce forum qu'on ne croise plus d'ailleurs.
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Kacem Madani 23/08/2011 23:56:37
Un dictateur stagiaire qui tend la main, avec un sourire béat et complice, à un dictateur confirmé ! C'est y a pas beau pour l'histoire des hommes ?
Au delà de cette image insolite (!?), le peuple libyen se bat ce soir dans Tripoli pour sa liberté contre ce fou sorti tout droit de la grotte de l'an 622 . Espérons pour nos frères libyens que cette liberté ne sera pas confisquée par les mensonges de Dieu, que d'autres fous d'Allah ne manqueront pas d'utiliser pour expliquer la victoire des hommes !
Quant à nous, Algériens, les choses sont bien plus compliquées car nous avons affaire à un collectif de fous au pouvoir impossible à soigner, les uns se régénérant et prêtant main forte aux autres pour perpétuer l'imposture ad infinitum....(voir la contribution de l'ancien premier ministre Ahmed Benbitour de ce jour 23 août 2011, parue au soir d'Algérie, contribution qui se conclue par un verset de la grotte : De quoi se flinguer !)
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elvez Elbaz 23/08/2011 20:17:10
La "résidence d'Etat" du despote libyen est tombée entre les mains de combattants du CNT

Branle bas de combat à "la résidence de l'état du pouvoir illégitime d'alger, club des pins et à elmouradia ,palais squatté par l'indû président qui régne par la spoliation du peuple et pour le malheur du peuple..... vont ils faire appel à cosider pour renforcer et relever les mûrs de ces tanniéres de monstres oppresseurs de l'algérie?... pour échapper à cette déferlante de liberation qui va bientôt s'abattre sur eux tel un déluge?
Que d'âmes algériennes n'ont-ils pas assassinés, que de malheurs n'ont ils pas, durant 50 ans déverser sur cette terre bénie de tous les dieux mythiques cultuels des hommes libres, les Imazighénes...... leur sanglante et criminelle oeuvre de destruction de l'algérie algérienne se terminera, bientôt, dans un cul de sac où toutes ces âmes assassinés leur barreront le chemin pour, enfin, les juger...
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FERHAT AIT ALI 23/08/2011 13:07:40
Depuis le premier jour du 17 Février 2011, la diplomatie algérienne n'a jamais été silencieuse ni neutre dans le dossier libyen. En effet la diplomatie n'est pas uniquement constituée de positionnements officiels par voie de déclarations claires sur la vision des choses chez les uns et les autres. Et n'est pas uniquement affaire de diplomates officiels détenteurs du titre. Dans cette affaire, ou se joue non seulement le destin du peuple et pouvoir libyen, mais le destin des peuples et des pouvoirs de toute la sphère maghrébine, la diplomatie traditionnelle semble avoir cédé le pas à celle plus active et plus compromettante à long terme de l'activisme tous azimut. Il ne faut pas oublier que dans le genre de régime qui nous gouverne, les prises de position officielles ne sont qu'une partie négligeable et visible d'un iceberg qui ne montre sa consistance qu'après le passage d'un brise-glace ou sa fonte naturelle, et ceci depuis Boumediene.
Pour des régimes formatés à l'école soviétique, le gros du travail et de la décision a toujours été entre les mains des clones locaux du KGB, et tous les moyens et coups tordus sont bon à prendre.
Déjà à l'époque de Boumediene, l'efficacité exagérée de la diplomatie dite algérienne qui s'inscrivait clairement et matériellement dans un camp précis de la guerre froide, ne devait ses succès entre guillemets, qu'à des facteurs qui n'avaient rien à voir avec la justesse des vues et encore moins des causes défendues, et dont certaines étaient quand même justes même si les défenseurs et représentants de ces causes n'étaient pas particulièrement plus justes que leurs protagonistes, comme l'avenir de certains pays soutenus par les nôtres et les russes nous a montré les vraies intentions.
Les attentats en tout genre, les alliances contre nature avec toutes sortes de groupuscules et le chantage au chaos derrière la protection soviétique a constitué le gros de l'effort diplomatique réel, à côté du financement de toutes sortes d'analyses foireuses de la part de mercenaires de la plume médiatisés ou l'exploitation des penchants idéologiques de certaines personnalités politiques en occident, et même la sympathie de certains personnages crédibles pour la révolution algérienne la, la vraie, dont ils ne savaient pas encore le phagocytage par l'incubus Boumedieniste.
Dans le cas libyen,
- les gesticulations acharnées pour une solution politique sans contours précis ni obligation claire pour Kadhafi en vue de lui donner le temps de faire avancer sa solution militaire, est un exemple concret de cette diplomatie à volets mixtes.
- Les atermoiements au niveau de la ligue arabe en vue de bloquer la volonté d’autres pays de soutenir directement ou à l’Onu les insurgés libyens, est une autre forme de l’usage de la diplomatie de coulisses pour orienter les évènements dans un sens précis.
- Le lâchage de tous les ténors du régime, qui n’ont pas de postes officiels mais qui sont néanmoins rétribués sous toutes les appellations possibles et imaginables, en vue d’un lynchage en règle des insurgés libyens, affublés de tous les titres et de toutes les compromissions, aussi contradictoires que dangereuses, pour eux et pour la région, comme Israël et El Qaeda, est une forme de diplomatie aussi orientée et perfide que possible.
- Les voyages et déclarations tonitruantes de certains spécialistes de l’Agit-prop dans tous les sens, comme l’autre gus du FLN, avec ses accusations clairement énoncées de trahison envers les insurgés libyens et ceci dans l’antre du diable à Bab El Aziziya, est plus qu’une position c’est une implication directe dans le conflit libyen.
- La hargne d’une certaine presse connue pour être le porte-voix de tous les mauvais penchants du régime, si ce n’est son support en papier, et de certains journaux retournés en catastrophe contre tout un peuple, dispense le régime de tout autre positionnement officiel, tout en montrant clairement son choix.
- Les déclarations celles-là officielles, sur les craintes algériennes sur le devenir de la Libye et des incidences sur l’Algérie, en cas de chute de Kadhafi, et qui ressemblent plus à des souhaits qu’à des craintes d’après leur énoncé, démontrent une tentative claire de présenter le dictateur comme un moindre mal pour tout le monde, selon la vielle comptine, nous ou le chaos.
- La présence massive d’Algériens et de supposés tels, défendant avec acharnement Kadhafi, avec des expressions qui relèvent de l’adoration pour le vampire de Tripoli et de l’invective méprisable et méprisante pour le reste des Libyens, sur tous les forums arabophones et francophones, avec la glorification simultanée du grand et sage Guide algérien et du bonheur qui règne en Algérie, ne laisse pas beaucoup de doutes sur la composante humaine, les commanditaires et objectifs de cette quasi-saturation du net par les adeptes de la honte assumée, c’est aussi une forme de diplomatie bien prisée chez les adeptes du complot permanent.
Si après ceci, on parle encore de diplomatie mitigée, c’est qu’on prend l’Etat algérien pour un état ordinaire et classique aux réflexes aussi ordinaires et classiques, et ce n’est pas le cas, cela tout le monde le sait à ses dépens ici même.
L’échec de cette forme de diplomatie ne date pas de cette affaire, et encore moins d’aujourd’hui, elle procède de l’échec multidimensionnel de ce genre de régimes, depuis la perte de leur unique mentor, protecteur et instructeur, l’ex-Union soviétique qui a croulé sous le poids de ses mensonges et contradictions.
Cette forme de diplomatie, n’étant pas menée par qui de droit, et ne tenant pas comme impératifs les intérêts de la nation, mais du régime même en contradiction avec ceux de la nation, ne peut cumuler les déboires pour la nation déjà sinistrée par le régime. Et le régime lui-même, évoluant hors du temps et de l’espace dans des calculs qui semblent être faits avec des données datant de 1970, et des objectifs qui ne dépassent pas dans les meilleurs des cas la survie pour un exercice.
Je ne peux même pas en vouloir au ministre des Affaires étrangères pour le fiasco total de sa diplomatie qui nous encore rajouté un ennemi légitime aux frontières est, sans compter le mépris même des Arabes les plus bornés, dans la mesure ou le seul reproche que nous pouvons lui faire est de faire semblant de diriger un département qui n’existe que sous sa forme architecturale dans sa nouvelle belle bâtisse ou rien ne se décide en la matière, et ceci est un autre débat qui nous renvoie notre propre image et de l’idée que l’on se fait d’un peuple fier, devenu tout juste prétentieux .
Dans les années 90 les gens que les roquets aboyeurs, accusent aujourd’hui d’être des suppôts de l’Occident, ont joué le rôle essentiel dans la persuasion de large pans en Occident que la guerre était menée contre un terrorisme barbare et non contre un peuple, ce qui s’est avéré vrai pour la première partie mais faux pour la deuxième, et nous avons compris trop tard que la guerre était déclarée effectivement contre un terrorisme sauvage, mais certains en ont profité pour régler son compte au peuple par la même occasion politiquement certainement et physiquement dans certains volets comme le cas Boudiaf, et les élections truquées sous la menace en pleine guerre.
Et si ce n’était l’action salutaire de ces personnes, aussi naïves que bien intentionnée, ce régime et peut être l’Algérie seraient un souvenir du passé, la diplomatie officielle de l’époque n’étant pas plus efficace que celle d’aujourd’hui, même si elle était moins ridicule, il est vrai qu’à l’époque le plus grand diplomate de l’histoire pour ses laudateurs n’était pas aux commandes du Titanic.
Allez ne déprimons pas,
Si le résultat des courses n’est pas en faveur des bookmakers locaux, il n’est pas forcement en défaveur du pays à moyen long terme, il y a même de fortes chances pour que ce soit l’inverse, et là réside mon optimisme.
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klouzazna klouzazna 23/08/2011 11:33:34
Quand a-t-on passé son temps à bidouiller et à soutenir des causes perdues (comme ce clown voisin) on est certain de mourir de déception.... Ce n'est que justice... Un clown pathétique élevé par certains de nos "Zélites du ventre " au rang de docteur Honoris-causa... c'est une honte ...
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akli ath laarat 23/08/2011 11:29:48
La différence entre l'Algérie et la Libye est que dans le cas de notre ex-voisin fou, le pouvoir était là-bas clairement identifié.
Pour le reste, les cercles de décision (on ne fait que les percevoir,, sont-ils vraiment ronds ces cercles ou comme disent certains triangualires) sont à peu près pareils dans l'échelle de la folie et de la zinzinétude. Une différence : en Libye, le vol et le dispotisme, légaux pour la faille famille, la tribu des Kadhafins et à quelques clients. Au sein de la société, le vol reste toujours plus qu'un tabou, un délit et un péché du point de vue moral.
En Algérie, on peut dire que ç'a été comme ça jusqu'à Chadli, (ou alors qu'on étaient trop jeunes, trop obnubilés par la révolution agraire). A partir de 79 / 80 donc, le vol et autres détournement, la corruption, le népotisme, enfin tous les fléaux imaginables dans une Rép bananière qui se repecte, sont devenus la norme. Le plus grave, c'est que ces "normes", partagés par les gens du pouvoir à différentes échelles, ont été propagées sciemment par les institutions, par la forces des choses, (par la "loi" répétait le chef de kasma, une cellule de proximité). Dans toutes les couches de la société à partir de 1985 / 1990, un boulevard pour les attardés du FIS. Le pouvoir semble avoir opté définitivement pour le "tous pourris donc pourquoi pas moi", pour le "nivellement par les caniveaux". Et il a réussi.
Sinon, pour le reste, Le Kadafin a eu une base sociale infiniment plus large (toute proportion gardée) et plus fiable que nos larbins, cette élite bien de chez nous.
Nos larbins, a contrario, ont un appui international beaucoup plus solide. "Etch th setchett", "Koul ou wekkel". comme il est de bon ton de se comporter dans cette société..
Nos larbins recourent aussi aux experts de toutes sortes. pour de vrai. De l'époque turque, ils ont appris le chantage; de l'époque coloniale, la division et l'usage politicien de la religion, des guerres d'antan, la politique de la terre brulée, le "ou moi ou le déluge". Toutes ces recettes qui valent de l'or.
Quand je vois le Docteur Mebtoul (votre article) s'échiner à rechercher quelques bonnes graines dans ce... gigantesque gâchis, je me dis finalement que, peut être ya de l'espoir. Peut-être que la détresse de 40 millions d'habitants n'est finalement qu'un mauvais film... ou justes des hallucinations de... ces affamés.
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madjid ali 22/08/2011 23:08:26
Les despotes s'entraident, je suis sûr qu'il est déjà là.
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Atala Atlale 22/08/2011 22:49:23
Le code des dictateurs : "Non ingérence dans les affaires intérieures des Etats". Comme c'est bien trouvé, chacun fait ce qu'il veut de son peuple chez lui, on s'occupe pas de vos affaires et vous vous ne vous occupez pas des nôtres. S'il n'y avait pas les médias, et les réseaux sociaux, il y aurait des Saint- Barthélémy chaque semaine au sein de nos dictatures. Temps durs pour les despotes, l'histoire se réveille de sa torpeur et touchera beaucoup de pays où les indépendances ont été confisquées.
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mokrane boubou 22/08/2011 21:08:45
Je préfère le silence et la retenue que la précipitation! et surtout ce genre de réaction qu'au tournage de veste régulier des autres pays.
Souviens toi cher Sofiane qu'au début de la contestation en Tunisie, la France avait réagit vite et voulait carrement envoyé le "savoir-faire français en la matière" pour calmer la révolution et aider Ben Ali... pour ensuite tourner sa veste et soutenir la révolution...
Oublie pas cher Sofiane que Kadhafi était fréquentable y a même pas un an et qu'il était accueillit comme un roi tapis rouge etc.
Moi j'ai toujours detesté Kadhafi car il nous a toujours détesté ( l'Algérie ) mais j'ai pas attendu que le vent tourne pour tourner ma veste.
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Raveh Aksel 22/08/2011 16:54:50
Leur autisme est aussi grand que leur filouterie et leur incompétence ! Les entendre parler ou donner leur point de vue, me met toujours hors de moi,car leur langue de bois est unique. Comment des médiocres aussi manifestes sont ils encore aux commandes de ce pays défiguré et appauvri ?.
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