Tout cela, cette mainmise de l’armée sur l’action anti-terroriste et la fin de la réconciliation nationale, Bouteflika a été obligé de le reconnaître. « Le terrorisme a été largement réduit et fait l’objet d’une lutte résolue menée par nos forces de sécurité à leur tête l’ANP », lit-on dans le communiqué de la présidence de la République sanctionnant «l’audition» du ministre de l’Intérieur et des Collectivités locales, semble augurer des changements dans la gestion de la donne sécuritaire. Il n’est plus question de « triomphe sur le terrorisme grâce à la réconciliation ».
Le président contredisait, à quelques jours près, Farouk Ksentini, le président de la CNCPPDH qui, le 13 août déclarait dans El Watan : « Je considère que la charte est la plus belle victoire du peuple algérien depuis celle qui nous a fait obtenir l’Indépendance. Tous les démons qui habitaient le peuple algérien ont été exorcisés, et cela à l’initiative du président de la République et sous sa conduite. La réconciliation nationale a consisté à désarmer les extrémistes, les terroristes d’un côté et les éradicateurs d’un autre. La paix civile est de retour, les gens sortent, , n’ont plus peur comme avant, cela veut dire que le terrorisme est terrassé. La charte a réalisé ses objectifs à hauteur de 95%. »
Mais Bouteflika n’a pas dit son dernier mot.
Il cherche toujours à trouver une issue au terrorisme par la réconciliation nationale afin de préserver les chances de l’alliance islamo-conservatrice et éviter un retour au rapport de forces de 1998.
Il laisse parler ses hommes. Ksentini : « Force est de reconnaître que la paix civile est de retour et que le terrorisme a été vaincu. La charte pour la paix et la réconciliation nationale ont fait que les terroristes se sont eux-mêmes démobilisés. Maintenant, il nous reste à tourner la page définitivement et oublier la décennie noire. »
« Les érudits »
Les services de Bouteflika agissent dans l’ombre. Ils ont chargé un groupe d’émirs et membres fondateurs d’organisations armées, dont Hassan Hattab, dit « Abou Hamza » et Mourad Khettab dit « Abou el-Barr », respectivement fondateur et officier juridique du Gspc, d’adresser un communiqué aux terroristes les invitant à adhérer à la réconciliation nationale. Cette initiative a été appuyée par d’éminents ulémas arabes réputés et influents dans les associations musulmanes.
Selon la lettre dont Echorouk détient une copie, cet avis a été adopté et signé par Hassan Hattab, émir national et fondateur du GSPC, Hachemi Sahnoun, membre fondateur du FIS dissous, Abdelfettah Zeraoui Hamdache, Madi Abderrahmane alias «Abou-Hadjar», prédicateur et membre fondateur du GIA, Khattab Mourad et Rabie Chérif Saïd, membres fondateurs du GSPC.
L’appel à la trêve et la réconciliation a été salué et approuvé par nombre d’exégètes de l’islam dont les docteurs Mohamed et Nabil Al-Iwadhi, le savant traditionniste, cheikh Abou-Ishaq Al-Houweini, les cheikhs Slimane ben Fahd Al-Awda, Safar Al-Hawali, Hamed ben Abdellah Al-Hamed, le grand prédicateur cheikh Abdelmohsen Al-Ahmed. Ces cheikhs sont relayés par des institutions officielles et non officielles, des associations et des sites internet. Tous sont pour l’abandon de l’action armée.
Dans l’appel publié en exclusivité par Echorouk, des prédicateurs salafistes et anciens émirs du GSPC sollicitent les grands cheikhs, ulémas et exégètes à contribuer à ramener les égarés sur le droit chemin «afin de sortir d’une crise sanguinaire qui a ébranlé l’Algérie musulmane qui fait face depuis des siècles aux croisades».
L’initiative appelle les émirs des groupes armés à décréter une trêve légale, et à déclarer la paix pour au moins quelques mois permettant de réinstaurer la confiance entre les gens, de transmettre le message de paix, afin de réaliser des résultats positifs pour tous. Les initiateurs de cette démarche expliquent qu’ils veulent en finir avec les conflits, réparer ce qu’a entrainé la fitna deux décennies durant.
Service politique Lematindz





Pourquoi ce Mr Ksentini nous dit décennie noire ??
Ce n’est plus une décinnie on rentre dans la troisième décinnie là !!!
A cause de ces Hmir l’Algérie s’est courbée devant ces sauvages et au lieu de leur donner une bonne leçon un fois pour toute, Mr Boutef leur a donné le pouvoir et aujourd’hui ils font la loi !!!!
Je demande pardon a tous ceux qui combattus cette vermine d’islamisme.. Nous avons trahi les martyrs de 1954 et avec Boutef nous avons trahi les martyrs de ces années noires !!
Si l’armée traque la "bête immonde armée" dans les déserts et dans les montagnes, cette virulence islamique s’est accaparé des villes et des campagnes avec la bénédiction des forces de sécurité qui ont été activées par des lois autorisant l’instauration non dite de la chariâ. Donc force et de constater que la "réconciliation nationale" est toujours d’actualité. Elle est devenu plus forte du moment que ces activistes sont rémunérés par Bouteflika grâce justement à cette réconciliation. C’est se mordre sa queue, en quelque sorte que ces actions militaires. Ces manifestations sporadiques des intégristes islamistes seraient plutôt une diversion, mais avec mort d’hommes malheureusement. Le vrai djihad se fait maintenant en ville, dans les administrations, les écoles, les universités, les marchés, dans les comportements des algériens. Et des espaces de liberté sont rognés chaque jour à la démocratie. La bête immonde ne sera éliminée que si les dictatures et les royaumes qui s’en nourrissent et qui la nourrissent disparaissent et cela ne se fera, malheureusement, pas avec les peuples irrémédiablement endoctrinés que sont les citoyens de ses pays. Et nous voyons les élites et les citoyens des pays laïco-démocratiques qui s’échinent à justifier leur désarroi devant cette bête immonde qui s’invite et s’impose dans leurs foyers. Mauvais élèves, les hommes le seront toujours. Pourtant l’’histoire est pleine d’enseignement concernant les avatars de l’homme. Le plus récent est A.Hitler qui est, comme par hasard, ami de nos islamistes…PS : sauvons ce qu’on peut : Beni Aïssi s’appelle Aït Aïssi.
La revolution est pour tout de suite. Que le peuple algerien se souleve pour faire table rase des restes de l’ist3mar et s’inscrire resolument dans le chemin du progres et du changement.
L’action armée n’est pas a exclure.
@Arris,
Cher compatriote, je partage ton point de vue.
J’irai plus loin en disant que nous avons trahi les principes élementaires de justice.
Nous sommes le pays qui a récompensé des assassins par de substantielles primes et avantages pour avoir mit le pays à feu et à sang et tué des Algériens.( femmes, enfants, vieillards, jeunes et moins jeunes)
A croire qu’un contrat etait lancé sur la tête du peuple Algérien.
Bouteflika a recompensé les criminels, ignoré les victimes, le peuple s’est tu par lacheté.
Que vaut le peuple Algérien aux yeux de toute cette vermine? (pouvoir et islamiste)
Moi je ne crois pas trop au changement de stratégie e à la reprise en main de la gestion du terrorisme pas l’armée. Pourquoi ?
1- N’oublions pas que le pouvoir en Algérie repose sur UN SYSTEME CLAIR : détournement de la révolution armée par une bande de voyous reposant sur l’idéologie arabo-islamique. C’est clair et net. La réconciliation nationale prend sa source naturelle dans cette idéologie. Son vecteur est le suivant : si un sanguinaire islamiste, qui a tranché des têtes et qui extirpé des bébés du ventre de la mère, se rend au service de sécurité, il est tout de suite gracié avec des remerciements et des récompense pour son courage et sa bravoure (salaire + logement + vie en famille en tout quiétude et sous protection). Comme c’est un « égaré musulman » et qu’il a combattu le plus vaillamment du monde au nom de Dieu (fissabililah) pour l’instauration de la république islamique, ce n’est pas si grave que çà. Il l’a fait pour Dieu et DONC ce n’est pas punissable ni passible d’un tribunal criminel. Quand on tue au nom de Dieu et de l’islam ce n’est pas la même chose que quand on tuer par passion, par vengeance ou par folie. Non, quand on fait quelque chose pour l’islam, Dieu nous ait reconnaissant. Voilà le fin fond de la philosophie. Pour être convaincu de la « symbiose » entre le pouvoir et le fascisme vert, Il n’y a qu’à prendre l’exemple de la peine de mort prononcé et CONFIRMEE en appel contre Mohamed Gharbi du groupe d’autodéfense comme on l’appelait.
2- N’oublions pas aussi qu’il n’y aura jamais de changement de stratégie dans la « lutte » contre le terrorisme car les crimes ont été commis non seulement par les fascistes verts mais aussi par l’armée (DRS). On ne peut pas changer de stratégie ni faire une nouvelle « répartition » des tâches entre les tenants de ces entités car il faudra à tout prix EVITER que les crimes incalculables qui ont été commis soient élucidés devant la justice. Or tout le monde sait que tous les assassinats, les massacres, les tueries n’ont jamais fait l’objet d’aucun jugement ni avant 1991, ni, surtout pas, après 1991. Combien même on juge certains crimes, les verdicts sont prononcés par CONTUMACE. Alors ??? !!! Ya el khaoua nâalou chitane, plus de 250 000 morts, prés de 50 000 disparus et aucun procès sérieux. Il ne faut pas déconner, on ne peut pas changer de stratégie dans une situation pareille. Le statut quo est le garant de la survie du système. Rien ne doit changer. L’objectif est clair et UNIQUE : rester et consolider le pouvoir avec la même stratégie de terreur généralisée facilité par l’Etat d’urgence. Avec ou sans Boutef, avec ou contre Boutef, ce n’est pas du tout le problème pour le SYSTEME.
La "reconciliation" a une fonction plutot politique: pour barrer la route aux democrates, sauver la face de l’araboislamisme! Tout comme pour sa création, l’islamisme armée, avait et sert les interets du statu quo du FLN. Dites combien de gens du FLN ont été touchés par le terrorisme??????
@ Arris, C’est depuis l’invasion romaine a ce jour que les peuples amazighs d’Algerie menent une guerre sans fin contre tous les terrorisme de differentes nationalite. Pour enfin vivre en paix, il faut que les voyous du regimes d’Alger reconnaissent sans delai l’identite amazigh de l’Algerie et opte pour une decentralisation radicale en adoptant un systeme d’autonomies regionales comme en Suisse, et ce, en toute democratie, en toute laicite, en toute liberte et en toute transparence. L’Algerie doit cesser d’etre l’esclave de tel ou tel bloc geopolitique surtout s’il s’agit d’un bloc tyrannique et depotique comme le pseudo-monde arabe. L’Algerie doit rejoindre le monde qui defend la liberte et les droits humains–le monde du developpement, de la science, de la paix–le monde des Hommes libres. Elle doit sortoir du monde de la terreur, de la tyrannie, et des tenebres!
ben voyons, une trêve de quelques mois pour se refaire une santé. Au fait, tous ces abou le fric, ben a ordures ( créateur du FIS, GSPC …)qu’est ce qu’on attend pour les pendre ? Ah, ils servent encore a la mascarade !
Moi je reviens de Kabylie les terroristes ? j’en ai vu aucun mais paraît-il y en avait beaucoup et tous parlaient arabe on aimerait qu’ils dégagent chez eux hors de Kabylie et on n’en a rien foutre de ce qu’ils feront après. Ce que j’ai vu et qui me semble pire que les terroristes sont, ces mecs qui traînent de mosquée en mosquée en Kabylie qui font du prosélytisme islamique et le pire, paraît-il, il ont des "papiers de l’état" ! Il interceptent les personnes les plus fragiles surtout la nuit après la dernière prière. Attention ils ne s’encombrent pas avec le berbère, ils vous voient, ils viennent tout de suite vous parler en arabe !du coran de leur prophète et ses habitudes, Déjà averti, j’ai immédiatement demandé si on devait réhabiliter l’esclavage dans notre village et le gérer selon la chariâa islamya, j’ai été plus loin encore : j’ai demandé à mon interlocuteur s’il considérait que les kabyles étaient moins civilisés que les gens de sa région (Tiaret il m’avait dit ) au point de s’investir comme ça à tenter de nous aider. J’ai fini par m’en lasser, je l’ai ai alors chassé avec une seule phrase : " allez vous conseiller à nos vieux qui ont dépassé 50 ans de prendre des fillettes de 9 ans comme épouses comme la leur est en général usée par les taches rudes que nos montagnes imposent à nos femmes ?" " ils ont très vite senti que j’allais mettre dans la sauce une référence au prophète de l’islam qui avait épousé, à 56 ans, Aïcha qui n’avait elle, que 6 ans et que le mariage sera consommé à 9 ans. J’ai juste eu droit à un regard très menaçant mais quelques minutes après plus de barbes devant moi !
La Kabylie doit être nettoyée et ce qui se passera ailleurs ? On s’en fout note pays c’est la Kabylie et si les forces célestes nous aident nous la libéreront de l’impérialisme arabe qu’il soit baâthiste, islamiste ou les deux.
azul
avant meme de prendre le pouvoir monsieur bouteflika et les emirs arbe on negocier avec eux donc la reconciliation elle est deja prepare meme avant, il reste a s avoir apres bouteflika, si les chose promis sont realisable l’algerie va encore tombè sur l’islam radical si non retour a la case de depart, ça veut dire retour aux attentats;le jeux est lancer mes amis, reste une chose qui peut sauver la degnite cest le federalisme, oubien c est un deuxieme 54, car ce pouvoir mafieux il ne cede jamais la chaise, a mes freres a la kabylie entiere ni RCD ni FFS, la paix elle s’arrache, demain si la kabylie elle aura sa revolution oubien son autonomie j en suis sur que les autre nos freres amazigh vont nous suivre apuiyant sur le GPK vive les nationalistes et vive les hommes libre thanmirth
Ainsi aux terroristes qui utilisent l’islam pour déciumr l’Algerie, on leur oppose des pseudos "erradicateurs".
Qui sont alors ces "erradicateurs" dans ce sens si ce n’est les gens qui veulent que ce pays avance, bon sang.Ceux qui veulent que la manne pétroliere ne va pas dans "les poches", mais dans la construction d’infrastructures et d’éducation des générations futures.
C’est l’obsession:il ya un terroriste dans le djebel parce qu’il ya un eradicateur dans la plaine.
Donc, mis dans la meme sauce, il faut combattre l’un et l’autre.
Beaucoup d’indices montrent justement qu’il y a de complaisance ou simplement de la complicité dans cette lutte contre le terrorisme.Oui, des indices !Lors du massacre de 28 gendarmes aux environs de Bordj; il y avait justement "des indices" qui veut dire que la complicité…tout est dit ! pauvre gendarme, lui qu’on envoie arreter le pauvre lambada pour avoir but une gorgée d’eau et ce meme "bidasse" que l’on sacrifie pour faire vivre le mythe d’erradicateur. le President disait "que si j’étais dans ce cas, je monterais au djebel."
C’est tout dit aussi, on comprend bien que ce dernier a un pied labas aussi.
Et lorsqu’on parle des divers missions de dignitaires islamistes d’ici et d’ailleurs, c’est pour renforcer l’integrisme, comme il a bien pris au Sahel.
Dites les gars; l’Algerie pose un sérieux probleme au monde et le monde s’en occupera un jour, bien sur qu’on sera emmerdés comme toujours. On observe ici et la des implications dans des attentats ou des foyers de tensions, on stigmatise une région en la laissant pourir et meme faire croire "que les kabyles" changent de religion, pour attirer la sympathie vers les uns et diaboliser les autres. Drole de conception pour les garants de notre sécurité et bien oui si c’est cela qui vous gene ;on changera de religion, de langue et de fusils d’épaules.
Pour bien comprendre la situation faut dire que les militaires ont interet à continuer à traquer les tangos car ils veulent leurs peaux d’abord, si "le politique" leur permt bien sur.Sinon on compris que dans la plaine l’islamisme est à son appoteose et bientot c’est nous qui seront chassés vers les montagnes…comme l’ont fait bien avant les musulmans ottomans.
Avos gardes..les braves, les intentions présidentielles sont claires.
Le point de vue du journaliste libanais Camille Eid: Dans l’islam, on est libre d’entrer mais pas de sortir.
Se convertir au christianisme est comme une loterie, ça finit bien ou ça finit mal, je perds ma famille, je perds mon travail et tous mes droits.
Entretien de Zenit, l’agence de presse du Vatican, avec Camille Eid, l’expert du monde arabe du quotidien italien « Avvenire »
ROME, Lundi 7 janvier 2007 (ZENIT.org) – Le journaliste libanais Camille Eid a publié en italien, avec l’écrivain italien Giorgio Paolucci, un ouvrage intitulé « Chrétiens venus de l’islam » (Editions Piemme), rassemblant des témoignages de musulmans convertis au christianisme. Il présente son ouvrage dans cet entretien accordé à ZENIT.
Camille Eid est journaliste au quotidien italien l’« Avvenire ». Il est aussi auteur de livres et de recherches sur le monde arabe et islamique.
Zenit – Pourquoi les conversions à l’islam ont-elles tant d’échos et celles au christianisme si peu ?
Camille Eid – Alors que la conversion d’autres religions à l’islam est bien connue et que les convertis deviennent des leaders d’organisations musulmanes (en Italie la quasi totalité des organisations de musulmans sont dirigées par des personnes qui se sont converties), le phénomène inverse n’est pas connu et il est dangereux, car la conversion est considérée dans bon nombre de pays musulmans, comme une trahison faite à la tradition et à la foi islamique.
Un grand nombre de constitutions ou de lois prévoient la peine capitale en cas de conversion, comme on le voit dans des pays comme l’Arabie Saoudite, le Soudan, la Mauritanie, l’Afghanistan (on se rappellera du cas d’Abdul Rahman, afghan converti, condamné à mort il y a un an, et dont la presse a beaucoup parlé).
On ne parle pas des conversions au christianisme tout d’abord parce que cela veut dire mettre en péril la vie de ces convertis, qui se comptent par milliers, et parce qu’ils vivent dans leurs pays. Dans ce livre, nous avons surtout choisi de parler des musulmans convertis qui vivent en Italie (certains d’entre eux se sont convertis dans leurs pays d’origine et d’autres ont connu le christianisme en Italie).
Zenit – Pensez-vous qu’il y ait une sorte de « mode » à se convertir à l’islam ?
Camille Eid – Se convertir à l’islam, à l’hindouisme ou au bouddhisme est une mode, car il y a là quelque chose d’exotique, alors que pour un musulman, se convertir à une autre religion, c’est comme rester sans visage, car cela entraîne aussitôt des difficultés au sein de la famille, dans le pays, avec l’État, et personne ne veut perdre son travail, la garde de ses enfants, etc. C’est pourquoi les conversions de musulmans sont de vraies conversions, authentiques, pas un simple changement.
Zenit – Votre livre rapporte un témoignage qui dit : « En occident, changer de religion est normal, ça ne coûte rien, parfois j’ai l’impression que c’est une mode. Néanmoins, pour notre culture, il s’agit d’un chemin accidenté, plein d’obstacles et d’adversités, c’est comme s’arracher la peau pour l’échanger contre une autre »…
Camille Eid – Oui, car au Maroc, en Algérie, en Tunisie, etc., cela veut dire mettre aussi en danger les personnes qui aident les convertis dans leur parcours. En Algérie, depuis deux ans, une nouvelle loi condamne les chrétiens qui aident les convertis. C’est donc une situation difficile de part et d’autre.
Dans ce contexte, le père Samir Kahlil écrit dans le prologue du livre, que l’immigration de musulmans en Europe peut représenter une occasion historique, un signe de Dieu, car ils sont obligés de se confronter à un christianisme qui n’est pas un christianisme « officiel », mais qui est le témoignage des chrétiens. Cela peut leur être d’un grand secours. Ici, les musulmans peuvent entrer dans une librairie et acheter facilement un Évangile ; dans leurs pays ce n’est pas toujours simple.
Zenit – Ce que vous dites laisse supposer que la situation des musulmans convertis, toujours difficile, l’est encore plus pour ceux qui restent dans leurs pays d’origine…
Camille Eid – Ce facteur ne met pas un point final à l’aventure du converti. Il est vrai que dans beaucoup de pays musulmans, la liberté d’expression religieuse, politique ou d’un autre type, n’existe pas, mais vivre en Europe et ne pas avoir la liberté de manifester sa nouvelle foi chrétienne frappe davantage, et l’État ne protège pas les convertis, car il ne peut mettre un policier à côté de chacun
En Italie, en France, en Allemagne ou en Angleterre, les convertis se comptent par milliers. Dans mon livre beaucoup de noms sont de faux noms car ils ne peuvent pas proclamer ouvertement leur nouvelle foi, contrairement, comme je viens de dire, aux nouveaux leaders musulmans, anciens chrétiens, qui parlent ouvertement avec la presse. La chaîne de télévision italienne « Canale 5 » a diffusé une émission sur ce thème et les musulmans convertis ont dû parler à visage caché. Pourquoi ? Ils ne sont plus en Algérie, en Tunisie ou au Maroc…
Il y a une responsabilité de la part des États et de la communauté chrétienne, qui n’accompagnent pas toujours ces nouveaux chrétiens, qui ont tout perdu, qui ont perdu leur famille. Une femme écrivain du Maroc a raconté il y a trente ans l’histoire d’un converti qui, rentré au pays, frappe à la porte de chez lui et lorsqu’il répond à sa mère qui lui demandait qui il était : « Je suis ton fils Hassis », celle-ci répond : « Non, Hassis est mort ».
Dans les pays musulmans qui ne prévoient pas la peine capitale, ce qui attend les convertis, c’est « la mort civile », être considérés comme morts ; leur héritage est alors partagé entre les autres membres de la famille.
Zenit – Peut-on exiger une certaine réciprocité des pays musulmans, vu que l’islam jouit d’une pleine liberté en Europe pour construire des mosquées et professer publiquement le culte ?
Camille Eid – Le problème de la construction d’édifices religieux dans les pays islamiques n’est pas homogène, car seul un pays au monde nie ce droit : l’Arabie Saoudite, qui considère que la péninsule arabique est la terre sacrée de l’islam. Dans d’autres pays du Golfe, ces dernières années, la construction de temples a été permise, mais les musulmans ne peuvent y entrer ; seuls les chrétiens immigrés qui travaillent et vivent dans ces pays peuvent le faire.
Dans des pays comme l’Égypte, la condition pour construire des temples est très particulière, car une loi ottomane, héritée du passé, concède ce droit au sultan, qui est actuellement le président de la République. Le président égyptien doit donc signer un décret présidentiel pour accorder le droit de restauration ou de construction.
Les coptes, soit les chrétiens d’Égypte, devaient attendre des années et des années pour recevoir ce décret présidentiel sans lequel aucun travail de restauration ne peut être entrepris. J’ai en ma possession, un décret signé par le président Moubarak, autorisant la restauration des toilettes et de l’escalier d’une église, et ceci est très humiliant. En 2005, Moubarak a accordé ce pouvoir aux gouverneurs des provinces pour alléger la procédure.
Quant à la liberté religieuse, c’est en général une question très compliquée et elle varie de pays à pays. Le mois dernier, le parlement européen a approuvé une résolution en faveur de la liberté religieuse, sans citer le monde islamique, même si bon nombre de cas mentionnés dans le texte concernent des pays musulmans : Irak, Gaza, Turquie, Égypte, etc. C’est la première fois que tous les groupes politiques du parlement, à l’exception des verts, émettent un vote favorable. Cela peut constituer un premier pas pour demander au monde islamique de comprendre que la liberté religieuse fait partie d’autres libertés. Et même si la résolution européenne n’a aucune valeur contraignante, il est dit qu’il faudra dès lors en tenir compte au moment d’établir des relations commerciales avec ces pays.
Quant au concept de réciprocité, pour moi, chrétien d’Orient, cela sonne un peu comme une offense, car en tant que chrétien, je ne peux pas dire à un musulman « si vous me donnez ça je vous donne ça ». Cela voudrait dire islamiser la foi chrétienne, la transformer en « œil pour œil dent pour dent ».
Dans ce livre nous avons expliqué que de nombreux versets du Coran parlent de liberté religieuse, mais l’interprétation radicale n’en tient pas compte. Cette interprétation considère les versets abrogés par d’autres qui parlent du jihad, de la guerre sainte, etc. et affirme qu’ils ont été produits dans un contexte différent, quand Mahomet était à la Mecque et que les musulmans n’étaient pas assez forts. Selon cette théorie, l’instauration de l’État islamique a mis fin à la tolérance vis-à-vis des infidèles et aujourd’hui seuls les versets les plus durs sont considérés valables. Autrement dit, cela est très dangereux, car cela signifie montrer l’islam comme une religion basée uniquement sur une foi violente.
Beaucoup de pays musulmans ont signé la déclaration universelle des droits de l’homme, mais ont émis des réserves concernant un article qui parle de la liberté de conscience (qui prévoit le passage d’une foi à l’autre). Dans de nombreux pays islamiques la liberté de culte existe : les chrétiens peuvent se rendre à l’église, célébrer des mariages ou des funérailles, mais ils ne peuvent pas transmettre leur propre foi. Les textes chrétiens ne peuvent être vendus dans les librairies par des musulmans et les inspecteurs y veillent avec attention.
La liberté de culte, en général garantie, est une chose ; la liberté de conscience, qui est la véritable liberté religieuse, en est une autre, bien différente. Les musulmans n’empêchent pas un chrétien d’entrer dans leur religion, mais une fois converti à l’islam un chrétien ne peut plus en sortir. Dans l’islam, il n’existe que la porte d’entrée, il n’y a pas de porte de sortie ; on est libre d’entrer, mais pas de sortir.
Zenit – Votre livre montre que le christianisme constitue également un attrait là où les obstacles sont pourtant nombreux. Comment l’expliquez-vous ?
Camille Eid – Pour un musulman il est très difficile de comprendre la foi chrétienne, car le Coran parle du Christ, parle de Marie (dans le Coran il existe un chapitre consacré à Marie, on parle d’elle plus que dans l’Évangile), mais il a construit une histoire autour de Marie et de Jésus très différente de celle que l’on trouve dans l’Évangile. Le Christ n’est pas mort sur la croix, la Trinité est critiquée dans le Coran, elle est considérée comme une espèce de triade. Le Coran parle d’un Dieu père, d’un Dieu Mère, qui est Marie, et d’un Fils né d’eux, comme si Dieu avait rencontré la femme Marie pour engendrer le Christ.
Le musulman a des informations inexactes, fausses sur le christianisme, et quand il trouve la foi professée par l’Église et par les fidèles chrétiens il est émerveillé. Un converti a dit un jour : « Vous chrétiens n’avez pas le droit de garder votre foi pour vous, vous avez le devoir de la transmettre ». Parmi les cas que nous présentons dans ce livre, il y a plusieurs convertis qui ont trouvé la foi en écoutant la radio pour apprendre l’italien, en écoutant « Radio Maria » par exemple ; d’autres ont connu des fidèles dont les témoignages ont eu une influence sur eux ; d’autres encore ont connu des mouvements apostoliques…
Zenit – Dans le livre, on voit que derrière chaque homme se cache une recherche de vérité. Pensez-vous, dans cette optique, que cela puisse aider à faire tomber les préjugés, surtout vis-à-vis des musulmans ?
Camille Eid – Cela peut contribuer à ouvrir une possibilité de dialogue avec les musulmans, en premier lieu comme hommes, car prendre le musulman pour un fidèle à la foi imperméable est une théorie à démonter, vu qu’en Italie et dans d’autres pays d’Europe il y a beaucoup de convertis, de même que dans certains pays islamiques comme la Malaisie et l’Indonésie. Sur l’Île de Java, un million de chrétiens sont d’origine musulmane.
Le jour où le monde islamique reconnaîtra la liberté religieuse, beaucoup d’autres pourront entrer. Pour le moment, cela est impossible car se convertir au christianisme est comme une loterie, ça finit bien ou ça finit mal, je perds ma famille, je perds mon travail… tous mes droits ; mais quand ces pays reconnaîtront ces droits, tout sera beaucoup plus facile.
Zenit – Que signifie pour un musulman découvrir le Christ non seulement sous les traits d’un prophète, mais aussi sous les traits du Sauveur et du Dieu rédempteur ?
Camille Eid – Dans la dédicace de notre livre nous avons rapporté une phrase écrite par un converti, pour qui « chaque objectif constitue un nouveau début ». Nous, les auteurs, avons consacré notre travail à tous les nouveaux convertis qui ont rencontré Jésus comme réponse à leur soif de bonheur, qui ont découvert que chaque objectif constitue un nouveau début et ils nous l’ont fait découvrir à nous aussi.
Quand les convertis racontent leur expérience… nous, chrétiens de naissance, habitués à être chrétiens, pour lesquels le christianisme ne représente pas une nouveauté, une conquête… Quand les convertis, disais-je, racontent comment ils ont découvert un trésor, ils font quelque chose qui secoue notre for intérieur.
Zenit – Compte tenu du manque de sensibilité actuel vis-à-vis du transcendant et de la récente sécularisation, pensez-vous que ces histoires peuvent aider les chrétiens, qui ont perdu leurs racines, à retrouver la religion de leurs origines ?
Camille Eid – Beaucoup de musulmans reprochent à la société européenne de détruire ses coutumes et la considèrent comme une société qui a renoncé à Dieu. Cette critique invite les chrétiens à s’interroger sur la signification de leur présence. Ce n’est pas de la faute des immigrés si, lorsqu’ils arrivent en Europe, ils ne voient pas les chrétiens.
Voir avec les yeux d’un musulman en quoi consiste la foi chrétienne peut aider tous ceux qui sont habitués à la foi. La redécouverte par d’autres personnes peut nous aider à valoriser le trésor que nous possédons.
Source: C. Eid : Dans l’islam, il y a une porte d’entrée mais pas de sortie, le 8 janvier 2008 http://www.zenit.org/phprint.php
Ce que je viens d’apprendre (car ne regardant plus, depuis plusieurs années, "Leur Lucarne", unique et inique, ainsi que les "programmes" de leurs "radios", etc..)ne m’a pas surprise le moindre du monde! Un Ouyahia et "Ses Ministraillons" ( peut-être que la "Hadja Lucy" était dans un coin séparé par un "Izzâar", bien enveloppée… à côté ainsi que ses consoeurs du "Sénat, Assemblée, Organisations et tout le bataclan)troquant leurs "pantalons" ( en avaient ils avant?!?) contre des ….. ROBES! Eh, HOup là! La "danse du dernier Tango à…" a belle et bien commencé!
Les "Grands Conseillers" du non moins "Grand Prophète de l’Ombre" ont réussi.. piétiant de milliers de cadavres, dansant et chantant sur la "musique" des suppliciés, qui résonne encore dans leurs " chastes oreilles"! Savourant les pleurs et les douleurs, encore vivaces, des orphelins et veuves… Des Uniformes souillés et déchirés, d’un Emblème pas si emblématique que cela…. Regardant et écoutant, jouissifs et en "érection" permanente, le Chant, des Vaillants et Braves, transformé en un "Requiem" à la "Gloire de l’Armée et ses supplétifs des … Ténèbres"! Et Houp Là… Que la "Musique" tonne à travers les hauts Parleurs sur tout ce Territoire maudit, balançant leurs décibels stridants afin qu’ils en terminent avec le peu de raison et d’esprit qui….. restent! Le " Dernier tango à…." serait ainsi… GENERAL! Mille "Hourras" à qui? Je vous le donne pour…. Rien!
@ Jerdjer, Azikiw, je suis d’accord avec vous, nous sommes dans une situation où le message qui est donné est le suivant :
Le peuple Algérien est làche et c’est le plus fort qui le gouverne et non le plus juste. Et ça dur depuis des lustres !
Conclusion, ne douvons avoir un bras armé qui fera respecter nos choix sur le terrain.
Ceux qui veulent nous cassé, nous les casserons avant.
Nous devons faire peur a ceux qui veulent vendre notre pays, notre culture.
Nous devons leur faire peur même et je dirais surtout en dehors de l’Algérie.
Cette solution est la dernière chance qui nous reste.
Cet article déscrédite l’islam pour faire la promotion du Christianisme.
La liberté de culte c’est l’islam qui la ramener.
La religion ce n’est pas un jeu de pocker, c’est pas un jeu du hasard.
C’est une conviction qui emane de la profondeur de la personne.
Islam c’est pas culture, c’est un mode de vie.
Je vais parler d’un sujet qui n’a ete aborde par les lecteurs, celui concernant la mediatisation ou non des actes terroristes. Cette question demeure sans reponse depuis les annees 70, avec l’apparition des groupes terroristes en europe comme: Brigade rouge, action directe, Rote aktion armee(RAF), ETA, IRA…Mediatiser les actes terroristes c’est le but que recherche justement les extremistes pour marquer leur presence et du coup propager leurs propagande. Faire le black-out sur les actes terroristes c’est laisser le pèuple en dehors d’une guerre sans non qui le concerne directement. La democratie et la liberte de la presse sont des acquis incontournables dans les pays civilises, donc il faut informer le peuple. Les dirigeants de ses pays se sont retrouves devant une situation qui necessite de faire un choix entre deux situation contradictoires. C’est avec l’apparition des groupes terroristes islamistes que les americains ont trouves la reponse a ce dilemme. Ils ont decides de mediatiser les actes terroristes, en lancant des chaines TV ou les integristes peuvent s’afficher pour revendiquer leurs actes terroristes, ce qui va aider les gens a prendre connaissance qui sont les auteurs, et du coup`ca aidera les services qui combattent le terrorisme de recolter des informations precieuses, sur des gropscules difficile a identifier, en plus c’est difficile de combattre un ennemi invisible. Ils ont lances des chaines TV comme El-Djazeera, El-Arabiya quoique cette derniere s’est specialisee dans les critiques farouches contre le regime iranien qui est un concurrent direct de la famille Ahl-Saoud pour le leardership de l’islamisme politique. El-Djazeera son role c’est de soustraire les clous de la decharge publique…. Je vous laisse le soins d’imaginer la suite. Quant a moi du fond de mon desespoir, je vide le fond de ma bouteille de bierre. Saha Aidkoum !