Nos enseignants et nos bourreaux

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En hommage à tous les enseignants algériens

Je veux soulever à travers cet écrit l’objet de la mascarade des salaires des enseignants récemment portés à la hausse plutôt au rabais avec une façon très machiavélique de la part des décideurs qui ne veulent certainement pas cette mise à l’aise du flambeau de toutes les nations qu’est l’instituteur. Cette maligne façon d’afficher une augmentation sur les pages de la presse écrite pour faire passer un message émaillé de duperie, comblé de diablerie dans le seul but de convaincre le peuple que le gouvernement a finalement résolu la problématique pécuniaire des éducateurs, geste qui a failli mettre toute la masse populaire contre cette tranche cultivée du peuple qui ne revendique pourtant que le minimum de dignité dans son propre pays, si ce n’était la vigilance et la clairvoyance des syndicats autonomes qui ont diligemment réagi d’une façon probante, divulguant le jeu malsain de la tutelle. Les scandales qui s’éclatent en pleine lumière du jour et qui impliquent de hauts responsables de l’Etat, détournant des sommes faramineuses, ne sont que l’explication claire de la nature satanique de ceux qui nous gouvernent.

En analysant d’une façon superficielle la façon dont se traitent les choses dans ce pays, on constate le principe de deux poids deux mesures, c'est-à-dire quand il s’est agi des salaires des députés que le pouvoir voulait utiliser pour la promulgation des lois qui visent la pérennité dans le règne, et la révision des constitutions qui leur permet d’instaurer une république hybride à la manière stalinienne où le mot liberté ne sera qu’enrober de synonymes de dictature, ce même pouvoir a osé gonfler leurs salaires d’une façon exorbitante en défiant toutes les lois de la république afin de les acculer à troquer leur silence contre une trahison radicale de la volonté de la nation , acceptant ainsi de subir un suivisme que le petit peuple que nous sommes condamne avec la plus grande fermeté. La fameuse augmentation destinée aux enseignants et que la tutelle consolide en usant de tous les médias existant, n’est en fait que le résultat d’une combinaison numérique que les spécialistes en tromperie ont osé affirmer sans aucun remords ni scrupule, en répartissant la somme allouée à la prime de rendement semestriellement concédée à chaque enseignant sur l’ensemble des mois qui constituent l’année, ce qui porte cette majoration au seuil des 8000 da avancés par la tutelle, au su et au vu de l’opinion publique qui ne cesse de glorifier ce geste mensonger de l’Etat, la supercherie est promptement divulguée grâce à la perspicacité des enseignants qui se sont rendu compte que l’augmentation en question n’est en fait qu’une poudre aux yeux pour mystifier toute cette noble tranche du peuple que notre pouvoir sous-estime, malmène, et qu’il ne considère que comme des résidus de la société, leur décision de réduire tout cette nation en un cheptel humain dépourvu de tout droit à une vie respectable,la conception didactique des programmes révèle d’ailleurs la faillite criminelle de ces mêmes décideurs.

Mis à part cette injustice perpétrée à l’encontre du pauvre enseignant il y’a le phénomène de la discrimination qui surgit intentionnellement dans cette nouvelle grille de salaires entre les différentes catégories d’enseignants qui exercent un même travail, il y’a ceux qu’on nomme professeurs certifiés d’enseignement fondamental qui se trouvent favorisés par rapport à leurs collègues instituteurs qui pourtant exercent la même tâche, et si notre tutelle prend en compte la question des diplômes comme critères sur lesquels est basée cette nouvelle grille, cette norme n’est nullement fondée puisque le niveau remarquée chez ces mêmes professeurs laisse à désirer et la valeur qualitative des instituteurs reste en toute transparence le modèle le plus certifié depuis toujours.

La décision affichée par le gouvernement de licencier les enseignants grévistes n’est en réalité que l’expression claire d’un empiètement grave sur les droits des travailleurs, le silence inquiétant des intellectuels algériens quant à cette grave situation qui risque de dégénérer en une crise profonde est à réprouver, le devoir de ceux là est de dénoncer tous ces dépassements, ces abus qui se pratiquent en toute impunité dans une Algérie qui gémit encore sous les flagellations d’une oligarchie qui refuse de reconnaître le statut de citoyens à ces gueux qui forment notre nation. La volonté de la tutelle de recourir aux méthodes violentes pour remédier aux problèmes du secteur n’est que le réflexe des années de l’empire totalitaire qu’a connu notre pays après l’indépendance, il s’avère que nos décideurs par le coup des détournements illégaux des deniers publics, ont perdu et le concept de la liberté qu’accompagne ce peuple et son combat révolutionnaire qui amplifie son refus de plier devant les excès de pouvoirs qui ciblent sa souveraineté.

Chekri Rachid.
Ecrivain.
Akbou.

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TOUTVABIEN 19/03/2010 15:33:54
vu les resultats scolaires, les enseignants sont trop gatés. leurs salaires sont a la mesure de leurs competence qui n'est pas du tout valable, le titre d'enseignant qui vous aient donner ne vous revient pas, il appartient a une autre epoque et a d'autres personnes. vous etes des créateurs de débiles et de retardés mentales. voyez l'etat de notre société. la majorité de ceux qui se mettent devant les eleves pour leur apprendrent quelque chose sont des incompétents, la seule relation qu'ils ont avec l'ecole c'est le salaire. la preuve c'est toutes ces compétences qui sortent chaque année de nos ecoles, lycée, universités et qui contribuent au developement de l'algerie qui passe chaque année une nouvelle etape vers le confort, le progrés.tout ça se voit a l'oeil et se sens il suffit de regarder l'etat de l'algérie pour comprendre que vous contribuez et que vous etes les premiers responsables de la decadence de l'algérie, parceque vous savez bien que vous etes incompétents et que vous n'avez aucune relation avec l'enseignament, mais vous etes attirer par le gain facile (24h/hebdo) presque 100 jours de congés. et aucun control ne risque de vous debusquez. vous etes partie prenante du systeme catastrophique qui nuit a l'algerie. vous devriez avoir honte de vous prendre pour des enseignants et vous le savez tres bien.il y a aussi les coordoniers algériens qui jouent aux enseignants.
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MABROUK 19/03/2010 15:33:54
cher internaute @ORAN, ne t'exites pas ! Ce n'est pas l'islam mais les islmistes c'est à dire les personnes qui utilisent l'islam a des fins politiques. C'est à cause de l'inconsciences des cadres dirrigeants du FIS (qui ne sont pas seulement des musulmans mais surout des islamistes) que le pouvoir militaire et le système s'est renforcé et consolidé avec le déclenchement de l'Etat d'urgence et ses prolongations inintérompu. Arrêtz d'utiliser l'islam à des fins politiques et revenez au combat politique normal. C'est à cause de "islam politique" que l'Algérie s'est retrouvé dans ce drame où les décideurs se sucre sans vergogne. Le pouvoir est enchanté de voir les maquis encore occupés par les fous de Dieu.Tu vois bien, cher internaute @ORAN, que l'islamisme a aussi sa part de responsabilité dans tout ce foutoir!
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Bey Mustapha BEBBOUCHE 19/03/2010 14:50:45
@Birek, Si nous faisons l’analyse suivante:
Un (1) dollar = 76 Dinars et un (1) Euro = 110 Dinars (cours actuel des monnaies) ; nous avons alors:
PIB Algérie = 6000 Dollars = 6 000 x 76 = 456 000 Dinars .............
PIB France = 32800 Dollars = 32 800 x 76 =2 492 800 Dinars............. …………….
Salaire Prof Français = 2 454 Euros = 2454 x110 = 269 940 Dinars …………..............
Salaire Prof Algérien = 48 000 Dinars ……………………………………………………
Part des salaires par rapport aux PIB ………………………………………………….
Prof Français : 269 940 / 2 492 800 = 10, 83 % ….........................................
Prof Algérien : 48 000 / 456 000 = 10, 52 % ................................................
Nous remarquons que les deux (2) profs prennent un même taux de leurs productions respectives. Mais le mal est ailleurs ; le prof algérien touche 48 000 / 269 940 = 18 % du salaire du prof français et consomme la majorité des produits aux coûts français (viande, poissons, fruits, électroménager, véhicules etc... ) : Donc un prof Algérien subsiste cinq (5) fois moins qu’un prof français ! Alors détrompez-vous, l’enseignant Algérien est bien à plaindre !
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jacques chirac 17/03/2010 21:47:24
@hamhiche, je pense que douce france voulait dire les barbus islamistes et toi tu fais semblant de ne pas comprendre. Ce n'est pas tant la barbe qui pose problème mais l'idéologie meurtrière qui est derrière.Le problème avec vous les islamistes c'est que vous demandez aux autres de vous prendre tels que vous êtes mais la réciproque ne vous effleure même pas l'esprit.
En plus clair vous vous octroyez la libeté de vous habiller, manger, boire, pensez bref vivre comme vous voulez mais quand il s'agit de ceux qui ne sont pas de votre bord, vous sortez le gourdin, le couteau ou la kalachnikov.
Pas de liberté pour les ennemis de la liberté, voilà mon crédo.
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Farid M 17/03/2010 21:28:23
A notre cher et respectable ami" Hamhiche": je partage entièrement ton raisonnement lorque tu tu as répondu à notre ami"douce france"dont je respecte sa façon de voir les choses de la vie. A mon humble avis, on ne peut pas vivre heureux si on n'est pas tolérant, si on ne fait d'efforts pour cohabiter avec ceux qui sont différents de nous. Mais ciel, imaginons un seul instant que nous vivons dans ces pays cosmopolites et multiconfessionnels. En France, en Inde, en Egypte, en Syrie, au Liban, pour ne citer que ceux-là, quoi qu'on en dise, combien d'être humains épousant des religions différentes vivent ensemble? Ce qui compte c'est que les humains doivent s'aimer et se respecter mutuellement au lieu de prôner toutes sortes de différences juste pour justifier la haine et l'intolérance de l'autre. Apparemment, il reste beaucoup de chemins à faire pour nous extirper de ce bourbier de discriminations dans lequel, les colonisateurs nous ont, tour à tour, empêtrés.La ségrégation entre sexes, entre races fait des ravages. Dans notre pays où tous nosoccupants ont usé et abusé de la politique de diviser pour régner ont laissé des stigmates de discorde entre nous sur les plans religieux, culturel et humain. En plusieurs siècles d'hégémonie, ils ont eu tout le temps de nous dresser les uns contre les autres. Résultat au jour d'aujourd'hui, notre société est gangrénée par le régionalisme voire le tribalisme. Il n(y a qu'à nous référer à la manière dont nous meneos nos élections. Cette manie de toujours voter pour miss Tmourth même si on sait qu'il ne posséde pas la capacité de gérer son propre foyer. Un pays ne peut pas s'en sortir si ces habitants, au lieu de mettre à l'unisson tous leurs efforts, continuent à faire le jeu de nos ex colonisateurs. A voir la manière dont s'imposent les uns envers les autres dans une sociétè où nous aurions pu, au contraire, nous targuer de notre pluralité, il y a fort à parier que nous risquons de perdre encore un temps précieux à oeuvrer contre toute alternative de bâtir un grand pays après l'avoir sorti, bien sûr, de ce sable mouvant du développement. A qui profite donc l'extrêmisme dans toutes ses formes? Question qui mérite méditation. Merci.
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elmouloudh 17/03/2010 21:17:01
Du temps des Corsaires, il semblerait qu'un "seigneur" de la Régence a tenu ces propos pour un émissaire étranger venu se plaindre des agissements de "sa marine" en Méditerranée et l'inviter par la même à moderniser un tant soit peu sa "Daoula" :"Il n'y a rien à moderniser dans ce bled : c'est une bande de brigands et je suis leur Chef". Autre temps autres moeurs...la lignée étant restée la même.
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hamhiche@live.fr 16/03/2010 18:19:01
@douce france, tu dis que tu ne te soigneras jamais chez un médecin barbu et pourtant par tout dans le monde il y a des médecin barbu, des juifes, des français, des américains etc... le vrais problème ce n'est ni la barbe ni le hidjeb avant tout il faut être nationaliste, aimer son pays, et il faut s'aider métuellement afin de sortir de cette situation merdique, on peut être nu ou totalement vêtu mais le plus important c'est d'être propre à l'intérieur de soi même. cessez de dire n'importe quoi, chacun est libre de s'habiller comme il veut et chaque personne sera juger par le bon dieu et non par une tièrce personne. aimons nous et dieu nous aimera tous.
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Bey Mustapha BEBBOUCHE 14/03/2010 09:20:36
@ douce france, j'avais bien dit de laissez les gens vivre comme bon leur semble et de nous atteler plutôt à combattre l’ignorance (au lieu de nous focaliser sur les habits des gens)! Sans rancunes.
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cnapest 13/03/2010 22:19:45
a hocinov
Bien sure ce gouvernement a qui tu te rallie pour matraqué les enseignants t'a endoctrine en te donnons la fausse définition de culture, qui a appelé un événement de mascarade événement culturel mais un événement scientifique ou littéraire ne figure pas dans son programme.
Je te corrige
Le mot culture désigne tout d’abord l’ensemble des connaissances générales d’un individu...
Alors en connaissances générales tu a zéro / terra j’espère que tu sauras déchiffrer ta note inculte et imbécile
Tu devrais choisir un autre forum de débiles pour extérioriser ta haine et ton égoïsme ignare
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D.Messaoudi 13/03/2010 22:18:31
Depuis la création du premier syndicat autonome des enseignants (CNAPEST) en 2002, en désespoir de voir le syndicat du système (UGTA) agir pour l’intérêt des fonctionnaires de l’éducation en particulier et pour celui des travailleurs algériens en général, l’enseignant n’a cessé de solliciter sa tutelle pour l’amélioration de ses conditions socioprofessionnelles afin de se mieux armer dans sa mission devenant de plus en plus complexe et difficile. Mais, au lieu d’inviter ses représentants à la table des négociations afin de chercher ensemble des solutions et préserver ainsi l’école de toute perturbation, le MEN a préféré tantôt faire la sourde oreille dans l’espoir de voir le mouvement s’essouffler et le syndicat s’enterrer par lui-même et tantôt jouer au pyromane dans l’espoir de pousser à davantage de pourrissement afin de dresser les élèves et leurs parents contre les enseignants.

N’ayant presque rien vu se réaliser de ce qu’il a manigancé contre les enseignants, le ministre de l’Education, entouré sans doute de bons pédagogues en guise de conseillers, augmente la dose d’irresponsabilité qui caractérise déjà son département et va jusqu’à étaler sur la Une des journaux la fiche de paye malignement surévaluée des enseignants. Un artifice assez simple qui renseigne du niveau intellectuel de son concepteur, mais qui a quand même pris au piège plus d’un. Ainsi, prenant la parole d’un haut fonctionnaire de l’Etat, et exerçant de surcroît à l’Education, pour celle du saint des saints, journalistes, associations des parents d’élèves, lycéens, parents d’élèves et même ceux pour qui l’école algérienne est totalement étrangère, se sont levés ensemble pour dénoncer en chœur les agissements de ces enseignants sans conscience et avides qui refusent la main généreusement tendue du ministre et continuent à prendre en otage des écoliers innocents. Il y a même ceux qui incitent le ministre à démettre les enseignants grévistes de leurs postes et les remplacer par des universitaires en chômage, comme il a été tenté en 2003. Il ne manque dans cette cérémonie d’humiliation de l’enseignant, à côté d’un Dellalou qui ose encore défendre l’indéfendable, qu’une Zahia Benarous qui, pendant une des grèves des enseignants, alors qu’elle était présentatrice du JT à l’ENTV, a qualifié ceux-ci de racaille, ce qui lui a valu ensuite une belle promotion au poste de ministre ! Mais bien qu’ils se retrouvent face à une grande indignation populaire provoquée par le tapage médiatique à sens unique et orchestré par le maestro Benbouzid, les enseignants, même avec peu de moyens, restent encore solidaires et résistants. Le combat continue ne déplaise à tous les diables qui se cachent hypocritement derrière la leitmotiv « NOS ENFANTS », comme si tous les enseignants étaient stériles ou castrés pour ne point ressentir de pitié envers d’innocents petits écoliers.
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Farid M 13/03/2010 21:58:16
Merci à l'ami internaute ayant réagi sous le pseudo de"Enseignant" pour ces précieuses précisions à propos de salaires et sa perspicacité à établir des comparaisons entre notre pays où le revenu mensuel( d'enseignant ou d'autre travailleur est peu enviable) et d'autres pays où, exprimé en Euros, merci pour l'info, des chômeurs gagnent davantage que nos misérables salariès. Remarque également intelligente lorqu'il s'interroge pourquoi notre presse n'étale pas dans ses colonnes les salaires de nos ministres( dontl'inamovible Benbouzid), pourquoi pas les salaires de nos parlementaires mal élus, des généraux et j'en passe?
A Hocinov: l'heure n'est pas au débat sur le voile surout pas sur le Matindz en ce moment. Après avoir pris à partie les enseignants dans tes postes précédents, voilà que tu reviens à la charge avec " Les signes ostentatoires religieux" loin, jusqu'à preuve du contraire, d'être au centre de l'actualité nationale. La laicité semble à des années lumières de l'application dans un pays où l'islam est, conformément à la constitution, religieux de l'état, et avec l'arabité et l'Amazighité, le troisième paramètre de ce qui s'appelle, en tout cas, chez-nous, l'identité nationale. Contrairement à ce que vous affirmez, le voile n'est point un impératif dicté par une exigence "sectaire" mais bel et bien par l'islam. Je ne défends pas son port. Je respecte, par tolérance, la femme qui veut le porter. Injustice entre sexe ou pas, nous ne pouvons pas le savoir à la place des femmes qui le portent. Si un jour, nous les surprenons, défilant dans la rue pour protester contre ce voile, marchons avec elles si nous voulons nous solidariser. Pour l'heure, elles ne nous ont rien demandé: foutons-leur juste la paix, c'est le meilleur service que nous pouvons leur rendre. Et puis, imaginons un seul instant que l'on engage la chasse contre le voile lequel, c'est vrai n'est pas un signe de virginité, ni de "féminité" au delà de tous soupçons, mais au nom de quoi? Alors va-t-on déclencher de nouvelles croisades ou ériger un mur comme celui entre les deux Allemagnes pour bien séparer les adeptes du voie et les autres? N'y a-t-il pas plus urgent à débattre pour remettre sur rail ce pays dans le chao? Jusqu'à preuve du contraire, aucune juridiction au monde, même parmi les plus islamophobes, n'ont statué pour interdire ces signes ostentatoires qui font polémiques? Pourquoi cet acharnement à traduire à ceux qui sont différents de nous, ce rejet, cette aveugle intolérance? Serions-nous en train de plaider sur cet espace de démocratie, une guerre sainte et la chasse littérale des arabes et des musulmans même si je n'en suis pas forcément un? Je suis libre d'être athée ou monothéiste, je n'ai de compte à rendre à personne. Nous jouissons de la liberté de ne pas porter le hidjab : je ne vois pas pourquoi nous empêcherons ceux qui veulent le porter. Maintenant que la religion les empêche de "respirer" ou de "sortir de l'ignorance" c'est leur probléme. Leur droit à cette religion ( que chacun a le droit d'apprécier à sa manière) est garanti par les lois de la république même si parfois elles sont sujettes à bien des entorses. Ne faut-il pas Laisser les femmes s'habiller comme elles l'entendent? Les plus sexy sont-elles inquiétèes le moins du monde? Apprécions-nous, vraiment, l'extrême sensibilité de la question ayant trait au port ou au non-port du voile? C'est parfois bien aisé d'ouvrir une boîte de pandore mais bien délicat d'arriver à la refermer! C'est juste une opinion, chacun peut y apporter son appréciation. Elle est la bienvenue pour tous.
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hocinov 13/03/2010 15:25:56
@bebbouche:Et vous ne trouvez pas que le voile des femmes n'est pas une grave discrimination sexiste?Le voile pourquoi?ça cache quoi?ça sert à quoi?C'est une connerie, une ignorance grave qui consiste à faire croire qu'une femme voilée est plus vertueuse que les autres et plus hallal que les autres!Quelle foutaise, quelle absurdité!Comment peut on être aussi con, comment dites le moi svp!Une femme n'a absolument pas besoin de s'enterrer vivante avec ce voile symbole de soumission, d'aliénation mentale, de dévotion hypocrite.Cette mentalité frère musulmane est en train de mutiler des peuples entiers, des pays entiers sous prétexte de religion.Le voile n'est pas religieux, n'est qu'un uniforme qu'une secte appelé Fréres musulmans a imposé à des peuples ignares et soumis!
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Halima G. 13/03/2010 15:22:10
Comme d'habitude, M.Chekri, c'est un réel plaisir de lire vos contributions! Quant aux "Intellectuels algériens" que vous interpelez, faudrait d'abord que l'on sache où ils se cachent?!
Dans toute la cacophonie liée au Hidjab ou pas hidjab... Une excellente opinion, plutôt un Grand Cri, nous parvient de l'Enseignant, postée le 11 Mars, laquelle a déjà été publié dans le quotidien ElWatan... Mais depuis quelques temps, certains avis ne sont pas les bienvenus... Qu'à cela ne tienne! Monsieur, tout ce vous dites est, hélas, la stricte vérité... Mais, qui de ceux que vous interpelez saura l'apprécier et en tirer les conséquences?? Comme vous le dites si bien, ce n'est pas sur les bancs de l université qu'ils devraient retourner, c'est leur faire trop d'honneur, mais leur place est à la maternelle et encore..... La lassitude ainsi que la terrible fatalité a gagné le pays entier.... "Vaste est la prison que "Nous" écrase... D'où nous viendras tu DELIVRANCE?..."
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patrie algérie 13/03/2010 15:20:49
Je crois que la solution idoine pour régler les problème de notre malheureuse société est très simple pour peu que nos gouvernants s'arment d'un minimum de volonté politique;je m'explique, en effet dès lors que leur appétit vorace pour le gain facile sans fournir l'effort nécessaire en vue de sortir le pays du sous développement;inutile de trop m'étaler sur les affaires de corruption, les pots de vin, le favoritisme, le clientélisme etc, etc, etc...pourquoi n'établissent-ils pas de relations bilatérales avec des états proprement dits;ceux qui sont bien gouvernés, ceux qui génèrent des richesses par le travail, en vue de leurs envoyer des contingents de travailleurs algériens toutes qualifications confondues.De la sorte, ils auraient définitivement réglé le problème de chômage, alléger la charge des institutions sanitaires, des établissements scolaires, la réduction de l'enveloppe des allocations familiales et des caisses de retraites, pas de logements à construire etc, etc, etc...En fin de compte, ils peuvent régner tranquillement sans crainte de perdre le pouvoir un jour, ils s'installeront à vie sans crainte de quelques manifestations ou contestations.Ils se partageront sans crainte la rente pétrolière et gazière tranquillement, pas de soucis de "construction, d'emplois, d'éducationde santé ou autres bobos.VOUS VOYEZ LA SOLUTION EST SIMPLE, ILS SUFFIT DE VOULOIR AIDER CE PAUVRE PEUPLE QUI NE DEMANDE QU'A PARTIR.PLUS QUE CA;CE PEUPLE EST PRET A VOUS CEDER TOUT CE QU'IL A DE PLUS CHER;LEURS BIENS MOBILERS ET IMMOBILIERS ET LEURS HERITAGES POUR CEUX QUI ONT EN.
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ORAN 13/03/2010 11:09:08
Au lieu de vous attaquer aux hidjab, a l'islam, ou dire n'importe quoi sur des signes religieux, ou sur la religion elle meme, je pense qu'avec un peu de sagesse, de raison, de lucidité et d'intelligence vous apprendrez a commenter des textes, a toucher aux veritables problemes qui rongent notre pays, et a debattre des veritables fleaux qui ont sclerosés l'Algerien, son education, sa culture, et son economie.
Ce n'est ni l'ISLAM, ni le port du HIDJAB qui a fait du gouvernement le plus grand corrompus.
Ce n'est ni l'ISLAM ni le port du HIDJAB qui a fait d'Alger, d'Oran....de l'Algerie un pays sale, et anarchique.
Ce n'est ni l'ISLAM, ni le HIDJAB qui a ordonné d'assassiné les Boudiaf, Fodil, Ali, ...etc.
Ce n'est ni l'ISLAM, ni le port du HIDJAB, qui est deriere les scandales tels que SONATRACH, METRO, BNA, L'AUTOROUTE, ...etc.
Ce n'est ni a cause de l'ISLAM, ni a cause du port du HIDJAB que TPI a classé l'Algerie 110ieme.
Ce n'est ni l'ISLAM, ni le port du HIDJAB qui a eliminé l'EN de foot, et de hand en CAN.
Donc ce n'est ni l'ISLAM, ni le port du HIDJAB qui a dirigé le pays depuis 1962.
SVP laissez tranquille l'ISLAM, le port du HIDJAB, laissons cette haine aux occidentaux et nous les Algeriens ensemble sauvons le pays de la corruption des corrompus et des hypocrites, soyons sincere entre nous.
Gloire a nos martyres.
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douce france 13/03/2010 11:05:54
@ houda de quelle école parles tu? Si c 'est de l'école bilingue que nous avons connu de 62 jusqu'au début des années 80, je suis d'accord avec toi, elle a formé d'excellents, médecins, ingénieurs etc... Par contre si tu parles de l'école fawda mentale arabisée islamisée, je demande à voir. A quelques exceptions près(et encore grâce aux sacrifices des parents qui n'hésitent pas à donner de leur temps et de leur argent pour face aux dégâts des enseignants islamistes), la grande majorité des élèves sont transformés en zombies ignares... Quand au hidjab, je t'avoue que personnellement je suis contre car c'est un habit importé et pis qui symbolise l'appartenance à une caste qui est à l'origine du classement de l'Algérie sur des listes noires... Pas de quoi pavoiser, tu vois !!!
autre chose, je n'accepterais JAMAIS de me faire soigner par un médecin barbu ou en hidjab !!! Quitte à crever..
Je doute de leur compétence car j'ai ma propre vision de ce que doit être cette noble fonction et ceux qui l'exercent.
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Alice Le Pays des mreveilles 13/03/2010 10:53:08
Pauvres algériens...vous ne remarquez la médiocrité que dans le secteur de l'enseignement? La médiocrité domine le pays de haut en bas tout le pays est pourri il est atteint de tout les cancers et il est en phase métastase .Il y a une question qui me creuse la tete messieurs : quelqu'un pourrait m'expliquer comment un ministre peu t-il gérer tout les ministères ? il travaille dans le ministère de l'intérieur puis dans la santé puis dans le transport après c'est les eaux puis les jeunes et le sport
et surement il va terminer avec les affaires religieuses...la honte vraiment c'est le pays de la honte et vous les algériens vous n'avaz vu que les enseignants réveillez vous il ne reste pas beaucoup de temps
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douce france 13/03/2010 10:51:00
@BEBBOUCHE, et toi au lieu du hidjeb, pourquoi ne pas consacrer ton énergie à défendre, en vrac, les libertés fondamentale, la laïcité, la kabylie, la modernité, le fédéralisme, la langue française, la démocratie, les droits de l'homme etc...etc...Drôle de combat, défendre le hidjeb !!!
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ORAN 13/03/2010 10:49:24
En reponse a @chercheuse, @meziane, et a @scientifique. Incroyable jusqu'ou peut mener la haine des Algeriens et des Algeriennes en vers le port du HIDJAB.
Il a fallu qu'une Algerienne voilée fasse un commentaire, et voila que les soit disant modernistes, et democrates se mettent a la critiquer, et la denigrer.
SVP un peu de respects entre vous. La democratie c'est avant tous le respect de la difference, d'autrui.
Comment voulez faire avancer un pays avec des mentalités hypocrites et haineuse.
Pauvre de toi peuple.
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Abou portant 13/03/2010 10:49:24
l'arabisation totale du système éducatif algérien avait pour objectif politique, la dépossession de la société algérienne.
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Birek 13/03/2010 10:48:13
A l'intention de "Enseignant, 11 mars, 2010".
Rappel: le PIB (Produit Intérieur Brut)par habitant de l'Algérie est de 6, 000 US$ ; celui de la France 32, 800 US$, soit 5, 46 fois celui de l'Algérie. Le PIB de la Suède est de 37, 300 US$, soit 6, 21 fois le PIB de l'Algérie.
Une comparaison.
Le salaire net d'un prof français après 20 ans de carrière est de 2454 euros net, soit 2, 34 fois le SMIC (1047, 44 euros net).
Le salaire net d'un prof algérien de même niveau après 20 ans de carrière est de 48 000 DA, soit 3, 20 fois le nouveau SNMG (15 000 DA).
Conclusion : les enseignants algériens ne sont pas les plus à plaindre. En France aussi les enseignants protestent mais pour autre chose que les salaires.
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Bey Mustapha BEBBOUCHE 11/03/2010 14:52:21
@MEZIANE, vous dites, je vous cite : « … Mais tu es libre de défendre le hidjeb. Mais certains d'entre nous sont aussi libres de le combattre… » Vraiment c’est désolant ! Au lieu de combattre la misère, au lieu de combattre l’ignorance et les maladies sociales ; au lieu de combattre les injustices que vivent les travailleurs et les étudiants Algériens, Monsieur MEZIANE cherche à combattre le hidjeb : drôle de combat ! Laissez les gens vivre comme bon leur semble et attelez-vous plutôt à combattre l’ignorance ! Sans rancunes.
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Biometrie 11/03/2010 14:52:21
Circulez, y a rien a voir!!!ZIZOU sera bien conseillé par les veritables amis, IDIR et FARHAT entres autres.Vous comprendrez peut etre enfin qu'il sait aussi jongler les arabo-bathistes et tous les rejetons de la bardesse.
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Ryad Stamlouti 11/03/2010 14:52:21
L'autre soir, chez Djamel Benamara (émission Franchise de nuit sur la chaîne 3 de la radio nationale), une enseignante retraitée a fait part de sa préoccupation quant au niveau des élèves. Elle a déclaré que ses enfants bacheliers étaient incapables de rédiger correctement une demande d'emploi.
Juste après son appel, une autre dame a téléphoné pour affirmer que même les licenciés de l'enseignement supérieur ne savaient pas rédiger. Elle a cité le cas de certains de ses neveux, diplômés en letres mais ne connaissant aucune citation d'auteur !!!
Personnellement, je me contenterai de poser une question principale: comment faire face à la mondialisation, à la globalisation, aux mutations internationales si l'on ne sait pas rédiger, formuler des idées, imaginer, concevoir, passer des idées aux actes ?
Question subsidiaire: A quoi sert la pensée sans l'écriture censée en incarner le début du processus de conrétisation ?
Stamlouti Ryad
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enseignant 11/03/2010 14:49:23
« Je m’insurge contre monsieur le ministre de l’Education ! »
Cette grève de l’éducation m’interpelle en qualité d’universitaire et de père d’un enfant scolarisé. Moi aussi je suis fatigué de ce pays. Je sens même une lassitude profonde.
Depuis la grève dans ce milieu éducatif, aucun élan de solidarité en faveur des enseignants ne s’est manifesté, ni de l’opinion publique, ni des universitaires, ni des syndicats des enseignants du Supérieur. C’est suffocant ! Cette situation d’impasse atteste de manière patente du caractère criminel et anti-national de certains comportements sur lesquels il n’est plus possible désormais de se taire, sous peine d’être complice, comme l’a rappelé un collègue. Quel est le rôle d’un ministre de l’Education ? Si ce n’est d’appliquer la politique d’un gouvernement. Cette politique se fait-elle à l’encontre des enseignants, des élèves et des travailleurs de ce secteur ? Menacer les enseignants de l’éducation de licenciement ou de radiation serait un crime contre une frange de la population algérienne « en détresse ».
Le ministre, en annonçant que ces enseignants percevront leurs arriérés ou leur « dû », avec un effet rétroactif depuis janvier 2008, réalise-t-il qu’il a un retard de deux années dans l’exécution des arriérés des enseignants ? La justice doit sanctionner ou démettre ce commis de l’Etat qui a accusé un retard dans sa mission et qui a causé une grève, un trouble à l’ordre public. Qu’attend le ministre de ces enseignants pour leur donner leur vrai « dû » ?
Qu’ils crèvent ? Ils le font par centaines annuellement. Pourquoi les responsables algériens ont fait du salaire un sujet tabou ? Parce que eux, ils sont servis gratuitement. Les enseignants n’ont pas envie de manger de cette « bouffe gratuite » qui donne des complications. Selon la déontologie, les journalistes doivent rapporter de l’information sans influencer l’opinion publique, sauf dans l’article dit éditorial où le journal annonce sa tendance politique ou sa couleur. Pourquoi les quotidiens nationaux ont publié les salaires de ces « gueux » et ils ne l’ont pas fait en affichant au moins les salaires des secteurs touchés par les éclaboussements dus à la corruption ? Aucun journaliste n’a signalé que les rappels octroyés à ces « misérables » ne constitueront même pas la « mensualité » du ministre de l’Education ou d’un haut cadre de l’Etat Algérien ou de son député ou de son sénateur.
Monsieur le ministre, si vous êtes arrivé à une situation de blocage, vous devriez démissionner et retourner à l’université pour enseigner vos cours de l’électrotechnique, sauf si vous vous voyez dépassé par la science qui a avancé à une vitesse vertigineuse. Savez vous, monsieur le ministre, que le coût de la vie algérienne est le même que celui en France ? Vous annoncez avec fanfare et sur tous les toits que ces enseignants vont percevoir 48 000 DA, qui n’est l’équivalent qu’au plus de 400 euros. Peut-on vivre avec 400 euros ? En France, des « sans emploi » perçoivent au moins 800 euros ou plus, avec les indemnités sociales.
En Suède, les salaires oscillent entre 15 000 et 17 000 couronnes suédoises. La différence des salaires n’est que de 2000 couronnes. Dans ce pays règne la justice sociale. Vous êtes un scientifique, donnez les vrais droits aux enseignants et exigez par la suite des vrais devoirs ! Vous avez paralysé le secteur éducatif. Chaque année, vous brillez par une découverte, en réduisant le premier cycle à cinq années et en rétablissant le second cycle à quatre années, en changeant chaque année des programmes et en imprimant des millions de livres qu’il faut jeter l’année suivante. Vous avez fait de l’enseignant la « machine à examiner ». Chaque semaine un devoir, chaque mois un examen, etc. De quelle pédagogie s’agit-il ? Vous l’avez importée ! Vous ne pouvez pas faire confiance aux cadres de vos départements pour élaborer un « petit programme » où, à la fin d’un cursus, tout élève saura lire, écrire, parler et compter.
L’enseignement est descendu à cet état d’abaissement déplorable qui menace de plonger toute la population dans l’ignorance et le fanatisme. Les enseignants malheureux étaient autrefois entourés de considération et vivaient dans l’aisance. Ils sont tous dans la misère, comparativement à d’autres franges de la société. Les études du primaire, du moyen et du secondaire ont été négligées. L’ex-ministre français de l’Education a dit clairement dans une intervention télévisée qu’il n’autorisait pas le passage d’un élève en classe moyenne s’il ne savait pas lire, écrire et compter.
Chaque année, les enseignants sont incités à se révolter. Les classes d’examen du BEM et du bac sont mal préparées. Quelle est la résolution après ces semaines de grève ? Vous allez attribuer des baccalauréats de complaisance ? Comme l’a bien fait remarqué le sociologue Lhouari Addi, l’Algérie est le seul pays au monde où l’administration contrôle l’administration. L’affaire est conclue et oust !, tout ce monde de l’éducation va à l’Université chez Derbala et ses collègues qui vont s’arracher les cheveux.
Nous recevons à l’université des bacheliers qui ne savent ni lire ni écrire ni parler ni compter !!!
Le président de la République vous a obligé à corriger la « pondération » de vos examens du BEF. N’avez-vous pas de pédagogues dans votre secteur, ou bien n’avez-vous pas voulu les écouter, mais vous avez écouté le plus autoritaire ?
L’association des proviseurs, les adjoints de l’éducation, les conseillers scolaires, etc. expriment leur mécontentement sur les dossiers des statuts particuliers et des indemnités. Est-ce que ces associations ont été associées aux débats sur « leur sort » ? Vous discutez et élaborez des statuts avec des représentants de l’UGTA, l’Union générale des travailleurs algériens, présidée par un vieil homme qui n’a jamais été dans un « atelier » depuis au moins « trente ans », comme l’a rappelé dans un débat télévisé Lionel Jospin, l’éducateur, l’enseignant universitaire à Georges Marchais, le communiste, le représentant des travailleurs.
Les enseignants vont en classe et font leurs cours chaque matin ! Un enseignant est un éducateur, il n’est pas un travailleur ! L’éducation est définie par le développement d’aptitudes intellectuelles et du sens moral. En dehors du domicile parental, c’est à l’école moderne que revient, pour l’essentiel, la responsabilité de prendre soin des enfants qui lui sont confiés. Elle leur donne une culture et un savoir utiles et éduque leur caractère, leur fournit des distractions saines en dehors des heures de classe et veille à leur santé et à la qualité de leur alimentation(1). Là, ne sont donnés que quelques exemples de négligence. N’est-ce pas là un signe que dans votre secteur tout se fait au « pif » ou par autoritarisme ? Malgré les articles abondants parus ces derniers jours dans les quotidiens nationaux, décrivant ce marasme éducatif, criant leurs douleurs sur certains maux qui rongent l’école algérienne, la médiocrité qui s’installe dans le temps et qui se généralise, presque partout le spectacle de l’incompétence désolant, les pouvoirs publics n’ont pas dénié répondre favorablement à la communauté éducative.
Mettez sur rails et sur de bonnes voies votre secteur, avec de la consultation des vrais partenaires et de la concertation. C’est votre mission, sinon ayez la grandeur de partir sur la pointe des pieds. Une école, un collège, un lycée ne sont-ils pas les lieux de communication et du savoir ? Pourquoi souhaiter une responsabilité si on est incapable de l’assumer ? Pourquoi baigner sa vie durant dans un univers où il est tant de responsables avides, uniquement occupés d’eux-mêmes, prêts à toutes les compromissions ? La responsabilité à l’éducation est-elle une sorte de sacerdoce au service des élèves, enseignants et travailleurs, ou le prétexte nécessaire pour assouvir des épanouissements personnels, de satisfaire ses fantasmes, de soigner de vieilles inhibitions, d’offrir une compensation à des complexes psychologiques anciens ?
Mais à quoi bon une responsabilité inutile, qui ne sert à rien, à personne ? Le responsable de l’éducation a le choix, conquérir une responsabilité afin d’y trouver les satisfactions et les exaltations de l’instant, ou bien pour compter dans l’Histoire, longtemps après sa mort. Il restera dans cette Histoire, malgré les périls qu’il aura encourus. La seule ambition, c’est qu’elle lui permette d’accomplir une œuvre utile, mémorable, donnant à croire qu’il a triomphé du temps qui passe et qui efface ou détruit. Il a pour ambition de survivre à sa mort. Les deux vont rarement de pair ; ils ne font appel ni aux mêmes talents, ni aux mêmes vertus, ni aux mêmes défauts. Les vrais responsables veulent que la puissance qu’ils désirent ait un but, leur action une valeur pour d’autres qu’eux-mêmes, qu’elle leur permette de laisser dans la mémoire des enseignants une marque sinon heureuse, du moins utile. Ils veulent être de ceux qui auront compté dans leur temps et au-delà, qui auront infléchi le cours des événements selon leurs rêves. Quelle différence entre les grands responsables et les autres, avides d’ambitions médiocres !
Ceux-là privilégient leur réussite à court terme, sans voir où ils vont, sans le savoir, sans même s’en soucier ; dans leur marche, ils ont déçu les autres, ils se sont déçus eux mêmes, mais peu leur importe le mépris ou la haine qu’ils suscitent. Le triomphe espéré peut tourner au drame, pis, à la honte. Car l’exercice de l’autorité est cruel à qui ne sait qu’en faire. Valoriser sa situation personnelle aux dépens de sa position de responsabilité est nuisible au bien commun et injustifiable. Le responsable doit non seulement s’adapter aux circonstances, mais il doit aussi savoir se déprendre des habitudes qui font sa pente naturelle pour commander aux événements. Dans le milieu éducatif, il ne faut pas s’imaginer que ce sont les qualités personnelles et le talent qui feront octroyer une charge de responsabilité. Si on pense que la responsabilité nous reviendra pour la seule raison qu’on est le plus compétent, on n’est qu’un benêt.
L’histoire nous apprend qu’on préfère toujours confier une fonction importante à un incapable plutôt qu’à un homme qui la mérite. Si on veut une responsabilité, il faut agir comme si notre seul désir était de ne devoir nos charges et nos prérogatives qu’à la bienveillance de notre maître. Pour obtenir une fonction, il faut prendre les devants, promettre des passe-droits à des gens influents, utiliser au mieux les services d’intermédiaires. Ils sont des enseignants qui veulent défendre l’éducation, par l’éducation et pour l’éducation où il n’est fait état d’aucune forme de communication ou de dialogue : au contraire, c’est l’hermétisme total. Il y a un manque flagrant de communication sous quelque forme que ce soit, un refus obstiné d’écouter les enseignants et travailleurs qui n’ont aucun recours ni au ministère de tutelle ni aux syndicats représentatifs qui ne sont pas reconnus.
On déplore aussi l’absence totale de cadre d’expression pour l’enseignant. Au lieu de souder les composantes de ce milieu éducatif, des « mains de l’ombre » essayent de « monter » l’association des parents d’élèves contre les enseignants. Ces parents ne sont pas dupes. Ils savent différencier le bon grain de l’ivraie.
Si les responsables politiques algériens n’avaient pas transformé notre beau pays en prisons psychologiques, les jeunes n’auraient pas besoin de se jeter à la mer ou trouver refuge auprès des Arabes du Moyen-Orient ou des Européens ou Américains. Aussi étendue que soit l’Algérie, aussi peuplée, aussi opulente soit-elle, il y a toujours pénurie d’hommes. On a même fait appel à des Chinois ! Si les enseignants accordent de l’importance à la grève, c’est qu’elle illustre la nécessité d’agir sans tergiverser lorsqu’il n’y a plus d’autre choix pour rester maître de son destin. Pourquoi a-t-on « algérianisé » le secteur de l’éducation ? Pour mater cette population d’éducateurs sans aucun « témoin », les coopérants techniques étrangers. Si les coopérants français étaient parmi nous, oseriez-vous donner 400 euros à un enseignant français ? On a un besoin urgent d’un audit dans tous les paliers de l’éducation, du primaire au Supérieur.
Une participation des coopérants techniques dans le cursus pédagogique et scientifique est indispensable. Seuls, entre Algériens, sans références externes, sans repères ou témoins étrangers, nous avons faibli et sommes devenus médiocres. Nous avons honte dès que le « Roumi » est présent dans nos lieux. Nous remédions à nos lacunes, on rentre dans les rangs et les normes universelles à sa vue. C’est stupéfiant ! Selon mon collègue Ahmed Rouadjia, critiquer et accepter d’être critiqué, même de manière infondée, voilà qui permet d’animer les débats d’idées... L’Algérie est malade, aucun médecin n’est à son chevet. Qui réussira à la guérir ? Libérez les esprits et ne tourmentez pas les cœurs !
A. D. : Universitaire
Références : (1) J.P. Martinez, G. Boutin et A. Jeannel. Une évaluation d’aujourd’hui pour demain. Les recherches enseignées en espaces francophones. Les éditions Logiques, 2002.
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Bey Mustapha BEBBOUCHE 10/03/2010 23:53:33
Voilà que nos enseignants et nos médecins se sont solidarisés dans la grève ( seul moyen possible de revendication car les élus du peuple se déclarent absents) pour dire halte à la médiocrité sociale dans laquelle ils évoluent ; par contre, certains amis internautes, cachés derrière leurs claviers, au lieu de leur apporter soutien et considération, se mettent à troubler leurs actions revendicatives en parlant de la langue Arabe, de la tenue vestimentaire des enseignantes etc.. ; en fait un langage de diversion pour atténuer l’impact de cette grève ; soit une insidieuse manipulation au détriment de ceux-là mêmes qui revendiquent des droits bafoués.
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massi aweghlis 10/03/2010 23:53:33
vous dites que les enseignants sont mal payés dans notre pays ? faux archi faux .par raport aux autres travailleurs, ils sont bcp plus aisés croyez moi.nous qui sommes dans le secteur public autre que l'enseignement, nous savons de quoi nous parlons.nous qui sommes toujours sous la tutelle du marabout sinistre "sidi"said nous sommes loin de voir le bout du tunel.au moins les enseignants, ils ont des syndicats digne de ce nom de quoi se plaignent ils ?ces braves syndicats ont arraché en tres peu de temps ce que "sidi" said n obtiendra jamais en un siecle lui qui defend la mafia du pouvoir au detriment de la sueur des travailleurs.estimez vous heureux mes freres de l enseignement vous etes bien lotis par raport a d'autres secteurs.deja que votre ecole est sinisteé comme disait le grand boudiaf, vous ne produisez que des islamo-baathistes avec le crane bourré de l idiologie de hassan el benna et autres sinistres personnage comme ben laden et consort, regardez un peu autour de vous des travailleurs qui, qu il vente ou qu il neige passe 8 heures chaque jours et dans de penibles conditions parfois, et cela pour un salaire de misére qui ne suffit meme pas a survivre dignement.c est tout le systeme qu il faut revoir mes freres.le mal est bcp plus profond .le jour ou nous regardions nos richesses partageés et dechiqueteés par des loups insatiables, nous nous sommes tus, fatalement nous vivrons ces situations.le jour ou on nous avait imposé le capitalisme sauvage sans nous demander notre avis, fatalement nous devons nous attendre a pire.gloire aux martyrs(tous les martyrs)vive l algerie et vivent les travailleurs tanmirt.
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chercheuse 10/03/2010 23:51:18
musulmane tt court@:

croyez-moi que ce n'est pas dans le but de vous offenser, mais je voudrais juste vous dire que durant toute ma carrière scientifique ( europe, USA, Canada) je n'ai jamais eu l' occasion de voir une femme voilée faire une présentation orale ou même afficher un poster dans un meeting international.
à ce que je sache les maris ne laissent pas leur femmes voilées se consacrer à une carrière scientifique qui demande beaucoup d'engagement (temps et énergie). D' aprés ce que j' ai vu, les femmes voilées optent généralement pour : rester à la maison, jardins d' enfants, être trés active dans les mosquées...
Peut-être que avez fait une autre expérience....
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abdel zitouni 10/03/2010 23:48:22
Sans voumoir généraliser, chacun garde en mémoire l'anecdote relative a l'enseignant à ses élèves et au bouchon de liège qu'il demande aux élèves de rapporter afin de détecter les parents alcooliques.

Certains membres de ma famille et gens que je connais sont enseignant à Alger dans le primaire et le secondaire. Sans vouloir polémiquer ou dénigrer qui que ce soit, intellectuellement parlant ce sont des catastrophes.

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makdeuxmak 10/03/2010 23:42:43
bonjour
le rôle des scientifiques n'est pas d'analyser les foulards que tel ou telle porte sur la tète. ce rôle est dévolu aux politiques qui eux ont des yeux partout y compris derrière la tête. la civilisation occidentale est d'abord fondée sur le droit. les politiques y ont recours chaque fois qu'ils sentent le danger à leur porte. cf loi sur le voile à l'école public, interdiction des minarets en suisse etc..ce n'est pas le tissu qui est en cause mais bien l'idéologie qu'il véhicule, l'effet d'entraînement par contrôle social qu'il suscite et l'approche proselytique qu'il suggère à l'ensemble du corps social. katia benguana à été assassinée parce qu'elle ne portait pas le hidjab, mais personne n'assassinera une chercheuse parce qu'elle le porte. toute la différence est là.
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